samedi 19 août 2017

Lecture du weekend... (avec sources)



1-Le monde va mal et le populisme l’empire

2-Le monde fait plus confiance à Poutine qu’à Trump

3-Le renard libre dans le poulailler libre

4-Le ministère de la Justice américain réclame des informations sur 1,3 million de manifestants anti-Trump

5-Accrochage frontalier entre l'Inde et la Chine

6-Comprendre la menace nord-coréenne sans vous faire embrouiller par la presse

7-Le FMI : “La montagne de dettes de la Chine devient dangereuse”

8-Le Japon confirme une embellie économique inédite depuis 11 ans

9-Le retrait des signes sudistes continuera après Charlottesville

10-Richard Branson aussi appelle au versement d’un revenu de base

11-Banque Mondiale : lutter contre les pandémies avec des obligations

12-Aux Philippines, le président félicite la police pour avoir tué 32 personnes en une journée

13-À Doha, une boutique à la gloire d'Hitler

14-Le Pérou expulse l'ambassadeur du Venezuela, Caracas riposte

15-Les consommateurs dupés ? “Made in China” est souvent “Made in North Korea”

16-Les diplomates américains stationnés à Cuba ont-ils été attaqués avec une arme à ultrasons?

17-Hypothèse effrayante sur le sort de princes saoudiens ayant fustigé Riyad

18-Robots armés autonomes : l’art de la guerre en mutation

19-Dans ce pays musulman et puritain, une activité prospère : la fabrication de gadgets sexuels

20-Une ville fantôme américaine transformée en paradis du cannabis



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1-Le monde va mal et le populisme l’empire

http://www.msn.com/fr-fr/lifestyle/trucs-et-astuces/le-monde-va-mal-et-le-populisme-l%e2%80%99empire/ar-AApZ0mg?li=BBoJIji

13-08-2017



Allons-y directement: les populistes ont raison. On a passé ce 9 août le dixième anniversaire du déclenchement de «la crise des subprimes». Le FMI et de nombreux économistes nous affirment qu’on en sort enfin. La croissance est lente, certes, mais elle paraît désormais bien établie. Elle repart même en France et en Italie, c’est dire! La crise est finie. La grande majorité des «gens», pourtant, a l’impression d’y patauger encore.



http://img-s-msn-com.akamaized.net/tenant/amp/entityid/AApZa28.img?h=517&w=1123&m=6&q=60&o=f&l=f



Lire aussi :

La hiérarchie des libertés selon Milton Friedman

https://www.contrepoints.org/2017/08/18/296882-hierarchie-libertes-selon-milton-friedman?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=0d3c81e1b9-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-0d3c81e1b9-114181169&mc_cid=0d3c81e1b9&mc_eid=3a34d02b7c

Sommes-nous entrés dans l’ère du « post-politique ? »

https://www.contrepoints.org/2017/08/18/296918-sommes-entres-lere-post-politique?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=0d3c81e1b9-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-0d3c81e1b9-114181169&mc_cid=0d3c81e1b9&mc_eid=3a34d02b7c



La crise finie? Et l’instabilité généralisée? Et l’uberisation menaçante? Et la finance qui continue de danser sur le volcan? Et l’écartement du corps social entre les surdiplômés et les déclassés? Pas jolie à voir la «sortie de crise». Au bout du dix ans de tunnel, le monde qui s’annonce n’est empli que d’inquiétudes. Les populistes ont raison, il faut changer la société.



Souplesse, vitesse, imagination

Le gros hic, est que si les populistes ont raison sur le constat, ils n’ont à proposer qu’un retour aux solutions d’avant-hier. En gros, à plus d’État. «Reprendre la main», résument les Brexiter, Orban, Trump, Duterte, Le Pen, Mélenchon. Ne plus laisser faire les autres, la mondialisation. Le hic donc c’est que le bel État est devenu trop petit. On a lu cette semaine que le Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) pesait un chiffre d’affaire de 3.000 milliards de dollars, c’est-à dire, à eux cinq, plus que la France (PIB 2.200 milliards). Et en même temps (comme dirait quelqu’un) trop gros, puisque l’action publique forcément bureaucratisée est godiche devant la subtilité des situations et des demandes. L’individualisme impose la souplesse, la vitesse et l’imagination au pouvoir.



Alors, nous disent les plus malins: voici venir la démocratie participative, le localisme, le zadisme. Laissez venir les initiatives citoyennes! Écoutez le peuple. Le malheur est que l’articulation entre un État central puissant et le local innovant n’est faite nulle part. Même pas encore dans les livres. Comment concilier le communisme et l’autogestion? Vieille question morte avant d’avoir accouché d’une seule réponse. Ultime réponse des populistes: l’improvisation. En somme, on verra bien.



On a vu. L’étatisme a écrasé l’autogestion en deux minutes, puis a enclenché partout une spirale de «reprise en main» toujours plus serrée, forcément toujours plus serrée. Jusqu’à l’échec: l’URSS en a donné la preuve historique et le Venezuela en fait la démonstration in vivo. Les solutions «de la reprise en main par le peuple», belles pour gonfler les désirs d’utopie, conduisent à l’épuration idéologique, au blocage économique, à l’inévitable corruption puis à la violence. Ne dites pas qu’il faut réessayer encore, la fin est connue.



Plus de pouvoir à l'international

Les populistes n’ont rien à proposer. Mais le malheur est qu’ils nous détournent de la bonne direction. La crise dure? Le monde va mal? La solution n’est pas dans le repli mais, tout au contraire, dans l’internationalisme. La mondialisation est cruelle? L’abandonner est impossible, néfaste, il faut la réguler par plus de coopération et non par un repli nationaliste.



Bref, allons-y directement: il faut plus de mondialisation, plus de pouvoir international, à commencer par plus d’Europe et pas moins. Et au niveau national, plus de social-démocratie, plus de souplesse réformiste, plus de subtilité empirique. La bonne radicalité, ce n’est pas celle de revenir aux utopies dangereuses mais celle de réformer hardiment l’État providence.



Soyons plus précis. D’abord, pour singulièrement corriger le tableau général. La mondialisation a réalisé le rêve des communistes d’hier: développer le tiers-monde. Des milliards d’êtres humain, hommes et femmes, ont accès à un emploi, un revenu et le début d’une existence digne de ce nom. Si certains pays trainent, la cause est à rechercher chez leurs dirigeants corrompus et non plus dans «le système capitaliste».



Ce qu'il nous reste à régler

Le dit-système capitaliste a dix maux, aucun ne sera jamais corrigé au niveau national.



La productivité a diminué de moitié depuis vingt ans. C’est un mystère quand l’internet nous fait croire à son génie. L’innovation ne retrouve pas dans les statistiques. Pourquoi? Les statistiques sont-elles mauvaises ou l’innovation mal diffusée? Quoiqu’il en soit, ce défaut de productivité a affaibli la croissance. Le FMI annonce que «la production mondiale devrait enregistrer une croissance de 3,5 % en 2017 puis de 3,6 % en 2018». C’est bien mais c’est «très en dessous des niveaux d’avant crise».



Les inégalités se creusent. Elles diminuent entre les pays (les émergents nous rattrapent) mais augmentent au sein des pays. Cette mauvaise répartition des richesses est la cause première du populisme. La croissance doit devenir «plus inclusive», dit le FMI. Mais la question est comment si ce n’est par des réformes des systèmes d’éducation et par une coopération mondiale pour harmoniser la fiscalité et empêcher le Gafam de profiter du dumping fiscal des États entre-eux.



La finance reste un facteur d’instabilité. Beaucoup a été fait sur les banques classiques mais les régulateurs n’ont rien fait contre la finance de l’ombre, les fonds. Comment raccrocher la finance de l’économie réelle? Il n’y a pas d’autre voie, là aussi, que par une coopération internationale déterminée.



Les déséquilibres de demande. Les théories de Keynes sont épuisées au niveau national mais elles s’appliquent au niveau de la planète toute entière: la demande agrégée est trop faible. La cause en est sans doute une mauvaise répartition du couple salaire-profit au niveau global. Mais réformer le pouvoir des actionnaires au niveau national est suicidaire, il faut le faire au niveau international.



Manque de demande mais aussi d’investissement. Il faudrait mettre des milliers de milliards dans les nouvelles énergies, en Afrique, dans l’éducation. Mais le capitalisme est court-termiste. C’est le paradoxe: l’épargne n’a jamais été aussi abondante mais elle ne se place pas dans des projets d’investissements. La solution Junker, un plan européen, est le début de la bonne échelle.



Les enjeux du climat, de l’environnement, de l’utilisation des ressources mais aussi du terrorisme n’ont de réponse qu’au niveau international. C’est une évidence comprise par tous sauf par les populistes nationalistes comme Trump.



La démographie, vieillissante au nord, explosive en Afrique. L’issue, développer les économies du sud et y modérer la natalité, impose une mobilisation qui dépasse n’importe quel État.



La géopolitique menace de révisions des frontières et d’affrontement des zones d’influence. Les confrontations en Europe de l’est, au Moyen-Orient ou en Asie, ne peuvent être laissées au risque des seuls dirigeants concernés. Elles demandent une réinvention des mécanismes de la paix.



Le commerce mondial entre dans une nouvelle phase. La mondialisation est faite, il faut la consolider en l’équilibrant mieux. Elle s’ouvre aussi à des nouveaux sujets, comme les datas, où il faut, pour le coup, que les peuples reprennent la main.



Les politiques macro-économiques doivent elles aussi de redéfinir dans la concertation. Si la crise est finie comment sortir des politiques d’endettement qui ont permis d’en modérer les dégâts? Personne n’en sait trop rien. Le nécessaire repli des politiques monétaires expansionnistes peut avoir des effets dévastateurs mal évalués sur les autres pays du globe. Le désendettement peut avoir des effets récessifs qu’il faut compenser mais comment?



Dix ans, dix maux, mais une évidence: les populismes d’extrême gauche ou d’extrême droite aggraveront la situation.



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2-Le monde fait plus confiance à Poutine qu’à Trump

https://fr.express.live/2017/08/18/monde-confiance-poutine-trump/

18 août 2017



La majorité des personnes dans 22 pays dont l’Allemagne, la France, la Grèce, et l’Italie éprouvent une plus grande confiance pour le président russe Vladimir Poutine que pour son homologue américain Donald Trump lorsqu’il s’agit de prendre de bonnes décisions sur la scène internationale. C’est ce qui ressort d’une étude menée par la firme de recherche Pew Research Center. Toutefois, Trump dépasse Poutine dans 13 pays, dont le Royaume-Uni, la Pologne, les Pays-Bas et Israël.



Vladimir Putin and Donald Trump



Pour chacun des 37 pays sondés, Pew a interrogé entre 800 et 1200 personnes par téléphone. Au total, près de 41 000 personnes ont participé à cette enquête. La Belgique n’en faisait cependant pas partie.

Ni Poutine, ni la Russie ne sont très populaires dans le reste du monde



https://i2.wp.com/nl.express.live/wp-content/uploads/sites/3/2017/08/Screenshot-2017-08-17-08.52.04-349x1024.png?resize=349%2C1024&ssl=1

La recherche ciblait plus particulièrement les perceptions des personnes dans 35 pays sur la Russie et son dirigeant Vladimir Poutine. Dans l’ensemble, peu éprouvent de la confiance pour Vladimir Poutine au niveau international. Seul un quart des personnes interrogées déclare avoir confiance en lui. Cependant, son pays n’est pas directement considéré comme une menace sur le plan de la sécurité.



Pas plus de 31 % des personnes sondées dans 37 pays ne voient le pouvoir et l’influence de la Russie comme une menace pour leur propre pays. Ce pourcentage est globalement conforme à la perception que les gens ont de la Chine (31 %) et des États-Unis (35 %).



La Russie émet donc une image qui est plutôt négative que positive. Les populations d’Europe et des Etats –Unis sont particulièrement critiques à l’égard de Moscou.



En Asie, au Moyen-Orient, en Afrique et en Amérique latine, la perception est plus mitigée. Dans 3 pays, la population a même une image positive de la Russie : le Vietnam (83 %), la Grèce (64 %), et les Philippines (55 %).



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3-Le renard libre dans le poulailler libre

https://www.contrepoints.org/2017/08/15/37719-le-renard-libre-dans-le-poulailler-libre?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=8b79773966-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-8b79773966-114181169&mc_cid=8b79773966&mc_eid=3a34d02b7c

15 août 2017



Le libéralisme est souvent comparé au « renard libre dans le poulailler libre », comparaison simpliste et profondément fausse



https://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2011/07/le-renard-libre.jpg



Lire aussi :

Que veut l’État ? Découvrez la philosophie d’Anthony de Jasay

https://www.contrepoints.org/2017/08/15/217954-que-veut-letat?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=8b79773966-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-8b79773966-114181169&mc_cid=8b79773966&mc_eid=3a34d02b7c



Pour ses opposants, le libéralisme est comparé à une volonté de laisser le « renard libre dans le poulailler libre ». Cette comparaison simpliste est profondément fausse pour plusieurs raisons, qui tiennent à l’incompréhension du sens de libéralisme ou de liberté.



« L’un des mythes français les plus tenaces consiste à considérer que la coopération sociale, c’est-à-dire en fait la coopération entre les individus, n’est pas possible si elle n’est pas organisée par le centre, c’est-à-dire par l’État. Seul, dit-on couramment, l’État est capable d’avoir une vision d’ensemble, une vision à long terme, seul il peut concilier des intérêts qui sont opposés et promouvoir par conséquent une vision du « bien commun ». Sans son intervention la société serait anarchique, elle conduirait à la guerre de tous contre tous, à la domination des forts sur les faibles, à cette étrange liberté du « renard libre dans le poulailler libre ». Ces vagues idées, indéfiniment ressassées, véhiculées dans l’enseignement français, reproduites par certains journalistes en mal d’imagination, sont en réalité fondées sur une confusion intellectuelle si patente qu’elle ne peut être que malhonnête. Elle consiste à assimiler l’existence d’inégalités entre les individus à l’existence d’effets de domination. » (Pascal Salin, Libéralisme, 2000)


http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2011/08/Unknown-21.jpg

Une illustration typique des antilibéraux



Généalogie de l’expression

Malgré sa fausseté totale, l’expression du « renard libre dans le poulailler libre » a été employée par de nombreux auteurs en raison de son efficacité. Elle est attribuée à Henri Lacordaire. Parfois c’est, faussement, à Jean Jaurès, à Lamennais ou à Karl Marx qu’elle est attribuée.



De très nombreux auteurs de droite et de gauche reprennent cette expression à leur compte pour attaquer le libéralisme sous un angle (qu’ils croient) éthique :



« La liberté que l’État bourgeois est chargé de garantir, c’est la liberté laissée aux forts d’écraser les faibles, au riche de dire au pauvre : « tu gagneras mon pain à la sueur de ton front ». Un diplomate définissait admirablement ce libéralisme : la morale du renard libre dans le poulailler libre. » (Roger Garaudy, Le communisme et la morale)
« Les abus du capitalisme sauvage, les crises économiques, les affrontements sociaux ont suffi pour démontrer que le libéralisme à l’état spontané (« le renard libre dans le poulailler libre ») est générateur d’exploitation, d’injustice, de désordre et d’anarchie. » (Louis O’Neill, Initiation à l’éthique sociale, 1925)


Une confusion entre libéralisme et loi de la jungle

Le libéralisme, en tant que système politique, ne s’abstient pas de règles à faire respecter. Ces règles sont le respect de l’individu et de sa propriété. Un système fonctionnant selon la loi du plus fort, comme celui du renard dévorant les poules, n’est absolument pas libéral. Pour assurer le respect des droits de chacun, le système libéral fonctionne avec un droit et des tribunaux chargés d’appliquer ce droit.



Les antilibéraux confondent volontairement libéralisme et loi de la jungle dans laquelle par exemple, des multinationales, toujours en lien avec des représentants d’un État, spolient des individus de multiples façons (réglementations, protectionnisme, monopoles, etc.). Et cela, ce n’est pas le libéralisme mais un système clientéliste et étatiste, fondé justement sur le dévoiement de l’autorité de l’État.



Le renard, pas plus que le politicien corrompu ne sont donc libéraux. La protection de l’individu et de sa propriété fait partie des fonctions régaliennes dévolues à l’État par les minarchistes et les libéraux classiques. Ainsi, le philosophe franco-suisse Benjamin Constant d’écrire à propos de ce rôle de l’État qu’il doit non seulement l’assurer mais aussi l’assurer efficacement : « Il ne faut pas d’État hors de sa sphère, mais dans cette sphère, il ne saurait en exister trop. »



Si l’on reste sur le plan métaphorique, au-delà du fantasme bien ancré dans les cerveaux sur le supposé pouvoir des riches, la comparaison faite par les antilibéraux est tout aussi absurde. Dans un poulailler, qui est le véritable ennemi si ce n’est l’éleveur qui engraisse ses poules pour mieux leur prendre le fruit de leur ponte ou les manger ensuite ? Cet éleveur, c’est l’État, et non autrui.



« La liberté [le laissez-faire] s’oppose explicitement et exclusivement à la seule méthode connue du renard dans le poulailler : la coercition, la contrainte physique. Dans le poulailler, le renard serait bien inoffensif, si ses moyens d’action se limitaient à la persuasion, à la publicité ou à « l’esclavage du salariat ». Qui est davantage renard dans le poulailler ? La poule qui devient chef d’entreprise, ou l’État dont la seule méthode propre d’action est justement celle des bêtes sauvages, la force ? Avec la plus méchante des multinationales, vous pouvez choisir de n’avoir aucune relation : vous vous passerez de ses produits et elle n’obtiendra pas un sou de vous. Puis essayez de faire la même chose avec l’État : refusez ses services et cessez de payer l’impôt. Vous verrez qui a le pouvoir dans le poulailler. » (Pierre Lemieux, Du Libéralisme à l’anarcho-capitalisme)




Le libéralisme, c’est le renard libre dans le poulailler libre, par François-René Rideau
Le poulailler libre et le renard libre sur le blog Ne Cede Malis
Le libéralisme : la poule et le renard ! sur le blog du Psychothérapeute


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4-Le ministère de la Justice américain réclame des informations sur 1,3 million de manifestants anti-Trump

https://fr.express.live/2017/08/16/ministere-justice-us-informations-manifestants-anti-trump/

16 août 2017



Le ministère de la Justice des États-Unis a réclamé des informations sur 1,3 million de personnes qui ont visité un site Web utilisé pour organiser des manifestations qui ont eu lieu cette année à l’occasion de l’investiture du président Donald Trump. C’est ce que rapporte le New York Times, en se fondant sur un billet de blog de DreamHost, la société qui héberge DisruptJ20.com, le site en question.



Jeff Sessions



Au cours des mois derniers, un jge a émis un mandat de perquisition contre DreamHost, lui demandant de fournir toute l’information disponible concernant ce site internet, son propriétaire, et chacun de ses 1.3 millions de visiteurs, y compris ceux qui n’ont fréquenté le site qu’une seule fois.



« La requête du DOJ (Department of Justice) demande que DreamHost lui remette les adresses IP de 1.3 million de visiteurs – outre les informations de contact, le contenu email, et les photos de milliers de gens – dans une initiative pour déterminer quelles sont les personnes qui ont simplement rendu visite au site. (Notre client [DisruptJ20.com] a aussi été averti de la perquisition en cours sur le compte.) », peut-on lire dans ce post.



La plupart de ces manifestations organisées à l’investiture de Donald Trump étaient pacifiques, mais certains ont dégénéré. Au total, plus de 200 personnes ont été arrêtées et accusées de vandalisme.

«Cela devrait suffire pour déclencher une alarme de l’esprit de n’importe qui »



Selon DreamHost, cette initiative porte clairement atteinte au quatrième amendement apporté à la Constitution des États -Unis [qui interdit les perquisitions et les saisies abusives] et pourrait dissuader des innocents de visiter certains sites défendant une certaine idéologie politique, ce qui constituerait une violation du premier amendement :

« Cette information pourrait être utilisée pour identifier les individus qui ont utilisé le site pour exercer leur droit d’expression politique protégé par le Premier amendement de la Constitution. Cela devrait suffire pour déclencher une alarme de l’esprit de n’importe qui ».


Le gouvernement Trump estime que DreamHost ne dispose d’« aucun fondement juridique » pour refuser de transférer les informations. Certains des militants impliqués voient dans cette démarche du gouvernement Trump une « nouvelle tentative d’intimidation ».



Le premier amendement de la Constitution des États-Unis

Wikipedia :

«Le Congrès n’adoptera aucune loi relative à l’établissement d’une religion, ou à l’interdiction de son libre exercice ; ou pour limiter la liberté d’expression, de la presse ou le droit des citoyens de se réunir pacifiquement ou d’adresser au Gouvernement des pétitions pour obtenir réparations des torts subis.»



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5-Accrochage frontalier entre l'Inde et la Chine

http://www.nice.maville.com/actu/actudet_-accrochage-frontalier-entre-l-inde-et-la-chine_fil-3261939_actu.Htm?abo=1039733&serv=137&utm_source=newsletter&utm_medium=email_interne&utm_campaign=lettre_information_maville&utm_content=actualite&xtor=EPR-300-%5blettre_information_maville%5d-20170816-%5bactualite%5d-1039733@2

16 août 2017



Un accrochage a opposé mardi des militaires indiens et chinois dans la partie ouest de l'Himalaya, a-t-on appris de sources indiennes, alors que la tension est déjà vive entre les deux pays dans un autre secteur du massif montagneux.



Résultat de recherche d'images pour "Accrochage frontalier entre l'Inde et la Chine"

"L'amitié sino-indienne pour un avenir glorieux et resplendissant" a du plomb dans l'aile..



Des militaires indiens ont déjoué une tentative d'intrusion de soldats chinois à Ladakh, près du lac Pangong, a dit une source à New Delhi informée de la situation militaire à la frontière.



Certains soldats chinois portaient des barres de fer et des pierres et cet accrochage a occasionné des blessures légères dans les deux camps, a ajouté cette source.



Pas de commentaires

Les autorités chinoises n'ont pas répondu dans l'immédiat aux sollicitations de Reuters. L'armée indienne a refusé de s'exprimer sur le sujet. "Il y a eu une altercation près du lac Pangong", a dit un policier à Srinagar, la capitale de l'État indien du Jammu et Cachemire.



Une source militaire indienne à Srinagar a aussi évoqué un accrochage après ce qu'elle a qualifié d'"incursion (de l'armée chinoise) dans le secteur du lac Pangong".



Tensions élevées

Les armées indienne et chinoise se font déjà face sur le plateau de Doklam, plus à l'est, le long de la frontière longue de 3500 km, mais non tracée, entre les deux pays dans cette région himalayenne.



La Chine exige de manière répétée que l'Inde se retire unilatéralement du secteur de Doklam, un territoire isolé et inhabité revendiqué à la fois par la Chine et par le Bhoutan, allié de l'Inde.



Cette dernière a envoyé des troupes dans le secteur en juin pour entraver la construction d'une route par la Chine. L'Inde a dit agir ainsi en raison de l'activité militaire chinoise dans cette région proche de son propre territoire.



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6-Comprendre la menace nord-coréenne sans vous faire embrouiller par la presse

http://www.dreuz.info/2017/08/10/comprendre-la-menace-nord-coreenne-sans-vous-faire-embrouiller-par-la-langue-fourchue-des-journalistes/?utm_content=buffer631f6&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=buffer

10 août 2017



Kim Jong-un menace de bombarder l’île de Guam mi-août, un territoire américain possédant une base militaire stratégique dans l’océan Pacifique. Mais Kim Jung-un ne va pas bombarder l’île de Guam.



Kim Jong-Un



Lire aussi :

Kim Jong-un n’est pas fou

https://fr.express.live/2017/08/14/kim-jong-un-fou/

Kim Jong-Un suspend le projet de tirs vers Guam

http://www.bfmtv.com/international/kim-jong-un-met-suspend-le-projet-de-tirs-vers-guam-1236128.html#xtor=AL-68

Donald Trump joue-t-il au fou avec la Corée du Nord ?

http://www.lefigaro.fr/international/2017/08/10/01003-20170810ARTFIG00170-donald-trump-joue-t-il-au-fou-avec-la-coree-du-nord.php

Corée du Nord – Amérique : les fous et les pions

https://www.contrepoints.org/2017/08/12/296680-coree-nord-amerique-fous-pions?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=aada96e66c-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-aada96e66c-114181169&mc_cid=aada96e66c&mc_eid=3a34d02b7c

Corée du Nord : que faire face au dernier État totalitaire ?

https://www.contrepoints.org/2017/08/13/266359-coree-nord-faire-face-dernier-etat-totalitaire?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=aada96e66c-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-aada96e66c-114181169&mc_cid=aada96e66c&mc_eid=3a34d02b7c

La Corée du Nord existe-t-elle ?

https://www.contrepoints.org/2017/08/13/120643-la-coree-du-nord-existe-t-elle?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=aada96e66c-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-aada96e66c-114181169&mc_cid=aada96e66c&mc_eid=3a34d02b7c

Entretien avec Yeonmi Park, rescapée de la Corée du Nord

https://www.contrepoints.org/2017/08/11/243635-entretien-avec-yeonmi-park-rescapee-nord-coreenne?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=aada96e66c-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-aada96e66c-114181169&mc_cid=aada96e66c&mc_eid=3a34d02b7c

“Le pouvoir provoque des lésions cérébrales”

https://fr.express.live/2017/08/10/pouvoir-lesions-cerebrales-empathie/

Voilà pourquoi la Corée du Nord déteste autant les États-Unis…

https://www.les-crises.fr/voila-pourquoi-la-coree-du-nord-deteste-autant-les-etats-unis/



Kim ne prendrait pas le risque d’être la cible de l’armée américaine ou d’être renversé du pouvoir, voire pire, d’être humilié devant son peuple et le monde, pour une cible aussi peu significative, même si le pays traverse une terrible crise alimentaire – il a non seulement du mal à nourrir sa population, mais également son armée, et pourrait vouloir faire diversion dans un pays convaincu que l’isolement du reste du monde est une vertu, et l’armée la clé de sa survie.



http://www.dreuz.info/wp-content/uploads/2017/08/Guam-Dreuz.jpg

Distance entre la Corée du Nord et Guam



Le président Trump parle un langage que le dictateur communiste comprend, après 20 ans d’échecs constants de la diplomatie, que ce soit de la part de Bill Clinton qui a le premier mis cette partie du monde en danger en signant un accord de dénucléarisation avec Kim Jong-il qu’il n’a pas respecté, que ce soit les deux présidents Bush, ou Obama.



Lorsque les médias accusent Trump d’employer une rhétorique offensive et un ton agressif et menaçant vis-à-vis du leader coréen, vous pouvez sourire. Un peu d’intelligence ne leur serait pas inutile, et leur permettrait de se souvenir que ce sont 20 ans de rhétorique non offensive et de non-agressivité qui nous ont amenés à la situation présente.



Lorsque la Corée du Nord accuse Trump d’être « dépourvu de raison », regardez où la raison nous a menés ! C’est leur inquiétude et une certaine panique qu’ils expriment.



Selon Reuters, la dictature communiste aurait réussi à miniaturiser une tête nucléaire pour la mettre sur un missile trans continental. C’est bien entendu une menace directe contre le Japon et la Corée du Sud, alliés des Etats-Unis, contre les Etats-Unis et l’Europe, mais surtout l’assurance que la technologie sera livrée à l’Iran.



Ce que craint Kim Jong-un

L’idéologie développée par les Kim Jong est que sans l’arme nucléaire, le pays sera attaqué par les Etats-Unis. Spécifiquement, Kim Jong-un est convaincu que sans son armée, il terminera comme Sadam Hussein et Kadhafi. L’objectif des Etats-Unis est de lui faire comprendre que c’est au contraire en obtenant l’arme atomique que son régime sera réduit à néant.



En ce sens, Rex Tillerson, le Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères de l’administration Trump déclarait le 1er août :

“Nous ne voulons pas de changement de régime [politique]. Nous ne cherchons pas l’écroulement du régime. Nous tentons de faire passer aux nord-coréens le message suivant : nous ne sommes pas votre ennemi. Nous ne sommes pas pour vous une menace. Mais vous représentez une menace inacceptable pour nous, et nous devons y répondre.”


Ce que craignent les Chinois

La Chine craint deux choses :

Qu’un front pro-américain s’installe dans la péninsule, avec une Corée du Sud ou un Japon nucléarisés par les USA,
d’avoir à gérer 25 millions de réfugiés nord-coréens en cas de conflit.


L’objectif des Etats-Unis est de leur faire comprendre que cette fois, une guerre est une vraie possibilité et que les USA n’accepteront pas une Corée du Nord nucléaire. La Chine semble l’entendre, et ne pas le souhaiter non plus.



Il est essentiel de voir que le vote à l’unanimité de nouvelles sanctions économiques à hauteur d’un milliard de dollars contre la Corée du Nord au Conseil de sécurité la semaine dernière n’est pas seulement une exceptionnelle victoire du président Trump : il a réussi le tour de force de rallier la Chine et la Russie. Ce n’est pas non plus un résultat anecdotique sous prétexte que les médias de la haine de Trump n’en ont pas parlé ou l’ont minimisé. Ce vote par 15 voix contre 0 montre que les Russes et surtout les Chinois ne soutiennent plus la Corée du Nord, alors que Kim ne se croit visé que par les USA.



Ce que pense la Corée du Sud

La Corée du Sud est la première cible de la Corée du Nord. Pays capitaliste, allié des Etats-Unis, réussissant économiquement alors que le Nord crève de faim, la Corée du Sud est le frère ennemi juré des communistes.



Etrangement les sud-coréens sont très calmes. Selon plusieurs diplomates de l’ambassade de Corée du Sud à Washington, l’ambiguïté stratégique maintenue par l’administration Trump est un grand avantage à leur sens. Trump jette de l’huile sur le feu, et à d’autres moments, il semble vouloir calmer le jeu.



Rex Tillerson, le Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères a offert de discuter avec les Coréens du Nord, et a déclaré après son retour d’un voyage en Asie destiné à construire une force de pression diplomatique, que « la semaine a été très bonne ». Il a précédemment tenté de rassurer Kim qu’il ne souhaite pas de changement de régime.
Le directeur de la CIA Mike Pompeo, lors du forum sur la Sécurité à Aspen quelques jours avant déclarait : “l’objectif de l’administration [Trump] est de séparer ceux qui contrôlent le régime de leurs capacités nucléaires » : cela ressemble terriblement à un changement de régime.
Jim Mattis, le Secrétaire d’Etat à la Défense annonce que « les forces armées alliées possèdent les capacités offensives et défensives les plus précises et les plus robustes au monde »,
Le Président Trump tweete qu’aux provocations de la Corée du Nord, les Etats-Unis réagiront avec “le feu et une furie comme jamais le monde a connu.”


Plusieurs sources sud-coréennes voient ces messages d’un œil très positif car disent-ils, les Coréens du nord savaient au détail près comment Obama, Clinton et Bush allaient réagir. Ils étaient très prévisibles, tandis qu’ils sont totalement incapables de lire Trump, ce qui les déroute totalement, les déséquilibre et les effraie.



Donald Trump l’a parfaitement compris, et seul les naïfs croiront que l’administration Trump a un message désordonné et contradictoire. Trump a d’ailleurs tweeté : « être imprévisible est un énorme atout. La Corée du Nord savait exactement ce que le Président Obama ferait ».



Trump a la situation sous contrôle

Sarah Huckabee Sanders, la porte-parole de la Maison-Blanche, répondant aux accusations des journalistes que le Président est hors de contrôle, a déclaré : “les mots sont les siens. Le ton et la force du message ont fait l’objet d’un débat préalable,” apportant la confirmation que le général Kelly qui vient d’être nommé au poste de chief of staff, chef de cabinet de la Maison-Blanche, a déjà mis de l’ordre dans la maison.



La porte-parole du Département d’Etat Heather Nauert a confirmé, et a déclaré “nous chantons tous à partir du même hymne.”



L’adjointe au secrétariat des relations avec la presse Lindsay Walters avait précédemment déclaré :

“Nous avons reçu plusieurs questions [des médias] qui demandent avec qui le Président a parlé hier [avant de faire ses déclarations sur la Corée du Nord]. Le Président et le chef de cabinet Kelly sont et ont été en contact constant, et avec les membres de la Sécurité nationale. En outre, le Président a reçu son rapport quotidien des services de renseignement, ce matin.”


Pour rafraîchir la mémoire aux médisants



http://www.dreuz.info/wp-content/uploads/2017/08/clintonreactor.jpg



La diplomatie n’a pas aidé, avec la Corée du Nord. Clinton a signé en 1994 avec le père de Kim Jong un accord de dupes. Le même type d’accord qu’Obama a signé avec l’Iran, en fermant les yeux sur les points cruciaux, et excluant les mêmes dangereux aspects (autorisation d’enrichir de l’uranium, livraison de réacteurs nucléaires, laxisme sur les essais de tirs de missiles, etc.), et le résultat est ce qu’on connaît – pour la Corée qui a continué son programme nucléaire : elle a procédé à au moins cinq tests d’arme nucléaire.



Qui a déclaré concernant la Corée du Nord : « nous n’hésiterons pas à utiliser notre capacité militaire pour défendre nos alliés et notre mode de vie » ? Barack Obama.
Qui a dit « nous pouvons évidemment détruire la Corée du Nord et leur arsenal » ? Obama encore.
Et voici ce qu’Hillary Clinton déclarait en septembre 2016 durant la campagne présidentielle, lorsque la Corée du Nord a procédé à un de ses tirs de missiles : « ceci constitue une menace directe contre les Etats-Unis, et nous ne pouvons pas, et n’accepterons jamais cela. »


Concernant les critiques formulées par les médias, et les experts en pensée unique qu’ils invitent, souvenez-vous qu’il y a encore 20 ans, ils soutenaient la Russie bec et ongle, cette même Russie qu’ils ne cessent aujourd’hui de critiquer alors qu’elle est objectivement bien moins nocive – mais pas innocente – que durant l’ère communiste.



Souvenez-vous encore que les médias sont de gauche, de cette gauche pacifique qui se range toujours du côté du mal. Ils ont soutenu les Khmers rouges, fêté Staline, réclamé le retrait du Hamas de la liste des organisations terroristes, fermé les yeux sur les millions de morts de Mao pendant sa révolution culturelle, applaudit Hugo Chavez quand le peuple crevait de faim alors que le pays est un gros producteur de pétrole, défendu les Arabes palestiniens qui se font exploser dans les bus scolaires et les terrasses des cafés, et ils ne sont jamais avares de leur temps pour chercher des excuses aux terroristes du Bataclan, à Mohammed Merah ou à l’auteur de l’attentat de Nice. N’oubliez pas cela, lorsque vous lisez leurs commentaires.



Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.



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7-Le FMI : “La montagne de dettes de la Chine devient dangereuse”

https://fr.express.live/2017/08/18/endettement-chine-danger-fmi/

18 août 2017



L’économie de la Chine se développera plus rapidement que prévu au cours des 3 prochaines années, mais cet essor est essentiellement lié à la poursuite d’une politique d’endettement dangereuse pour l’économie mondiale, met en garde le dernier rapport du FMI sur l’économie chinoise, paru mardi.



Christine Lagarde, IMF's head



Cette année, l’économie chinoise devrait profiter d’une croissance de 7,7 %, alors que le FMI avait tablé précédemment sur une croissance de 6,2 %. L’Institution a aussi revu ses prévisions de croissance d’ici la fin de cette décennie, pour les augmenter de 0,4 points de pourcentage. Désormais, elle prévoit que la Chine aura une croissance moyenne de 6,4 % entre 2018 et 2020. Mais ce supplément de croissance n’est dû qu’aux efforts inconsidérés du gouvernement pour alimenter la croissance par de la dette pour atteindre ses objectifs, affirme le FMI :



« Les autorités chinoises feront tout ce qu’elles pourront pour atteindre la cible de PIB de 2005 », indique-t-il dans son rapport, faisant allusion à un engagement du gouvernement chinois de doubler la taille de l’économie du pays entre 2010 et 2020.



En conséquence, il s’attend maintenant à ce que l’endettement chinois dépasse 290 % du PIB du pays d’ici 2022. Par comparaison, l’année dernière, la dette se montait à 235 % du PIB, et dans ses dernières estimations, le FMI avait calculé qu’elle se stabiliserait à 270 % du PIB sur les 5 prochaines années.



La dette atteint des sommets dangereux

Pour l’Institution, une telle progression de l’endettement est dangereuse :

« L’expérience internationale suggère que la trajectoire de crédit actuel de la Chine est dangereuse avec les risques croissants d’un ajustement déstabilisant ».


Elle explique qu’un tel fardeau de dettes ne laissera pas beaucoup de place aux autorités chinoises pour réagir à un choc économique potentiel et notamment à toute crise du marché interbancaire ou à une crise de confiance dans les produits de gestion de fortune qui ont assuré la forte croissance du secteur bancaire opaque chinois.



Jin Zhongxia, représentant de la Chine auprès du Fonds Monétaire International, a réfuté ces critiques. « La plus forte performance de l’économie chinoise depuis 2017 n’était pas seulement induite par une politique de stimulus, mais elle reflète plutôt un rééquilibrage et un ajustement structurel». Puis d’ajouter « le scénario du FMI d’un ralentissement abrupt de l’économie chinoise (…) est hautement improbable. »



Le crédit perd de son efficacité pour alimenter la croissance

Dans son rapport, le FMI souligne aussi que l’efficacité du crédit chinois s’est fortement dégradée sur la dernière décennie. En 2008, pour obtenir une hausse du PIB de 5000 milliards de yuans, il fallait injecter 6,5 milliards de yuans de crédits dans l’économie. Mais en 2016, pour parvenir au même résultat, il fallait émettre 20 000 milliards de yuans de nouveaux crédits. Et si le gouvernement chinois n’avait pas tant fait appel au crédit, la croissance aurait été bien plus faible, et elle n’aurait atteint que 5,3 % en moyenne entre 2011 et 2016, au lieu des 7,3 % observés.



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8-Le Japon confirme une embellie économique inédite depuis 11 ans

http://www.nice.maville.com/actu/actudet_-le-japon-confirme-une-embellie-economique-inedite-depuis-11-ans_fil-3260954_actu.Htm?abo=1039733&serv=137&utm_source=newsletter&utm_medium=email_interne&utm_campaign=lettre_information_maville&utm_content=actualite&xtor=EPR-300-%5blettre_information_maville%5d-20170814-%5bactualite%5d-1039733@2

14 août 2017



Le Japon a affiché au printemps une croissance économique vigoureuse, accélérant le rythme après déjà cinq trimestres positifs, une série inédite en plus d’une décennie qui vient apporter un peu de répit à un Premier ministre affaibli.



photo l'économie japonaise prend du mieux... mais pour combien de temps? © reuters

L'économie japonaise prend du mieux... mais pour combien de temps?



Le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 1 % d’avril à juin par rapport aux trois mois précédents, selon les données préliminaires publiées ce lundi par le gouvernement, un chiffre bien supérieur aux attentes des analystes (+0,6 %).



En rythme annualisé, c’est-à-dire si une telle hausse se poursuivait sur l’ensemble de l’année, la progression ressort à 4 %.



Abonnée à une modeste croissance, la troisième puissance économique mondiale, qui vit sa plus longue période d’expansion depuis celle connue entre début 2005 et mi-2006, sous l’ère du Premier ministre Junichiro Koizum, confirme ainsi la tendance positive de belle manière.



Le Japon est désormais bien parti pour aligner un septième trimestre d’affilée, de juillet à septembre : ce serait le cas échéant du jamais vu depuis le tout début des années 2000.



Hausse de la consommation

Dans le détail, les données diffusées lundi mettent en lumière un redressement de la demande intérieure, avec une consommation des ménages (quelque 60 % du PIB) qui rebondit après plus d’un an dans le rouge, et de solides investissements des entreprises. À noter aussi, l’apport des dépenses publiques amenées à se renforcer à l’approche des jeux Olympiques de Tokyo-2020.



En revanche, les exportations ont marqué le pas, après la vigueur des mois précédents sur fond d’amélioration de la conjoncture internationale.



Abenomics

Ces statistiques arrivent à point nommé pour le chef de l’exécutif Shinzo Abe, dont la popularité est au plus bas. Pour tenter de restaurer la confiance, il a remanié début août son gouvernement et promis de remettre au premier plan les « abenomics », sa stratégie de relance mêlant largesses budgétaires, souplesse monétaire et réformes structurelles.



Initiée à son retour au pouvoir fin 2012, cette politique a échoué jusqu’ici à instaurer une croissance durablement forte et à vaincre la chute des prix : la banque centrale a même dû repousser à plusieurs reprises son objectif d’inflation de 2 %, qui n’est pas espéré avant 2019/20.



Après deux décennies de stagnation, l’économie japonaise se trouve-t-elle à un tournant ? « La question clé est de savoir si la demande intérieure va continuer à progresser, mais pour cela des problèmes structurels doivent encore être résolus », selon une récente note de Toru Suehiro, économiste chez Mizuho Securities.



Cycle

Dans les mois à venir, cette tendance pourrait se poursuivre grâce à « une amélioration de la rémunération totale des salariés constatée ces derniers temps », pronostique de son côté Junko Nishioka, de Sumitomo Mitsui Banking Corporation, agréablement surprise par les statistiques du printemps. Mais elle rejoint son confrère sur le long terme. « Ce que nous avons observé jusqu’à présent relève d’une amélioration cyclique de l’activité, plutôt que des abenomics », estime-t-elle.



« Pour réellement doper le taux de croissance potentiel du Japon, il faut s’attaquer au déclin démographique du pays ». Or malgré les promesses de M. Abe, peu de mesures ont été prises pour l’heure pour augmenter la natalité dans un pays où il est difficile de concilier maternité et emploi.



Appel aux réformes

Dans le même sens, le Fonds monétaire international (FMI) a appelé dernièrement le gouvernement à saisir l’occasion de l’embellie actuelle « pour faire avancer un ensemble de réformes complet et coordonné ». « À cette fin, le travail à temps plein, la participation des femmes et des seniors au marché du travail et l’utilisation de la main-d’œuvre étrangère devraient être facilités », préconisait-il, entre autres mesures.



Des éléments extérieurs pourraient aussi venir jouer les trouble-fêtes, prévient Mme Nishioka : outre le discours protectionniste des États-Unis de Donald Trump et une imprévisible Corée du Nord, un possible ralentissement en Chine, où les autorités ont décidé de serrer la vis pour lutter contre l’endettement, « aurait des implications négati

vendredi 11 août 2017

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http://www.atlantico.fr/decryptage/washington-comment-argent-ruine-democratie-americaine-appel-air-edifiant-et-salutaire-3134547.html?yahoo=1

11 Août 2017



L'année 2016-2017 a été riche en événements et en surprises sur le plan politique en Europe et aux États Unis. L'élection présidentielle française ne nous a pas épargné en la matière. Ce livre revient sur la révolution qui a eu lieu aux États Unis autour du financement des campagnes électorales et ses conséquences profondes sur la relation entre les élus et les électeurs. Le rapport à l'argent dans la politique est bien entendu au centre du débat politique français même s'il est fondamentalement différent dans les deux pays.



"Washington, comment l'argent a ruiné la démocratie américaine" : un appel d'air édifiant et salutaire



Ce livre apporte un point de vue passionnant et totalement actuel sur ce qui a poussé la montée du populisme et le rejet des élites lors de la dernière élection américaine. Ce même rejet est à l'origine d'une redistribution totale des cartes dans les élections françaises rendant la comparaison entre les deux processus captivante et révélatrice.



Quand on se regarde on se désole, quand on se compare on se console. Cette plongée dans le système politique américain rend la situation française risible par son innocence et son formalisme.



Dans cet ouvrage en plein dans l'actualité française, Guillaume Debré écrit un réquisitoire totalement effarant sur un système de corruption absolument légal qui s'est institutionnalisé aux États Unis non seulement au niveau des élections présidentielles mais aussi dans l'ensemble du mécanisme démocratique américain. Il ne faut pas oublier que l'on parle d'un pays où même les procureurs sont élus...



POINTS FORTS

Ce livre est écrit dans un style journalistique remarquablement efficace qui rend son message très accessible. De la même manière, l'auteur a fait un travail très sérieux de recherche pour étayer des affirmations pour le moins troublantes. Enfin, le fait qu'il ait été écrit par un journaliste français permet une très grande liberté de ton qui aurait peut-être été difficile aux États Unis. Si on ne connaissait pas le passé de l'auteur, on pourrait lui reprocher un certain militantisme. Heureusement le sérieux de la préparation de ce livre rend son message difficile à remettre en question.



POINTS FAIBLES

L'auteur revient parfois trop souvent sur les quelques exemples. En même temps ce qu'il décrit est tellement étonnant qu'il n'est pas inutile de le lire plusieurs fois pour l'intégrer.



EN DEUX MOTS ...

Le constat est malheureusement très parlant. L'élection présidentielle américaine de 2016 est le résultat d'un "investissement" de 3 Milliards d'Euros contre 0,072Milliards pour la France en 2012. Pour être sénateur aux États Unis, il faut prévoir entre 7 et 8 millions de dollars pour financer sa campagne... ça laisse rêveur.



Le problème, ce ne sont pas tellement les montants en question. Après tout les États Unis sont un pays riche qui a l'habitude des excès de toutes sortes. La question est plutôt de savoir comment ces montants sont financés et quel est leur impact sur la vie politique et sur les priorités des élus.



"Les Conseillers évaluent entre 70 à 80% le temps que la candidate (Hillary Clinton) devra consacrer à faire la quête. Pour qu'elle ait une chance de l'emporter, ils ont même fait le décompte: 2 201 heures seront nécessaires! Le reste sera partagé entre la "com" (rédaction de discours, interviews, préparation débats), qui ne représentera qu'entre 10 et 20% de son temps, et les réunion publiques, les meeting et les rendez-vous politiques (entre 5 et 10%). Quant à la mise au point d'un programme politique, ses conseillers s'en chargeront.



La candidate ne devra y passer que 5% de son temps, grand maximum!"



L'AUTEUR

Guillaume Debré a travaillé d'abord chez CNN comme "producer". Il a ensuite été correspondant de TF1 à Washington et grand reporter pour TF1 où il travaille toujours.

Guillaume Debré a publié trois ouvrages sur les élections américaines en 2008, en 2012 puis un ouvrage en 2014 en coopération avec Patrick Bourdet.

Il est bien entendu considéré comme un expert du système politique américain et de son évolution récente.



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2-La faillite du leadership américain

https://www.contrepoints.org/2017/08/09/296439-faillite-leadership-americain?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=661ffdaf77-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-661ffdaf77-114181169&mc_cid=661ffdaf77&mc_eid=3a34d02b7c

9 août 2017



Les États-Unis ne sont ni omnipotents ni irréprochables. Les États-Unis et le monde seraient mieux si les États-Unis dirigeaient moins mais avec plus de sagesse.



https://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2017/08/28642394526_b547990736_z-640x374.jpg



Lire aussi :

Corée du Nord : la crise souligne les carences de l’administration Trump
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2017/08/10/la-crise-nord-coreenne-souligne-les-carences-de-l-administration-trump_5171143_3222.html



Les partisans d’un leadership mondial américain fort sont en train de vivre une mauvaise décennie. L’élection de Donald Trump a clairement été un appel au réveil de l’establishment de la politique étrangère à Washington. À la différence des décennies de consensus bipartite qui positionnaient les États-Unis en «nation indispensable», Trump semble être indifférent à la place de l’Amérique dans le monde.



Ses relations tendues avec les alliés de longue date et ses décisions de se retirer du partenariat transpacifique et du traité climatique de Paris ont poussé ses détracteurs, comme l’ancien conseiller de la sécurité nationale Susan Rice, à affirmer que Trump « détruit le leadership américain sur la scène internationale ».



Le désespoir de nos alliés

Les craintes au sujet de Trump, cependant, ne font que faire écho aux préoccupations exprimées autour de l’administration Obama. Les critiques insistaient sur le retrait d’Obama de l’Irak, son incapacité à intervenir dans la guerre civile syrienne et son échec à contrecarrer l’emprise de la Russie sur la Crimée et l’Ukraine comme preuves d’un repli malsain qui a entraîné « le désespoir de nos alliés et la joie de nos ennemis ».



La véritable question, cependant, n’est pas l’incapacité des États-Unis à mener, c’est plutôt l’échec du leadership américain. Depuis la fin de la guerre froide, les États-Unis ont exhibé leurs muscles à plusieurs reprises.



Le problème est que cela a trop souvent provoqué le ressentiment, le conflit et l’instabilité, exactement le contraire des promesses faites par les promoteurs de l’interventionnisme militaire.



La raison fondamentale de cet échec est que les fonctionnaires américains ont trop confiance en leur pouvoir de décréter des résultats à travers le monde, surtout via l’usage de la force militaire.



Le danger du leadership

Les 15 dernières années témoignent largement des dangers du leadership et de l’interventionnisme américain. Après les attentats du 11 septembre, l’administration Bush a lancé une guerre contre le terrorisme fondée sur une stratégie combinant l’intervention militaire, le changement de régime et la reconstruction d’une nation.



L’objectif était de tuer des terroristes à court terme, de détruire leurs organisations à moyen terme et, à plus long terme, de remodeler la politique des nations pour empêcher le terrorisme de se développer.



L’administration Obama a sensiblement suivi la même voie, se retirant de l’Irak mais poursuivant des changements de régime en Libye, s’étendant en Afghanistan et élargissant la guerre de drones contre les terroristes dans sept pays.



Aujourd’hui, l’administration Trump a commencé à intensifier la lutte contre Daech et Al-Qaeda, habilitant le Pentagone et les militaires à déterminer les niveaux de troupes et à prendre des décisions plus rapides sur le terrain.



Inefficacité contre le terrorisme

Le problème au Moyen-Orient n’a pas été le manque de leadership, mais plutôt l’incapacité à reconnaître que la stratégie américaine a été un échec. Les dirigeants politiques ont exagéré la menace terroriste aux États-Unis et ont ensuite appliqué les mauvais remèdes. L’intervention militaire s’est révélée excellente pour se débarrasser de certains régimes, mais complètement inefficace pour vaincre les organisations terroristes.



Depuis 2001, le nombre de groupes terroristes et de combattants « jihadistes » a grimpé en flèche. Les franchises d’al-Qaïda continuent à fleurir et l’invasion de l’Irak a provoqué par inadvertance le chaos qui a aidé l’État islamique à prendre racine. Partout où les États-Unis sont intervenus – soit par drone, soit par invasion -, et ce depuis 2001, l’instabilité et la violence sont plus exacerbées aujourd’hui qu’auparavant.



L’échec de la reconstruction des nations

Avec le jeu de reconstruction des nations, le résultat n’est pas mieux ! Les États-Unis ont consacré des milliards de dollars dans ses efforts de renforcement de la nation en Irak et en Afghanistan, en reconstruisant les infrastructures, en formant la police et les troupes militaires et en fournissant une défense interne contre les terroristes.



La dure vérité, cependant, est que ces pays ne sont ni une démocratie qui fonctionne, ni des régimes stables, et ne tiendront pas longtemps sans un soutien extérieur.



Pendant ce temps, l’échec de la guerre contre le terrorisme a coûté une enveloppe astronomique, tant pour les États-Unis que pour le Moyen-Orient. Les États-Unis ont déjà dépensé des milliards de dollars et ont vu 7 000 Américains tués dans les combats, alors que selon les ONG, entre 1,3 million et 2 millions d’Irakiens, d’Afghans et de Pakistanais ont trouvé la mort. Cela sans compter ceux en Libye, au Yémen, en Syrie ou ailleurs, dont les décès sont le résultat de l’intervention des États-Unis et de ses dommages collatéraux.



Aveuglement américain

Malheureusement, malgré cette histoire récente, il y a peu de signes que Washington soit prêt à reconnaître les limites du leadership américain. Bien que l’administration Trump puisse freiner l’Establishment de la politique étrangère sur certaines questions, il est clair que la dépendance américaine à l’intervention militaire au Moyen-Orient est partie pour durer.



Le leadership américain peut en effet être un intéressant vecteur d’influence pour le bien, mais les États-Unis ne sont ni omnipotents ni irréprochables. Les États-Unis et le monde seraient mieux si les États-Unis dirigeaient moins mais avec plus de sagesse.



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3-La Chine restera neutre en cas d'attaque nord-coréenne

https://fr.news.yahoo.com/la-chine-restera-neutre-en-cas-dattaque-nord-042745578.html?soc_src=hl-viewer&soc_trk=tw

11 août 2017



PEKIN (Reuters) - En cas d'attaque de la Corée du Nord menaçant les Etats-Unis, la Chine devra rester neutre, mais si Washington attaque en premier la péninsule afin de destituer le régime nord-coréen, la Chine s'interposera, déclarent vendredi les médias chinois.



LA CHINE RESTERA NEUTRE EN CAS D'ATTAQUE NORD-CORÉENNE

En cas d'attaque de la Corée du Nord menaçant les Etats-Unis, la Chine devra rester neutre, mais si Washington attaque en premier la péninsule afin de destituer le régime nord-coréen, la Chine

s'interposera, déclarent vendredi les médias chinois. /Photo prise le 10 août 2017/REUTERS/Toru Hanai



Lire aussi :

Chine : le mythe d’un empire pacifique

https://www.contrepoints.org/2017/08/10/296515-chine-mythe-dun-empire-pacifique?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=a543ed8e99-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-a543ed8e99-114181169&mc_cid=a543ed8e99&mc_eid=3a34d02b7c



Donald Trump a encore haussé le ton jeudi contre la Corée du Nord, mettant en garde le pays contre toute attaque sur l'île de Guam ou sur des alliés de l'Amérique, après l'annonce d'un projet de tir vers Guam par Pyongyang.



La Chine, principal allié diplomatique et partenaire commercial de la Corée du Nord, a multiplié les appels au calme.



Elle s'est dite contrariée par les essais nucléaires et balistiques répétés de Pyongyang, mais aussi par le comportement des Etats-Unis et de la Corée du Sud, accusés d'attiser les tensions, notamment par un projet de système antimissile.



Pékin n'est pas en mesure de persuader Washington ni Pyongyang de renoncer, estime vendredi un éditorial du Global Times, un quotidien régi par l'Etat et publié par le Quotidien du peuple.



"Il faut prendre position clairement auprès de toutes les parties et leur faire comprendre que si leurs actions mettent en danger les intérêts de la Chine, la Chine répondra avec une main ferme", poursuit le journal, qui ne représente pas officiellement la position du gouvernement.



"Si la Corée du Nord lance des missiles qui menacent le territoire américain en premier, et que les Etats-Unis ripostent, la Chine restera neutre", ajoute-t-on.



"Si les Etats-Unis et la Corée du Sud mènent des frappes et essaient de destituer le régime nord-coréen et de changer le modèle politique de la péninsule coréenne, la Chine les empêchera d'en faire ainsi"



Pékin redoute qu'un conflit dans la péninsule ne déclenche une vague de réfugiés vers le nord-est de la Chine, et n'aboutisse à une Corée réunifiée alliée des Etats-Unis.



La Corée du Nord joue pour le moment un rôle d'Etat tampon entre la Chine et les forces américaines basées en Corée du Sud et au Japon.



"La péninsule coréenne est le lieu de convergence des intérêts stratégique de toutes les parties, et aucune ne devrait tenter de dominer la région de manière absolue", poursuit le Global Times.



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4-La Corée du Nord menace d’attaquer une base militaire sur Guam

https://fr.express.live/2017/08/09/coree-du-nord-attaque-base-militaire-guam/

9 août 2017



Quelques heures après que le président américain Donald Trump a mis en garde le régime nord-coréen contre les conséquences de ses menaces réitérées contre les Etats-Unis, Pyongyang a rétorqué en annonçant envisager une frappe sur un territoire américain dans le Pacifique.



American Air force bomber B1



Voir la vidéo :

Un million de soldats, 4200 chars, 820 avions de combat... que pèse (vraiment) l'arsenal militaire de la Corée du Nord ?

http://www.lci.fr/international/video-trump-vs-kim-jong-un-un-million-de-soldats-4200-chars-820-avions-de-combat-que-pese-vraiment-l-arsenal-militaire-de-la-coree-du-nord-2061069.html?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook#link_time=1502436873



Lire aussi :

Pyongyang juge Donald Trump "dépourvu de raison" et précise son projet d'attaque

http://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/pyongyang-juge-donald-trump-d%c3%a9pourvu-de-raison-et-pr%c3%a9cise-son-projet-dattaque/ar-AApNOz5?li=BBoJIji

Sur la base de Guam, la grande peur de l'Amérique

http://www.lepoint.fr/monde/sur-la-base-de-guam-la-grande-peur-de-l-amerique-04-08-2017-2147931_24.php?&m_i=owCL7r8VHoFPEOi3EfsKi1dlTn05PAAO0%2BLgPRSKTPl2e2BQC%2B_ZvGQ1PCtg5skMsnIIscMosiN9IWBEBqhe%2BVygkloooJ&boc=89578&M_BT=3740130578#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20170809



Dans un communiqué de l’agence de presse nord-coréenne KCNA, le régime du dictateur Kim Jong-Un menace de lancer des frappes sur l’île de Guam avec ses missiles balistique de portée intermédiaire Hwasong-12. Selon un porte-parole de l’armée, un plan d’attaque est prêt, qui n’attend plus que l’ordre d’exécution « dès que Kim Jong Un, le commandant suprême de la force nucléaire, le décidera ».



Guam est une île qui fait partie de la Micronésie et qui forme un territoire distinct des États-Unis. Les Etats-Unis détiennent une importante base navale et aérienne sur Guam, et 160 000 personnes y résident.



La Corée du Nord a des têtes miniatures

Le même jour, le Washington Post avait annoncé que la Corée du Nord avait réussi à développer une ogive miniature qui pouvait être embarquée sur ses missiles balistiques intercontinentaux.



Cela impliquerait une avancée majeure, parce que cela signifierait que la Corée du Nord serait désormais capable de lancer une attaque nucléaire. Or, les services du renseignement américain estimaient auparavant que ce jalon ne serait pas atteint avant plusieurs années. Mais il semble désormais que le pays ait franchi certaines étapes beaucoup plus rapidement que prévu, et qu’il sera en mesure de lancer avec succès un missile balistique intercontinental contenant une tête nucléaire vers la fin de l’année prochaine.

Ces mêmes experts estiment que le régime de Kim Jong-un régime dispose déjà de 30 à 60 bombes nucléaires.



Mardi, le président des États-Unis a prévenu la Corée du Nord d’une éventuelle escalade. Il a promis que le pays «serait accueilli avec le feu, la furie, et une démonstration de force, comme le monde n’en a jamais vu. »



Rasmussen : un dangereux précédent

L’ancien Secrétaire général de l’OTAN Anders Fogh Rasmussen a mis en garde sur Twitter contre la rhétorique belliqueuse de Trump. Les experts militaires sont aussi très inquiets. Le recours de Trump à des termes forts limite de plus en plus les options des États-Unis.



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5-Corée du Nord : Trump promet "le feu et la colère" après les menaces

http://www.lepoint.fr/monde/coree-du-nord-trump-promet-le-feu-et-la-colere-apres-les-menaces-08-08-2017-2148858_24.php?&m_i=he3iNIJhHeEblA%2BR3iY31%2BmpIY3smHaWwkgPU%2BqVBgWCzuLZTiDy4VdoVXTHoagxa3Wmuw59cRjuPxaam3LaSD3xwLghho&boc=89578&M_BT=3740130578#xtor=EPR-6-[Newsletter-Matinale]-20170809

08/08/2017



Le président américain a vivement réagi aux menaces répétées du régime nord-coréen. Pyongyang est sous le coup de sanctions économiques de l'ONU.



Donald Trump perd patience à la suite des menaces du régime nord-coréen.



Lire aussi :

L’Australie promet de soutenir les USA en cas d'attaque nord-coréenne

https://fr.sputniknews.com/international/201708111032603559-coree-nord-australie-usa-soutien/

Doit-on s’inquiéter d’une possible guerre entre la Corée du Nord et les Etats-Unis ?

https://fr.express.live/2017/08/10/guerre-possible-coree-du-nord-etats-unis/

Une guerre avec la Corée du Nord serait "catastrophique", selon le ministre américain de la Défense

http://www.europe1.fr/international/une-guerre-avec-la-coree-du-nord-serait-catastrophique-selon-le-ministre-americain-de-la-defense-3408680

Trump affirme que sa mise en garde à la Corée du Nord n'était "peut-être pas assez dure"

http://www.europe1.fr/international/trump-affirme-que-sa-mise-en-garde-a-la-coree-du-nord-netait-peut-etre-pas-assez-dure-3408584

Trump redouble de virulence face à Pyongyang qui menace Guam

https://fr.news.yahoo.com/pyongyang-pr%C3%A9cise-plan-dattaque-guam-moque-trump-152348124.html

Stratégie du fou? À quoi joue Trump avec la Corée du Nord

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique-nord/strategie-du-fou-a-quoi-joue-trump-avec-la-coree-du-nord_1934532.html

Pour le conseiller évangélique de Trump, «Dieu lui a donné toute l'autorité pour tuer Kim Jong-un»

https://fr.news.yahoo.com/conseiller-%C3%A9vang%C3%A9lique-trump-dieu-donn%C3%A9-toute-lautorit%C3%A9-tuer-142907615.html



Donald Trump a tapé du poing sur la table mardi 8 août, en réaction aux différentes menaces proférées par la Corée du Nord à l'encontre des États-Unis. « La Corée du Nord ferait mieux de ne plus proférer de menaces envers les États-Unis », a déclaré Donald Trump depuis son golf de Bedminster (New Jersey) où il passe des vacances. « Elles se heurteront au feu et à la colère », a-t-il ajouté, promettant une réaction d'une ampleur « que le monde n'a jamais vue jusqu'ici ».



Le régime de Pyongyang a assuré lundi que le durcissement sensible des sanctions des Nations unies ne l'empêcherait pas de développer son arsenal nucléaire, menaçant les États-Unis de leur « faire payer le prix de leur crime (...) un millier de fois ».



Des sanctions équivalentes à un milliard d'euros

Sous l'impulsion de Washington, le Conseil de sécurité de l'ONU a imposé à la Corée du Nord des sanctions qui pourraient lui coûter un milliard de dollars de revenus annuels tout en restreignant des échanges économiques cruciaux avec la Chine, son principal allié et partenaire économique. Le secrétaire d'État américain Rex Tillerson a exclu un retour rapide au dialogue avec le Nord, estimant que la nouvelle volée de sanctions démontrait que la planète avait perdu patience face à ses ambitions nucléaires.



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6-Corée du Nord. Le Japon ne pourra "jamais tolérer les provocations"

http://www.nice.maville.com/actu/actudet_-coree-du-nord.-le-japon-ne-pourra-jamais-tolerer-les-provocations_fil-3258970_actu.Htm?abo=1039733&serv=137&utm_source=newsletter&utm_medium=email_interne&utm_campaign=lettre_information_maville&utm_content=actualite&xtor=EPR-300-%5blettre_information_maville%5d-20170810-%5bactualite%5d-1039733@2

Jeudi 10 août 2017



Le gouvernement japonais a averti jeudi qu'il ne pourrait « jamais tolérer les provocations » de la Corée du Nord, après que le régime de Pyongyang a menacé de tirer des missiles vers l'île américaine de Guam, dans le Pacifique.



Résultat de recherche d'images pour "Yoshihide Suga"

Le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga



« Nous appelons fermement la Corée du Nord à prendre au sérieux les avertissements répétés de la communauté internationale, à se plier aux résolutions de l'ONU et à s'abstenir d'autres provocations », a déclaré le porte-parole du gouvernement Yoshihide Suga.



Le Japon, très proche allié des États-Unis, a par ailleurs soutenu le ton belliqueux adopté ces derniers jours par le président américain Donald Trump, qui a promis le « feu et la colère » à la Corée du Nord, alors que plusieurs pays ont exprimé leurs inquiétudes.



« Il est très important de maintenir le pouvoir de dissuasion nucléaire des États-Unis face à une situation sécuritaire très préoccupante dans la région », a estimé M. Suga. « Le président Trump a dit que toutes les options étaient sur la table », y compris militaire, « et le gouvernement salue cette politique ». « Les actions de la Corée du Nord sont une provocation manifeste », a-t-il insisté, et « nous ne pourrons jamais tolérer cela ».



Japon et États-Unis « en consultation étroite »

Interrogé sur l'éventuel déploiement de systèmes de défense anti-missiles, le représentant de l'exécutif a répondu : « Les forces d'autodéfense (nom de l'armée japonaise) prendront les mesures nécessaires, mais je ne donnerai pas de détails ».



Minimisant le risque d'une action unilatérale des États-Unis sans demander l'avis du gouvernement nippon, M. Suga a insisté sur le fait que le Japon et les Etats-Unis étaient « en consultation étroite ». Une réunion ministérielle est prévue le 17 août à Washington sur les questions de sécurité, a-t-il rappelé.



Rex Tillerson et James Mattis, secrétaire d'État et ministre de la Défense américains, recevront à cette occasion leurs homologues japonais Taro Kono et Itsunori Onodera, récemment nommés au sein du gouvernement remanié de Shinzo Abe.



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7-Sommes-nous au début ou à la fin d’un cycle ?

https://www.contrepoints.org/2017/08/09/296432-sommes-debut-a-fin-dun-cycle-2?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=661ffdaf77-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-661ffdaf77-114181169&mc_cid=661ffdaf77&mc_eid=3a34d02b7c

9 août 2017



Nous pensons être à la fin du cycle économique selon l’économie autrichienne. Dans ce cas, la gueule de bois qui suit l’abondance de liquidités est pour bientôt.



https://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2016/06/6620592883_61849163a8_z.jpg



Lire aussi :

Dix ans après la crise financière, faut-il craindre la prochaine ?

http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-dix-ans-apres-la-crise-financiere-faut-il-craindre-la-prochaine-.aspx?article=11313024234H11690&redirect=false&contributor=Jean-Fran%c3%a7ois+Faure&mk=2

La conception de la liberté de Milton Friedman

https://www.contrepoints.org/2017/08/09/296453-conception-de-liberte-de-milton-friedman?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=661ffdaf77-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-661ffdaf77-114181169&mc_cid=661ffdaf77&mc_eid=3a34d02b7c



La théorie autrichienne du cycle économique (ou ABCT, pour Austrian Business Cycle Theory) explique comment les banquiers centraux fabriquent les booms et les récessions qu’ils prétendent empêcher ou du moins minimiser.



Bien que la théorie ait été d’abord raillée par les économistes allemands traditionnels, elle a été reprise par les investisseurs qui la trouvèrent utile du fait de son fort pouvoir prédictif.



Comme avec toutes les théories de cycles, la question clé est de savoir où nous en sommes actuellement. Identifier sa situation dans un cycle permet de positionner profitablement ses investissements.



L’ABC de l’ABCT

Pour tenter de comprendre les crises comme celle de 2008, ce n’est pas tant la récession qu’il faut étudier, mais le boom (les anglophones pourront visionner Fear the boom and bust, une superproduction Econstories).



Pour ceux qui préfèrent la lecture, nous reprenons la métaphore. L’ABCT est assez semblable à une sortie très arrosée. Au début d’une réception, vous buvez un peu et c’est très agréable. Puis, quelqu’un dope le punch et la fête commence alors vraiment. La soirée échappe à tout contrôle lorsque survient un événement désastreux – invités se dénudant, meubles, membres ou cœurs brisés. Généralement, c’est tout cela à la fois. Enfin, arrive la gueule de bois.



Dans la version économique de ce cycle, la banque centrale dope le punch. Au début du boom, les taux d’intérêt sont bas, ce qui encourage l’emprunt et l’investissement. Mais à partir d’un certain moment, le boom, l’expansion, dérapent et la banque centrale perd le contrôle.



La banque centrale finit par resserrer les taux d’intérêt et la fête est finie. Arrive là-dessus une crise – généralement financière – et alors le malaise économique qui suit correspond à la gueule de bois.



La banque centrale tente de faire redémarrer l’économie en offrant un dernier verre avec des taux d’intérêt encore plus bas. Et le cycle se répète.



La plupart des théories économiques expliquent le boom et la récession séparément. L’ABCT propose une explication globale – pour tout le cycle. C’est pour cela que cette théorie offre un tel pouvoir prédictif. Tout se répète.



De nos jours, l’ABCT est mieux connue du grand public. Même si personne ne l’admet, on utilise sa terminologie qu’auparavant on rejetait comme incorrecte. Par exemple, le « malinvestissement » est l’investissement guidé par la manipulation des taux d’intérêt par la banque centrale, et qui est considéré comme une erreur durant une crise. Les ensembles immobiliers fantômes en Irlande et au Nevada en sont de bons exemples.



Mais cela ne répond toujours pas à la question : où en sommes-nous aujourd’hui dans le cycle ?



Boom ou récession ?

Les gens qui étudient les cycles ont tendance à ne pas avoir besoin qu’on leur explique ce qui se passe. Après tout, qui a besoin d’explications quand on peut simplement utiliser un timing de cycle pour prédire les marchés comme celui de l’immobilier et le marché boursier ?



Pour autant que je puisse en juger, les banquiers centraux du monde entier en sont à diverses étapes de leur réduction progressive dans leur soutien monétaire à la crise. Le PIB augmente progressivement et l’inflation suit le rythme. Les marchés boursiers sont dans une tendance haussière.



Mais les banquiers centraux resteront-ils maîtres de la situation en relevant les taux d’intérêt ? La politique monétaire fonctionne-t-elle vraiment comme le laisse croire la théorie générale ?



Pour Jim Rickards, l’expansion économique mondiale commence à se faire vieille. Les crises financières éclatent régulièrement. On s’y attend déjà depuis quelques temps.



Les banques centrales ont à peine commencé leur habituel cycle de hausse. Les taux dans les économies développées sont à peine en hausse.



Les taux d’intérêt connaissent une tendance à la baisse depuis les années 1980. Chaque pic dans un cycle de hausse des taux est plus bas que le précédent. Il n’est donc pas surprenant que le cycle de hausse actuel ne représente qu’une hausse minuscule.



https://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2017/08/agora.png



Il ne faut pas oublier qu’une hausse des taux de 0,25% à 0,5% est un doublement des taux, tout comme l’est une hausse de 2,5% à 5%.



Où sommes-nous vraiment ?



Nous l’apprendrons en payant le prix fort.



La pagaille dans les retraites américaines commence à se faire sentir

General Motors (GM) a publié une présentation détaillant ses développements financiers attendus dans les mois à venir. On peut y lire cette phrase remarquable : « projet pour lever environ 3 Mds$ de dette aux États-Unis pour répondre aux engagements dans les fonds de pensions. »



Ceci est extraordinaire, pour trois raisons.



Une grande entreprise emprunte de l’argent pour payer ses retraités ? Les retraites sont censées être payées à partir d’actifs investis. Pourquoi GM ne vend-elle pas des placements faits antérieurement pour répondre à ses engagements en la matière ?



Emprunter de l’argent pour payer ses obligations sur les retraites ressemble fort à de la cavalerie financière ou à un système de Ponzi. L’argent d’un emprunt doit être investi pour générer un rendement afin de pouvoir rembourser la dette. Emprunter de l’argent pour répondre à des engagements sur les retraites ne génère pas un rendement et ce n’est pas un investissement. C’est une utilisation dangereuse de la dette.

Elle met l’entreprise en plus mauvaise posture. Et par conséquent, en plus mauvaise posture encore pour répondre aux obligations futures sur les retraites.



GM a fait faillite au cours de la dernière crise financière ; pourtant elle doit encore répondre à ses obligations en matière de retraites en empruntant. Comment l’entreprise peut-elle être dans un si mauvais état si rapidement après un dépôt de bilan ? Comment s’est-elle réellement sortie de la faillite alors qu’elle ne peut pas assumer ses engagements sur les retraites ?



Le chroniqueur financier Peter Atwater explique que « la plupart de l’émission obligataire de 3 Mds$ sera achetée par les fonds de pension d’entreprises qui émettent de la dette pour acheter la dette d’entreprises qui elles-mêmes l’émettent pour financer les plans de retraite. » Oui. Vous avez bien lu, pas d’erreur de traduction. (« Much of the $3 billion bond issue will be bought by pension funds of companies who issue debt to buy the debt of companies raising debt to fund pension plans »).



En d’autres termes, les entreprises s’empruntent mutuellement de l’argent pour leurs plans de retraite. Pourquoi ? Parce qu’elles ne peuvent les financer normalement.



Ce système de retraite des grandes entreprises américaines est bien de la cavalerie. Les fonds de pension s’empruntent de l’argent les uns aux autres pour répondre à leurs demandes de retraites. Au sein d’un seul fonds, ce serait de la fraude.



La pression vendeuse que ces fonds pourraient créer s’ils se mettaient à vendre leurs actifs restants serait dangereuse. Tout comme les fonds de pension ont fourni un flux régulier d’achats sur les marchés financier avec les cotisations versées par les travailleurs, l’argent pourrait ressortir.



Voilà pourquoi cela devient également votre problème — qui dépasse peut-être les classiques théories cycliques.



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8-Vers une nouvelle crise de la dette aux Etats-Unis ?

http://www.boursier.com/actualites/news/vers-une-nouvelle-crise-de-la-dette-aux-etats-unis-737419.html

08/08/2017



(Boursier.com) — Une nouvelle crise de la dette se profile-t-elle aux Etats-Unis? Si tout semble actuellement aller pour le mieux outre-Atlantique avec un taux de chômage au plus bas, une consommation vigoureuse, des taux bas, le moindre grain de sable pourrait rapidement provoquer de lourds dégâts.



Vers une nouvelle crise de la dette aux Etats-Unis ?



Lire aussi :

Imminence d’un effondrement financier – 5 Hauts Spécialistes l’annoncent

http://www.businessbourse.com/2017/06/04/imminence-dun-effondrement-financier-5-hauts-specialistes-lannoncent/



L'encours global des crédits à la consommation s'est en effet établi au mois de juin à 3.860 milliards de dollars, un niveau jamais observé.



Plus important encore, la dette revolving (renouvelable), qui repose principalement sur les cartes de crédit, a également atteint en juin un nouveau record de 1.027 milliard de dollars (données de la Réserve fédérale américaine). Par définition plus dangereuse, la dette revolving est un crédit de court terme renouvelé en permanence mais dont les intérêts sont liés à l'évolution des taux dans le pays et peuvent évoluer à tout moment.



"Les soldes de cartes de crédit américaines n'ont jamais été aussi élevés, mais il n'y a aucune raison de penser qu'ils ne vont pas continuer à grimper", a déclaré à CNBC, Matt Schulz, analyste senior chez CreditCards.com. "Combinez cela avec des taux d'intérêt sans cesse croissants et vous avez un mélange potentiellement volatil".



Suite à la chute des prix de l'immobilier et à la crise des subprimes qui a éclaté en 2008, les banques américaines avaient dû effacer plus de 100 milliards de dollars de dette reposant sur les cartes de crédit en à peine deux ans.



Des données à surveiller de près donc d'autant que l'endettement total des ménages américains (crédit immobilier compris) a dépassé au premier trimestre 2017 son pic de fin 2008, à 12,73 billions de dollars.



Quand on sait que la consommation intérieure représente 70% du PIB de la première économie mondiale...



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9-Les banques ont payé 321 milliards de dollars d’amendes depuis 2007

https://fr.express.live/2017/08/08/amendes-banques-crise-financiere/

8 août 2017



Depuis le début de la crise financière il y a exactement 10 ans, les institutions financières ont payé plus de 150 milliards de dollars d’amendes au gouvernement américain. C’est ce qui ressort des calculs effectués par le journal britannique Financial Times.



JP Morgan Bank Building



Il y a exactement 10 ans – le 9 Août 2007 – la banque française BNP Paribas avait bloqué l’accès des investisseurs à tous ses fonds exposés aux emprunts « subprime », que l’on a appelés par la suite les « actifs toxiques ». Pour beaucoup, cet événement a marqué le début d’une crise qui s’est rapidement propagée au monde entier.



Les banques ont rapidement plongé dans de graves difficultés ; certaines d’entre elles ne s’en sont jamais remises. La plupart s’en sont sorties, mais la crise a laissé des cicatrices, notamment sur le plan social. Beaucoup de voix se sont élevées pour que les banquiers fautifs soient punis pour leurs mauvais agissements, et les risques inconsidérés qu’ils ont pris avec l’argent de leurs clients.



Aux Etats-Unis, ces attentes ont coïncidé avec le mandat d’un gouvernement américain désireux de donner une leçon aux établissements financiers, ce qui s’est traduit par de larges amendes. Mais la plupart des actions intentées l’ont été au civil, et beaucoup ont été frustrés que les banquiers ne soient généralement pas poursuivis, et que très peu écopent de peines de prison.



La plus grosse partie des amendes imposées par le ministère de la Justice américain, le DoJ (Department of Justice) a été infligée à deux banques : Bank of America (56 milliards de dollars) et JP Morgan Chase (27 milliards de dollars). 89,1 milliards de dollars d’amendes ont été infligés à des établissements qui avaient vendu des produits financiers à leurs clients sans les avertir précisément du risque qu’ils comportaient, alors qu’ils étaient adossés à des hypothèques.



Ce total de 150 milliards de dollars n’est même pas définitif, compte tenu de que nombreuses banques font encore l’objet de poursuites de la part du ministère américain de la Justice.



321 milliards de dollars d’amendes

Selon un rapport du Boston Consulting Group, le total de toutes les amendes payées pour des délits financiers dans le monde entier entre 2007 et 2016 atteindrait 321 milliards de dollars.



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10-La leçon économique de Mandela et Deng Xiaoping

https://www.contrepoints.org/2017/08/05/296166-lecon-economique-de-mandela-deng-xiaoping?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=063a43ca72-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-063a43ca72-114181169&mc_cid=063a43ca72&mc_eid=3a34d02b7c

5 août 2017



Une croissance économique forte signifie une plus grande prospérité pour tous les citoyens. Au lieu d’accroître le fardeau fiscal et réglementaire, le gouvernement doit permettre aux gens de « respirer » socialement et économiquement.



https://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2017/08/3199011844_24d04c5d6d_z-640x374.jpg



Lire aussi :

Les bienfaits économiques de la liberté en 5 études

https://www.contrepoints.org/2017/08/10/296522-bienfaits-economiques-de-liberte-5-etudes?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=a543ed8e99-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-a543ed8e99-114181169&mc_cid=a543ed8e99&mc_eid=3a34d02b7c



Si l’on souhaite faire avancer la liberté individuelle en poursuivant de hauts objectifs socio-économiques, avec pour finalité la prospérité, le marché libre est la meilleure voie.



Dans sa sagesse, Mahatma Gandhi (1869-1948) déclarait : « Je perçois une augmentation du pouvoir de l’État avec la plus grande peur, car même en minimisant l’exploitation dans les apparences, il inflige le plus grand mal à l’humanité en détruisant l’individualité qui est à la base de tout progrès».



L’échange volontaire, la liberté de concurrence, la protection de la propriété privée et le choix personnel dans la vie individuelle des gens sont les principes fondamentaux de l’économie libre. Ainsi, si nous nous soucions vraiment de la prospérité des gens, nous devrions défendre la liberté individuelle.



Respirer économiquement

Une croissance économique forte signifie une plus grande prospérité pour tous les citoyens. Au lieu d’accroître le fardeau fiscal et réglementaire, le gouvernement doit permettre aux gens de « respirer » socialement et économiquement. Si l’économie croît de 8%, les revenus doubleront en 9 ans.



Si la croissance est de 10%, les revenus doubleraient en seulement 7 ans. C’est une véritable amélioration dans la vie des gens, pas seulement des promesses politiques vides.



Mais pour voir une telle chose se produire, nous devons mettre en œuvre des politiques qui libéralisent l’économie et rendent plus facile aux gens de démarrer de nouvelles entreprises et développer celles existantes, d’échanger entre eux et accéder à des emplois.



L’alternative étatiste

A l’inverse du marché libre, nous avons l’alternative étatiste qui augmente la dépendance à l’égard de l’État pour l’accès aux services de base, voire aux moyens de subsistance pour de nombreuses personnes.



Nous devrions nous concentrer sur la création d’emplois, et non pas obliger les gens à dépendre des transferts sociaux comme seule source de «revenu». Lorsque les gens sont capables de participer au processus de création d’emplois et de richesse, ils deviennent moins dépendants de l’État.



Souhaitons-nous que les gens aient le pouvoir de gérer leur vie ou voulons-nous qu’ils soient des assistés de l’État ?



Le rôle du gouvernement dans l’arène économique devrait se limiter à permettre aux ménages et aux entreprises d’opérer librement tant que leurs activités socioéconomiques ne sont pas fondées sur la force ou la fraude.



Développer le secteur privé

Son rôle est de veiller à ce que ces politiques se traduisent par un environnement propice permettant au secteur privé d’entreprendre davantage, qu’il s’agisse d’entreprises commerciales, grandes ou petites, formelles ou informelles.



Le gouvernement devrait se retirer des entreprises qu’il contrôle et leur permettre de faire ce qu’ils savent le mieux, c’est-à-dire générer de la richesse et créer des emplois. Le point crucial à noter ici est que le gouvernement ne crée pas de richesse. Il consomme de la richesse.



Le gouvernement ne crée pas et ne peut pas vraiment créer de véritables emplois. Il utilise l’argent des contribuables pour subventionner les travaux publics, par exemple.



Le gouvernement ne devrait pas essayer de masquer l’échec des politiques étatiques en utilisant des termes différents.



L’État développementaliste

Considérons, par exemple, l’« Etat développementaliste».



Cet «Etat développementaliste» est en général défini en termes de planification macroéconomique dirigée par l’État, et est, ipso facto, un scénario étatique. Ce n’est que de l’interventionniste et du dirigisme.



Un Etat développementaliste est nécessairement d’orientation socialiste car son fonctionnement dépend de l’Etat qui, en fonction de ce qu’ils jugent «le mieux» pour la société, essaieront et dicteront comment les gens doivent agir.



Pour une économie plus inclusive, reflétant la participation du plus grand nombre de personnes à la création de richesse et à la création d’emplois, le marché libre est la voie à suivre.



Il existe un paradoxe fascinant dans le pays étatiste par excellence qui est la Chine. Deng Xiaoping, à la tête du parti communiste, a mis en place les politiques de marché libres les plus radicales de l’histoire à partir de 1978, d’abord dans les zones économiques spéciales telles que Shenzen dans la province du Guangdong et actuellement en cours de déploiement dans tout le pays.



Les réformes ont permis d’afficher une croissance annuelle moyenne de 10% du PIB. En conséquence, selon la Banque mondiale, ces réformes ont permis à plus de 800 millions de Chinois de sortir de la pauvreté !



Les réformes du marché libre

Il est intéressant que Deng ait ouvert la voie à ces réformes explicitement en tant que stratégie des marchés libres. Il est également intéressant que le leadership chinois actuel reflète cette même pensée car ils continuent à mettre en œuvre des réformes inspirées du libre marché.



Il est étonnant que Lei Keqiang, Premier ministre de la République populaire de Chine, responsable du développement des zones économiques spéciales, ait déclaré: «La réforme consiste à freiner le pouvoir gouvernemental.



C’est une révolution que l’on devrait s’auto-imposer ; Il faudra un véritable sacrifice et ce sera douloureux». Il a également déclaré: «Le marché est le vecteur de création de la richesse sociale et la source d’un développement économique autosuffisant».



Sortir de la pauvreté

Avec ces réformes en Chine, des millions de personnes se sont extirpées de la pauvreté dans les plus brefs délais jamais enregistrés ou connus dans l’histoire de l’humanité.



Nous devons tous nous rappeler ces mots du regretté président Nelson Mandela : «Il ne s’agit plus de savoir si le monde devrait embrasser une économie de marché libre. Le monde globalisé dans lequel nous vivons a rendu impératif d’ouvrir nos marchés à la fois en interne et en externe. Le libre marché n’est pas seulement une exportation américaine ; c’est la voie à suivre pour les économies partout dans le monde. Les marchés fermés et les économies centralisées sont évidemment inappropriés pour notre époque ».



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11-Venezuela : malédiction du pétrole ou du socialisme ?

https://www.contrepoints.org/2017/08/08/296402-venezuela-malediction-petrole-socialisme?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=7b8f15a3d0-Ne

mercredi 9 août 2017

Excellentes réflexions. MerciPtrik



1-Une puce dans le cerveau pour retrouver la vue et l'audition

2-Sucre ou neurones, il faut choisir !

3-En Occident, la qualité du sperme décline dangereusement

4-Adam et Eve, un couple africain

5-Ce traitement contre le cancer rend la couleur des cheveux des patients traités !

6-Les boissons gazeuses diètes ne sont pas meilleures pour la santé

7-Les fumeurs coûtent 1.500 milliards de dollars à l’économie mondiale

8-Les conspirateurs du tabac

9-Les heures passées devant un écran sont “bénéfiques pour les adolescents”

10-La dépression favoriserait les risques de cancer

11-La Silicon Valley cherche à prolonger la vie humaine

12-Des chercheurs ont surpris des virus en train de se parler

13-Nous sommes en 2030 et les enfants assimilent une année scolaire en… 3 mois

14-Dents : les plombages au mercure bientôt interdits

15-Pourquoi prenons-nous 3 repas par jour?

16-Cancer : un nouveau moyen d’éviter les métastases

17-Pour nettoyer les déchets dans l'espace, le Japon a mis en orbite un engin de nettoyage

18-Religion : prier implique les mêmes zones du cerveau que la drogue ou le sexe

19-Le cerveau à l’aube de découvertes majeures

20-Le mystère du syndrome des cheveux incoiffables enfin résolu



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1-Une puce dans le cerveau pour retrouver la vue et l'audition

https://www.sciencesetavenir.fr/sante/cerveau-et-psy/une-puce-dans-le-cerveau-pour-retrouver-la-vue-et-l-audition_114904

26.07.2017



Des chercheurs planchent sur une puce implantable dans le cerveau capable de restaurer la vue ou l’audition. Pour développer ce projet très ambitieux, ils ont reçu 4 millions de dollars de la part de l'armée américaine.



Une puce dans le cerveau pour restaurer les sens

Encore au stade de prototype, la puce s'implantera au niveau du cortex, la couche la plus externe du cerveau, afin de stimuler des milliers, voire des millions de neurones.



Des ingénieurs américains de l'Université Rice, dans le Texas, planchent sur un projet très ambitieux : une puce électronique implantable dans le cerveau et capable de restaurer la vue ou l'audition. Mais pour le développer, la somme se chiffre forcément en millions de dollars... Heureusement pour ces scientifiques, la DARPA (l'Agence américaine pour les projets de recherche avancée de défense) vient de leur octroyer 4 millions de dollars sur quatre ans, annoncent-ils dans un communiqué.



Un microscope miniature pour observer au plus près le cerveau

Encore au stade de prototype, la puce s'implantera au niveau du cortex, la couche la plus externe du cerveau, afin de stimuler des milliers, voire des millions de neurones. Contenant des dizaines d'électrodes, cet implant sera capable de recevoir les informations visuelles et auditives et de les transmettre directement aux zones du cerveau capables de les traiter (aires auditives et visuelles). Implanter des électrodes pour stimuler certaines zones du cerveau, le principe n'est pas nouveau : nommé "stimulation cérébrale profonde", il est notamment utilisé dans le traitement de la maladie de Parkinson. Mais "ce sont des systèmes à seulement 16 électrodes, bien trop limités pour restaurer la vue ou l'audition", explique Jacob Robinson, qui fait partie du projet intitulé FlatScope.



À cette puce devrait être intégré un microscope miniature, développé par une autre équipe de l’Université Rice. Pendant que FlatScope sera activé, ce microscope observera et enregistrera l'activité cérébrale de l'organe qui demeure encore très mystérieux pour les neuroscientifiques. Là encore, le projet est ambitieux : il consiste à observer plus d'un million de neurones simultanément ! Le système devra posséder des centaines d’électrodes, et les neurones devront être rendus visibles grâce à des protéines bioluminescentes. "Comme le microscope enregistrera des images en 3D, nous pourrons voir la surface du cerveau mais aussi une certaine profondeur, explique Ashok Veeraraghavan, co-auteur de ce projet. À ce stade nous ne connaissons pas encore les limites mais nous espérons voir au moins au-delà de 500 microns."



Même si ces projets demeurent peu détaillés pour l'instant, les chercheurs sont optimistes quant à leur faisabilité. "Nous sommes en mesure de créer des processeurs contenant des milliards d'éléments sur une puce destinée au smartphone que nous avons tous dans notre poche. Alors pourquoi aurions-nous du mal à appliquer ces avancées aux interfaces neuronales ? ", fait remarquer Jacob Robinson.



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2-Sucre ou neurones, il faut choisir !

http://www.msn.com/fr-fr/sante/smartliving/sucre-ou-neurones-il-faut-choisir/ar-AAoVgpv?li=BBoJIji

31-07-2017



La dernière étude en date confirme les méfaits du sucre sur le cerveau, dont la réduction du volume de cet organe. Il est vraiment temps d’entamer une détox et de résister au matraquage publicitaire qui nous raconte le contraire…



sucre mauvais pour le cerveau, le cerveau rétrécit si trop desucre, sucre et alzeimer: image/jpeg



Il est avéré qu’une bonne hygiène de vie (sport, alimentation saine et non transformée, activité cognitive…) améliore la mémoire, même chez des sujets jeunes. Une étude de 2013* révélait par ailleurs que les comportements des 18-39 ans (fumeurs, surfeurs sur internet, stressés et accro à leur smartphone et faisant trop tout ça en même temps), engendraient plus de problèmes de mémoire et de concentration que prévus que chez les sujets plus âgés (à partir de 40 ans), plus conscients des conséquences d’un mode de vie délétère sur leur santé.

Une autre étude de la même année** incriminait, preuves à l’appui, le niveau élevé de sucre dans le sang sur les capacités cognitives, même chez les personnes en bonne santé.



La dernière étude en date persiste et signe : le chercheurs ont étudié les effets des boissons sucrées dont la consommation (à partir de 2 par jour) abîmerait carrément le cerveau en réduisant le volume cérébral.



Les cerveaux de 4000 participants (à partir de 30 ans) ont été examinés grâce à des IRM, et des tests psychologiques évaluant la mémoire de ces derniers leur ont été soumis.



« Les résultats montrent que plus la consommation de boissons sucrées est élevée moins le volume du cerveau et les scores au test de mémoire sont importants. Or, ces facteurs peuvent représenter des signes précoces de la maladie d’Alzheimer », peut-on lire sur le site lanutrition.fr.



Puisque l’on sait que chaque étude allant à l’encontre des lobbys concernés déclenche chez ceux-ci une frénétique riposte publicitaire, il convient d’être vigilants (avant que notre cerveau n’atteigne la taille d’une lentille !). C’est-à-dire de résister à ces campagnes qui nous vendent leurs poisons dans des mises en scène joyeuses, bucoliques, enfantines et faussement saines. On le voit pour la viande : plus les associations de défense animale (dont L214), dénoncent les conditions atroces de l’élevage des animaux, plus les lobbys de la viande nous matraquent avec des pubs où volailles et bovins gambadent avec bonheur dans une nature idyllique.



Première étape : préserver notre cerveau en le sevrant des sucres raffinés et industriels et en activant notre intelligence et notre sens critique…



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3-En Occident, la qualité du sperme décline dangereusement

https://www.sciencesetavenir.fr/sante/grossesse/declin-rapide-et-continu-des-spermatozoides-chez-hommes-occidentaux_115084#xtor=EPR-1-[SEAActu17h]-20170727

27.07.2017



Le sperme des hommes vivant en Europe, aux États-Unis et en Australie contient presque 60% de spermatozoïdes en moins qu'il y a quarante ans.



Des spermatozoïdes fécondent un ovule



La diminution du nombre de spermatozoïdes menace la fertilité mais aussi la santé globale des hommes.

La fertilité des hommes occidentaux pourrait devenir une préoccupation majeure au 21ème siècle. Une nouvelle étude dresse en effet un constat alarmant concernant la dégradation de la qualité de leur sperme, en constante régression depuis 1973. Cette recherche, dirigée par une équipe de l'université hébraïque Hadassah Brau, à Jérusalem, repose sur l'analyse de 7 500 études réalisées entre 1973 et 2011.



Elle permet de constater une baisse de 52,4% de la concentration de sperme et une baisse de 59,3% du nombre total de spermatozoïdes chez les hommes d'Amérique du Nord, d'Europe, d'Australie et de Nouvelle-Zélande. La concentration en spermatozoïdes est passée en moyenne de 99 millions par millilitre de sperme à 47 millions. En revanche, aucun déclin significatif n'a été observé en Amérique du Sud, en Asie et en Afrique (il existe cependant moins de données concernant ces zones).



La santé masculine en jeu

Plus inquiétant encore, les résultats publiés dans la revue Human Reproduction Update indiquent que la baisse de qualité de l'éjaculat ne va pas en s'améliorant : la chute reste forte et significative même si l'on ne considère que la période 1996-2011. C'est la première fois que ce constat est basé sur des sources aussi différentes et nombreuses. Il implique, bien sûr, que le pourcentage d'hommes dont le nombre de spermatozoïdes est inférieur au seuil de sub-fertilité ou de stérilité augmente. Et donc qu'à l'avenir de plus en plus de couples auront potentiellement besoin d'avoir recours à des méthodes d'assistance médicale à la procréation pour avoir un enfant.



Toutefois, le niveau moyen de spermatozoïdes reste dans la moyenne de la norme fixée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), entre 15 millions et 200 millions de spermatozoïdes par millilitre. Et même une concentration inférieure à 15 millions n'est pas forcément synonyme d'infertilité. Mais pour les hommes concernés les risques ne s'arrêtent pas à l'infertilité, plusieurs études récentes ont en effet alerté sur le fait que la diminution du nombre de spermatozoïdes est corrélée à d'autres maladies comme le diabète, l'ostéoporose, l'hypertension et d'autres troubles cardiovasculaires.



Des facteurs environnementaux en cause

Si les travaux des chercheurs de l'université de Jérusalem n'ont pas porté sur les causes de la baisse du nombre de spermatozoïdes, le fait que celle-ci ne soit observée que dans les pays industrialisés "suggère que des produits chimiques dans le commerce jouent un rôle causal dans cette tendance" estiment-ils dans un communiqué.



Parmi les produits incriminés, les perturbateurs endocriniens, et notamment les pesticides, font partie des principaux suspects. Cependant d'autres facteurs environnementaux pourraient aussi jouer un rôle comme le tabagisme, la sédentarité et l'obésité. Une nouvelle raison pour que les messieurs appliquent un peu mieux les recommandations des autorités sanitaires : manger sain et faire de l'exercice !



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4-Adam et Eve, un couple africain

http://lirelactu.fr/source/les-echos/b11a28f3-4ca4-4bf2-afc4-50978acf35f9

vendredi 28 juillet 2017



La génétique confirme la colonisation de la planète à partir d'un petit groupe d'individus sorti d'Afrique il y a environ 100.000 ans.



https://static.milibris.com/resource/sources/les-echos/2017-07-28/resources/91c6a6d8-3e11-4320-9f92-f6cd064ced17.jpg?profile=large



La Genèse attribue trois enfants à Adam et Eve : Caïn, Abel et Seth. Mais pour les généticiens qui ont scruté nos archives ADN, la quasi-totalité des êtres humains qui peuplent aujourd'hui la terre est issue de leurs flancs. Pour dessiner l'arbre généalogique qui en apporte la preuve, les chercheurs ont analysé la structure génétique de sujets choisis un peu partout sur la planète. Les travaux les plus détaillés sont ceux qu'ont conduits Douglas Wallace et ses collègues de la faculté de médecine de l'université Emory d'Atlanta. L'arbre de Wallace se fonde sur l'ADN mitochondrial, un matériel génétique qui se transmet par les ovocytes de la mère à l'enfant et échappe au brassage des gènes qui se produit à chaque génération.



Les spécialistes du peuplement pensent que la population humaine originelle était extrêmement réduite, de l'ordre de 2.000 individus. Ce noyau originel vivait quelque part en Afrique et aurait commencé à se subdiviser à partir de notre mère commune, l'Eve mitochondriale, il y a environ 140.000 ans. Wallace a montré que, dans la pratique, cet ADN subit des modifications du fait d'erreurs de réplication. Il a ainsi pu retracer l'expansion de l'humanité en analysant les différences concentrées ensemble dans certaines régions et continents. On sait depuis que presque tous les Amérindiens présentent des mitochondries appartenant à quatre lignées (nommées A, B, C, D). Les Européens sont rattachés à d'autres lignées (de H à K et de T à X) qui déterminent aussi la période à laquelle l'homme moderne aurait atteint ce continent : entre 35.000 et 51.000 ans. En Asie, on trouve une lignée ancestrale M, avec des subdivisions E, F et G, ainsi que les lignées A à D que l'on retrouve en Amérique.



L'Afrique enfin ne se rattacherait qu'à une seule lignée, L, divisée en trois sous-lignées, dont la plus récente serait à l'origine des lignées européennes et asiatiques.



En 2013, une étude semblable a été conduite sur le chromosome Y, qui détermine le phénotype masculin. Les chercheurs pensaient jusqu'alors que l'ancêtre masculin commun le plus récent de l'espèce humaine vivait il y a 50.000 ans. Il n'avait donc pas pu croiser Eve. Des chercheurs de l'université californienne de Stanford ont réalisé la plus vaste analyse génétique de peuplement jamais entreprise. Soixante-neuf hommes provenant de neuf populations très différentes, allant des Iakoutes de Sibérie aux Bushmen d'Afrique, ont été étudiés. Grâce à ce test de paternité géant, l'équipe a conclu que tous les hommes de leur échantillon mondial ont partagé un ancêtre masculin unique en Afrique d'environ 125.000 à 156.000 ans. En outre, l'ADN mitochondrial des hommes ainsi que les échantillons similaires de 24 femmes ont confirmé les conclusions de Wallace en déterminant Eve comme originaire d'Afrique entre 99.000 et 148.000 ans, c'est-à-dire à un moment chevauchant la présence d'Adam sur le même continent.



Des similitudes

Cela prouve-t-il pour autant l'existence d'un couple originel, ascendant de l'humanité tout entière, comme l'écrit la Genèse ? La question est loin d'être tranchée. Si les scientifiques admettent globalement la pertinence du modèle « Out of Africa », concevant qu'il y a environ 100.000 ans une petite tribu de moins de 500 hommes aurait quitté l'Afrique de l'Est, berceau de l'humanité, pour coloniser la terre entière, de nouvelles investigations génétiques compliquent la recherche de nos origines. La surprise est venue de Caroline du Sud, où la demande de test de généalogie génétique d'un certain Albert Perry, un Afro-Américain lointain descendant d'esclaves, a mis en évidence une séquence génétique portée par son chromosome Y ne ressemblant à rien de connu. Une équipe internationale a poussé l'enquête jusqu'à remonter à un « Adam archaïque » vraisemblablement âgé de… 340.000 ans, soit 140.000 ans avant l'apparition de l'homme moderne.



Comment la racine de l'arbre du chromosome Y at-elle pu à ce point glisser dans le temps ? En explorant de multiples bases de données génétiques, les auteurs de l'étude publiée dans l'« American Journal of Human Genetics » ont fini par mettre la main sur les Mbo, un peuple africain originaire du sud-ouest du Cameroun. Dans cette base se trouvaient 11 hommes dont le chromosome Y présentait des similitudes avec celui d'Albert Perry, sans doute un lointain cousin. Or, cette peuplade vivait à quelques centaines de kilomètres seulement du site préhistorique nigérian d'Iwo Eleru, où les paléoanthropologues ont établi qu'Homo sapiens avait cohabité et s'était reproduit avec les descendants d'une lignée plus ancienne. Une preuve supplémentaire pour les préhistoriens que le dessin de l'évolution humaine relève plus du buisson foisonnant en tous sens que de la linéarité de l'arbre.



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5-Ce traitement contre le cancer rend la couleur des cheveux des patients traités !

http://www.letribunaldunet.fr/sante/traitement-contre-cancer-rend-couleur-cheveux-patients-traites.html?utm_source=wysija&utm_medium=email&utm_campaign=Newsletter+quotidienne

29-07-2017



Leur traitement contre le cancer aura eu un effet insoupçonné sur leurs cheveux. La plupart des patients qui suivent des traitements contre le cancer, en particulier les séances de chimiothérapie ont tendance à provoquer la chute des cheveux. Mais chez ces Espagnols qui testent un traitement, la thérapie a rendu la couleur d’origine de leurs cheveux, pourtant gris depuis des années.



http://www.letribunaldunet.fr/wp-content/uploads/2017/07/retrouver-la-couleur-de-ses-cheveux-610x355.jpg http://www.letribunaldunet.fr/wp-content/uploads/2017/07/traitement-contre-les-cheveux-gris-610x386.jpg



Ils retrouvent leur pigmentation d'origine

Ce nouveau traitement d’immunothérapie, testé actuellement en Espagne, a eu un effet auquel les chercheurs ne s’attendaient pas. 52 patients, tous âgés d’au moins 70 ans, sont atteints d’un cancer et ont accepté de tester le traitement du dermatologue de l’Université de Barcelone. Lorsque le premier patient a retrouvé sa couleur d’origine, le docteur Noelia Rivera a pensé qu’il s’agissait d’un cas isolé. Mais bien vite, ils se sont rendus compte que tous les autres testeurs avaient retrouvé leur pigmentation d’origine.



http://www.letribunaldunet.fr/wp-content/uploads/2017/07/traitement-contre-le-cancer-retrouve-leur-couleur-de-cheveux-610x406.jpg



Peut-être un futur traitement contre les cheveux gris

Parmi les 52 patients atteints d’un cancer des poumons, 14 cas ont retrouvé leur teinte de cheveux en prenant du Keytruda, Opdivo et Tecentriq. Selon les chercheurs, le fait que les cheveux aient repris des couleurs, serait une indication que le traitement est en train de fonctionner. À l’heure actuelle, il est encore trop tôt et l’échantillon trop petit, pour tirer des conclusions quant à l’utilisation d’un des composantes du médicament pour lutter contre les cheveux gris. Surtout que ces traitements ne sont pas à prendre à la légère puisqu’ils provoquent d’autres effets secondaires non négligeables.



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6-Les boissons gazeuses diètes ne sont pas meilleures pour la santé

http://www.journaldequebec.com/2017/07/17/les-boissons-gazeuses-dietes-ne-sont-pas-meilleures-pour-la-sante

Lundi, 17 juillet 2017



Une étude affirme qu’elles pourraient être liées à des risques de maladies



http://files.gestionradioqc.com/news/picture/2017/07/18/20170718D0MR26_640x370.jpg



Lire aussi :

Amateurs de boissons diètes, soyez avisés!

http://www.985fm.ca/actualites/nouvelles/amateurs-de-boissons-dietes-soyez-avises-846296.html



Une boisson gazeuse diète ne serait pas meilleure pour la santé qu’une boisson régulière et pourrait même mener à des problèmes de santé à long terme, selon une étude de l’Université du Manitoba dévoilée lundi.



Les équipes de chercheurs ont remarqué que les édulcorants artificiels, qui se retrouvent notamment dans les boissons gazeuses diètes, pourraient être liés à des risques « relativement plus élevés » de souffrir de surpoids, d’hypertension, de diabète de type 2 et de maladies cardiaques.



Ils font ce constat après avoir analysé 37 études antérieures faites auprès de 400 000 personnes.



Plus de recherches

L’auteure principale de l’étude croit toutefois qu’on devrait approfondir davantage la question.

« En raison de l’usage généralisé des édulcorants et de leur progression, ainsi que de l’épidémie d’obésité et de maladies associées, davantage de recherches sont nécessaires pour connaître les risques à long terme et les bénéfices de ces produits », a souligné dans un communiqué la professeure Meghan Azad.



Une nutritionniste québécoise est du même avis, elle qui voudrait bien comprendre les réels effets sur l’humain des différents sucres artificiels, comme l’aspartame, le sucralose et la stévia.



« Il va falloir aller plus loin, comme pour déterminer lequel des édulcorants est le plus nocif. L’étude n’est pas suffisante pour dire qu’il faut changer totalement nos habitudes. On ne conclut pas que c’est pas un vrai poison, sauf que ça amène des doutes, et il faut trouver des réponses », indique Annie Ferland.



Pas bénéfiques

Selon cette dernière, les produits contenant des sucres artificiels sont « très modifiés » et devraient être évités par ceux qui veulent adopter une alimentation saine.



« Ce dont on se rend compte, c’est que ça ne comporte pas réellement d’effets bénéfiques pour les gens. [...] Ça peut être consommé de façon occasionnelle, mais sans plus. Mais honnêtement, prendre quelque chose qui est diète, c’est comme échanger quatre 30 sous pour un dollar. Ce n’est vraiment pas un meilleur choix alimentaire », poursuit Mme Ferland.



Bonne conscience

Elle croit même que certains se donnent bonne conscience en consommant les produits « diètes », ce qui les pousse à manger davantage.



« Pour une bonne alimentation, retirer simplement les édulcorants artificiels n’est pas non plus la solution. Il faut regarder l’alimentation globalement et faire les bons choix, comme prioriser les fruits, les légumes et les produits qui n’ont pas beaucoup d’ingrédients », affirme la nutritionniste.



L’étude précise que le métabolisme et la flore intestinale pourraient également être affectés par ces produits sucrés qui ne contiennent pas de calories.



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7-Les fumeurs coûtent 1.500 milliards de dollars à l’économie mondiale

https://fr.express.live/2017/02/03/fumeurs-coutent-1-500-milliards-de-dollars-a-leconomie-mondiale/

3 février 2017



Fumer occasionne dans le monde un coût économique d’environ 1.500 milliards de dollars. Les fumeurs utiliseraient près de 6% du budget total des soins de santé dans le monde.



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En outre, leur comportement représenterait près de 2% du produit intérieur brut dans le monde. Cela ressort d’une enquête basée sur des chiffres d’il y a 5 ans, de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et de l’American Cancer Society dans plus de 150 pays.



Les enquêteurs font remarquer que près de 40% des coûts doivent être supportés par les pays en voie de développement.



L’enquête a montré que l’habitude de fumer a conduit en un an à 2,1 millions de décès et qu’elle est la cause de 12% de tous les décès dans la catégorie d’âge entre 30 et 70 ans.



Différences régionales

Le plus grand nombre de morts se compte sur les continents européen et américain et on recense 1,4 million de victimes chez les personnes actives. On évoque une perte de 26,8 millions d’années de travail, dont 18 millions d’années à cause de décès. Le reste de la perte est dû à la maladie et à l’invalidité.



Les soins de santé doivent donc investir 422 milliards de dollars pour supporter les coûts du tabagisme. De ce fait, fumer engloutit presque 6% des fonds consacrés dans le monde aux soins de santé. En Europe de l’Est, ce pourcentage monte à 10%.



Le coût économique total du tabagisme, selon les enquêteurs, se monte à 1.436 milliards de dollars ce qui correspond à 1,8% du produit intérieur brut mondial. Cependant, on enregistre d’importantes différences selon les régions.



Au Canada et aux Etats-Unis, on parle de 3% contre 2,5% en Europe de l’Ouest et de 3,6% en Europe de l’Est. Presque 40% du coût économique mondial du tabagisme s’observent dans des pays ayant un revenu bas ou moyen. Le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine représentent ensemble 25% de ce coût.



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8-Les conspirateurs du tabac

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/02/25/les-conspirateurs-du-tabac_1647738_3224.html

25.02.2012



Fumer tue : les mensonges et les manoeuvres des cigarettiers américains sont responsables d'une catastrophe sanitaire sans précédent.



http://s2.lemde.fr/image2x/2007/01/30/534x267/861290_3_88e9_d-anciens-fumeurs-ou-ceux-fumant-moins-de-dix_30e8302069680b0477711187efe8d5b3.jpg

D'anciens fumeurs ou ceux fumant moins de dix cigarettes par jour n'ont pas paru avoir plus de risques.



Si vous souhaitez rester convaincu que l'on fume parce que c'est agréable et que c'est ainsi, tournez la page. Vous avez tout à perdre à lire ce qui suit. Mais peut-être avez-vous envie de savoir pourquoi les gens fument et pourquoi il leur est aussi difficile de s'arrêter. De savoir pourquoi autant d'entre eux devraient en mourir. Et de comprendre pourquoi tout cela nous semble aussi normal. Pour cela, il faut entrer dans la salle des machines de la plus vaste entreprise d'ingénierie du consentement jamais menée à bien. C'est un endroit compliqué. C'est un enchevêtrement d'hommes et d'institutions devenus les rouages d'une subtile mécanique, capable d'infiltrer la culture et la science, de subvertir la médecine et de corrompre en masse. Et, pour vous guider dans ce dédale, Robert Proctor est la personne qu'il vous faut.



Robert Proctor, 57 ans, n'est ni un conspirationniste ni un hygiéniste acharné. Historien des sciences, professeur à la prestigieuse université Stanford (Californie), il est l'auteur de Golden Holocaust, un livre qui paraît ces jours-ci aux Etats-Unis et qui inquiète sérieusement l'industrie américaine du tabac. Au point qu'elle a eu recours à toutes les voies légales pour tenter de mettre la main sur le manuscrit avant sa publication. Sans succès.



Qu'y a-t-il dans ce pavé de 750 pages qui trouble tant des géants comme RJ Reynolds ou Philip Morris ? Il y a leurs propres mots. Leurs petits et grands secrets, puisés dans les mémos et les messages internes, dans les rapports confidentiels, dans les comptes rendus de recherche de leurs propres chimistes, de leurs propres médecins. Le fait est peu connu en France : cette précieuse et explosive documentation – les "tobacco documents" – est publique depuis la fin des années 1990. En 1998, le Master Settlement Agreement, qui clôt les poursuites engagées par 46 Etats américains contre les cigarettiers, ne comprend pas qu'un volet financier (le versement de 250 milliards de dollars – 188 milliards d'euros – échelonnés sur deux décennies), il ordonne aussi la mise dans le domaine public des secrets de l'industrie.



INFILTRATION

Des millions de documents, recouvrant plus de cinq décennies, ont ainsi été exfiltrés des quartiers généraux des grands cigarettiers et confiés à l'université de Californie à San Francisco, chargée de bâtir la Legacy Tobacco Documents Library, et de mettre sur le Net ce fabuleux corpus. Treize millions de documents, soit plus de 79 millions de pages, sont déjà numérisés. De nouveaux sont ajoutés chaque jour ou presque. C'est au prisme de ces archives que Golden Holocaust tente de raconter une histoire globale de la cigarette. Robert Proctor épluche les "tobacco documents" depuis plus de dix ans. De quoi devenir paranoïaque. Entre mille autres choses, il y a découvert que le professeur qui l'a recruté à Stanford, voilà de nombreuses années, avait secrètement émargé chez les géants du tabac. Il y a aussi compris pourquoi une de ses demandes de financement avait été refusée par la National Science Foundation (principale agence fédérale de financement de la recherche américaine) : celui qui examinait les dossiers touchait de l'argent du tabac...



Tous ceux qui ont passé du temps sur les "tobacco documents" sont peu ou prou arrivés aux mêmes conclusions. Les experts de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en ont tiré un rapport explosif de 260 pages, publié en juillet 2000, montrant comment les cigarettiers avaient infiltré leur organisation grâce à des associations écrans ou à des scientifiques secrètement payés par eux. Le tout, bien sûr, pour entraver la mise en oeuvre de politiques de contrôle du tabac. Et lors des poursuites engagées en 1999 par l'administration Clinton, en partie fondées sur les "documents", les procureurs fédéraux ont plaidé que les manufacturiers américains du tabac ont "préparé et exécuté – et continuent à préparer et exécuter – un vaste complot depuis un demi-siècle pour tromper le public".



5,5 MILLIONS DE MORTS PAR AN

La cigarette, ce sont d'abord des chiffres. Des chiffres colossaux. Chaque année, la cigarette tue plus que le paludisme, plus que le sida, plus que la guerre, plus que le terrorisme. Et plus que la somme des quatre. Plus de cinq millions et demi de vies emportées prématurément chaque année. Cent millions de morts au XXe siècle ; sans doute un milliard pour le siècle en cours.



Réfléchir au tabac donne le vertige et la nausée. Chaque année, il se produit suffisamment de cigarettes pour emplir 24 pyramides de Khéops. Leur combustion déposera quelque 60 000 tonnes de goudron au fond de poumons humains. On peut aussi aborder la question en se demandant ce que l'homme a inventé de plus inutilement dangereux pour lui-même : rien. "La cigarette, résume Robert Proctor, est l'invention la plus meurtrière de l'histoire de l'humanité."



Il y a d'autres chiffres, d'autres calculs. "A chaque million de cigarettes fumées au cours d'une année, il y aura un mort prématuré dans les vingt-cinq ans qui suivent. C'est une loi qui est valable à peu près partout ", constate Robert Proctor. Cette macabre règle de trois a des applications inattendues. Comme celle de savoir combien de morts ont causé les mensonges des hauts cadres de "Big Tobacco".



"MAINTENIR LA CONTROVERSE VIVANTE"

Le 14 décembre 1953, les grands patrons du tabac se retrouvent discrètement à l'hôtel Plaza de New York. Quelques mois auparavant, des expériences menées sur des souris ont montré que le produit qu'ils vendent est cancérigène – ce que les médecins allemands savaient depuis les années 1920 –, et des journaux commencent à évoquer cette possibilité. Au terme de réunions avec le patron de Hill & Knowlton, conseiller en relations publiques, les géants du tabac se lancent dans une entreprise de propagande et d'instrumentalisation du doute scientifique qui retardera la prise de conscience des ravages de la cigarette. Il faut "maintenir la controverse vivante". Un cadre de Brown & Williamson l'écrit dans un célèbre mémo, découvert dans les "tobacco documents " : "Le doute est ce que nous produisons." Avec succès. Ce n'est qu'en 1964 que les autorités sanitaires américaines commenceront à communiquer clairement sur le lien entre tabac et cancer du poumon.



Dix ans de retard. "Si on décale les courbes de la consommation du tabac, c'est-à-dire si on place en 1954 le début de fléchissement constaté à partir de 1964, on voit que 8 000 milliards de cigarettes "en trop" ont été consommées aux Etats-Unis. Elles n'auraient pas été fumées si le public avait su la vérité dix ans plus tôt, explique Robert Proctor. Cela représente environ huit millions de morts dans les décennies suivantes." Les mensonges d'une demi-douzaine de capitaines d'industrie provoquant la mort de plusieurs millions de personnes ? Une fiction qui mettrait en scène une conspiration de cette ampleur serait taxée d'irréalisme ou de loufoquerie...



Tout ne commence pas en décembre 1953. D'autres manoeuvres sont plus anciennes. Le plan Marshall, par exemple. Le grand programme d'aide à la reconstruction de l'Europe dévastée par la seconde guerre mondiale a également été "mis à profit par les cigarettiers américains pour rendre les populations européennes accros au tabac blond flue-cured, facilement inhalable". Tout est là. Le flue-curing est une technique de séchage des feuilles de tabac qui se répand largement aux Etats-Unis à la fin du XIXe siècle, et qui permet de rendre la fumée moins irritante, donc plus profondément inhalable. Or jusque dans la première moitié du XXe siècle, on fume encore, dans une bonne part de l'Europe continentale, du tabac brun, très âcre, beaucoup moins dangereux et addictif. Car plus la fumée peut pénétrer profondément dans les poumons, plus l'afflux de nicotine dans l'organisme est rapide, plus l'addiction qui se développe est forte. Et plus les dégâts occasionnés sur les tissus pulmonaires sont importants. "Au cours de la réunion de Paris (le 12 juillet 1947) qui a mis en mouvement le plan Marshall, il n'y avait aucune demande des Européens spécifique au tabac, raconte Robert Proctor. Cela a été proposé et mis en avant par un sénateur de Virginie. Au total, pour deux dollars de nourriture, un dollar de tabac a été acheminé en Europe."



"RENDRE LES FUMEURS LE PLUS ACCRO POSSIBLE"

Le succès de la cigarette repose toujours, aujourd'hui, sur le talent des chimistes de "Big Tobacco" pour rendre la fumée plus douce, plus volatile, plus pénétrante. Les fumeurs, qui connaissent cette sensation de piquante fraîcheur aux poumons, tiennent pour naturel et normal de fumer ainsi. "Avaler" la fumée, dit-on. C'est au contraire le résultat d'une chimie pointue et compliquée. Plusieurs centaines de composés - accélérateurs de combustion, ammoniac, adjuvants divers, sucres, etc. - sont ajoutés au tabac. Ils rendent la fumée moins irritante, plus inhalable. "On peut dire que la cigarette est véritablement un produit défectueux en ce sens qu'il est beaucoup plus nocif qu'il ne devrait "normalement" l'être... Il est modifié pour rendre les fumeurs le plus accro possible et cela le rend plus dangereux", explique Robert Proctor.



Parfois, ce qu'on retrouve dans les cigarettes n'a pas été ajouté par les chimistes de l'industrie, mais par les caprices de la nature. Ainsi du polonium 210. Pour des raisons non encore éclaircies, la feuille de tabac a une détestable propriété : elle fixe et concentre cet élément radioactif naturellement présent dans l'environnement à des teneurs infimes. Les "tobacco documents" montrent que, dès les années 1950, l'industrie a découvert cette vérité qui dérange. Elle ne divulguera rien. Les premières publications indépendantes sur le sujet n'interviendront qu'au milieu des années 1960...



Golden Holocaust raconte par le menu comment les cadres de l'industrie ont réagi à ce "petit souci" de qualité du produit fini. Et le luxe de détails prodigués par les "tobacco documents" fait basculer dans un univers sidérant. Dans un premier temps, les cigarettiers cherchent à se débarrasser de cet élément radioactif. Ils font mener des travaux qu'ils gardent secrets. Car les publier pourrait "réveiller un géant endormi" ("waking a sleeping giant", dans le texte), écrit un cadre de Philip Morris à son patron, en 1978, ajoutant : "Le sujet va faire du bruit et je doute qu'il faille fournir des faits."



Plusieurs solutions sont découvertes. Changer d'engrais ? Traiter les feuilles de tabac à l'aide d'un bain d'acide ? Sélectionner les feuilles les moins chargées en polonium ? Aucune de ces solutions ne sera, semble-t-il, retenue. Car résoudre ce problème ne procure pas d'"avantage commercial ", selon l'expression d'un haut cadre de RJ Reynolds, consignée dans les documents. Le passage des feuilles de tabac par un bain acide, par exemple, contraindrait à une "gestion spécifique" d'effluents radioactifs. Cela coûte de l'argent.



"UNE FORME D'ESCLAVAGE"

Surtout, redoutent les industriels, ce traitement pourrait affecter les propriétés chimiques de la nicotine, la rendant moins efficace à entretenir leur capital le plus précieux : l'addiction. Et puis, mieux vaut ne pas mettre sur la place publique ce problème, même si c'est pour annoncer l'avoir résolu. Dans les années 1980, Philip Morris ferme son laboratoire ad hoc. Surtout, ne pas réveiller le "géant endormi".



Quelque trente années plus tard, il dort toujours d'un sommeil de plomb. Combien de fumeurs savent qu'ils ont dans la poche un paquet de 20 tiges légèrement chargées de polonium 210 ? Combien savent qu'un paquet et demi par jour équivaut – selon une évaluation publiée en 1982 dans le New England Journal of Medicine – à s'exposer annuellement à une dose de rayonnement équivalente à 300 radiographies du thorax ? Combien savent que ce polonium 210 est responsable d'une fraction non négligeable des cancers contractés par les fumeurs ? Lorsqu'on sait, il y a quelque chose de tristement effarant à voir des militants antinucléaires griller une cigarette lorsqu'ils attendent, pour les intercepter, les convois d'oxyde d'uranium de l'industrie nucléaire ; eux-mêmes introduisent dans leur organisme un radioélément qui les irradiera de l'intérieur...



On mesure le succès d'une entreprise de propagande à l'aune de ce genre de paradoxe. Il y en a d'autres. Par exemple, le plaisir procuré par la cigarette. "C'est une pure fabrication de l'industrie, répond M. Proctor. C'est une différence fondamentale avec d'autres drogues comme l'alcool et le cannabis. La cigarette n'est pas une drogue récréative : elle ne procure aucune ébriété, aucune ivresse." Elle ne fait que soulager celui qui est accoutumé au tabac, elle le rend fonctionnel. "C'est écrit en toutes lettres dans les documents : fumer n'est pas comme "boire de l'alcool", c'est comme "être alcoolique", dit Robert Proctor. Parmi ceux qui aiment la bière ou le vin, seuls 3 % environ sont accros à l'alcool. Alors qu'entre 80 % et 90 % des fumeurs sont dépendants. C'est une forme d'esclavage."



PROPAGANDE

Pourtant, l'American Civil Liberties Union (ACLU) – l'équivalent de notre Ligue des droits de l'homme – a fait campagne au début des années 1990 pour la "liberté" de fumer sur le lieu de travail. Mais il est vrai que la prestigieuse ACLU venait, elle aussi, de toucher quelques centaines de milliers de dollars de l'industrie du tabac... "Comment peut-on parler de liberté lorsque 90 % des fumeurs interrogés disent vouloir s'arrêter sans y parvenir ?" Le novlangue d'Orwell n'est pas loin. "La guerre, c'est la paix", "l'amour, c'est la haine" professait le Parti omnipotent de 1984. Dans le monde du tabac, "l'esclavage, c'est la liberté".



Et ce message fait mouche. Les adolescents voient souvent dans la cigarette une manifestation d'esprit rebelle. Convaincre qu'inféoder ses fonctions biologiques à de grands groupes industriels tient de la rébellion, voilà un tour de force marketing, dont le projet est inscrit en toutes lettres dans les "tobacco documents" : il faut vendre aux jeunes l'idée que fumer procède d'une "rébellion acceptable".



Créer de toutes pièces des réflexes mentaux dans la population – qui ne résistent ni à l'analyse critique ni même au simple bon sens – est la part la plus fascinante de cette histoire. C'est le fruit d'investissements lourds. Depuis des décennies, les apparitions des marques de cigarettes dans le cinéma hollywoodien sont millimétrées, à coups de millions de dollars. D'autres millions sont investis par l'industrie dans la recherche biomédicale académique : non pour trouver des remèdes aux maladies du tabac mais, très souvent, pour documenter des prédispositions génétiques à des maladies, attribuées ou non à la cigarette... "Des sommes colossales ont été injectées par le tabac dans la génétique fonctionnelle, au détriment des travaux sur les facteurs de risques environnementaux, dont le tabac, explique Robert Proctor. Cela crée ce que j'appelle un "macrobiais" dans la démarche scientifique. Cela contribue à développer l'idée que les maladies sont programmées en nous et qu'on n'y peut rien."



Infiltration de la culture, infiltration de la science. Il restait à Robert Proctor à en découdre avec sa propre discipline. "J'ai aussi cherché les rats dans ma propre maison", déclare-t-il. Une cinquantaine d'historiens – la plupart financés ou secrètement payés par les cigarettiers – ont formulé lors des procès du tabac des témoignages favorables aux industriels. Dans les "tobacco documents", les cigarettiers parlent de développer une "écurie" de savants. Seuls deux historiens américains – dont l'auteur de Golden Holocaust – ont témoigné du côté des malades.



L'histoire est un enjeu important, crucial même. "Aborder l'histoire d'une certaine façon, conclut le professeur de Stanford, comme, par exemple, dans cette étude présentant "les origines de la controverse du tabac dans l'Angleterre du XVIIe siècle", permet de normaliser un phénomène qui, regardé autrement, serait simplement intolérable." Il faut inscrire la cigarette comme une variable banale de l'Histoire longue pour occulter le caractère inédit de l'addiction de masse qui s'est développée depuis le milieu du siècle dernier.



Peser sur l'histoire et les sciences sociales pour fabriquer le consentement. Philip Morris a formalisé ce projet en 1987 sous le nom de Project Cosmic – un plan destiné à "créer un réseau extensif de scientifiques et d'historiens partout dans le monde", toujours selon les "tobacco documents ". "Il s'agissait de recruter des savants dont les travaux ou les idées pourraient contribuer à forger une "narration" favorable aux industriels", explique Robert Proctor.



Cas pratique, parmi tant d'autres. Dans les années 1990, l'historien travaillait sur un sujet original et peu défriché : les politiques de santé publique dans l'Allemagne nazie et la guerre qu'Hitler avait déclarée à la cigarette. L'un de ses articles sur le sujet fut accepté en 1997 par le Bulletin of the History of Medicine. Mais, quelques années plus tard, la revue a refusé un autre de ses articles – cette fois sur l'industrie américaine du tabac. Lorsqu'une étude permet de nourrir un amalgame entre contrôle du tabac et totalitarisme, elle est acceptée ; lorsqu'elle dérange les industriels, elle est rejetée... Pour comprendre, dit Robert Proctor, "il suffit de regarder la composition du comité éditorial de la revue et les liens financiers de certains de ses membres avec le tabac". Les chiens de garde du Project Cosmic surveillaient les portes de la revue savante.



Contactés par Le Monde, les cigarettiers cités n'ont pas souhaité commenter les travaux de M. Proctor.

Stéphane Foucart - Stanford (Etats-Unis), envoyé spécial



À LIRE

"GOLDEN HOLOCAUST : ORIGINS OF THE CIGARETTE CATASTROPHE AND THE CASE FOR ABOLITION" de Robert Proctor (UniversityofCalifornia Press, 752p., 37€ ).

LES "TOBACCO DOCUMENTS" sont mis en ligne sur le site Legacy Tobacco Documents Library : www.legacy.library.ucsf.edu .



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9-Les heures passées devant un écran sont “bénéfiques pour les adolescents”

https://fr.express.live/2017/01/25/heures-en-ligne-benefiques-adolescents/

25 janvier 2017



Une nouvelle étude menée auprès de 120 000 adolescents à travers le Royaume-Uni a démontré que ceux qui passent jusqu’à 4 heures et demi devant leur ordinateur par jour seraient plus heureux et optimistes que ceux qui passent trop ou trop peu de temps sur Internet.



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Tout semblait pourtant indiquer le contraire. Durant la dernière décennie, le temps moyen passé devant un écran pour un adolescent est passé de 8 heures par semaine à 18,9 heures, et les experts ont fait le lien entre le temps toujours plus important passé devant un écran et une épidémie de problèmes de santé mentale comme la dépression et l’automutilation.



Mais les résultats de l’étude publiée dans Psychological Science et menée par Andrew Przybylski, psychologue à l’université d’Oxford, et Netta Weinstein de l’université de Cardiff nous montrent que tout n’est pas si simple…



Des adolescents plus heureux

Ceux-ci ont observé qu’il existe une durée passée devant les écrans qui est ‘juste bien’ et bénéfique. Selon le Dr. Przybylski, la crise des problèmes de santé mentale parmi les adolescents a distrait les chercheurs du fait qu’ils sont en moyenne beaucoup plus heureux que par le passé : « Les enfants au Royaume-Uni sont plus heureux, en meilleure santé, ils fument moins de cannabis, ils consomment moins de substances illégales, ils boivent sacrément moins qu’il y a dix ans ».



Son conseil aux parents ? N’essayez pas de ‘déconnecter’ vos enfants, mais au contraire, impliquez-vous plus dans leurs activités en ligne.



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10-La dépression favoriserait les risques de cancer

http://www.lepoint.fr/sante/la-depression-favoriserait-les-risques-de-cancer-26-01-2017-2100239_40.php?M_BT=3740130578&m_i=OgudEYA5kW7KeSfw5lPZMe8aBiziLTGBfE2k3uJG9q7dv4fFCvi9sezC_SeDHgBRYiYUn_HuabOfbTbX3wm8mniRvxuOOz#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20170126

26/01/2017



Une étude britannique publiée jeudi révèle que les personnes dépressives auraient davantage de chances de contracter certains types de cancer.



L'étude britannique a été menée sur plus de 160 000 personnes.

L'étude britannique a été menée sur plus de 160 000 personnes.



La dépression et le cancer ne seraient pas si étrangers l'un à l'autre, suggère une étude publiée jeudi. Les personnes dépressives ou anxieuses pourraient en effet avoir une probabilité plus élevée de mourir de certains types de cancers. L'analyse du parcours de plus de 160 000 adultes en Angleterre et au pays de Galles montre que ceux qui se sont déclarés en détresse psychologique sont plus fréquemment morts par la suite de leucémie et de cancers de la prostate ou du système digestif (côlon, pancréas, œsophage).



Les chercheurs soulignent toutefois qu'il s'agit d'une observation statistique, qui ne signifie pas forcément qu'il y a un lien de cause à effet entre état psychologique et cancer. Mais ces résultats viennent s'ajouter aux nombreux indices de l'existence d'interactions entre santé physique et santé mentale, est-il rapporté dans l'article, publié dans la revue British Medical Journal (BMJ).



Des recherches ont ainsi déjà montré que les symptômes de dépression et d'anxiété sont associés à un risque plus élevé de maladie cardiovasculaire. Mais le lien avec le cancer était jusqu'à présent peu connu, expliquent les chercheurs issus de l'University College de Londres, de l'université d'Édimbourg et de celle de Sidney. L'équipe, dirigée par David Batty, épidémiologiste à l'University College de Londres, a analysé 16 études de suivi de populations sur le long terme (une dizaine d'années en moyenne).



Sur 163 363 personnes âgées de 16 ans ou plus, et qui n'avaient pas de cancer lors de leur inclusion dans l'étude, 4 353 sont mortes de cette pathologie au cours de la durée d'observation. Les chercheurs se sont penchés en particulier sur les cancers hormonodépendants ou liés au mode de vie. Des études suggèrent en effet que le déséquilibre hormonal lié à la dépression conduit à une production plus élevée de cortisol et inhibe les mécanismes naturels de réparation de l'ADN, ce qui affaiblit les défenses face au cancer.



Tabac, alcool et obésité

Il est par ailleurs établi que les personnes dépressives ont davantage tendance à fumer, à boire et à devenir obèses, trois facteurs de risque du cancer. Selon l'analyse réalisée, les personnes décrivant des symptômes de dépression et d'anxiété dans les questionnaires sont environ 80 % plus nombreuses à être mortes de cancer du colon, et plus de deux fois plus nombreux à avoir succombé à un cancer de la prostate, du pancréas ou de l'œsophage.



Pour la leucémie, c'est même près de quatre fois plus. Les chercheurs ont neutralisé statistiquement les effets pouvant être liés au mode de vie, au sexe, à l'âge, ou encore à la corpulence et au statut socio-économique. On ne peut pas exclure une causalité inversée, c'est-à-dire que la dépression est provoquée par les symptômes d'un cancer pas encore diagnostiqué, et non la cause du cancer, avertissent les chercheurs. D'autres recherches sont donc nécessaires pour confirmer le lien et démêler les causalités, a estimé le docteur Batty.



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11-La Silicon Valley cherche à prolonger la vie humaine

https://fr.express.live/2017/01/24/silicon-valley-cherche-a-prolonger-vie-humaine/

24 janvier 2017



Divers millionnaires de la sphère technologique de la Silicon Valley espèrent pouvoir trouver un moyen de prolonger la vie humaine. Au centre de cette initiative se trouve le milliardaire Peter Thiel, un des fondateurs de PayPal et conseiller en technologie de l’équipe de transition de Donald Trump (entre Trump et Tim Cook sur la photo ci-dessus).



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Thiel aurait en effet pris contact avec Jesse Karmazin, fondateur de l’entreprise biotechnologique Ambrosia qui teste sur de riches cobayes des injections de sang de jeunes donneurs dont l’âge ne dépasse pas les 25 ans. Pour participer à cette expérience, le coût est de 8.000 dollars.



En Europe, de telles pratiques sont souvent considérées comme étranges, mais selon un certain nombre d’experts, ces expériences ne devraient pas surprendre, explique Yann Verdo dans le journal Les Echos. En Californie, Peter Thiel n’est pas le seul qui veut investir une partie de sa fortune pour repousser la mort.



Résultats

Hugo Aguilaniu, directeur de recherche auprès du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), fait remarquer que les injections ne sang ne sont qu’une possibilité pour atteindre ces objectifs. Anguilaniu fait référence à Cynthia Kenyon qui dans la première moitié des années 90, a découvert le gène du vieillissement et a été embauchée par Google pour diriger la filiale, Calico, centrée sur les recherches pour prolonger la vie.



Chez Calico, Kenyon se concentre principalement sur la recherche de produits luttant contre un nombre de substances biochimiques toxiques causant diverses maladies imputées au vieillissement. L’élimination de ces substances devrait permettre de prolonger l’existence. La Clinique Mayo à Rochester fait des recherches dans le même sens.



A court terme, selon Aguilaniu, on peut s’attendre déjà à de modestes succès, mais à longue échéance, les recherches pourront conduire, selon le scientifique français, à l’élaboration de produits plus performants.



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12-Des chercheurs ont surpris des virus en train de se parler

http://www.slate.fr/story/135203/des-chercheurs-ont-surpris-des-virus-en-train-de-se-parler#xtor=RSS-2

22.01.2017



Et cela pourrait signifier l'entrée dans une nouvelle ère d'antiviraux



Bactériophage

Bactériophage



Lire aussi :

Les virus se parlent avant d’attaquer

https://fr.news.yahoo.com/virus-parlent-avant-d-attaquer-185050205.html



Les virus sont capables de se laisser des messages les uns aux autres: c'est la découverte étonnante faite par des chercheurs israéliens.



Au Weizmann Institute of Science, Rotem Sorek et ses collègues étaient à la recherche d'un «papotage bactérien». Ils étudiaient, explique Quartz, la manière dont les virus (phages) attaquent une espèce bactérienne nommée Bacillus subtilis et ils savaient que dans certaines situations ces bactéries communiquaient. Le phénomène, appelé détection du quorum, est connu: il aide les bactéries à contrôler leur comportement en fonction du nombre d'autres bactéries autour. C'est crucial pour qu'elles puissent décider quand lancer une attaque sur un organisme hôte par exemple. Mais les chercheurs se sont rendus compte que les virus eux-mêmes bavardaient.



La plupart du temps, les virus qui attaquent des bactéries s'emparent du système de la cellule hôte et se multiplient jusqu'à ce que la cellule explose et meure. Mais il arrive parfois que des phages insèrent leur propre génome dans celui d'un hôte, et se mettent en sommeil jusqu'à ce qu'un déclencheur provoque leur réveil et leur multiplication plus tard.



Expérience

L'hypothèse de Sorek était qu'étant donnée la fréquence à laquelle les virus attaquent les bactéries B. subtilis, celles-ci avaient peut-être développé une manière de prévenir les autres avant que l'attaque ne commence. Il a donc pris un virus nommé phi3T et l'a ajouté à une fiole pleine de B. subtilis. Comme prévu, les virus tuèrent alors les bactéries en larges nombres.



Afin de voir si des signaux chimiques étaient émis, Sorek a filtré le mélange et enlevé les bactéries et les virus pour ne laisser que les protéines. Il a ensuite mis le mélange de protéines dans une nouvelle fiole contenant des B. subtilis. A sa surprise cette fois, quand il a ajouté les virus phi3T, les virus ont changé de comportement: au lieu de tuer les hôtes, ils ont glissé une partie de leur génome dans les bactéries. Quelque chose dans le mélange de protéines avait incité les virus à changer leur modalité d'attaque. Sorek allait découvrir que les virus avaient senti des signaux chimiques laissé derrière par leurs prédécesseurs, signaux destinés à leur permettre de décider de tuer ou juste d'infecter les hôtes.



L'avenir de l'arbitrium

Les virus utilisent pour communiquer une protéine que l'équipe de chercheurs a appelée arbitrium, qui sort de la bactérie après la mort. Quand les niveaux d'arbitrium augmentent —quand donc un grand nombre de cellules sont mortes— les virus arrêtent de tuer les bactéries qui restent et se mettent en sommeil dans le génome bactérien.



C'est, comme le note le magazine Nature «la toute première fois que toute forme de communication est découverte entre des virus». Et il se pourrait que de nombreux autres virus puissent communiquer entre eux, dans leur propre langage moléculaire, y compris peut-être des virus responsables de maladies humaines. «Si c'est effectivement le cas, les scientifiques pourraient bien avoir découvert une nouvelle voie pour empêcher les attaques virales», continue la revue.



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13-Nous sommes en 2030 et les enfants assimilent une année scolaire en… 3 mois

https://fr.express.live/2017/01/18/formation-enseignement-2030-intelligence-artificielle/

18 janvier 2017



En 2030, la plus grande société de l’Internet dans le monde ne sera ni Apple, Google ou Facebook, mais une entreprise qui se spécialisera dans la formation et qui n’existe pas encore. C’est ce qu’affirme le futurologue Thomas Frey sur le site Web du Forum Economique Mondial.



teaching robot and pupil



Selon Frey, l’avenir de l’éducation et de la formation dépendra de l’intelligence artificielle (IA), et plus particulièrement, des robots.



Cela implique, selon le futurologue, que les cours en ligne déjà existants (Massive open online courses ou MOOCS) seront grandement améliorés. Sauf que ce ne seront plus des enseignants humains qui apparaîtront dans les clips vidéo, mais des robots.



Grâce à l’intelligence artificielle, les robots seront assez intelligents pour adapter chaque cours à chaque élève, afin de lui permettre d’exploiter ses forces et ses faiblesses. Grâce aux algorithmes, on bâtira des cours sur mesure pour chacun.



Est-ce que le système scolaire actuel est efficace ?

Lorsque nous allions à l’école, la plupart d’entre nous écoutions un enseignant qui se tenait face à ses élèves dans une salle de classe. Cela comportait de nombreux avantages, mais était-ce si efficace ?



La réponse est non, parce que les 25 élèves qui soutiennent leur attention pour écouter l’enseignant apprennent tous la même chose au même rythme.



Et c’est exactement ce qui rendra l’intelligence artificielle si intéressante dans ce domaine. Selon Frey, ce nouveau système permettra aux étudiants de maîtriser un cours 4 à 10 fois plus rapidement qu’aujourd’hui, et d’assimiler une année complète en seulement 2 ou 3 mois.



Est-ce réaliste et possible ?

Il nous reste encore 13 ans avant d’atteindre 2030. En termes d’Internet, c’est une éternité. En 2004, l’Internet a commencé progressivement à rentrer dans nos vies (YouTube n’existait pas encore, il aura fallu attendre encore 3 ans avant la sortie du premier iPhone, et Google venait juste d’être introduit en bourse pour 85 $ par action, alors qu’aujourd’hui, celle-ci vaut 804 $).



Si nous regardons ce qui a été accompli au cours de ces 13 dernières années (DeepMind de Google, Watson d’IBM, les drones d’Amazon…), les prévisions de Frey semblent absolument réalistes.



La recherche scientifique montre que la méthode d’enseignement “un pour un” est la plus efficace pour améliorer la performance scolaire des enfants (contre la méthode actuelle de la classe), ce qui suggère que cette évolution est bien appelée à se produire.



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14-Dents : les plombages au mercure bientôt interdits

http://www.medisite.fr/a-la-une-dents-les-plombages-au-mercure-bientot-interdits.1230782.2035.html?xtor=EPR-55-%5BMedisite-Alerte-Infos%5D-20161215

15 Décembre 2016



Le recours aux amalgames dentaires utilisant du mercure sera bientôt interdit sur certaines personnes. Ce métal est en effet toxique et pourrait être impliqué dans plusieurs maladies graves.



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"Le mercure, qui peut avoir des conséquences extrêmement négatives sur la santé, est l’une des dix substances les plus polluantes au monde." Ces termes formulés par le Parlement européen figurent dans un nouveau projet de loi présenté à l’échelle de l’Union Européenne. Le Parlement s’est en effet réuni avec la Commission Européen et le Conseil relatif au mercure la semaine dernière et sont parvenus à un accord visant à interdire les amalgames dentaires utilisant du mercure dans certaines conditions à partir du 1 er juillet 2018.



Interdire les plombages au mercure pour les femmes enceintes et les enfants

Les premiers concernés par cette mesure seront les personnes les plus vulnérables, à savoir les fœtus, les nourrissons et les jeunes enfants : à compter de l’entrée en vigueur de l’accord, "l’utilisation d’amalgames dentaires sous quelque forme que ce soit [sera] interdite pour le traitement des femmes enceintes ou qui allaitent et des personnes qui reçoivent un traitement sur leurs dents de lait " précise ainsi l’Amendement 60 de l'article 10 du projet de loi.



Un risque d’empoisonnement du foie, des reins et du cerveau

Mais pourquoi de telles précautions ? Le mercure est fréquemment utilisé pour soigner les caries et combler les cavités qu’elles laissent dans les dents. Les plombages sont ainsi généralement composés à 50% de mercure. Mais depuis plusieurs années, des experts alertent sur les dangers de ce métal : des minuscules morceaux de mercure pourraient se décoller et empoisonner les organes comme le foie, les reins et même le cerveau, où ils seraient même suspectés de jouer un rôle dans le déclenchement de la maladie d’Alzheimer. Les amalgames au mercure pourraient également être impliqués dans le développement de scléroses en plaques, dans l’anxiété, la dépression et l’infertilité, selon l’Académie internationale de médecine bucco-dentaire et de toxicologie (International Academy of Oral Medicine and Toxicology, IAOMT).



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15-Pourquoi prenons-nous 3 repas par jour?

https://fr.express.live/2016/12/09/pourquoi-3-repas-par-jour/

9 décembre 2016



La règle des 3 repas par jour semble tellement naturelle que ses multiples formes de contournement, comme le fait de sauter le petit-déjeuner, ou celui de grignoter, sont souvent condamnées par les médias et le corps médical. Et pourtant, c’est une habitude très récente, qui a beaucoup varié en fonction des âges et des milieux sociaux.



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« Un paysan du Moyen-âge commençait par une bière, du pain le matin, puis emportait de la nourriture aux champs pour un repas conséquent qu’il prenait entre 2 et 6 heures ou même plus tard, selon son travail, la saison et multitude de facteurs», affirme le professeur d’histoire Paul Freedman, qui enseigne à l’Université de Yale aux Etats-Unis.



Dans son ouvrage, Food: The History of Taste (La nourriture: l’histoire du goût), il évoque comment le monde occidental est parvenu à instituer cette règle intangible des 3 collations par jour, alors qu’elle « ne repose sur aucun argument biologique ». En fait, ce serait le besoin de se rassurer avec des rituels routiniers qui écartent l’incertitude, qui aurait conduit à adopter cette discipline.



Mais de nos jours, le rythme d’alimentation quotidien redevient de plus en plus une affaire de goûts personnels et la sacro-sainte règle des 3 repas tend à disparaître, à la faveur des changements de soc