jeudi 31 août 2017

Le dernier article n’est pas passé


1-Dans les centres chinois de désintoxication de drogués d’Internet, les morts affluent
2-Omniscience, d’André Ourednik
3-Elon Musk et 115 autres signataires pressent les Nations unies d’interdire les armes autonomes
4-Tikad : Le drone des champs de bataille de demain ?
5-Des hackers russes utilisent le Wi-Fi des hôtels de luxe pour espionner les invités VIP
6-Des robots livrent des repas dans les rues de Silicon Valley
7-Whatsapp, moins sûr qu’on le croit ?
8-Mourir sur les réseaux sociaux : décryptage d'un "phénomène"
9-Pour détecter du phishing, l’internaute est moins fort qu'il ne le croit
10-Les entreprises testent des logiciels qui surveillent les travailleurs jour et nuit
11-L’Allemagne sera la première à utiliser le filtre pour fausses informations de Facebook
12-L’ordinateur à l’intelligence artificielle Libratus renvoie les meilleurs joueurs de poker au monde chez eux
13-Les années Obama : le bilan d'un président "geek"
14-Faux comptes Facebook : le Hamas a piégé des soldats israéliens avec des profils de jeunes femmes attrayantes
15-Les sociétés Internet ont reçu un nombre record de demandes d’informations judiciaires
16-La guerre du futur se fera avec des essaims de mini-drones autonomes
17-Piratage : attention aux photos sur les réseaux sociaux
18-2016, année faste pour les hackers
19-Voici l’iPhone Gun, l’arme à feu semblable à un iPhone
20-LinkedIn est définitivement banni de Russie

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1-Dans les centres chinois de désintoxication de drogués d’Internet, les morts affluent
https://fr.express.live/2017/08/21/centres-chinois-de-desintoxication-de-drogues-dinternet-morts-affluent/
21 août 2017

Le 3 août, Liu Dongmei a déposé son fils de 18 ans Li Ao dans le centre de traitement internet Hefei Zhengneng. Le garçon s’était désintéressé de tout, sauf d’Internet. Liu a payé 3.500 dollars pour un séjour dans ce centre qui promettait de libérer son fils de son addiction. Deux jours plus tard, Li Ao était mort. Sur son corps ont été retrouvées des traces de plus de 20 blessures internes et externes. Sa mère a déclaré qu’il était couvert de cicatrices.

https://i0.wp.com/fr.express.live/wp-content/uploads/sites/2/2017/08/China-internet-addiction-boot-camp.jpg?resize=980%2C580&ssl=1

Esclaves d’Internet
Les scientifiques classent l’addiction à Internet dans la même catégorie que les autres addictions : celle des pulsions irrésistibles qui occasionnent des troubles neurologiques et psychologiques et qui entraînent des problèmes sociaux.

L’utilisation problématique d’Internet a un impact important sur les relations personnelles, telle est la conclusion d’une enquête récente de chercheurs de la Georgia State University. En outre, ces derniers ont dû constater que l’approche d’une dépendance de l’informatique peut être particulièrement complexe.

En Chine, il y aurait 29 millions d’esclaves d’Internet, dont l’âge va de 6 à 29 ans.

300 centres « paramilitaires » de désintoxication d’addiction à l’Internet
Pour combattre le problème évoqué ci-dessus, 300 centres de désintoxication ont été créés dans tout le pays. Ce sont souvent des camps paramilitaires où les parents laissent leurs enfants pour une période de 3 à 6 mois.

Cependant, ces centres sont souvent connus pour leurs pratiques violentes et inhumaines, lors desquelles les « patients » doivent subir des tests physiques extrêmes, sont soumis à des électrochocs et sont arrachés à leur sommeil. « Leur personnalité est détruite » a expliqué, en 2016, un visiteur de ces camps à la chaîne américaine CNN.

Meurtre et suicide
La mort du jeune Ao n’est pas un phénomène isolé. L’an passé, une jeune fille de 16 ans a assassiné sa mère, après avoir fréquenté un centre de ce type où elle affirmait avoir été violée. Il y a quelques mois, un autre adolescent s’est suicidé dans un centre de désintoxication de la ville Xi’an.

L’enquête sur la mort de Ao est encore en cours, mais Heifei Zenghgneng a été fermé entre-temps, après que diverses plaintes antérieures n’ont jamais reçu de réponses claires.

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2-Omniscience, d’André Ourednik
https://www.contrepoints.org/2017/08/22/297218-omniscience-dandre-ourednik?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=00d02a614b-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-00d02a614b-114181169&mc_cid=00d02a614b&mc_eid=3a34d02b7c
22 août 2017

Dans un futur proche, les archives papier et les bases de données sont révolues et les informations sont stockées dans un data lake, un bassin de mémoire liquide appelé omniscience. Un essai de science fiction troublant.

https://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2016/11/11396380473_26f323b1e4_z.jpg

Le temps, pensons-nous, rongeait l’existence de nos ancêtres, mais nos cuves d’Omniscience s’ouvrent à l’éternité. (Contribution au trou noir du professeur StevenTurmdijk)

L’Omniscience est, dans ce temps à venir, le dernier cri de la technologie pour stocker les données, sous forme liquide. Plus personne ne lit de livres, sous forme papier. Les données numériques, sous forme solide, ne sont plus qu’un souvenir…

Le service des immersions
Le bassin de l’Omniscience est géré par le Service des immersions, qui dépend de l’Office de la Mémoire, l’OfMem. Tous ses employés ont un nom de fonction, l’uanid, pour unique anonymous identifier, composé des premières lettres de leur vrai nom et des premières de leur unité :

Grâce à son uanid, un humain devenait un sachet de donnée servile et prêt à s’ouvrir sur demande. Certains appréciaient pour peu que ça les déresponsabilise de leur propre contenu.

Quoi qu’il en soit, les données du Médium, nom que l’on donne au liquide bleu de l’Omniscience, sont exploités soit par des robots-lecteurs, soit par des fils de lecture tissés par des plongeurs qui les immergent dans le bassin mémoriel.

Les plongeurs de la série E
Chacun de ces fils de lecture porte un numéro de dossier comprenant une majuscule de l’alphabet, le symbole # et un nombre. En principe un fil de lecture correspond à un plongeur et un seul. À l’exception des plongeurs de la série E :
« Les plongeurs de la série « E » suivaient leurs propres lubies […]. Par envie de tester le potentiel du Médium ou simplement de prendre un bain […]. Ça donne des fils aléatoires. En deux mètres, vous sautez dans une narration complètement différente, apparemment déconnectée du point de départ. »

E#26 est d’autant plus mystérieux qu’il a détruit ses papiers d’identité, effacé tous les dossiers contenant son nom ou alors permuté les uanids des intervenants. Ancel Gompo, alias Goan Si, a pour mission de reconstruire ces enregistrements…

La civilisation des données
Le récit d’André Ourednik est composé d’extraits de E#26 et d’épisodes où figurent des membres des services des immersions, de la communication interne ou des copies, et même une auxiliaire des ressources électriques.

Ces épisodes sont l’occasion pour l’auteur de poser de nombreuses questions (scientifiques, techniques, existentielles, voire métaphysiques), induites par une telle civilisation des données. Il y a ainsi, par exemple, divergence de désirs entre la science et l’industrie de l’information :
« Aujourd’hui, toute la question est de savoir si nos données sont assez pérennes pour permettre à la science d’évoluer. Parce que l’industrie s’en fout des lois de l’univers. Elle ne cherche pas à connaître mais à vendre, et la seule manière de relancer la demande consiste à introduire de nouveaux formats de données. »

Or les formats de données sont conditionnés par les machines et les supports : Les tablettes d’argile, le papier, la disquette, le réseau de calcul-stockage, le cristal et Médium liquide diffèrent. Chacun impose une manière particulière d’écrire, c’est-à-dire une manière de penser…

Ne s’agit-il pas du genre de questions que le lecteur peut d’ores et déjà se poser ? C’est pourquoi tout en étant futuriste, ce livre, à la fois très sérieux et plein d’humour, s’avère très actuel, d’autant que l’anticipation qu’il propose n’est, après tout, pas improbable.

André Ourednik, Omniscience, La Baconnière, août 2017, 276 pages.

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3-Elon Musk et 115 autres signataires pressent les Nations unies d’interdire les armes autonomes
http://mobile.lemonde.fr/pixels/article/2017/08/21/elon-musk-et-115-autres-signataires-pressent-les-nations-unies-d-interdire-les-armes-autonomes_5174774_4408996.html?xtref=http%3A%2F%2Fm.facebook.com&utm_term=Autofeed&utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook
21-08-2017

Une lettre ouverte aux Nations unies signée par 116 signatures de fondateurs d’entreprises de robotique et -d’intelligence artificielle demande l’interdiction des robots tueurs autonomes.

http://img.lemde.fr/2017/08/21/0/0/2272/1704/950/0/60/0/5c08882_16482-1n6uxgj.jl5tye3ik9.jpg
Le robot MAARS, de la société QinetiQ, conçu pour des missions de reconnaissance.

Lire aussi :
160 dirigeants d’entreprises technologiques mettent en garde contre une guerre avec des robots tueurs
https://fr.express.live/2017/08/23/dirigeants-de-160-entreprises-technologiques-met-garde-contre-guerre-robots-tueurs/

« Les armes autonomes mortelles menacent de devenir la troisième révolution de la guerre », écrit Toby Walsh dans une lettre ouverte aux Nations unies, rendue publique le 20 août 2017. Ce chercheur australien est professeur en intelligence artificielle à l’université de Nouvelle-Galles du Sud, à Sydney, et une figure mondialement reconnue dans le domaine.

« Ces armes peuvent être des armes de terreur, des armes que des despotes et des terroristes utilisent contre des populations innocentes, et des armes piratées pour agir de façon indésirable. Nous n’avons pas longtemps pour agir. Une fois que la boîte de Pandore est ouverte, il est très difficile de la refermer. »
Par « arme autonome mortelle », on désigne des robots militaires capables d’ouvrir le feu sans intervention humaine — et qui vont d’armes ouvrant automatiquement le feu sur des intrus à des robots et drones beaucoup plus complexes.

Cette lettre, à la rhétorique très alarmiste, a été signée par cent seize fondateurs d’entreprises dans la robotique et l’intelligence artificielles de vingt-six pays, et demande l’interdiction pure et simple des armes autonomes. Parmi les noms les plus connus se trouvent Elon Musk, le fondateur de Tesla, et Mustafa Suleymane, fondateur de DeepMind, chez Google.

« Ce sont les intelligences artificielles stupides qui nous inquiètent »
La présentation de la lettre a eu lieu lors de la cérémonie d’ouverture de l’International Joint Conference on Artificial Intelligence (IJCAI) qui se déroule du 21 au 25 août à Melbourne. La ICJAI rassemble chefs d’industrie et chercheurs en intelligence artificielle et abordera les questions de l’automatisation du travail, des robots tueurs et de la singularité, cette théorie selon laquelle une superintelligence artificielle dépassant notre entendement apparaîtra dans les prochaines décennies, avec des conséquences radicales pour l’espèce humaine.

Toutefois, « plutôt que les intelligences artificielles intelligentes, ce sont les intelligences artificielles stupides qui nous inquiètent en ce moment », déclare Toby Walsh sur la chaîne américaine ABC. Les armes autonomes sont pour la plupart au stade de prototypes. Mais contrairement aux scénarios de science-fiction, il est sûr qu’elles arriveront sur le marché de la guerre — et ce d’ici deux à trois ans, prédit le chercheur. Toby Walsh vient d’ailleurs de publier un livre sur la question : It’s Alive ! : Artificial Intelligence from the Logic Piano to Killer Robots.

C’est la deuxième fois qu’une lettre ouverte de Toby Walsh est publiée sur le site du Future of Life Institute, une fondation soutenue entre autres par Elon Musk, par le scientifique Stephen Hawking — et par l’acteur Morgan Freeman. La première date de juillet 2015. Elle s’inquiétait déjà des armes autonomes qui « pourraient inclure, par exemple, des quadcoptères armés qui peuvent chercher et éliminer des personnes correspondant à des critères prédéfinis, mais elles n’incluent pas les missiles de croisière ou des drones pilotés à distance, situations dans lesquelles des humains prennent la décision de tirer ».

A l’époque, les Nations Unies avaient balayé ces inquiétudes, déclarant au Guardian que « la loi internationale humanitaire réglemente déjà suffisamment ce domaine ». Mais les débats restent vifs sur ce sujet, y compris au sein des états-majors.

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4-Tikad : Le drone des champs de bataille de demain ?
https://www.sciencesetavenir.fr/high-tech/drones/tikad-le-drone-des-champs-de-bataille-de-demain_115616#xtor=EPR-1-[SEAActu17h]-20170819
18.08.2017

L'entreprise américaine Duke Robotics tente de commercialiser un drone armé capable d'activer un fusil mitrailleur ou un lance grenade depuis les airs.

Tikad
Tikad est un drone armé capable d'activer un fusil mitrailleur ou un lance grenade depuis les airs.
©Duke Robotics

GUERRE. Remplacer les combattants humains au sol par des robots. Telle est l'ambition affichée par l'entreprise privée américaine Duke Robotics, basée en Floride, via son slogan "no boots on the ground" (pas de bottes au sol). Son projet ? Commercialiser ce qu'ils considère comme "le soldat du futur". À savoir un drone octocoptère (c'est à dire doté de 8 pales distinctes) capable de transporter et d'actionner une arme à feu telle qu'un fusil mitrailleur ou un lance grenade. Baptisée Tikad, la machine ressemble toutefois à un drone très classique, équipé d'une caméra qui diffuse en direct sur la tablette du soldat les images enregistrées par sa caméra frontale, ce qui permet au fantassin qui le pilote de patrouiller et de repérer ses cibles. Mais tout le savoir-faire de l'entreprise repose surtout sur la conception d'une nacelle conçue pour y adapter plusieurs modèles d'armes, et équipée de micro-vérins capables d'encaisser et de compenser le recul lors du tir.

L'armée israélienne aurait passé commande
Dans cette vidéo, sonorisée avec une grosse voix off digne d'une bande annonce de blockbuster, on apprend que le dispositif a gagné le premier prix de l'édition 2016 d'une compétition de start-ups organisée en marge d'une conférence dédiée à la lutte contre le terrorisme, organisée à Tel Aviv le 7 juin de l'année dernière. Des commandes auraient même été passées par les forces armées israéliennes.

SPÉCIFICATIONS. Reste que les informations techniques sur cette machine sont rares. On ne sait pas exactement s'il s'agit d'une simple plateforme téléguidée aérienne ou si elle est dotée de réelles capacités à effectuer des actions de manière automatisée (suivre une cible, revenir à son point de départ en cas de rupture des communications, patrouiller...) Si l'on en croît le site DefenseOne.com, la machine présenterait pour le moment un défaut majeur : une autonomie de vol très limitée (5 minutes seulement) lorsqu'elle est équipée d'une charge de 10 kilos. Aucune mention n'est, non plus, faite du bruit généré par cet octocoptère. Mais on l'imagine mal accomplir des missions furtives.

Drones de guerre
Les drones ont pris, en quelques années, une place considérable sur les champs de bataille. Tant pour offrir une vision globale du champ de bataille que pour repérer des ennemis embusqués derrière un bâtiment ou pour donner des coordonnées plus précises aux frappes d'artillerie. Les conflits du Moyen-Orient ont même vu la transformation de drones civils en engins de guerre improvisés, capables de larguer des charges explosives. Toutefois, il semble pour l'instant encore prématuré d'imaginer remplacer les troupes au sol par une escadrille de drones mitrailleurs.

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5-Des hackers russes utilisent le Wi-Fi des hôtels de luxe pour espionner les invités VIP
https://fr.express.live/2017/08/18/hackers-russes-utilisent-wi-fi-hotels-de-luxe-espionner-invites-vip/
18 août 2017

Les hôtels de luxe d’un moins sept capitales européennes ont été la cible de cyberattaques durant lesquelles des hackers russes auraient eu accès aux réseaux Wi-Fi afin d’espionner les invités riches et influents des établissements, a indiqué l’entreprise américaine FireEyes, spécialisée dans la cybersécurité.

https://i0.wp.com/fr.express.live/wp-content/uploads/sites/2/2017/08/Hotel-lobby.jpg?resize=980%2C580&ssl=1

Derrière ces activités se cache vraisemblablement Fancy Bear, un groupe de hackers liés aux services secrets russes.

Fancy Bear qui antérieurement a déjà infiltré les systèmes informatiques du Democratic National Committee aux Etats-Unis, aurait, selon FireEyes, visé des hôtels de luxes dans 7 pays européens et un pays au Moyen-Orient.

« Les hôtels visés se trouvaient dans de grandes métropoles et appartenaient à des chaînes internationales fréquentées surtout par des diplomates, des chefs d’entreprises et des voyageurs fortunés », déclare FireEyes.

« Chaque fois, il a été fait usage de phishing pour pirater un ordinateur des hôtels, grâce à un email présenté comme un formulaire que les collaborateurs devaient remplir. »

« Une fois que l’ordinateur était infecté, le malware de Fancy Bear pouvait se répandre dans tout le système informatique des hôtels et toucher tous les autres terminaux et le Wi-Fi. De ce fait, les hackers pouvaient voler les identifiants des clients de leurs comptes de messagerie et d’autres programmes. »

WannaCry
FireEye dit que tous les hôtels concernés ont été mis au courant de l’attaque et ont pris les mesures nécessaires, mais souligne que d’autres endroits ont peut-être été touchés et que la vigilance reste de mise.

Selon FireEyes, les hackers ont utilisé les malware Gamefish et EternalBlue, un outil de piratage volé en avril de cette année auprès de la National Security Agency (NSA), qui est passé sur le net.

EternalBlue a aussi été employé pour répandre en mai de cette année le ransoware WannaCry qui finalement a infecté 300.000 ordinateurs.

Antérieurement, Fancy Bear aurait été impliqué dans des attaques des systèmes informatiques de notamment l’armée ukrainienne et la World Anti Doping Agency (WADA).

FireEye met en garde contre le fait que les chefs d’entreprises et les hauts fonctionnaires se déplacent souvent et emploient dans des pays étrangers des systèmes de communication auxquels ils ne sont pas habitués et dont ils ne peuvent pas complètement estimer les dangers potentiels. Les hackers utiliseraient cette faiblesse pour parvenir à leurs fins.

La Russie a « démenti tout rapport avec ces cyberattaques » naturellement...

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6-Des robots livrent des repas dans les rues de Silicon Valley
https://fr.express.live/2017/01/23/robots-livrent-repas-rues-de-silicon-valley/
23 janvier 2017

Aux Etats-Unis, deux services de commandes de repas utilisent maintenant des robots pour livrer les commandes des clients à domicile, a annoncé l’entreprise Starship Technologies qui a mis au point cette technologie.

starship-london-2

Selon Starship, les robots peuvent déjà exécuter les livraisons de manière tout à fait autonome, mais ils travailleront
provisoirement encore en compagnie d’une personne. Ces accompagnateurs devront évaluer les prestations des robots et devront également pouvoir agir si quelque chose ne va pas.

Starship Technologies est basée en Estonie et a été créée par Athi Heinla et Janus, deux co-fondateurs de Skype.
Starship a conclu un accord de collaboration avec les services de commandes DoorDash qui est actif à Redwood City, dans la Silicon Valley. Parallèlement, l’entreprise Postmates mettra les robots en service dans la capitale américaine Washington.

Europe
Les robots sont munis de 6 roues et mesurent environ 50 cm. Ils pèsent environ 20 kg et atteignent une vitesse d’environ 6km/h.

A terme, selon Starship, ces robots pourront se mêler sans problèmes et de manière autonome aux autres piétons. On s’attend à ce qu’ils puissent exécuter environ une dizaine de livraisons par jour.

Le robot va sur ordre du service de commandes prendre lui-même les repas au restaurant et ensuite il les porte au client. Les coûts d’équipement des machines ne se répercutent pas sur les clients. Cette technologie n’est provisoirement mise en œuvre qu’en journée. Une combinaison de commandes n’est provisoirement pas possible.

Postmates offre aux consommateurs la possibilité d’indiquer qu’ils ne désirent pas être servis par un robot. La flotte de Starship est déjà opérationnelle dans plus de 40 villes européennes.

L’entreprise a récemment recueilli un capital de 17,2 millions de dollars auprès d’investisseurs comme Daimler AG, Shasta Ventures et Matrix Partners.

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7-Whatsapp, moins sûr qu’on le croit ?
https://fr.express.live/2017/01/23/whatsapp-faille-securite-back-door/
23 janvier 2017

Il semblerait bien que, contrairement aux promesses de WhatsApp, vos messages ne soient pas sécurisés sur le réseau social de messagerie et qu’ils peuvent être lus par Facebook ou par des agences gouvernementales, affirme The Guardian.

Whatsapp

Fondée en 2009 par deux anciens de Yahoo, WhatsApp a été rachetée par Facebook en 2014 pour la somme de 22 milliards de dollars, et a commencé à utiliser le chiffrement de bout en bout en avril dernier pour garantir que les messages des utilisateurs soient inaccessibles pour pour tout le monde, sauf l’expéditeur et le destinataire. Pour ce faire, elle utilise le protocole de cryptage Signal, considéré comme sûr normalement.

A priori, donc, une victoire pour la vie privée des utilisateurs, puisque même WhatsApp ne peut lire leurs messages.

Une back door
Sauf que Tobias Boelter, chercheur en cryptographie à l’université Berkeley de Californie, a découvert une faille dans cette protection, une ‘back door’ qui permet à WhatsApp d’intercepter et de lire les messages envoyés quand le destinataire est hors ligne, de les chiffrer avec une nouvelle clé et de les renvoyer au destinataire sans que l’expéditeur ou le destinataire ne puissent s’en apercevoir.

Cette méthode pourrait être utilisée pour avoir accès à des conversations entières, et pas seulement à des messages isolés mal envoyés.

Tobias Boelter avait signalé le problème à Facebook l’année dernière, mais il s’était vu répondre que ce problème était normal.

WhatsApp se défend de toute interférence, assurant que la fonction a été installée pour s’assurer que les utilisateurs reçoivent bien tous leurs messages, et que les expéditeurs peuvent par ailleurs être avertis de changements dans le chiffrement s’ils ont activé l’option dans leurs réglages.

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8-Mourir sur les réseaux sociaux : décryptage d'un "phénomène"
http://www.sciencesetavenir.fr/sante/cerveau-et-psy/mort-sur-facebook-live-ou-periscope-decryptage-d-un-phenomene-des-reseaux-sociaux_109677#xtor=EPR-1-[SEAActu17h]-20170123
Le 23.01.2017

2016, tout comme ce début d'année 2017, sont marqués par la médiatisation de morts en direct sur Internet. Comment expliquer l'émergence de ce "phénomène" ? Pourquoi un nombre croissant d'internautes regardent ces vidéos ? Décryptage, avec deux spécialistes.
Compte Facebook
Facebook Live est un outil de vidéos en ligne accusé de ne pas filtrer les vidéos "choquantes".

En 2016, et en ce début d'année 2017, les outils de diffusion de vidéos en direct - Facebook Live et Periscope (Twitter) - ont fait à plusieurs reprises la "Une". En cause, des vidéos choquantes, montrant la mort d'individus, en particulier des suicides : en mai 2016, une Française âgée de 19 ans, en octobre, un Turc de 22 ans, mi-janvier 2017, une Américaine de 12 ans, et plus récemment, le 22 janvier, à la Rochelle, c'est une jeune fille de 18 ans qui a tenté de se suicider par le feu dans une station-service, en direct sur Facebook... Des gestes prémédités, mais aussi des morts accidentelles, comme celle, fin 2016, de Keiana Herndon : cette Américaine de 25 ans atteinte d'un cancer de la thyroïde, se filmait quotidiennement et a fait un malaise fatal en direct, "sans qu'aucun internaute n'intervienne", ont déploré ses proches. Comment expliquer cette mise en scène de la mort sur les réseaux sociaux ? Pourquoi un nombre croissant d'internautes regardent-ils ces vidéos ? Deux spécialistes nous éclairent sur ce sujet complexe : Xavier Briffault, chargé de recherche au CNRS sur la thématique du suicide et membre du Haut conseil de la santé publique (HCSP), ainsi que Charles-Édouard Notredame, psychiatre au CHRU de Lille et spécialiste du phénomène de "contagion suicidaire".

"Le geste suicidaire est ambivalent : il met fin à une souffrance, tout en ayant l'objectif inconscient d'interpeller"
Malgré la forte médiatisation de quelques cas de décès en direct sur Internet, il est pour l'instant impossible de connaître l'ampleur de ce "phénomène". "À ma connaissance, aucun outil n'a été mis en place pour permettre de savoir combien de personnes se sont données la mort en direct, ni leur profil", affirme Xavier Briffault. Et les études scientifiques sur le sujet sont quasi inexistantes. "Pour l'instant, ce 'phénomène' semble marginal", tempère le spécialiste. Si l'on se penche donc sur les quelques cas médiatisés, l'on remarque qu'ils concernent essentiellement des adolescents et jeunes adultes, ce qui ne surprend pas Charles-Édouard Notredame. "Le geste suicidaire est ambivalent : il met très souvent fin à une souffrance, tout en ayant l'objectif inconscient d'interpeller, afin de susciter une réaction de la part de l'autre. Ce dernier point est d'autant plus important à l'adolescence, l'âge de la construction identitaire, durant lequel l'on s'identifie à ses pairs, l'on essaie de se singulariser tout en voulant appartenir à un groupe."

Les réseaux sociaux et leur immédiateté, leur universalité, décuplent forcément l'ampleur d'un acte "isolé". "Au-delà de la simple interpellation, certains adolescents qui sont passés à l'acte sur Internet ont aussi dénoncé la cause de leur mal-être, par exemple une agression physique ou sexuelle, et l'on peut supposer que leur geste revêtait une dimension de revendication, à la reconnaissance de leur souffrance, de leur statut de victime", explique le spécialiste du CHRU de Lille. Des signes de mal-être peuvent apparaître quelques temps avant l'acte sur un profil Facebook, mais la détresse, noyée dans un flux, peut ne pas être perçue. "Il n'est pas toujours évident d'identifier une personne en danger, car un 'ras-le-bol de la vie' ne signifie pas forcément un passage à l'acte", explique Xavier Briffault. Les réseaux sociaux prévoient un bouton d'alerte pour les proches, mais "il n'est pas rapidement facile à trouver" et "les coordonnées fournies en cas d'urgence sont rarement valables pour la France", font remarquer les deux spécialistes.

Pointés du doigt pour ne pas avoir réagi à temps dans le cas du décès de Keiana Herndon, les internautes visionnant ce type de vidéos sont également accusés de pur voyeurisme. Mais les choses sont un peu plus complexes que cela, pour Charles-Édouard Notredame. "Des sociologues et psychiatres évoquent, dans notre société hyperindividualiste, un recul des rituels et symboles liés à la mort, même si l'on a le sentiment à première vue qu'elle est omniprésente. En fait, elle l'est virtuellement, à travers les films notamment, mais pas réellement, car les jeunes générations assistent à moins d'enterrements que leurs aînés, par exemple. L'adolescent (ou le jeune adulte) est donc amené à construire sa propre conception et exposition de la mort, seul. En se tournant vers ces vidéos en direct, il est à la recherche de la 'mort réelle', ce qui est paradoxal puisqu'elle reste virtuelle au final... Mais elle est dans l'instantané, ce qui fait illusion."

Le risque d'être imité
Malheureusement, un acte isolé peut inspirer. "Chez les personnes vulnérables, ce type de vidéos peut pousser à l'imitation, d'autant qu'elles fournissent des moyens concrets de passer à l'acte", affirme Xavier Briffault. Le suicide par imitation est loin d'être un phénomène nouveau : "Le traitement médiatique inapproprié du suicide est l’un des nombreux facteurs pouvant inciter les personnes vulnérables à passer à l’acte : en psychologie, on appelle cela l'effet Werther, explique Charles-Edouard Notredame. Le cas célèbre de l’actrice Marilyn Monroe en est une parfaite illustration : le mois suivant son décès, on a assisté à une augmentation de la mortalité par suicide de 12% aux États-Unis et de 10% en Grande-Bretagne (NDLR : soit 363 suicides supplémentaires, rien que pour ces 2 pays)." La "mort en direct", elle non plus, n'est pas récente : le premier cas célèbre remonte à... 1974, lorsque la journaliste américaine Christine Chubbuck se suicide à la télévision.

À l’inverse, l’information, lorsqu’elle répond à certaines caractéristiques, pourrait contribuer à prévenir les conduites suicidaires. Cet effet protecteur est connu sous le nom de Papageno, et a donné son nom à un programme de sensibilisation aux journalistes afin qu'ils traitent le suicide de manière prudente, sans provoquer de phénomène d'imitation. La technologie a elle aussi son rôle à jouer. "Des applications de prévention sont en cours et permettront entre autres à des équipes médicales de recontacter régulièrement des personnes qui ont tenté de mettre fin à leurs jours, précise Xavier Briffault. Il existe déjà une application, nommée 'Emoteo' et développée par un psychiatre suisse, proposant de l'aide aux personnes souffrant de troubles émotionnels, que l'on sait à risque." Ce spécialiste envisage même le développement prochain de modèles, à l'aide des big data et du deep learning, pour détecter des signes alarmants sur les réseaux sociaux...

Numéro d'aide pour les adolescents : 0800 235 236 (Fil santé jeunes, service anonyme et gratuit pour les 12-25 ans, tous les jours de 9h à 23h)

En cas d'idées suicidaires, consultez votre médecin traitant. En cas d'urgence vitale, contactez le 15.

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9-Pour détecter du phishing, l’internaute est moins fort qu'il ne le croit
http://www.sciencesetavenir.fr/high-tech/informatique/pour-detecter-du-phishing-l-internaute-moins-fort-qu-il-ne-le-croit_109819#xtor=EPR-1-[SEAActu17h]-20170121
Le 21.01.2017

Des chercheurs américains ont établi que les internautes se font avoir par des faux e-mails parce qu’ils ont tendance à surestimer leurs capacités à les identifier comme tels.

Phishing
Un e-mail de type phishing prétendant provenir de la Société générale et incitant le destinataire à cliquer sur un lien en lui promettant un paiement.

Société Générale
Le phishing est peut-être une vieille arnaque par e-mail, mais elle marche encore très bien. Pas seulement parce que ces faux e-mails officiels sont de mieux en mieux faits mais aussi parce que les internautes se croient beaucoup plus forts qu’ils ne le sont en réalité pour les détecter… Trois chercheurs américains sont arrivés à cette conclusion après avoir mené une expérience assez pointue auprès de 600 personnes. Le compte rendu a été publié dans Journal of the Association for Information Systems. Et le bilan est sans appel : les internautes se surestiment largement.

L’idée était en effet de voir comment les internautes jugeaient leurs propres compétences à repérer des e-mails frauduleux, plutôt que de voir s'ils étaient capables de déjouer cette arnaque. Pour rappel, les courriers de phishing se présentent comme des courriers officiels de banque, d’assurance, de site d’e-commerce, d’opérateurs de télécommunication, parfois des impôts, avec texte à tonalité toute administrative, mentions légales et logo officiel pour les plus soignés. Ils demandent généralement au destinataire de cliquer sur un fichier attaché (en réalité un virus) ou de mettre à jour ses informations en cliquant sur un lien renvoyant vers un formulaire. L’internaute n’aura plus qu’à remplir. Le plus souvent, il est question de saisir des identifiants et des données bancaires… La force de cette arnaque réside dans le fait que c’est la victime qui a donné elle-même les informations. Il suffit pour cela que le mail soit bien fait, bien rédigé, l’adresse de l’expéditeur assez trompeuse.

Une étude en forme de sondage
Les trois chercheurs américains, issus de l’université du Texas (à Arlington et San Antonio) et de l’université Columbia, ont demandé à six cents participants de se soumettre à un sondage concernant l’examen de seize e-mails (présentés sous forme de fichier image). Tous étaient d’authentiques messages réellement envoyés, mais la moitié était du phishing, l’autre moitié de vrais e-mails d’entreprises.

De chaque message, les personnes ont dû dire si elles pensaient qu’il émanait réellement de l’entreprise censée l’avoir envoyé ou s’il était faux. Elles devaient aussi noter leur propre jugement sur une échelle de 50 à 100 : 50, si elles avaient répondu au hasard sur la fiabilité de l’e-mail, 100 si elles étaient parfaitement sûres de leur coup. Les chercheurs ont également demandé aux répondants à quel point ils étaient familiers (de « pas du tout » à « très ») de l’entreprise expéditrice et, à la fin, les participants étaient tenus d’estimer le pourcentage de bonnes réponses qu’ils pensaient avoir fournies.

Les enquêteurs ont également noté le temps mis par chaque participant à répondre à la première question (l’e-mail est-il légitime ou non), et ce pour les seize e-mails. Le tout était agrémenté de questions plus génériques sur la capacité des répondants à distinguer, dans l’absolu, des e-mails légitime d’emails de phishing, sur leurs activités en ligne, leur expérience, en tant que victime, du phishing.

Avoir été victime d'e-mails de phishing n'aide pas plus à les repérer
« Nous avons comparé chaque jugement des répondants sur la confiance qu’ils avaient dans leurs propres réponses à la justesse effective de la réponse, explique Jingguo Wang, de l’université du Texas à Arlington. Nous avons découvert que 80% des participants avaient une confiance moyenne plus élevée que le taux de justesse de leurs réponses." Et quand il s’est agi pour les participants d’estimer combien de bonnes réponses ils avaient donné quant à la légitimité ou non des e-mails, les chercheurs se sont aperçus que 45% s’étaient surestimés.

L’enseignement de cette étude ? « La confiance qu’ont les internautes dans leur propre jugement et dans leur efficacité à détecter du phishing n’est qu’un faible indicateur de ce qu’il en est vraiment, on ne peut pas se fier à cette confiance » continue Jingguo Wang. Pire: même le fait que des participants aient eux-mêmes été victimes de phishing ne les aide pas à mieux reconnaître ce type d’e-mail. Le meilleur moyen d’apprendre à les détecter reste donc des séances de formation en bonne et due forme, à la fois sur la forme des messages eux-mêmes et sur la surconfiance des internautes, sur les raisons qu’ils ont de s’estimer si habiles à déceler ce genre de mails alors qu’ils ne sont pas tant que ça.

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10-Les entreprises testent des logiciels qui surveillent les travailleurs jour et nuit
https://fr.express.live/2017/01/17/entreprises-testent-logiciels-surveillent-travailleurs-jour-nuit/
17 janvier 2017

En Grande-Bretagne, des entreprises ont muni leurs travailleurs de badges sociométriques grâce auxquels il est possible de mesurer la qualité de leur sommeil et leur collaboration avec leurs collègues et même analyser leur langage corporel.

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Les partisans de la sociométrie affirment que ces applications augmenteront la productivité du travailleur. Les détracteurs évoquent par contre une atteinte à la vie privée. Les badges sont souvent opérationnels 24 heures sur 24.

« Ces badges « portables » peuvent fournir des informations très importantes aussi bien pour le travailleur que pour l’employeur », souligne Ben Waber, chief executive de Humanize, l’entreprise qui produit les badges sociométriques.
Les données recueillies peuvent informer sur la condition physique et mentale générale du travailleur ainsi que fournir des estimations sur la productivité et la satisfaction de l’individu concerné.

Prise de conscience
Une des entreprises participantes dit avoir constaté que l’utilisation de la technologie peut rendre les travailleurs conscients notamment de leur propre style de vie. L’utilisation des badges sociométriques se produit sur base volontaire, mais il faut remarquer que souvent de 75 à 80% des travailleurs collaborent aux projets.

Selon Chris Brauer, directeur de l’innovation à l’université Goldsmith de Londres, cette technologie conduirait par contre finalement à la création d’un curriculum vitae biométrique. « Ce rapport pourrait être demandé lors d’un entretien d’embauche comme preuve du fait que le candidat est biométriquement qualifié pour l’emploi », souligne-t-il.

« On s’inspire à ce propos beaucoup du concept de l’augmented human being qui évoque une catégorie qui a la productivité optimale comme but exclusif. »

« Une telle sociométrie risque cependant de transformer le travailleur en robot » proteste Renate Sanson, chief executive de Big Brother Watch. « Il est inacceptable qu’une entreprise détermine son opinion sur des employés par un contrôle de la personnalité, de la santé et du style de vie en-dehors du lieu de travail. »

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11-L’Allemagne sera la première à utiliser le filtre pour fausses informations de Facebook
https://fr.express.live/2017/01/17/allemagne-outil-lutte-propagation-fausses-informations-facebook/
17 janvier 2017

Facebook va implémenter en Allemagne des outils testés aux Etats-Unis pour lutter contre la propagation de «fausses nouvelles», rapporte le Financial Times. La classe politique allemande est en effet profondément préoccupée par l’impact potentiel des fausses informations largement partagées à l’approche des élections qui doivent avoir lieu cette année dans le pays.

Facebook CEO and founder Mark Zuckerberg asks a question during the CEO Summit of the Americas in Panama City on April 10, 2015. AFP PHOTO/MANDEL NGAN / AFP PHOTO / MANDEL NGAN

Au cours de la campagne pour les élections américaines, on avait vu fleurir une multitude d’informations fausses. Par exemple, l’une d’entre elles alléguait que le pape soutenait la candidature de Donald Trump.

Angela Merkel a récemment exprimé son indignation au sujet de la propagation des messages trompeurs destinés à susciter la méfiance de la population allemande à l’égard des réfugiés, désignés responsables pour partie de la montée en puissance du parti d’extrême droite Alternative Für Deutschland (Afd), qui rogne de plus en plus les soutiens de la CDU, le parti de la chancelière.

Les pirates russes
Le gouvernement allemand redoute également l’interférence de pirates russes dans les élections. Un rapport des services secrets américains pointe l’influence de ces derniers dans les élections américaines. Ils seraient responsables du piratage et de la diffusion des emails confidentiels du Comité National Démocrate, et auraient ainsi cherché à décrédibiliser la candidate démocrate Hillary Clinton.

Hannah Thoburn, une chercheuse de l’Hudson Institute, un think tank américain spécialisé dans la Russie et la politique des pays de l’Europe de l’Est, estime que l’Allemagne en est déjà la cible, parce que la Russie ne veut pas que la chancelière Merkel remporte un quatrième mandat. Selon cet organisme, des fausses informations sont diffusées en Allemagne depuis le début de l’année 2016.

Les dirigeants allemands ont donc fait pression sur Facebook dans ce sens au cours des dernières semaines. A la fin du mois dernier, on avait appris que les autorités allemandes allaient doter le pays d’un « Centre de défense contre les fausses informations ».

Comment fonctionnent ces outils ?
Les utilisateurs qui soupçonneront être en présence d’une fausse information pourront l’adresser à Correctiv, une organisation allemande sans but lucratif qui se chargera de vérifier la véracité de cette nouvelle. Si cette dernière se révèle fausse, elle sera signalée comme «litigieuse» avec un indicateur et un commentaire explicatif. Les informations ainsi désignées ne seront pas priorisées dans le flux de nouvelles élaboré par l’algorithme de Facebook, et lorsqu’un utilisateur voudra les partager, il sera notifié par un avertissement que l’information en question est discutable.

Qui pourra utiliser ces outils ?
Cela implique que si la Belgique souhaite également mettre en œuvre ces outils, elle doit faire intervenir une organisation locale. La question de savoir quelle instance pourrait être chargée de ce travail sera certainement un sujet de débat.

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12-L’ordinateur à l’intelligence artificielle Libratus renvoie les meilleurs joueurs de poker au monde chez eux
https://fr.express.live/2017/01/16/lordinateur-a-lintelligence-artificielle-libratus-renvoie-meilleurs-joueurs-de-poker-monde-chez-eux/
16 janvier 2017

Certains des meilleurs joueurs de poker au monde ne font pas le poids pour face aux robots. Le programme informatique Libratus de la Carnegie Mellon University participe à un marathon de 20 jours de poker « Heads-Up (1 contre 1) No-Limit Texas Hold’em » où il affronte quatre joueurs professionnels. L’enjeu est un montant de 200.000 dollars américains.

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Lire aussi :
Au poker, les machines sont désormais plus fortes que les humains
https://www.sciencesetavenir.fr/high-tech/intelligence-artificielle/au-poker-les-machines-sont-desormais-plus-fortes-que-les-humains_109870#xtor=EPR-1-[SEAActu17h]-20170202
Un algorithme a gagné un tournoi de poker… Les conséquences pour l’humanité sont colossales
https://fr.express.live/2017/02/03/algorithme-ia-gagne-poker-consequences-humanite/

Après le premier jour du tournoi « Brains contre l’Intelligence Artificielle », au Casino Rivers de Pittsburgh, le robot disposait déjà de 81.716 dollars sur son compte et les quatre joueurs professionnels devaient se contenter du dixième de cette somme (7.228 dollars). Le robot a doublé ses gains le deuxième jour et a continué dans cette voie le troisième jour. Les observateurs ont décrit le comportement du robot comme imprévisible.

Une étude de 15 millions d’heures
Il y a deux ans, Claudico, une version antérieure du robot, était encore battu par ses adversaires humains. Mais selon les experts, l’I.A. a maintenant surmonté, semble-t-il, toute une série de faiblesses. Elle semble ainsi avoir amélioré ses connaissances en analysant les règles du jeu, au lieu de copier les joueurs humains. Libratus a derrière lui 15 millions d’heures d’étude et continue à « s’entraîner » pendant la nuit alors que ses adversaires dorment.

Le poker est plus complexe que d’autres jeux comme les échecs ou le jeu de société Go car il faut prendre des décisions extrêmement complexes basées sur des informations incomplètes tout en affrontant les bluffs, la lenteur du jeu et autres stratagèmes.

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Libratus peut faire bien plus que jouer au poker
Selon le professeur Tuomas Sandholm de Carnegie Mellon, qui a collaboré au programme Libratus, il ne s’agit pas spécifiquement d’un programme de poker, car il peut être utilisé dans d’autres situations où les informations sont insuffisantes ou manquantes, comme la vie de l’entreprise, la stratégie militaire, la cybersécurité ou même la médecine.

Texas Hold’em
Le Texas Hold’em est l’une des formes les plus connues et les plus répandues du jeu de poker. Le but du jeu est de réaliser la plus haute combinaison de cartes. Le joueur sélectionne 5 cartes à partir de deux propres cartes en main et de 5 cartes ouvertes communes. Le joueur peut choisir d’utiliser, une ou deux cartes de son jeu ou pas de cartes du tout.

L’ordinateur de Google a battu le joueur numéro 1 mondial au jeu de Go
A début de ce mois, on a appris que l’équipe de DeepMind, une filiale de Google spécialisée dans l’intelligence artificielle, s’était inscrite sous deux noms différents sur deux plates-formes en ligne où on joue au Go. Sous les pseudos « Master » et « Magister », DeepMind a réussi à remporter 60 victoires contre le numéro 1 mondial en autant de parties.
Le Go est considéré comme le jeu de société le plus difficile au monde et même plus compliqué que les échecs. Le nombre de positions possibles sur le plateau de jeu est de l’ordre de 10.171 contre 1.038 environ pour les échecs.

Les fans de poker peuvent suivre les parties « Brains contre A.I » en live ici.

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13-Les années Obama : le bilan d'un président "geek"
http://www.sciencesetavenir.fr/high-tech/drones-open-data-vr-et-ia-le-bilan-de-barack-obama-a-la-presidence-des-etats-unis_109648#xtor=EPR-1-[SEAActu17h]-20170117
17.01.2017

De 2009 à 2017, les huit années de présidence de Barack Obama laisseront une empreinte nettement marquée par la technologie, de l'open data aux frappes de drones controversées.

Barack Obama et la RV
Le président américain Barack Obama teste des lunettes de réalité virtuelle lors d'un salon high-tech à Hanovre le 25 avril 2016.

Le nouveau président américain Donald Trump a beau être un grand adepte de Twitter, c’est bien son prédécesseur à la Maison-Blanche qui emporte avec lui l’image d’un président « geek ». Alors que Donald Trump va être investi le 20 janvier 2017, c’est l’occasion d'un petit bilan de huit années d'une présidence marquée du sceau de la technologie. Au point que nombre de membres de l’administration sortante ont déjà entamé leur reconversion dans des firmes de la Silicon Valley (Amazon, Apple, AirBnB, Uber…).

Open data
En la matière, les choses ont démarré trois mois après l’entrée en fonction de Barack Obama, avec l’ouverture du compte Twitter officiel de la Maison-Blanche, en avril 2009. C’est aussi sous cette présidence que s’est structurée, à partir de fin 2009, une politique d’open data (Open government initiative), livrant en ligne quantité de jeux de données publiques et de datavisualisations via un portail web. Le projet a notamment servi de modèle au portail du gouvernement français data.gouv.fr, mis en place par la mission ministérielle Etalab en 2011.

Réalité virtuelle et intelligence artificielle
On a également pu voir, en 2016, Barack Obama dans une expérience de réalité virtuelle, Through the ages, destinée à célébrer le centenaire de l’administration des parcs nationaux américains (le National Park Service). Dans un casque Oculus Rift, le président y joue les visiteurs de Yosemite National Park avec sa famille, le week-end de la fête des pères. La même année, courant août, il accueillait la rédaction du magazine techno Wired à la Maison-Blanche pour discuter longuement d’intelligence artificielle, de réseaux neuronaux ou encore de voitures autonomes.

Son administration est par ailleurs l’auteure d’un rapport sur l’intelligence artificielle, publié le 12 octobre 2016, dans lequel il est question de l’impact ambigu du domaine en matière d’économie et d’emploi. Le lendemain, au cours d’une conférence annuelle de la Maison-Blanche sur les technologies et l’innovation donnée à l’université de Pittsburgh, Barack Obama revenait sur le sujet, estimant que, désormais, l’intelligence artificielle était devenue une question politique et que son successeur devra s’en emparer.

Fin de la tutelle américaine sur l’Icann
Le mois d’octobre 2016 aura aussi été marqué par un événement d’importance pour Internet. Depuis 1998, le fonctionnement technique du réseau et la gestion des noms de domaines sont assurés par l’Icann (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers). Ce rôle lui a historiquement été confié par le gouvernement américain aux termes d'un contrat avec le Département du commerce. Cette tutelle créait des possibilités d’ingérence et de pression politique problématiques : le gouvernement américain pouvait en effet donner son avis sur n'importe quelle décision de l’Icann, y compris celles ne concernant pas les États-Unis. Le 1er octobre, cette tutelle — et les ambiguïtés qui vont avec — a pris fin.

L’Icann a adopté un nouveau mode de gouvernance avec une cour d’appel interne et de nouveaux contre-pouvoirs au conseil d’administration (représentants des internautes, des entreprises privées, de la communauté technique, des gouvernements..).

La guerre par drones
Cette présidence "high tech" aura eu des aspects moins reluisants. Barack Obama restera sans doute comme le président des frappes par drones dans des pays où les États-Unis ne sont officiellement pas en guerre (Afghanistan, Yémen, Pakistan, Lybie, Somalie), pour des assassinats ciblés, ou non. L’ampleur du phénomène a été révélée par le site d'information The intercept en 2015, après qu’un lanceur d’alerte lui a fourni des documents sensibles. Une fuite qui a conduit l’administration a faire montre de plus de transparence. A l’été 2016, elle livrait le chiffre de 116 civils au plus abattus par des drones durant les deux mandats, mais certains connaisseurs du sujet y voient là une grossière sous-estimation. Et la question de la légalité et de l’efficacité de cette pratique est toujours posée.

De WikiLeaks à Edward Snowden
Même si l’administration Obama est loin d’être la seule concernée, elle a essuyé plusieurs scandales diplomatiques sur fond de technologie et d'internet : la divulgation en 2010 par le site WikiLeaks de documents sur la guerre en Afghanistan et en Irak (notamment les vidéos de civils et de journalistes de Reuters tués par erreur), celle des « câbles » classés (en fait des e-mails) entre le Département d’État et ses ambassades, consulats et autres missions diplomatiques dans le monde, et l’affaire Edward Snowden, révélant en 2013 l’ampleur de l’espionnage des communications mis en place par la NSA et ses alliés.

Dans les deux cas, les lanceurs d’alerte impliqués (qui, au regard de la loi, sont bel et bien fautifs) sont soit en prison (Chelsea Manning), soit en exil (Julian Assange, Edward Snowden), Barack Obama n’ayant jamais manifesté aucune velléité de pardon ou de tentative de compréhension de leurs actes. Surtout, le président n’a jamais vraiment tapé du poing sur la table pour faire cesser les activités dénoncées (frappes aveugles, espionnage généralisé). A priori, Donald trump ne devrait pas trop se démarquer de son prédécesseur.

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14-Faux comptes Facebook : le Hamas a piégé des soldats israéliens avec des profils de jeunes femmes attrayantes
https://fr.express.live/2017/01/13/faux-comptes-facebook-hamas-a-piege-soldats-israeliens-profils-jeunes-femmes-attrayantes/
13 janvier 2017

En milieu de semaine, l’armée israélienne a annoncé que des dizaines de soldats ont été la cible de manœuvres de contre-espionnage organisées par l’organisation terroriste Hamas à l’aide de faux comptes Facebook, soi-disant détenus par de belles jeunes femmes.

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Des images de profil, dérobées à des femmes d’Israël et d’Europe, ont été utilisées pour tromper les soldats de Tsahal et les pousser à dévoiler des informations sensibles. Durant la conversation, les fausses interlocutrices ont demandé aux soldats de télécharger des logiciels (de type Cheval de Troie) afin de continuer à discuter, leur expliquant qu’elles n’étaient pas en mesure d’utiliser WhatsApp ou d’autres messageries en ligne populaires.

En outre, les faux profils Facebook avaient de faux noms israéliens tels qu’Amit Cohen, Naama Sheva ou Eliana Amar. Les pirates ont discuté avec les soldats dans un hébreu de haut niveau et connaissaient également l’argot israélien.

Hamas-hack

Cyberhacking
Une fois le logiciel téléchargé, les pirates du Hamas pouvaient contrôler le smartphone de la cible sans qu’elle ne s’en rende compte et prendre des photos de l’environnement dans lequel elle se trouvait. Ensuite, les clichés étaient partagés via le cloud.

L’affaire a été découverte lorsque des jeunes femmes soldats ont indiqué que des faux profils Facebook avec leurs photos avaient été créés.

L’armée israélienne a confirmé que le groupe terroriste palestinien Hamas était à l’origine du piratage.

Les soldats israéliens sont maintenant invités à ne cliquer que sur des liens envoyés par des personnes fiables, à ne pas répondre aux demandes de contacts d’étrangers et a débrancher le GPS de leur smartphone quand ils ne l’utilisent pas afin de maintenir secret l’endroit où ils se trouvent et de ne pas être suivis.

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15-Les sociétés Internet ont reçu un nombre record de demandes d’informations judiciaires
https://fr.express.live/2017/01/12/societes-internet-ont-recu-nombre-record-de-demandes-dinformations-juridiques/
12 janvier 2017

Au cours du premier semestre 2016, des sociétés internet telles qu’Apple, Microsoft, Facebook, Google et Twitter ont reçu 1.223 demandes d’informations judiciaires. Il s’agit d’un record, indique le journal De Tijd précisant que la hausse est de 16,5% par rapport à 2015.

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Dans le rapport cité par le quotidien, on apprend que Facebook se place en première position avec 397 demandes d’informations judiciaires. Le réseau social est suivi par Microsoft (351), Google et YouTube (248), Apple (160) et Twitter (67).

Les tribunaux peuvent demander ce genre d’informations dans le cadre de l’identification du contexte de la lutte contre les crimes, contre le terrorisme, la fraude, la pédophilie ou encore l’incitation à la haine. Les autorités judiciaires peuvent ainsi solliciter l’identité du propriétaire d’un e-mail ou d’un compte de réseau social, des contenus sur Facebook, la teneur d’appels sur Skype ou encore les données d’un iPhone ou d’autres services d’Apple.

Retenue
Sur trois ans, les autorités judiciaires belges ont demandé des informations concernant 13.800 comptes et appareils d’Apple, Microsoft, Facebook, Google et Twitter.

Cependant, les enquêteurs expliquent que les entreprises se montrent moins disposées à coopérer avec les autorités. Ainsi, Apple a reconnu n’avoir répondu qu’44% des demandes durant la premiere moitié de 2016, contre 71% chez Microsoft. Cependant, pour ce dernier, il s’agit du pourcentage le plus faible depuis 4 ans.

Le juge d’instruction Philippe Van Linthout précise que les entreprises ne fournissent jamais d’informations de fond, mais seulement un ensemble de données disponibles sur l’abonné ou sur la communication. Selon lui, depuis les fuites sur l’espionnage de l’Agence de sécurité nationale américaine (NSA), les entreprises de l’Internet ont davantage recours à l’argument de protection de la vie privée.

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16-La guerre du futur se fera avec des essaims de mini-drones autonomes
http://www.huffingtonpost.fr/2017/01/10/la-guerre-du-futur-se-fera-avec-des-essaims-de-mini-drones-auton/
10/01/2017

Le Pentagone a déployé, à partir d'avions de chasse, une nuée de 103 machines miniatures et autonomes.

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Les drones de l'essaim du Pentagone sont bien, bien plus petits.

Voir la vidéo :
Des essaims de drones pour faire la guerre
http://www.lepoint.fr/science/des-essaims-de-drones-pour-faire-la-guerre-14-01-2017-2097052_25.php

GUERRE - Et si cet épisode un peu fou de Black Mirror, où des drones abeilles sont utilisés comme une arme de destruction massive, n'était plus vraiment de la Science Fiction? Le Pentagone a récemment testé avec succès un essaim de 103 petits drones, progressant vers la réalisation d'un nouveau type d'armement promis à un grand avenir selon les stratèges militaires, a indiqué lundi 9 janvier le Pentagone.

Les progrès de l'intelligence artificielle rendent désormais envisageable la constitution de groupes de petits robots, agissant collectivement sous la direction d'un humain. Les stratèges militaires prédisent un grand avenir à ces essaims de drones, peu coûteux à fabriquer et tirant leur force de leur capacité à submerger par leur nombre les défenses de l'adversaire.

En octobre, le Pentagone a testé un essaim de 103 petits drones d'environ 16 cm de long, lancés depuis trois avions de combats F/A-18 Super Hornets, selon un communiqué du Pentagone. Lors du test, les petits drones Perdix ont démontré plusieurs capacités prometteuses, selon la même source. Dans la vidéo ci-dessous, on voit le largage des drones, puis les missions qui leur ont été assignées en temps réel:

Ils sont ainsi parvenus à une "prise de décision collective", adaptant ensemble leurs comportements individuels en fonction des aléas de la mission. Les drones Perdix forment "un organisme collectif, partageant un cerveau commun" a expliqué William Roper, qui dirige le service des capacités stratégiques (SCO) du Pentagone, cité dans le communiqué.

Un groupe sans leader
"Parce que chaque Perdix communique et collabore avec chacun de ses homologues, l'essaim n'a pas de leader, et peut s'adapter en douceur, si un nouveau drone rejoint le groupe, ou si au contraire un drone le quitte", par exemple s'il est abattu, a indiqué William Roper.

Le SCO est un service du Pentagone créé par l'actuel secrétaire à la Défense, le technophile Ashton Carter, lorsqu'il n'était que numéro 2 de l'institution. Ce département aux effectifs peu nombreux, mais riche en éminences grises, a pour mission d'accélérer l'intégration des innovations technologiques dans les armements du Pentagone.

Il cherche notamment à amalgamer des technologies déjà existantes dans le commerce - ici, les petits drones et les logiciels d'intelligence artificielles - pour concevoir de nouvelles armes.

Le drone Perdix a été conçu à l'origine par des élèves ingénieurs du MIT (Massachusetts Institute of Technology) à partir de 2013, et a été continuellement amélioré depuis, "s'inspirant notamment de l'industrie du smartphone", selon le Pentagone.

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17-Piratage : attention aux photos sur les réseaux sociaux
http://www.lepoint.fr/high-tech-internet/piratage-attention-aux-photos-sur-les-reseaux-sociaux-14-01-2017-2097160_47.php
14/01/2017

Des chercheurs japonais ont montré qu'il était possible, à partir de clichés de doigts en "V" publiés sur Internet, de voler des empreintes digitales.

http://www.lepoint.fr/images/2017/01/14/6757077lpw-6757092-article-empreintes-digitalespiratagedonneesphotos-jpg_4021132_660x281.jpg

Symbole de paix, le signe « V » pourrait bien devenir celui de la fraude. C'est ce que vient de démontrer une équipe de scientifiques japonais qui explique que voler des empreintes digitales est possible grâce à une simple photo publiée sur les réseaux sociaux pour peu que le signe « V » soit visible et le cliché de bonne qualité, comme le rapporte Channel NewsAsia.

Très populaire, notamment au Japon, ce geste qui permet aisément de distinguer l'index et le majeur serait donc du pain bénit pour les pirates.

Passeport biométrique, cible potentielle
Fréquemment utilisées comme système de sécurité, notamment pour déverrouiller les téléphones portables, les empreintes digitales étaient jusqu'ici réputées comme quasiment inviolables. Les personnes malveillantes peuvent ainsi avoir accès à des informations confidentielles contenues par exemple dans les applications bancaires. Dans leur étude, ces chercheurs sont parvenus à reconstituer des empreintes digitales grâce à des photos qui ont pourtant été prises à trois mètres des sujets étudiés.

Autre inquiétude, la possibilité de berner les systèmes de reconnaissances biométriques qui ont également recours aux caractéristiques uniques de nos doigts. Une empreinte complète contient en moyenne une centaine de points caractéristiques, mais les contrôles ne sont effectués qu'à partir de 12 points. En France, cette nouvelle technologie est utilisée pour les passeports depuis 2009, avec huit empreintes exploitées sur dix. Au premier mai 2014, plus de quinze millions de passeports biométriques ont été délivrés en France. De quoi faire réfléchir les aficionados d'Instagram, Facebook et autres Pinterest...

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18-2016, année faste pour les hackers
http://www.lepoint.fr/high-tech-internet/la-bonne-fortune-des-hackers-12-01-2017-2096615_47.php#xtor=CS3-190
12 janvier 2017

Le montant total des gains récoltés lors de cyberattaques a dépassé, l'an dernier, les 2 500 milliards de dollars

2016, année faste pour les hackers

Lire aussi :

Le montant total des gains récoltés cette année lors de cyberattaques a dépassé les 2 500 milliards de dollars.
2016 restera dans les annales comme une date charnière en matière de cybersécurité. L'année qui vient de s'achever aura, en effet, cumulé un nombre record de cyberattaques informatiques. « Il n'y aura pas eu une journée sans un incident majeur », confie Manuel Bissey, responsable de l'activité « risk management » chez CSC, l'une des quatre plus grandes agences mondiales spécialisées en sécurité informatique.

Des centaines de multinationales ont été victimes de hackages sévères ces derniers mois. Des banques nationales et des grands groupes financiers, des réseaux télécom et de la grande distribution, mais aussi des médias : tels CNN, New York Times, Boston Globe, Financial Times, The Guardian pour n'en citer que quelques-uns. Plusieurs géants du Net ont également été ciblés, parmi lesquels : Twitter, Facebook, Spotify, eBay, Reddit, AirBnB, Netflix ou encore Yahoo... Et même une candidate à la Maison-Blanche !

Montant record
Au final, selon les premiers bilans disponibles, 2 500 milliards de dollars auront été détournés en 2016 (2 350 milliards d'euros) contre 500 milliards en 2015, par le biais de cyberattaques. Une augmentation qui doit à la fois à la multiplication des attaques, mais aussi à l'envolée de la monnaie virtuelle : le bitcoin utilisé par les hackers pour thésauriser leurs butins.
Aucun secteur d'activité n'a été épargné. De la défense à la santé en passant par le monde bancaire, celui des assurances, l'hôtellerie ou encore l'industrie... les hackers n'auront épargné personne. « Mais la tendance devrait encore s'accentuer en 2017, car les cybercriminels ont pris conscience de la rentabilité de leur activité et ont commencé à industrialiser leurs manières de travailler », confie Manuel Bissey.

Les entreprises craignaient jusque-là trois grands types d'agression : le vol de données, le détournement de fonds (ou le rançonnage) et les attaques par déni de services qui consistent à voir leurs serveurs « bombardés » par des requêtes émanant de réseaux de botnets (ou « machines zombies »). L'année qui s'ouvre devrait être celle des atteintes au « cloud » : plusieurs groupes de hackers affirmant haut et fort leur intention de prendre en otage un « data center ». 2017 pourrait aussi être une année de « grandes manipulations » : les cyberattaquants ne se contentant plus de voler les données profitent de leurs intrusions pour modifier l'intégrité des datas capitales pour l'activité des groupes ciblés. Et ce, en recourant à des outils de plus en plus furtifs, donc difficiles à détecter.

Une menace insuffisamment prise en compte
Dans son dernier rapport, l'Agence nationale de sécurité des systèmes d'information (Anssi) recensait une hausse de 50 % du nombre de cyberattaques en France, sur un an. Un rapport du cabinet d'expert-comptable Denjean et associés relève que 80 % de ces actions ont ciblé des petites et moyennes entreprises. Cette enquête, réalisée en décembre auprès de 200 décideurs d'entreprise, révèle que 52 % des personnes interrogées reconnaissent avoir subi une intrusion dans leurs systèmes informatiques.

Dans la moitié des cas (54 %), cette attaque s'est soldée par un « plantage » des serveurs entraînant une perte de temps et d'argent. Dans 33 % des cas, il en a résulté un vol de données clients. Dans un cas sur quatre, un vol de données de l'entreprise. Et pour 19 %, cette intrusion s'est traduite par une perte financière. Pour autant, pointent les auteurs de cette étude, seuls 38 % seulement des décideurs considèrent comme « important », ou « très important », le risque que leur société subisse une cyberattaque ces prochaines années…

Globalement, 70 % des entreprises s'estiment bien protégées contre la cyberfraude. « Une statistique qui recouvre des disparités : 100 % des grands groupes affichent leur confiance dans leurs process de cybersécurité, tandis que 58 % des TPE et environ 75 % des PME et des ETI (entreprise de taille intermédiaire) se jugent bien protégées. » Les sociétés françaises pécheraient-elles par excès d'optimisme ? « Nous avons constaté à quel point les PME, et dans une moindre mesure les ETI, sous-estiment les risques de piratage qu'elles encourent, répond Thierry Denjean, commanditaire de cette étude. On peut donc avancer qu'une part significative des structures qui se jugent prêtes à contrer une attaque sont, en réalité, vulnérables. »

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19-Voici l’iPhone Gun, l’arme à feu semblable à un iPhone
https://fr.express.live/2017/01/11/liphone-gun-arme-a-feu-semblable-a-iphone-pourrait-debarquer-belgique/
11 janvier 2017

L’iPhone Gun, une arme à feu semblable à un smartphone, pourrait débarquer sur le marché belge, a fait savoir la police dans un message, citée par La Dernière Heure.

iphone-gun

L’iPhone Gun, un pistolet à double canon d’un calibre de 9 millimètres, est conçu par la société Ideal Conceal, située dans l’Etat américaine du Minnesota. Selon le constructeur, cette arme arriverait dans notre pays durant le premier trimestre de cette année.

Son prix d’achat serait de 395 dollars, soit un prix bien moins élevé que toute une série de téléphones mobiles.

Les services de police sont inquiets de cette mise sur le marché belge car ce pistolet ne peut pas être distingué d’un smartphone. En effet, l’iPhone Gun ne ressemble pas à une arme et peut être aisément caché dans une poche de vêtement, explique le journal.

Internet
Aux Etats-Unis, le sénateur démocrate Charles Schumer, a déjà mis en garde sur les conséquences désastreuses de la commercialisation d’une telle arme. Schumer plaide ainsi auprès du futur ministère de la Justice américain pour une interdiction de son lancement. En Belgique, l’interdiction est déjà en vigueur mais l’arme peut être commandée sur Internet.

Kirk Kjellberg, le concepteur de l’iPhone Gun, vante les mérites de son invention soulignant que l’arme est parfaitement intégrable au milieu urbain. Selon lui, le fait que le dispositif est indiscernable d’un téléphone mobile empêche l’identification du porteur d’arme. Pour Kjellberg, il vaut mieux disposer d’une arme à feu et ne pas s’en servir que ne pas en posséder le jour où on en a besoin.

Idéal Conceal aurait déjà reçu plus de 10.000 commandes du monde entier.

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20-LinkedIn est définitivement banni de Russie
http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2017/01/09/32001-20170109ARTFIG00216-linkedin-est-definitivement-banni-de-russie.php
09/01/2017

Apple et Google ont été sommés par la Russie de supprimer LinkedIn de leurs magasins d'applications respectifs. Mi-novembre, le site du réseau social avait été censuré dans le pays.

http://i.f1g.fr/media/figaro/805x453_crop/2017/01/09/XVM6015bffa-d661-11e6-ab28-e18d41dc5bee.jpg

La Russie ne veut plus de LinkedIn sur son territoire. Après avoir ordonné en novembre la censure de la version Web du réseau social professionnel, les autorités russes ont réclamé à Google et Apple de retirer son application mobile de leurs plateformes respectives, Google Play et l'App Store. L'information, rapportée par le New York Times, a été confirmée par Apple et LinkedIn. Google s'est contenté de réaffirmer qu'il adhérait aux lois locales des pays dans lesquels ses services étaient accessibles.

À moins de contourner ces interdictions par le biais d'un VPN, un réseau privé virtuel qui permet d'accéder à des sites ou des services en ligne à distance, il est désormais impossible pour les internautes russes de trouver l'application depuis l'App Store ou Google Play. Cette censure constitue une victoire numérique pour la Russie. Le pays maintient depuis plusieurs semaines que le réseau professionnel américain est hors la loi. Depuis septembre 2015, les entreprises du Web ont l'obligation de stocker sur le territoire national les données des ressortissants russes. LinkedIn racheté par Microsoft mi-juin, a jusqu'à présent refusé de se plier à cette règle. Roskomnadzor, l'agence gouvernementale de surveillance des télécommunications, avait saisi la justice russe dès août 2016 pour sanctionner ce refus.

Les géants du Web face aux États
En sommant directement Apple et Google de retirer LinkedIn de leurs plateformes respectives, la Russie prononce une sanction inédite. Le pays avait jusqu'alors pour habitude de passer par les fournisseurs d'accès (FAI) pour bloquer l'accès à certains sites sur son territoire. Plusieurs grandes entreprises emblématiques, réticentes au premier abord, ont fini par se plier aux désidératas du Kremlin en matière de stockage des données personnelles. Google a déplacé plusieurs serveurs mi-avril 2015, pour héberger les données des ressortissants russes sur leur sol, selon les informations du Wall Street Journal. Même démarche pour Apple, qui a consenti en septembre 2015 à louer des serveurs russes de l'entreprise IXcellerate, pour répondre à la demande du pays.

Une telle démarche de la part de la Russie s'inscrit dans un contexte de résistance accentuée des États face aux géants du Web américain. Fin mai, l'Iran a menacé de bloquer toutes les applications de messagerie qui ne rapatrieraient pas les données de ses concitoyens dans le pays. La Turquie bloque régulièrement l'accès aux principaux réseaux sociaux et applications de messagerie, dont Facebook, Twitter ou encore WhatsApp, en cas d'urgence. Ces trois réseaux ont été à nouveau bloqués dans les quelques heures ayant suivi l'assassinat de l'ambassadeur russe à Ankara. Turkey Blocks, une organisation spécialisée dans la censure du Web en Turquie, précise sur son site que le pays lance désormais son propre moteur de recherche, conforme «à la culture et aux valeurs nationales». Les États autoritaires ne sont pas seuls à être regardants face au mode opératoire des géants du Web. Fin octobre 2015, la CNIL allemande leur a interdit de stocker leurs données hors du sol européen, note Euractiv.

Parfois limitées bien malgré elles, les entreprises américaines peuvent également consentir à s'adapter à la rigidité de certains pays dans lesquels elles opèrent. Pour conquérir le prometteur marché chinois, Facebook s'est récemment déclaré prêt à accepter une forme de censure. Le réseau social a créé un outil capable de supprimer systématiquement et automatiquement certains contenus de sa plateforme jugés sensibles par le gouvernement chinois. Le 5 janvier, Apple a confirmé avoir retiré l'application du New York Times de la version chinoise de son App Store, sur demande des autorités locales.

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jeudi 24 août 2017

Toijours intéressant non?



1-De peur que Trump ne le dissimule, des scientifiques divulguent un rapport alarmant sur le climat

2-Bilan catastrophique pour le climat en 2016

3-Comment la végétation se remet-elle de la sécheresse ?

4-Los Angeles : contre la chaleur, pourquoi ne pas peindre les chaussées en blanc ?

5-Sortie du charbon: les promesses difficiles à tenir

6-Vers 100 % d’électricité nucléaire en 2050 ?

7-Un fervent défenseur des éléphants assassiné en Tanzanie

8-Le développement de l'aquaculture permettrait-il de nourrir l'humanité ?

9-D’ici 2021, le Costa Rica aura banni tout le plastique à usage unique

10-Fukushima veut se laver dans le Pacifique

11-Le pergélisol sous-marin du plateau arctique fond plus vite qu'on ne le

12-Pour l'ONU, la Chine a encore "beaucoup de travail" pour sortir du charbon

13-La transition énergétique en Allemagne est un échec. Qui osera le dire ?

14-Le gif qui montre que la Terre se réchauffe à un rythme croissant

15-Un scientifique du CEA qui croit au réchauffement climatique répond à son collègue qui doute

16-Pour le climat, merci d’éviter la voiture, la viande et les enfants

17-La chaleur extrême pourrait rendre l'Asie du sud invivable d'ici 2100

18-Climat: 5% de chances de limiter le réchauffement à 2 degrés

19-Comment le capitalisme a sauvé les abeilles

20-La Chine souhaite interdire l'importation des déchets trop polluants



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1-De peur que Trump ne le dissimule, des scientifiques divulguent un rapport alarmant sur le climat

https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/de-peur-que-trump-ne-le-dissimule-des-scientifiques-divulguent-un-rapport-alarmant-sur-le-climat_115404#xtor=EPR-1-[SEAActu17h]-20170808

08.08.2017



Des scientifiques de 13 agences gouvernementales ont réalisé un vaste rapport sur le climat, en attente de validation par l'administration de Donald Trump. Par peur que le travail ne soit modifié ou supprimé, certains de ses auteurs l'ont divulgué.



Pollution

L'impact de l'activité sur le réchauffement climatique est importante, selon un rapport américain dévoilé.

(c) Afp



La température moyenne aux États-Unis a augmenté rapidement et de façon spectaculaire depuis 1980, et les dernières décennies ont été les plus chaudes des 1500 dernières années, annonce un rapport gouvernemental sur le climat en attente d'approbation par l'administration Trump, selon des informations révélées par le New York Times. L'un des scientifiques qui a travaillé sur le rapport, Katharine Hayhoe, professeur de science politique à l'Université Texas Tech, a qualifié le document de "rapport scientifiques les plus complets sur le climat".



Un autre impliqué, qui a parlé aux journalistes à la condition de l'anonymat, a déclaré que lui et d'autres craignaient que tout cela ne soit modifié ou supprimé. La Maison Blanche et l'Agence de protection de l'environnement n'ont pas répondu aux sollicitations demandant des commentaires lundi 7 août 2017 soir.



Une petite augmentation de température peut faire une grande différence dans le climat

Le document, élaboré par des scientifiques de 13 agences gouvernementales, et qui n'a pas encore été rendu public, conclut que les Américains participent actuellement aux effets du changement climatique. Ce qui contredit directement les revendications du président Donald Trump selon lesquelles la contribution humaine au changement climatique est incertaine...



Une copie du projet de rapport a été obtenu par le New York Times. Les auteurs y notent que des milliers d'études ont documenté les changements climatiques sur terre et dans l'air. "De nombreuses preuves démontrent que les activités humaines, en particulier les émissions de gaz à effet de serre, sont principalement responsables des récents changements climatiques observés", ont-ils écrit.



Le rapport conclut que, même si les humains cessaient immédiatement d'émettre des gaz à effet de serre dans l'atmosphère, le monde sentirait encore au moins un excès de chaleur de 0,30 degrés Celsius au cours de ce siècle. L'augmentation réelle, selon les scientifiques, atteindra jusqu'à 2 degrés Celsius. Et une petite différence dans les températures mondiales peut faire une grande différence dans le climat : par exemple, une hausse de 1,5 degrés Celsius pourrait entraîner des vagues de chaleur plus longues, des pluies plus intenses et une désintégration plus rapide des récifs coralliens.



INCERTITUDES. Le rapport indique que des progrès significatifs ont été réalisés en reliant l'influence humaine aux phénomènes météorologiques extrêmes mais des incertitudes cruciales demeurent pour certains événements climatiques, ainsi que selon les régions géographiques. Globalement, dans le monde entier, le rapport estime "extrêmement probable" que plus de la moitié de l'augmentation de la température depuis 1951 soit liée à l'influence humaine.



En outre, les scientifiques alertent sur les températures en Alaska et dans l'Arctique qui augmentent à un rythme effroyablement rapide - deux fois plus vite que la moyenne mondiale. "Il est très probable que le réchauffement accéléré de l'Arctique aura une conséquence importante pour les États-Unis en raison de l'accélération de la fonte des terres et de la glace qui entraîne des changements dans l'océan, y compris une augmentation du niveau de la mer menaçant nos communautés côtières", indique le rapport.



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2-Bilan catastrophique pour le climat en 2016

https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/climat/bilan-catastrophique-pour-le-climat-en-2016_115503#xtor=EPR-1-[SEAActu17h]-20170811

Par Sciences et Avenir avec AFP le 11.08.2017



Le dernier rapport annuel de la NOAA et de l'American Meteorological Society (AMS) montre que températures, montée des océans et émissions de gaz à effets de serre ont atteint des niveaux sans précédent en 2016.



Température des océans

Écarts à la moyenne de la surface des océans en 2016

©Noaa



Lire aussi :

Le changement climatique modifie les crues des rivières en Europe

https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/climat/le-changement-climatique-modifie-les-crues-des-rivieres-en-europe_115507#xtor=EPR-1-[SEAActu17h]-20170815



Recul record des glaces polaires, inondations, sécheresse, multiplication des vagues de chaleur... les études sur le climat se suivent et se ressemblent. Et le dernier rapport annuel sur "l'Etat du climat", publié publié jeudi 10 août 2017 par l'Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA) et l'American Meteorological Society (AMS), ne fait pas exception à la règle. Il dresse un portrait des plus sombres de notre planète après deux années consécutives où la température globale était au plus haut depuis le début des relevés de températures en 1880. Ce document de 300 pages, auquel ont contribué près de 500 scientifiques dans plus de 60 pays, montre bien que les principaux indicateurs du changement climatique continuent à refléter des tendances conformes à une intensification du réchauffement planétaire.



Plusieurs marqueurs clés comme les températures à la surface du globe, le niveau des océans et les gaz à effet de serre dans l'atmosphère, ont battu les records de l'année précédente. En 2016, les concentrations de dioxyde de carbone (CO2) sur la Terre ont dépassé les 400 ppm (parts par million) - 402,9 - pour la première fois depuis le début des relevés. C'est également le plus haut niveau en 800.000 ans, si l'on prend en compte les données provenant de l'étude des couches glaciaires.



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Évolution de la concentration totale de CO2 (exprimée en partie par millions) depuis 1980. © NOAA



Plusieurs pays, dont le Mexique et l'Inde, ont enregistré des températures annuelles records en 2016. Une vague de chaleur d'une semaine dans la péninsule indienne, avec des températures dépassant 44 degrés Celsius, a contribué à créer une pénurie d'eau pour 330 millions de personnes et fait 300 morts.

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Évolution des écarts à la moyenne des températures (calculée sur la période 1981-2010) à la surface du globe



Dans l'Arctique, la zone la plus sensible au réchauffement climatique, la température moyenne à la surface l'année dernière se situait deux degrés au-dessus de la moyenne de 1981–2010, battant tous les records. A la fin de l'hiver, en mars, l'étendue maximum des glaces arctiques était la plus faible en 37 ans d'observations par satellite. Dans l'Antarctique, la banquise a connu son plus faible accroissement, très inférieur à la moyenne de 1981-2010.

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Ce graphique présente la quantité de glace perdue par 44 glaciers suivis par les services de la NOAA. Les histogrammes en bleu montrent la quantité de glace perdue chaque année (dont une partie se reforme à chaque saison froide). La courbe orange, la perte cumulée au fil des ans. © NOAA



Quant à la température globale sur les océans, elle a été plus élevée (+0,1 degré Celsius) que la tendance de 1950 à 2016, précise le rapport. La fonte de glaces et des calottes polaires a fait remonter le niveau des océans à un nouveau record, 82 millimètres au-dessus de la moyenne enregistrée en 1993.

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La courbe noire montre le niveau global d'élévation des océans tel qu'on peut l'observer. À partir de 2003 et de 2004, les données permettent de différencier la part de cette élévation due respectivement à un apport d'eau conséquence de la fonte des différents glaciers (ligne bleue) et à la dilatation des océans en raison de l'augmentation de leur température (ligne rouge). © NOAA



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Sur cette carte, les écarts à la moyenne de la température des océans. Plus la couleur est rouge, plus la température est élevée par rapport à la moyenne. Plus elle est bleue, plus la température mesurée est basse par rapport à cette même moyenne. © Noaa



Dans les régions équatoriales, 93 tempêtes tropicales se sont produites en 2016 soit plus que la moyenne de 82 entre 1981 et 2010 mais moins que les 101 en 2015. "Le changement climatique est l'un des problèmes les plus pressants auxquels l'humanité et la vie sur Terre doivent faire face", écrivent le auteurs de ce rapport.



Un autre rapport rédigé par treize agences fédérales américaines et publié cette semaine par le New York Times, détaille les effets du réchauffement climatique aux Etats-Unis alors que les températures moyennes ont augmenté de manière spectaculaire ces dernières décennies sur le territoire américain, et sont désormais les plus chaudes en 1.500 ans. Ce document n'a pas été rendu public et n'a pas encore été approuvé par l'administration Trump. Les scientifiques craignent que le rapport soit censuré car il contredit l'affirmation de Donald Trump et de membres de son cabinet selon lequel "la contribution humaine au changement climatique n'est pas démontrée".



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3-Comment la végétation se remet-elle de la sécheresse ?

https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/meteo/les-vegetaux-mettent-du-temps-a-se-remettre-d-une-secheresse_115478#xtor=EPR-1-[SEAActu17h]-20170819

19.08.2017



Pour la première fois, une étude scientifique se penche sur la faculté de récupération des plantes après une sécheresse. Et fait un constat mondial alarmant : avec le réchauffement climatique, le couvert végétal va mettre de plus en plus de temps à se reconstituer.



Forêt victime de la sécheresse

Forêt du sud ouest des Etats-Unis touchée par des sécheresses récurrentes dans les années 2000.

William Anderegg



RECUPERATION. La sécheresse est un aléa climatique que la science a bien approfondi depuis des décennies sur ses trois aspects météorologique, agricole et hydrologique du phénomène : longue absence de précipitations, impact sur la productivité des plantes, baisse des niveaux des lacs, rivières et nappes souterraines. Mais une fois pluie revenue suffisamment, comment et en combien de temps les végétaux reviennent-ils à leur état "normal"? Le travail à l’échelle du globe mené par Carnegie Science et l’Université de l’Utah est le premier à tenter de répondre à cette question. Leurs résultats viennent d’être publiés dans Nature. « On présumait que les écosystèmes et les plantes récupéraient rapidement dès le retour de conditions humides, résume William Anderegg, du département de biologie de l’Université de l’Utah. Mais on ne connaît pas les mécanismes globaux, notamment les espèces qui se remettent plus vite que d’autres ainsi que les conditions qui accélèrent ou freinent ce reverdissement ».



Les chercheurs ont utilisé un système de mesure d’évaluation des conditions de sécheresse baptisé "index standardisé de précipitation/évaporation". C’est une méthode de calcul qui prend en compte la température, l’humidité des sols, le niveau récent des précipitations et la demande des plantes en eau. Pour évaluer le temps de récupération, l’équipe a adapté cet outil aux données fournies par les satellites mesurant la productivité primaire, c’est-à-dire le taux de conversion de la lumière du soleil en biomasse effectué par les plantes. Un retour à la normale après une sécheresse a ainsi une définition solide : il intervient quand la productivité d’avant le manque d’eau est restaurée.



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Temps de restauration de la végétation après une sécheresse. En France, elle peut dépasser un an surtout dans la partie nord du pays. Les pays tropicaux connaissent les temps de récupération les plus longs. © Christopher Schwalm



La période de récupération des végétaux peut être plus longue que la durée de la sécheresse

ACCUMULATION. En moyenne dans le monde, il faut compter six mois pour qu’une végétation retrouve sa productivité. Il arrive donc très fréquemment que la période de restauration de la végétation dure plus longtemps que la sécheresse elle-même. Ainsi, des différences régionales ont été mises en évidence. Les zones de l’Arctique et surtout les régions tropicales d’Amérique latine et d’Asie du Sud-est peuvent demander plus de deux ans. « C’est inquiétant parce que ces forêts sont celles qui stockent le plus de carbone de l’air » note Anderegg. Sans surprise, ce sont bien les conditions météo humides qui permettent une reconstitution rapide. Mais le maintien de températures élevées ralentit le rétablissement des végétaux. Les chercheurs ont aussi constaté l’effet de sécheresses récurrentes dont les impacts s’accumulent. C’est ce qui est arrivé à la forêt amazonienne, victime de deux épisodes en 2005 et 2010.



«Les images satellites montrent que le massif amazonien ne s’était pas entièrement rétabli de la sécheresse 2005 quand celle de 2010 est arrivée » poursuit Anderegg. Ces épisodes à répétition peuvent transformer une forêt en maquis, poursuivent les chercheurs. Or, c’est ce que prédisent les scénarios du GIEC pour le courant du siècle : des vagues de chaleur récurrentes et un cycle de l’eau perturbé aggravant la fréquence et la durée des sécheresses.



L’étude américaine donne une image globale qui manquait à tous les gestionnaires en charge des massifs forestiers dans le monde. Ainsi, en France, le suivi des populations d’arbres effectué par l’Inra et le Centre national de la propriété forestière amène au niveau local aux mêmes conclusions que l’étude internationale qui vient d’être publiée. Les hêtres et chênes des forêts françaises souffrent déjà de sécheresses récurrentes plus que d’épisodes extrêmes de déficit de pluies. Les gestionnaires constatent l’assèchement de branches sommitales, signe que les arbres souffrent et ce en absence de déficit hydrique prononcé. C’est pour cette raison que le hêtre pourrait bien disparaître totalement des régions du sud de la Loire d’ici la fin du siècle. Le CNPF et l’Inra développent aujourd’hui des essais d’implantation de nouvelles essences plus aptes à résister à des températures plus prononcées et des déficits en pluie plus longs.



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4-Los Angeles : contre la chaleur, pourquoi ne pas peindre les chaussées en blanc ?

http://www.lepoint.fr/monde/los-angeles-contre-la-chaleur-pourquoi-ne-pas-peindre-les-chaussees-en-blanc-14-08-2017-2149875_24.php

14/08/2017



La ville californienne teste actuellement une nouvelle technologie, prisée des écologistes, afin de faire descendre la température dans les rues.



https://pbs.twimg.com/media/DASceMSUAAE9rjp.jpg



Voir la vidéo :

Los Angeles se pare de blanc pour lutter contre la chaleur

http://www.capital.fr/economie-politique/los-angeles-se-pare-de-blanc-pour-lutter-contre-la-chaleur-1239884



Simple et au final peu onéreux. À Los Angeles, on teste en ce moment une toute nouvelle technologie afin de lutter contre la chaleur et le réchauffement climatique. Les écologistes approuvent : repeindre les chaussées en blanc permet de faire baisser le thermomètre. Et quelle meilleure ville test que la Cité des anges ? L'été, il n'est pas rare que les températures y dépassent les 40 degrés. Aussi Los Angeles est-elle l'une des premières mégapoles au monde à tenter l'expérience de ces « cool pavements », que l'on peut traduire par « chaussées fraîches », en peignant plusieurs de ses rues avec un revêtement spécial blanc grisé.



Le bitume noir habituel des chaussées emmagasine 80 à 95 % de la lumière solaire, alors que les revêtements de couleur pâle la réfléchissent, faisant baisser la température au sol de façon spectaculaire, d'après les partisans de cette technologie. « La chaleur ici, sur la surface noire..., c'est 42, 43 °C en ce moment. Et sur la surface sèche de l'autre côté, alors qu'on a mis une seule couche de blanc et qu'on doit encore mettre la deuxième couche, c'est 36 °C. Donc on voit une différence de température de 6 à 7 °C », fait valoir Jeff Luzar, vice-président de Guartop, la société qui fournit l'enduit, pendant une démonstration à l'Agence France-Presse. George Ban-Weiss, assistant professeur d'ingénierie civile et environnementale à l'université USC, estime que les « cool pavements » présentent de réelles promesses en termes de lutte contre le réchauffement climatique dans les villes où le bitume et la concentration démographique et automobile créent un effet dit d'« île de chaleur » (heat island).



https://pbs.twimg.com/media/DASceMRVwAAGZ9o.jpg https://pbs.twimg.com/media/DASceMSUAAAQqMw.jpg



Moins chère qu'une clim

« Les chaussées réfléchissant la chaleur solaire sont l'une des stratégies, comme les toits rafraîchissants ou le fait de planter des arbres, que les villes peuvent adopter pour réduire les températures urbaines », a estimé cet expert de la technologie, interrogé par l'Agence France-Presse lundi. Los Angeles est la première ville en Californie à tester (cette) « chaussée fraîche » sur une route publique, souligne Greg Spotts, directeur adjoint du bureau de maintenance des routes de Los Angeles. « Cela a déjà été fait sur des parkings. On espère que d'autres villes seront inspirées (...) et que les fabricants vont développer des nouveaux produits », dit-il.



La municipalité doit à présent observer les réactions des habitants à ces chaussées blanches inhabituelles et voir à quelle rapidité celles-ci se salissent au passage des voitures, aux coulées d'huile, d'essence, etc. Alan Barreca, professeur de sciences environnementales à l'université UCLA, remarque qu'« il existe déjà une technologie efficace pour nous protéger des vagues de chaleur, ça s'appelle la climatisation », mais que « tout le monde n'a pas les moyens d'en avoir chez soi », alors que le « bénéfice des chaussées fraîches est ressenti par tout le monde ». En outre, « moins de dépendance à la climatisation veut dire moins d'émissions de gaz à effet de serre » et d'énergie consommée, ajoute-t-il. D'après lui, cette technologie peu onéreuse, puisqu'elle ne coûte que 40 000 dollars par mile (1,6 km) pour sept ans, a le potentiel de protéger « beaucoup de gens pour un faible coût dans les zones urbaines à forte densité » comme Los Angeles, et semble ainsi plus intéressante dans ces zones que dans les banlieues moins densément peuplées.



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5-Sortie du charbon: les promesses difficiles à tenir

http://www.usinenouvelle.com/article/sortie-du-charbon-les-promesses-difficiles-a-tenir.N491244

26/01/2017



Banques et gouvernements peinent à concrétiser leurs engagements de sortie du charbon. Les pays émergents ne sont plus les cancres de cette transition.



Sortie du charbon: les promesses difficiles à tenir

Malgré une prise de conscience mondiale de la nécessité de stopper la consommation de charbon, celle-ci devrait encore croître jusqu’en 2030.



Lire aussi :

"Le charbon sera encore là en 2040", affirme Sylvie Cornot-Gandolphe

http://www.usinenouvelle.com/article/le-charbon-sera-encore-la-en-2040-affirme-sylvie-cornot-gandolphe.N491274

Le charbon, énergie du futur

http://www.usinenouvelle.com/article/le-charbon-energie-du-futur.N493609



La demande mondiale de charbon thermique a baissé en 2016 pour la deuxième année de suite. En tonnes équivalent charbon – un « charbon théorique » à pouvoir calorifique fixe, qu’il soit tiré de l’anthracite, du charbon bitumineux et sous-bitumineux (houille) ou du lignite –, elle est passée de 5,6 milliards en 2013 à 5,4 milliards en 2015. Mais ce n’est qu’un trompe-l’œil. Pas question, pour autant, d’entériner le déclin du combustible fossile le plus polluant du mix énergétique. Mis au ban dans une grande partie de l’Europe, décroissant en Chine pour des raisons environnementales et aux États-Unis pour des raisons économiques (la concurrence du gaz de schiste), le charbon gagne encore des marchés en Inde, en Asie du Sud-Est et en Afrique. Il a seulement ralenti le pas, passant d’une croissance annuelle moyenne de 2,5 % ces dix dernières années à 0,6 % projetés d’ici à 2021. Un ralentissement largement imputable à la Chine. Le premier consommateur mondial développe à la fois les énergies renouvelables et les centrales ultra-supercritiques, moins gourmandes en combustible. Sa part de la consommation, qui culminait à 54 % en 2013, approche aujourd’hui les 50 %.



Environ 38 % de l’électricité mondiale est encore générée à base de charbon. En 2030, cette part pourrait descendre à 33 %, restant supérieure à celle des énergies renouvelables, même si celles-ci croissent de 53 % sur la même période, estiment les analystes de CRU. Même Glencore ne noircit pas le tableau en prédisant que la demande va encore croître de 7 % d’ici à 2030 pour atteindre quelque 6 milliards de tonnes. Le géant minier mondial, qui produit annuellement 120 millions de tonnes de charbon, alerte sur le risque de déficit de production et affirme qu’entre 500 millions et 1 milliard de tonnes supplémentaires devront être mises sur le marché export pour répondre à la demande, alors que sans réinvestissement les volumes disponibles seront divisés par deux. Ce que Wood Mackenzie tempère. À la suite de la ratification de l’Accord de Paris par la Chine et les États-Unis, le cabinet d’analyse affirmait qu’une hausse de la température de deux degrés réduirait de 40 % le commerce mondial de charbon d’ici à 2035. À moins que Donald Trump ne sorte effectivement de cet accord d’ici là…



Malgré la faible demande, les prix du charbon ont doublé en 2016 du fait de la hausse des importations chinoises (+ 25 % selon les douanes), minoritaires dans les approvisionnements de Pékin dont elles représentent moins de 10 %. Un bond lié à la recherche de charbon plus compétitif et de qualité supérieure et à la fermeture d’un dixième des capacités nationales de production. L’ampleur de la hausse des cours s’explique par le fait qu’ils étaient descendus très bas en 2015. Le marché semble désormais plus équilibré, et les prix stabilisés.



Des possibilités réduites de financement


Quel effet aura cette relance économique du secteur sur le vaste mouvement de sortie du charbon amorcé en Europe ? La dégringolade de la rentabilité des projets jusqu’en 2015 a sans doute participé à convaincre les banques de mettre en œuvre l’arrêt du financement du charbon. En pleine COP 21, les Amis de la Terre et plusieurs autres ONG dénonçaient le financement du secteur par 15 établissements financiers européens et américains à hauteur de 257 milliards de dollars entre 2009 et 2014, soit 2,5 fois plus que les financements alloués à des projets d’énergies renouvelables.



On y découvrait que les banques françaises n’étaient pas les plus à blâmer. BNP Paribas, le Crédit agricole et la Société générale étaient bien plus avancés que Goldman Sachs, HSBC et UBS. En queue de peloton, on retrouvait le Crédit suisse (pays d’adoption des principaux négociants en matières premières) et l’allemande Deutsche Bank, pour qui il est bien plus compliqué de renoncer à financer 40 % de la production électrique nationale. En France, la liste des établissements financiers ayant annoncé leur sortie du charbon s’est encore allongée, avec Axa fin 2015 et le Fonds de réserve pour les retraites (public) fin 2016. Aux États-Unis, JPMorganChase, dont le fondateur John Pierpont Morgan avait sous Théodore Roosevelt sauvé le secteur en négociant un accord de fin de grève, vient de rejoindre le mouvement initié par Bank of America, Citigroup et Morgan Stanley. Un embargo financier qui complique encore la tâche au secteur américain du charbon, malmené par la concurrence du gaz à bas prix extrait des schistes par fracturation hydraulique.



Dans un même élan, un certain nombre de gouvernements s’engagent à ne plus recourir au combustible fossile. Certains à court terme, comme le Royaume-Uni dont le charbon représente 3,6 % du mix énergétique et qui veut fermer toutes ses centrales dès 2025, soit deux ans après la France. D’autres à moyen terme. C’est le cas de la Finlande, qui annonce sa sortie du charbon pour 2030 et un bilan énergétique neutre en carbone, 100 % renouvelable, en 2050. L’État de l’Oregon, aux États-Unis, a également interdit la production électrique à base de charbon, sur son territoire comme à l’import. Ailleurs, le mouvement reste plus timide. Le Canada doit arrêter ses centrales « traditionnelles » (sans captage de carbone) d’ici à 2030. Et que dire de l’Allemagne qui, en respectant son engagement de sortie du nucléaire, risque de passer à côté des objectifs annoncés de réduction de ses émissions de CO2 ? Fin 2016, son ministre de l’Économie, Sigmar Gabriel, n’envisageait pas de fermer les centrales « avant les années 2040 ». Outre-Rhin, les dernières mines de houille sur le sol national devraient fermer en 2018, et celles de lignite en 2045.



« Nous ne financerons plus aucune nouvelle centrale »

Stanislas Pottier, directeur du développement durable de Crédit agricole



Les banques se sont engagées lors de la COP 21 à ne plus financer de centrales au charbon. Où en êtes-vous ?

En mai 2015, nous étions les premiers à décider de ne plus financer de mines de charbon. Juste avant la COP 21, nous avons étendu ce mouvement aux centrales à charbon dans les pays riches car ils ont les moyens de diversifier leur mix énergétique.



Pourquoi le Crédit agricole est-il toujours impliqué dans deux projets en Indonésie ?

Avant la COP 22, nous avons, comme la Société générale, décidé de ne plus financer aucune nouvelle centrale à charbon. Il restait deux projets en Indonésie, où nous étions déjà engagés avec des partenaires japonais. Pour Tanjung Jati B2, nous n’avons pas eu de réponse satisfaisante à nos exigences, notamment en matière environnementale. Nous ne le financerons donc pas. Pour le second projet, celui de Cirebon 2, nous attendons encore des réponses.



Le charbon reste-il un bon placement ?

Les grandes banques occidentales ne veulent plus financer de centrales à charbon, y compris pour la reprise d’actifs. Engie a trop tardé pour se débarrasser de son site d’Hazelwood, en Australie. E.on a du mal à revendre ses actifs. Le retournement du marché est spectaculaire. Il est de plus en plus difficile de céder ce genre d’actifs. Mais vous trouverez encore des banques japonaises ou russes pour le faire.



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6-Vers 100 % d’électricité nucléaire en 2050 ?

https://www.contrepoints.org/2017/08/12/296656-vers-100-delectricite-nucleaire-2050?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=aada96e66c-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-aada96e66c-114181169&mc_cid=aada96e66c&mc_eid=3a34d02b7c

12 août 2017



L’électricité nucléaire, championne en matière de production d’énergie et d’environnement depuis plus de 40 ans, devrait être au cœur des missions confiées à l’ADEME.



https://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2014/07/Centrale-nucl%C3%A9aire-Cr%C3%A9dits-Alpha-du-centaure-licence-Creative-Commons.jpg

Centrale nucléaire (Crédits Alpha du centaure, licence Creative Commons)



Lire aussi :

Nucléaire : une chance pour notre avenir !

https://www.contrepoints.org/2017/08/22/297059-nucleaire-chance-avenir?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=00d02a614b-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-00d02a614b-114181169&mc_cid=00d02a614b&mc_eid=3a34d02b7c

Point de vue. Fermer les centrales nucléaires : mauvaise idée

http://www.ouest-france.fr/debats/point-de-vue-fermer-les-centrales-nucleaires-mauvaise-idee-5193915

Déchets nucléaires : Le cylindre d’acier et de verre « R7T7 » pour les « siècles des siècles »

https://www.contrepoints.org/2017/08/20/297063-dechets-nucleaires-r7t7-siecles-siecles?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=758512870c-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-758512870c-114181169&mc_cid=758512870c&mc_eid=3a34d02b7c

Ukraine : l’absence de sûreté nucléaire menace l’Europe

https://www.contrepoints.org/2017/08/18/296884-ukraine-labsence-de-surete-nucleaire-menace-leurope?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=0d3c81e1b9-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-0d3c81e1b9-114181169&mc_cid=0d3c81e1b9&mc_eid=3a34d02b7c



L’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME), qui a publié en 2015 l’étude « Un mix électrique 100 % renouvelable en 2050 ? », aurait dû publier en même temps l’autre cas d’école «Vers 100 % d’électricité nucléaire en 2050 ?».



L’ADEME fourmillant d’experts doit pouvoir travailler sur ce sujet. Le citoyen français est en droit d’attendre cet équilibre des points de vue de la part d’une agence publique d’un pays où le nucléaire, fleuron de notre économie, produit les trois quarts de notre électricité de façon sûre et bon marché. Et peut-être pour longtemps.



L’ADEME a-t-elle peur ?

L‘électricité nucléaire, championne en matière de production d’énergie et d’environnement depuis plus de 40 ans, devrait être au cœur des missions confiées à l’ADEME. Cette dernière semble pourtant en avoir peur. Et cette peur est mauvaise conseillère pour guider ses choix censés définir le futur paysage énergétique durable, efficace et propre pour la France.



Malgré les campagnes de désinformations après l’accident de Tchernobyl et le tsunami de Fukushima (dont la centrale nucléaire de Daiishi n’a fait aucune victime mais dont le tsunami dévastateur a provoqué prés de 20 000 morts), le nucléaire se développe dans le monde. Plus de 70 nouveaux réacteurs sont en construction sur la planète. Mais un seul est en construction en France, et aucun en Allemagne, championne de la peur du nucléaire.



3 raisons de choisir le nucléaire

À côté du cas d’école « 100 % renouvelable », l’autre cas d’école « 100 % nucléaire » aurait dû avoir lui aussi toute sa place. Et pour au moins trois raisons :



- 1) l’électricité nucléaire est aujourd’hui la moins chère (autour de 42 €/MWh1 si on en croit le tarif de revente par EDF à ses concurrents, et entre 33 et 59,8 €/MWh selon les rapports 2013 et 2014 de la Cour des Comptes). Elle le sera encore en 2050 car elle n’est pas intermittente, ne nécessite pas de stocker l’électricité. Elle assume aussi les coûts du système de régulation du réseau électrique national et européen ;

- 2) elle n’émet pas de gaz à effet de serre, améliore la sécurité énergétique et apporte une meilleure indépendance nationale ;

- 3) le nucléaire «durable» pour plus de mille ans fera son apparition en 2050 avec les premiers réacteurs surgénérateurs, même si l’ADEME l’oublie (une étourderie sans doute).



Pas de coûts cachés

La Cour des comptes a dissipé en 2012 les prétendus « coûts cachés » du nucléaire en montrant que tous les coûts passés (notamment ceux de la recherche électronucléaire publique depuis 1957), ainsi que tous les coûts futurs de démantèlement et de gestion des déchets ont déjà été payés par les consommateurs (plus de 40 milliards d’euros ont déjà été provisionnés par les industriels).



Ce même rapport situe le coût de production de l’éolien terrestre entre 62 et 102 €/MWh et le photovoltaïque entre 114 et 547 €/MWh (sans les coûts de stockages). Le consommateur, via la Contribution au Service Public de l’Electricité (CSPE), va continuer à payer l’électricité produite par les premiers capteurs solaires installés par des particuliers en 2009 au prix de…630 €/MWh (!) , jusqu’en 2029, soit environ 15 fois le coût du nucléaire !



Le consommateur exige du courant quand il en a besoin. Aujourd’hui, des productions éoliennes et solaires décalées par rapport à la demande d’électricité ne trouvent pas acquéreurs en Allemagne.



La solution proposée : stocker l’électricité renouvelable. Mais personne ne sait le faire à l’échelle d’un pays.



L’énergie nucléaire est une énergie durable, décarbonée, propre, abondante, pilotable et bon marché.

Et si en 2050, l’ADEME visait 100% d’électricité nucléaire pour la France ?



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7-Un fervent défenseur des éléphants assassiné en Tanzanie

http://www.france24.com/fr/20170819-braconnage-defenseur-massacre-elephants-mort-tanzanie-wayne-lotter-pams

19/08/2017



Le protecteur sud-africain des éléphants Wayne Lotter a été tué par balle jeudi soir en Tanzanie. Un pays particulièrement en proie au braconnage.



http://scd.france24.com/fr/files_fr/imagecache/france24_ct_api_bigger_169/article/image/wayne-lotter-m.jpg

© PAMS Foundation | Wayne Lotter



Il était l’ange-gardien des pachydermes en Tanzanie. Le Sud-Africain Wayne Lotter a été assassiné le 17 août par des inconnus dans un quartier huppé de la ville portuaire de Dar es Salaam, capitale économique du pays. L’environnementaliste se trouvait dans un taxi lorsqu’un véhicule leur a bloqué le passage subitement. Selon le quotidien The Guardian, deux hommes, dont un armé, ont alors ouvert la porte du taxi et l’ont abattu. Une enquête a été ouverte.



"Wayne avait consacré sa vie à la faune sauvage africaine, travaillant d'abord, alors qu'il était encore jeune homme, comme ranger dans son Afrique du Sud natale, avant de devenir un fer de lance de la lutte contre le braconnage en Tanzanie", a écrit la fondation PAMS -dont il était co-fondateur de la branche tanzanienne- dans un communiqué annonçant sa mort.



Le monde militant salue “un héros”

De nombreux défenseurs de la planète à travers le monde ont fait part de leur tristesse, et pour certains de leur, consternation. À commencer par la co-fondatrice de PAMS, Krissie Clark, qui pleure la perte “de son meilleur ami”, mais se dit plus déterminée que jamais à poursuivre le combat.



L’acteur américain et militant écologiste Leonardo DiCaprio a aussi réagi à la nouvelle sur Twitter, qualifiant Wayne Lotter de “héros”. Un terme ensuite repris par la célèbre primatologue américaine Jane Goodall qui a également tenu à rappeler qu’il avait dû faire face à "des menaces personnelles" dans sa lutte contre le braconnage. Et d’ajouter : "Si ce lâche attentat était une tentative de mettre fin au travail de la fondation PAMS, ce sera un échec".



150 000 éléphants massacrés

La Tanzanie, l'un des pays qui comptent la plus importante population d'éléphants sur le continent africain, est aussi l'un des plus touchés par le braconnage. Selon la fondation PAMS, plus de 150 000 éléphants ont été tués ou mutilés pour leur ivoire au cours des cinq dernières années en Afrique. La Tanzanie, elle, en a perdu 66 000 sur la dernière décennie.



L’organisme note toutefois une "réduction considérable" du braconnage depuis 2014, notamment grâce aux efforts d'une unité tanzanienne d'élite spécialisée dans les crimes "graves" nationaux et internationaux (NTSCIU), dont le braconnage.



Quelque 900 braconniers ont ainsi été appréhendés ces dernières années. Parmi eux, la Chinoise Yang Fenlan, surnommée la "reine de l'ivoire", actuellement jugée pour le trafic illégal de 706 défenses d'éléphants entre 2000 et 2014. En mars dernier, le plus célèbre trafiquant d'ivoire tanzanien, Boniface Matthew Maliango, surnommé "le Diable", a été condamné, pour sa part, à 12 ans de prison après son arrestation par la NTSCIU.



http://scd.france24.com/fr/files_fr/element_multimedia/image/wayne-lotter-pams-m.jpg

Wayne Lotter entouré de ses collègues de la fondation PAMS © Krissie Clark/PAMS Foundation



Toujours plus d’activistes assassinés

Selon un rapport de l’ONG Global Witness publié en juillet, au moins 200 environnementalistes ont été assassinés en 2016. Il s’agit de l’année la plus meurtrière pour les défenseurs de l’environnement. L’organisme qui dresse ce bilan annuel depuis 2002 a constaté une forte hausse des assassinats depuis 2014, précisant que la collecte d’information est, en outre, laborieuse. “Pour chaque assassinat que nous avons été en mesure de documenter, d’autres n’ont pu être vérifiés, ou n’ont pas été signalés”, écrit-elle dans son rapport.



Autre obstacle, selon Global Witness : “Peu d’éléments indiquent que les autorités ont pleinement enquêté sur les crimes, ou pris des mesures pour que leurs responsables rendent des comptes”. L’ONG exhorte les gouvernements et les entreprises à “mettre fin aux projets qui bafouent les droits des communautés à jouir de leurs terres, afin d’enrayer la spirale de la violence”.



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8-Le développement de l'aquaculture permettrait-il de nourrir l'humanité ?

https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/mers-et-oceans/le-developpement-de-l-aquaculture-permettrait-il-de-nourrir-l-humanite_115549#xtor=EPR-1-[SEAActu17h]-20170816

16.08.2017



Une équipe de chercheurs estime que le développement de millions de km2 d'aquaculture dans les océans permettrait de réduire l'insécurité alimentaire dans les années à venir.



Aquaculture

Selon ces chercheurs, jusqu'à 11,4 millions de km2 d'océans pourraient être utilisés pour l'aquaculture.

© N.A.S.A/SIPA



Lire aussi :

Les océans pourraient accueillir des millions de km2 d'aquaculture

https://www.afp.com/fr/infos/336/les-oceans-pourraient-accueillir-des-millions-de-km2-daquaculture#.WZKQm8DoI78.facebook



Et si la clé pour assurer la sécurité alimentaire de milliards d'humains ne se trouverait pas sur la terre ferme ? Selon une étude publiée le 14 août 2017 dans la revue Nature Ecology & Evolution, les mers et océans de la planète pourraient en effet héberger près de 13 millions de km2 consacrés à l'aquaculture. D'après une équipe de chercheurs américains et chinois dirigée par Rebecca Gentry de l'université de Californie à Santa Barbara aux États-Unis, 11,4 millions de km2 d'océans pourraient être dédiés à l'élevage de poissons et 1,5 million de km2 à celui des coquillages, que le climat soit tempéré ou tropical. À elles seules, ces zones destinées à l'aquaculture pourraient produire 100 fois plus de produits de la mer que la population mondiale n'en consomme aujourd'hui. De quoi produire 15 milliards de tonnes par an.



Une étude pour déduire la concentration maximale d'animaux marins dans chaque zone

Pour arriver à ces chiffres, les chercheurs ont exclu les zones des océans inadaptées à l'aquaculture, car, par exemple, trop profondes ou déjà affectées à d'autres activités comme l'extraction du pétrole, la navigation ou la protection de la faune et la flore. À partir de l'observation de 120 espèces de poissons et 60 crustacés, ils ont pu définir leur taux de croissance, les températures qu'ils peuvent supporter, la concentration en oxygène ou encore la densité de phytoplancton nécessaires, pour en déduire la concentration maximale d'animaux marins que les eaux littorales peuvent abriter.



https://www.sciencesetavenir.fr/assets/inline-img/2017/08/16/w453-83694-41559-2017-257-fig4-html.jpg

Production mondiale actuelle de poissons en aquaculture b) Production potentielle si 1% des zones disponibles de chaque pays étaient développées pour l'aquaculture © Nature Ecology and Evolution / Rebecca Gentry



"La part de poissons sauvages actuellement pêchés représente le lac Michigan"

Selon les Nations unies, la population mondiale va passer d'environ 7,6 milliards de personnes actuellement à 11,2 milliards d'ici à 2100, augmentant leurs besoins alimentaires, notamment en protéines animales. Or "la totalité des poissons sauvages actuellement pêchés dans le monde pourrait être produite sur une zone d'aquaculture de la taille du lac Michigan", notent les chercheurs. "Presque tous les pays côtiers possèdent un grand potentiel d'aquaculture marine et pourraient répondre à leur propre demande en poisson", déclarent les auteurs de l'étude.



Quel impact sur les écosystèmes ?

Certes, l'étude met en évidence le potentiel de l'aquaculture (qui fournit déjà près de 50 % du poisson consommé dans le monde) mais "les facteurs sociaux, économiques ou encore environnementaux devront être pris en considération", notent les chercheurs qui citent en exemple les problèmes liés à l'alimentation des poissons d'élevages ou encore les coûts du transport des denrées produites.



Dans un commentaire accompagnant l'article, des scientifiques précisent que "même si ces résultats montrent que l'exploitation d'une petite portion des océans permettrait de résoudre partiellement notre défi alimentaire, nous devons examiner attentivement l'impact de la production d'aliments aquatiques sur les écosystèmes et les ressources aquatiques et terrestres".



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9-D’ici 2021, le Costa Rica aura banni tout le plastique à usage unique

https://fr.express.live/2017/08/11/dici-2021-costa-rica-aura-banni-plastique-a-usage-unique/

11 août 2017



A partir de 2021, plus aucun plastique à usage unique ne pourra être vendu au Costa Rica. Il s’agit d’une première mondiale. D’ici là, cette république d’Amérique centrale veut devenir un territoire neutre en carbone et continuer à lutter contre la déforestation.



https://i0.wp.com/fr.express.live/wp-content/uploads/sites/2/2017/08/single-use-plastics.jpg?resize=980%2C580&ssl=1



Le Costa Rica veut être le premier pays au monde à appliquer une stratégie efficace pour éliminer l’usage unique du plastique, écrit The Costa Rica News. Ainsi, d’ici 2021, les sacs en plastique, les pailles, les cuillères, les boîtes et les couverts à jeter seront de l’histoire ancienne au Costa Rica. Cet objectif doit être atteint grâce à une adaptation de l’administration dans les communes, en mettant en œuvre des alternatives au plastique et via la recherche scientifique. Des substituts dégradables biologiquement doivent remplacer le plastique à usage unique.



Pas de plastique, pas de déforestation, pas de CO2.

Le Costa Rica joue un rôle de précurseur en matière d’écologie. Il y a dix ans, le pays a décidé qu’il ne produirait plus de CO2 en 2021. Il s’attaque maintenant à la déforestation. Depuis 1984, la surface boisée a doublé passant de 26 à 52%. L’opération « anti-plastique » est une initiative des ministères costaricains de la Santé, de l’Environnement et de l’Energie, avec le soutien Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), des communautés locales et de divers groupes du secteur privé.



Alternatives au plastique

Le Costa Rica produit chaque jour 4.000 tonnes de déchets, un cinquième de ceux-ci ne sont pas collectés et finissent dans la nature (bois, rivières, lacs et plages). Pour réduire cette montagne de déchets, le plastique jetable peut être remplacé par des matériaux recyclables. Ainsi, l’année dernière, trois étudiants en chimie de l’Universidad de Costa Rica ont gagné un prix grâce à leur alternative au plastique à base de bananes et d’acétate de cellulose. Ce produit est cinq fois plus solide que le plastique et se dégrade dans la nature en 18 mois.



Les sacs en plastique représentent 40% des déchets dans la mer du Nord. En Flandre, il n’y a pas encore d’interdiction d’utilisation de sacs en plastique jetables, par contre, en Wallonie, en France et en Italie, cette interdiction existe déjà.



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10-Fukushima veut se laver dans le Pacifique

http://www.nice.maville.com/actu/actudet_-fukushima-veut-se-laver-dans-le-pacifique_fil-3260142_actu.Htm?abo=1039733&serv=137&utm_source=newsletter&utm_medium=email_interne&utm_campaign=lettre_information_maville&utm_content=actualite&xtor=EPR-300-%5blettre_information_maville%5d-20170812-%5bactualite%5d-1039733@2

12 août 2017



Tepco, qui exploite la centrale nucléaire accidentée en 2011, prétend avoir le droit de rejeter l’eau contaminée dans l’océan.



https://mvistatic.com/photosmvi/2017/08/12/P1D3260142G_px_640_.jpg



La polémique

« La décision a été prise », assure Takashi Kawamura, président de l’électricien Tepco. Le gouvernement japonais aurait autorisé l’industriel à rejeter dans l’océan les 770 000 tonnes d’eau qui ont servi à refroidir les cœurs en fusion depuis la catastrophe à la centrale de Fukushima, le 11 mars 2011.



Problème. L’eau est contaminée au tritium, un isotope de l’hydrogène, radioactif pendant plus d’une douzaine d’années. Depuis six ans, elle est stockée sur le site, dans 580 énormes cuves. Tepco, qui a déjà dû gérer plusieurs fuites, veut s’en débarrasser. Des experts lui ont assuré que le Pacifique est capable de diluer ce tritium et qu’il ne sera pas dangereux pour l’environnement.



Une vidange qui passe mal

Les pêcheurs, qui ont repris leur activité au large de la province nipponne, ne sont pas de cet avis. « Relâcher du tritium dans la mer va entraîner une nouvelle vague de rumeurs, réduisant tous nos efforts à néant », déplore Kanji Tachiya, responsable d’une coopérative, cité par Kyodo News…



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11-Le pergélisol sous-marin du plateau arctique fond plus vite qu'on ne le pensait

https://fr.sputniknews.com/sci_tech/201708091032586327-pergilisol-sous-marin-plateau-continental-arctique/

09.08.2017



Des scientifiques russes et suédois ont établi que la vitesse de fonte du pergélisol sous-marin du plateau arctique est beaucoup plus élevée par rapport à ce qu'elle était précédemment. Leur étude permet de réévaluer la quantité de méthane relâchée dans l'atmosphère consécutive à ce processus.



https://cdnfr1.img.sputniknews.com/images/103163/11/1031631118.jpg



Une équipe de scientifiques russe et suédois a publié une étude qui prouve que le rythme de fonte du pergélisol sous-marin du plateau continental arctique dépasse les chiffres précédents, annonce le service de presse de l'Université polytechnique de Tomsk (UPT).



« De nouveaux carottages ont permis de mettre en évidence qu'au cours de ces 30 dernières années la vitesse de dégradation verticale du pergélisol sous-marin avait atteint jusqu'à 18 cm par an (14 cm par an en moyenne), ce qui est bien supérieur aux observations précédentes», indique le communiqué du Département de géologie et d'exploration minérale de l'UPT.



Auparavant, les scientifiques pensaient que le permafrost du plateau continental de l'Arctique de l'Est était dense, ce qui excluait la possibilité d'émission du méthane emprisonné dans la glace et supposait que le processus de dégel prendrait des centaines, voire des milliers, d'années.



« Les résultats des études biogéochimiques, géophysiques et géologiques complexes, réalisées entre 2011-2016, nous permettent de conclure que, dans certaines parties du plateau, la partie supérieure du pergélisol sous-marin a déjà atteint la profondeur à laquelle sont stables les hydrates, dont la décomposition peut conduire à des émissions massives de bulles de méthane» cite le communique les propos de Natalia Shahova, le chef du département.



Ces mêmes recherches ont prouvé que la quantité de bulles de méthane peut varier de quelques milligrammes à des dizaines ou des centaines de grammes par mètre carré et par jour, ce qui conduit à une augmentation de la concentration de méthane atmosphérique supérieur du permafrost.



De plus, les scientifiques ont découvert une autre raison de l'émission de méthane dans l'atmosphère et dans l'eau. Ce sont les icebergs et les gros morceaux de glace qui défoncent le pergélisol dans les eaux peu profondes ce qui provoque la libération du gaz.



« Nos résultats apportent une connaissance fondamentalement nouvelle des processus responsables du changement de l'état du permafrost sous-marin sur le plateau de Sibérie orientale, où, selon diverses estimations, est concentrée jusqu'à 80% du pergélisol sous-marin de l'hémisphère Nord, sous lequel se trouvent d'énormes réserves d'hydrocarbures de formes diverses, comme des hydrates, du pétrole et du gaz libre», ajoute le communiqué.



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12-Pour l'ONU, la Chine a encore "beaucoup de travail" pour sortir du charbon

https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/pour-l-onu-la-chine-a-encore-beaucoup-de-travail-pour-sortir-du-charbon_115439#xtor=EPR-1-[SEAActu17h]-20170809

09.08.2017