samedi 22 avril 2017

Avant les élections, un peu de lecture.... reposante????


1-Et la terreur mit fin à l’élection présidentielle…
2-Présidentielle: les "gros candidats" sous la menace terroriste?
3-Les Etats-Unis larguent leur plus grosse bombe non nucléaire en Afghanistan
4-“Interdire les voitures en ville pour lutter contre le terrorisme
5-Syrie : la coalition a tué par erreur 18 combattants alliés
6-L’État islamique est encore en phase d’expansion
7-Une roquette de l'EI en provenance du Sinaï égyptien s'abat en Israël
8-Terrorisme : l'Afrique, cette cible de choix des djihadistes
9-Syrie-armes chimiques: Le Tomahawk, la fin d’une légende, par René Naba
10-Il n'y a pas de solution en Syrie tant que Bachar Al-Assad reste au pouvoir, estiment les pays du G7
11-Deuxième attentat contre une église chrétienne en Égypte
12-Camion qui fonce sur la foule en Suède : le mode opératoire des terroristes qui se généralise
13-Attentat dans un métro russe: un cadet militaire arrêté pour "terrorisme" à Saint-Pétersbourg
14-Terrorisme musulman ”low cost” : la contagion
15-Projet d'attentat à Venise : quatre suspects interpellés
16-Terrorisme : Nice, Berlin, Londres... l'arme de la voiture folle
17-Attentat de Londres : Tobias Ellwood, le député devenu héros
18-Les manuels scolaires de l’Etat islamique : “Tu as 42 balles et il y a 7 mécréants
19-“Les 3/4 des combattants de l’État islamique sont morts
20-La recomposition programmée du Moyen-Orient, par Pierre Hillard

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1-Et la terreur mit fin à l’élection présidentielle…
21-04-2017

Le terrorisme est un confort macabre. On le retrouve et, avec lui, ses mots et ses postures, son goût de sang et de peur et de déjà-vu. On s’y contemple alors et l’on cesse de se penser, nous sommes chez nous, dans le pays du deuil, et la politique s’enfuit devant cette évidence: il n’est d’autre destin.

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Voir la vidéo :
« Un homme tente d'interpeller la maire de Paris Anne Hidalgo sur les lieux de l'attentat, il accuse nos gouvernants actuels et passés d'être responsables des attentats car ils n'ont rien fait pour les éviter. »

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L’élection présidentielle s’est achevée jeudi 20 au soir avec la mort d’un policier sur les Champs-Élysées; seuls s’en attristeront ceux qui imaginent une autre France; ceux qui ne peuvent faire commerce que de la peur n’oseront s’en réjouir ouvertement; on l’a vu pourtant, ce jeudi soir, quand l’ultime émission de la campagne présidentielle s’est retrouvée submergée par l’horrible habitude, comment les uns prenaient leurs aises, rassasiés de la tragédie, quand les autres se découvraient les dupes de la mort, et nous avec eux.

Cela faisait de longues minutes que l’on se savait arrivé au pays de l’impossible, quand, sur France 2, on discutait encore avec des candidats de bonne volonté. C’était la dernière fois que nous les verrions tous ensemble, essayer de nous relever de quelques mots. Nicolas Dupont-Aignan se souvenait d’un enfant handicapé et racontait comment un patron de presse exerçait sur lui un petit chantage au profit de François Fillon; Asselineau évoquait son grand-père qui avait cru en une vie meilleure; il en avait des larmes aux yeux. Nous étions, la France, les téléspectateurs, entre nos nostalgie et espérance. Y croirions-nous? Sur les réseaux sociaux, c’était déjà fini. La tragédie des Champs-Élysées se savait; elle assiégeait la politique de la mort d’un homme. Comment, alors, oser un avenir, puisque tout était dit?

Hollande était là
Il n’était pas 22 heures. Dupont-Aignan en avait fini. «Quelques mots sur une actualité, disait David Pujadas. Il apparait qu’une attaque s’est produite aux Champs-Élysées contre des policiers…» Au dehors, en son Palais, François Hollande retrouvait la vérité de son quinquennat. Il devait supputer encore ce que masquait la tragédie. Du terrorisme ou un braquage? Avant la fin de la nuit, il viendrait parler, dans une lumière jaune, celle des nuits de drame, dire le mot de terrorisme, annoncer l’hommage national, un conseil de sécurité. Il était fait pour cela, Hollande, son destin l’en avait décidé.

Fusillade sur les Champs-Elysées

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Un policier tué dans un attentat sur les Champs-Elysées, en pleine présidentielle

Il était né à la Présidence dans la France de Mohamed Merah, il avait présidé de commémorations la France de Charlie et du Bataclan; il quitterait le pouvoir dans le sang des Champs-Élysées. Il était cela. Nous étions cela. On le ressentait. On l’avait toujours su? Les «Quinze minutes pour convaincre» n’étaient plus qu’un ilot illusoire.
«On enchaîne sur la politique», disait Pujadas en accueillant l’ouvrier Poutou. Le frais trublion de la campagne, qui savait dire ses vérités aux puissants, qui souriait joliment en parlant d’un bon patron de ses amis, pizzaïolo à Carhaix, n’était plus désirable. Léa Salamé lui reprochait de vouloir «désarmer les policiers». Cette utopie, compréhensible à l’aune des bobbies anglais, qui savent apaiser sans arme une société pas moins complexe que la nôtre, semblait une profanation. Après l’émission, des flics en uniformes prennent à parti le trotskiste. Des journalistes, sur les réseaux sociaux, l’accablaient d’ironie. Les hiérarchies se remettaient en place. Dans les coulisses de l’émission, les candidats tweetaient leur émotion devant la mort du policier.

Comment faire autrement? Sur le plateau, après Poutou vint Macron, qui avait voulu nous parler d’avenir et de jeunesse, et ne pourrait s’en contenter. Il avait laissé dans sa loge la jolie grammaire de son enfance –chaque candidat devait illustrer son espérance d’un objet– pour signifier que la douceur était révolue. Il préférait parler des Champs-Élysées. La première mission d’un Président était de nous protéger. Il avait une pensée pour la famille de la victime. La menace ferait partie de notre vie. 

Une minute, peut-être deux… On enchaînait sur le blocage des loyers. Macron voulait en sortir en augmentant l’offre de logements. Il expliquait encore sa politique et ses parfums d’avenir. Il s’enflammait sur la culture française «indomptable et ouverte». Il allait de l’avant. Il irait convaincre jusqu’au bout. Cela existait donc encore? Mais qui s’en souviendrait? Un Cheminade après, François Fillon venait parler à son tour. L’émission s’achevait.

Les visages avaient changé
Fillon n’avait apporté aucun objet, n’étant pas fétichiste, et n’avait rien à dire que ceci: «La Nation est solidaire avec les policiers». L’homme fragilisé de la campagne, endurci dans les soupçons, avait le ton lourd du sexagénaire qui habiterait de son expérience le moment de la peur. «J’annule les déplacements qui étaient prévus demain dans ma campagne. La lutte contre le terrorisme doit être la priorité absolue du prochain Président de la République.»

Il fallait donc accepter de s’allier avec les Russes et les Iraniens. Il fallait lutter contre le fondamentalisme à l’intérieur de l’islam. Il fallait empêcher les jeunes français partis au djihad de revenir au pays et interpeller, et juger les fichiers S pour «intelligence avec l’ennemi». Il fallait interdire les mouvements liés au salafisme et aux frères musulmans. Il fallait… Les mots «islamique» et «musulman» recouvraient le plateau. Le communautarisme menaçait l’unité de la Nation. Il fallait aider les musulmans de France à éradiquer l’intégrisme et organiser les mosquées. Il n’interdirait pas les signes religieux dans la rue pour ne pas pénaliser les religions. Pourquoi les femmes se voilent

Y avait-il autre chose?
Il n’y aurait rien. On parlerait économie, mais qu’importe. François Fillon ne disait rien qu’il n’eut déjà dit. Un attentat était venu à sa rencontre. Ses admirateurs, sur les réseaux, se ravissaient de son discours. Il était donc à la hauteur. L’émission se finissait. Les candidats devaient conclure. Il était temps. On parlerait ensuite des Champs-Élysées. Le paysage était retourné. Les visages avaient changé.

Au début de l’élection, Jean-Luc Mélenchon, pétillait d’espérance en parlant du pouvoir du peuple et en promettant d’abolir la monarchie présidentielle et se faisait fort de changer l’Europe par la force de la France. Il était plus vieux de trois heures et d’une tragédie qui ramenait le discours de l’ordre; il pouvait parler de la misère; il pouvait plaider pour que «le processus de notre démocratie» survive au terrorisme; quelque chose avait disparu. Mélenchon, de tous les candidats, était celui qui avait besoin de politique, mais la politique s’effaçait devant les simplicités de la peur.

Trop long
«Il n’y a pas lieu de poursuivre une campagne électorale», tranchait Fillon, au nom du combat qui faisait encore résonner le mot musulman, ayant trouvé son avantage et ne faisant plus de détail. Le plateau s’était scindé. Hamon et Macron, chacun à leur manière, tentaient de sauvegarder leurs constructions. Ils n’étaient plus chez eux. Hamon disait «République» et paraphrasait François Hollande.

Macron disait «laïcité» et avait trouvé un slogan, «Présider, c’est protéger», qui n’était pas encore bien en bouche et jurait avec le mouvement qu’il incarnait jusque-là. Il faisait trop long, interrompu par Léa Salamé quand il plaidait pour son «alternance profonde».

Trop long. Une impression? L’homme en noir, Fillon, n’avait pas débordé. Une femme en rouge attendait son tour. Dans sa première intervention, avant le drame des Champs-Élysées, Marine Le Pen avait déjà usé et abusé du danger terroriste, prétendant que «rien n’avait été fait» contre lui. Elle était, à la conclusion de l’émission, dans son élément. L’idéologie islamisme pullulait sur notre territoire. C’est fini le laxisme.

«C’est cela que vous Français devez exigez et choisir.» Elle aussi, évidemment interromprait sa campagne, la mort étant venu distribuer ses tracts. La Présidentielle s’achevait, avant même notre vote. Nous regarderions ensuite, hébétés de fatigue et de fatalité, des images en boucle des Champs-Élysées, et puis ces mots d’un homme sur le départ, que le malheur accompagnait.

Depuis l’Elysée, François Hollande avait parlé. «Nos forces de sécurité font un travail extrêmement difficile, disait-il. Le soutien de la nation est total.» Le socialisme finissait dans l’obligation de l’ordre et l’étouffement des doutes. Il n’y avait que cela. Les enzymes de la peur nous travaillaient, et vendredi serait une nouvelle journée de malheur et de mots poisseux. Avions-nous cru y échapper?

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2-Présidentielle: les "gros candidats" sous la menace terroriste?
16/04/2017

Alors que le ministre de l'Intérieur, Matthias Fekl, a annoncé la mise en place d'un dispositif de sécurité exceptionnel pour l'élection présidentielle, certains candidats seraient la cible de projets terroristes très précis.

La sécurité a été considérablement renforcée pour les "gros candidats" à l'élection présidentielle. (Photo d'illustration)
La sécurité a été considérablement renforcée pour les "gros candidats" à l'élection présidentielle

La DGSI et le parquet de Paris, chargés de la lutte antiterroriste, sont sur le pied de guerre. D'après une information du Journal du Dimanche (JDD), la sécurité des candidats à l'élection présidentielle pourrait faire l'objet de projets terroristes. Des notes auraient ainsi été adressées à certains directeurs de campagne, notamment ceux de François Fillon ou encore Emmanuel Macron, croit savoir le JDD.

"Cela fait quelques jours que nous avons été informés d'une menace visant François Fillon. Nous avons même été avisés que des renforts de policiers seront mis en place lors de chaque meeting ou de chaque déplacement", affirme un proche du candidat, contacté par l'hebdomadaire dans son édition de ce dimanche. 

Les "petits candidats" ne sont pas concernés
RAID, GIGN, tireurs d'élite, renforts de policiers, démineurs... Toutes ces unités sont mobilisées sur le terrain, lors de chaque meeting ou de chaque déplacement. Ce déploiement concerne principalement les "gros candidats": Benoît Hamon, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon auraient également été avisés par ces nouvelles consignes de sécurité, ce qui n'a pas été confirmé de leurs côtés.

Les "petits candidats", eux, ne bénéficieraient pas du même dispositif. L'un des directeurs de cabinet, souhaitant rester anonyme, déplore après duJDD:

http://img.bfmtv.com/i/0/0/a9d/2f1a638b86c776775c9cd2652fcbf.jpeg

"Nous réclamons nous aussi des renforts policiers, parce que nous aussi, nous sommes des cibles potentielles! Au fil des meetings, la sécurité nous paraît quand même assez légère". 

19 interpellations antiterroristes au mois de mars
En parallèle, le ministre de l'Intérieur Matthias Fekl a annoncé ce dimanche la mobilisation de plus de 50.000 policiers et gendarmes, appuyés par les militaires de l'opération Sentinelle, pour assurer la sécurité de l'élection présidentielle.

La menace terroriste est "permanente et de haut niveau, comme en atteste la multiplication des actes à Londres, Stockholm et ailleurs", rappelle-t-il, en affirmant que "19 interpellations antiterroristes" ont eu lieu en mars en France, placée sous l'état d'urgence depuis les attentats jihadistes de novembre 2015.

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3-Les Etats-Unis larguent leur plus grosse bombe non nucléaire en Afghanistan
13-04-2017

L'armée américaine a annoncé avoir largué jeudi une bombe de plus de neuf tonnes, qualifiée de "mère de toutes les bombes" pour sa puissance de souffle, sur des caches du groupe Etat islamique en Afghanistan.

Un bombe GBU-43 qui contient près de 10 tonnes d'explosifs.
Un bombe GBU-43 qui contient près de 10 tonnes d'explosifs. [Eglin Air Force Base/ap/keystone] 

Voir la vidéo :
MOAB ATTACK AFGHANISTAN

Lire aussi :
Qu'est-ce que la "mère de toute les bombes" utilisée par Trump en Afghanistan ?
Les Etats-Unis larguent leur plus puissante bombe non-nucléaire en Afghanistan
La méga bombe américaine aurait tué 36 terroristes

La frappe avec la bombe GBU-43 a visé à environ 16h30 une "série de grottes" dans la province de Nangarhar (est de l'Afghanistan), où un soldat américain a été tué dans une opération le week-end dernier contre les djihadistes, selon Adam Stump, un porte-parole du Pentagone.

Cette énorme bombe guidée au GPS longue de plusieurs mètres, qui n'avait jamais été utilisée au combat auparavant, a été larguée en soutien aux forces afghanes et américaines opérant dans la région, selon le Pentagone.

Carte d'Afghanistan localisant la province de Nangarhar (est de l'Afghanistan), où les Etats-Unis ont utilisé jeudi leur plus puissante bombe non-nucléaire (GBU-43) contre le groupe Etat islamique © AFP  AFP

Destruction de bunkers
"Alors que leurs pertes augmentent", les djihadistes ont recours "à des bunkers et tunnels pour renforcer" leur défense, a indiqué dans un communiqué le général John Nicholson, le chef des forces américaines en Afghanistan.
La bombe GBU-43 "est la bonne munition pour venir à bout de ces obstacles et maintenir l'élan de notre campagne" contre le groupe Etat islamique en Afghanistan, a-t-il ajouté.

Panache de fumée visible à 32 km
Selon l'US Air Force, le dernier test de la bombe GBU-43 en 2003 avait provoqué un panache de poussière et de fumées visible à plus de 32 kilomètres. La bombe est dénommée MOAB (Massive Ordnance Air Blast) bombe à effet de souffle massif.

Les Etats-Unis ont environ 8400 soldats en Afghanistan. Ils forment, conseillent et appuient les forces afghanes dans leurs combats contre les talibans et le groupe Etat islamique.

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4-“Interdire les voitures en ville pour lutter contre le terrorisme
13 avril 2017

En Suède, une chroniqueuse pour le journal Aftonbladet soulève la question d’une interdiction des automobiles en ville. Dans son article d’opinion, Eva Franchell qualifie les voitures de « machines à tuer très efficaces » et estime qu’elles devraient être interdites si nos politiciens veulent vraiment lutter contre le terrorisme.

Womam bringing flowers in Stockholm

Aftonbladet est, avec Expressen, le journal du soir le plus lu en Suède.Aftonbladet.se, la version web du journal, est l’un des cinq sites les plus populaires de la Suède.

« Si nous voulons protéger les gens à l’avenir, nous devons interdire les voitures dans les centres urbains et dans les endroits où les gens se rassemblent », écrit Franchell, expliquant que « les voitures sont faciles à voler et rien n’a pu les arrêter jusqu’à présent ».

« Il n’est tout simplement pas raisonnable qu’un gros camion puisse être conduit sur l’une des principales rues commerçantes de Stockholm un vendredi après-midi juste avant Pâques ».
Selon l’auteur, les problèmes de mobilité « sont résolus par les transports en commun » et les livraisons des commerces pourraient être faites «quand il y a moins de monde dans les rues ».

Comme Stockholm est une destination privilégiée pour les touristes (13,5 millions de nuitées par an), Franchell estime qu’il est remarquable que l’on puisse encore accéder à a vieille ville en voiture.
« Les véhicules dominent nos villes depuis des décennies, mais ce sont les gens qui ont besoin d’espace désormais. Il faut donc règlementer les voitures ».

Les voitures et l’égalité des sexes
Au cours de ce mois, la ministre suédoise de l’Environnement Karolina Skog a participé à une conférence sur l’avenir des villes à Göteborg, où elle a déclaré que « les voitures sont principalement contrôlées par les hommes. En donnant beaucoup d’espace aux voitures, nous donnons beaucoup d’espace aux hommes – au détriment des femmes ».
Selon elle, une réduction du nombre d’automobiles sur les routes serait donc non seulement bénéfique pour la réduction des émissions de CO2, mais aussi pour la lutte en faveur de l’égalité des sexes.

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5-Syrie : la coalition a tué par erreur 18 combattants alliés
13.04.2017

La bavure a eu lieu près de la ville de Tabqa, où se trouve un barrage stratégique que l’alliance arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes s’efforce de reprendre à l’Etat islamique.

Un soldat de l’armée syrienne, dans la région de Rakka, le 19 février.
Un soldat de l’armée syrienne, dans la région de Rakka, le 19 février.

La coalition contre le groupe Etat islamique (EI) a tué par erreur mardi 18 combattants alliés des Forces démocratiques syriennes (FDS) par une frappe aérienne dans le nord-est de la Syrie, a annoncé jeudi 13 avril le commandement des forces américaines au Moyen-Orient.

La bavure a eu lieu près de la ville de Tabqa, où se trouve un barrage stratégique sur l’Euphrate que l’alliance arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes s’efforce de reprendre à l’EI, dans le cadre de l’offensive sur Rakka, la capitale des djihadistes.

Selon les militaires américains, ce sont les Forces démocratiques syriennes elles-mêmes qui ont identifié par erreur les combattants visés par la frappe comme des djihadistes : « La frappe a été requise » par les FDS, « qui avaient identifié la cible comme une position du groupe Etat islamique » alors qu’elle était en réalité « une position avancée » de leurs propres troupes.

Un risque important pour la coalition
Les tirs amis représentent un risque important pour la coalition, d’autant plus qu’elle doit s’appuyer sur le terrain en Syrie sur une coalition de groupes armés, et non sur une armée nationale, comme en Irak.

Les Etats-Unis ont consacré beaucoup d’efforts à la formation de combattants syriens capables de guider les frappes aériennes des avions de la coalition. « La coalition analyse la cause de l’incident et mettra en place les garde-fous nécessaires pour éviter que de pareils incidents ne se répètent à l’avenir », selon le communiqué américain.

Les Forces démocratiques syriennes ont lancé en octobre une grande offensive destinée à reprendre Rakka. Les FDS ont depuis coupé les principaux axes de communication de Rakka avec le monde extérieur, dans une stratégie d’« enveloppement » de la ville.

Elles se concentrent actuellement sur la reprise de la ville de Tabqa, à une quarantaine de kilomètres à l’ouest de Rakka et se sont emparées le mois dernier de l’aéroport militaire de Tabqa.

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6-L’État islamique est encore en phase d’expansion
11 avril 2017

Les rapports sur l’effondrement total de l’État islamique (EI) semblent prématurés. Après les deux attentats du groupe terroriste qui ont tué 44 personnes et blessé des centaines d’autres à Tanta et à Alexandrie en Egypte dimanche, une roquette a été tirée sur Israël lundi.

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Lire aussi :
Acculé dans ses fiefs, Daech s'étend au Sinaï égyptien

Peu après ce tir, Israël a décidé de fermer le point de passage de la frontière avec l’Egypte traversant à la ville côtière de Taba, dans le désert du Sinaï. La roquette est tombée dans un champ ouvert, mais Israël a aussi appelé ses citoyens en Egypte à rentrer immédiatement, et à annuler les voyages prévus dans ce pays.

La fermeture de la frontière faisait suite au bombardement de deux églises coptes en Egypte dimanche, qui a été revendiqué par l’Etat islamique. Les chrétiens coptes représentent 10 % des 92 millions d’Egyptiens et semblent être la nouvelle cible de prédilection des jihadistes.

L’EI élargit son champ d’action
L’EI étend ainsi son champ d’action. Maintenant que le groupe a été en grande partie chassé de l’est de la Syrie et de l’Irak et qu’il a été expulsé de l’ouest de la Libye, il concentre ses attaques sur l’Egypte.

Des recrutements de nouveaux combattants
Sur le site de la chaîne française BFMTV, Zack Gold, un expert attaché au Rafik Hariri Center for the Middle East, confirme ce que certains craignent :
  • «Les attaques confessionnelles (de l’EI) montrent que l’organisation est toujours en phase d’expansion malgré les revers sur le champ de bataille, et encouragent ainsi ceux qui en sont idéologiquement proches à soutenir le groupe ».

Jantzen Garnett, expert au sein du Groupe Navanti Analytics, partage son analyse :
  • «Une tentative pour reprendre le contrôle de son image, renforcer le moral des troupes, et rallier de nouvelles recrues».

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7-Une roquette de l'EI en provenance du Sinaï égyptien s'abat en Israël
10/04/2017

Le tir a eu lieu peu après l'annonce de l'interdiction d'entrer dans ce territoire d'Égypte par les Israéliens, en raison des risques d'attentats.

Le tir provenait du Sinaï égyptien, territoire contrôlé par Daech.

Le groupe djihadiste État islamique (EI) a revendiqué lundi le tir d'une roquette depuis le Sinaï égyptien qui est tombée dans le sud d'Israël où l'alerte avait été déclenchée. La roquette a atterri dans la région d'Eshkol sans faire de blessés ni de dégâts notables, a indiqué l'armée israélienne. Peu après, l'agence de propagande de l'EI Amaq a publié un message pour affirmer que « des combattants de l'EI avaient bombardé les colonies juives d'Eshkol avec un missile Grad ». Des groupes djihadistes affiliés à l'EI dans le Sinaï avaient déjà revendiqué en février une série de tirs de roquettes sur le sud d'Israël.

Peu après l'annonce par l'État hébreu de l'interdiction pour les Israéliens d'entrer dans le Sinaï égyptien en raison des risques d'attentats, la roquette tirée depuis la péninsule du Sinaï a atterri dans la région d'Eshkol sans faire de blessés, a indiqué l'armée israélienne dans un communiqué. Israël a fermé lundi le point de passage de Taba pour les Israéliens voulant rejoindre le Sinaï égyptien et a appelé les Israéliens se trouvant actuellement dans le Sinaï à rentrer immédiatement en Israël via Taba, qui sera ouvert dans ce sens-là, ont indiqué les services du Premier ministre.

Une attaque planifiée
Cette décision intervient au lendemain de deux attentats meurtriers contre des églises coptes en Égypte, revendiqués par l'EI et alors que les Israéliens s'apprêtent à célébrer la Pâque juive. L'interdiction de sortie des Israéliens via Taba se poursuivra jusqu'à la fin de ces célébrations le 18 avril. La décision a été prise en raison d'informations concrètes sur la planification d'une attaque contre des Israéliens dans le Sinaï par la Province du Sinaï, la branche locale de l'EI, qui sévit dans le nord de la péninsule, précise le texte. Il évoque le risque d'« attentats terroristes contre des touristes dans le Sinaï, y compris des Israéliens, immédiatement ».

Le Sinaï est une destination populaire auprès des Israéliens pendant la semaine de vacances de la Pâque juive qui débute lundi. Le groupe djihadiste Ansar Beït al-Maqdess, qui a changé son nom en Province du Sinaï pour marquer son allégeance à l'EI, est né en mars 2011 avec comme objectif revendiqué alors de s'en prendre à Israël, frontalier du Sinaï, et d'empêcher la coopération égypto-israélienne, notamment en sabotant un gazoduc reliant les deux pays ou en lançant des roquettes sur le sud de l'État Hébreu. Mais il s'en prend surtout au régime égyptien du président Sissi depuis que l'armée a destitué, en juillet 2013, le président islamiste Mohamed Morsi.

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8-Terrorisme : l'Afrique, cette cible de choix des djihadistes
04/04/2017

Au détour de ce recensement des attaques islamistes opérant sur le continent depuis 2001, l'on découvre combien l'Afrique est en première ligne.

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Les combattants du Mujao (photo).

Lire aussi :
Daech cherche à s'étendre en Afrique

Récemment, cinq chefs djihadistes sont apparus dans une vidéo de sept minutes tournée dans le Sahel. Par la voix du chef djihadiste malien Iyad Ag Ghaly, ils annoncent l'unification de plusieurs groupes armés en une seule entité : le Groupe pour le soutien de l'islam et des musulmans, de son nom original en arabe « Nusrat al-Islam wal-Muslimeen ». État islamique (EI), Al-Shabbaab, Ansar Beït al-Maqdess ou encore le Groupe sunnite pour la prédication et le djihad (ex-Boko Haram)... Si tous ces mouvements islamistes armés agissent avec des motivations politiques et régionales différentes, tous revendiquent aussi l'instauration de la charia.

Combien sont-ils ? Pour y voir plus clair, Le Point Afrique a comptabilisé le nombre de groupes djihadistes présents en Afrique, et a passé au crible leurs actions terroristes revendiquées. Au total, nous avons répertorié huit groupes principaux affiliés à l'EI ou Al-Qaïda, regroupant plus de 52 400 combattants. Pour ce faire, nous nous sommes basés sur la liste officielle établie par le Comité contre le terrorisme, mandaté par les résolutions 1373 et 1624 du Conseil de sécurité de l'ONU, ainsi que sur les données duGlobal Terrorism Index et le Centre américain de surveillance des sites djihadistes (SITE).

Les attaques djihadistes se sont intensifiées
La plupart de ces groupes islamistes ont émergé en Afrique dès le début des années 2000. On en trouve certes ailleurs dans le monde, mais c'est en Afrique que les combattants sont le plus actifs : du Burkina Faso au Mali en passant par le Cameroun, le Tchad, le Kenya et la Somalie. Seules l'Afrique australe et la région des Grands Lacs semblent épargnées par les attaques djihadistes. Trois pays de la bande sahélo-saharienne, Mali, Niger et Burkina Faso, ont été frappés par 257 attaques en 2016, soit une hausse impressionnante de 150 % par rapport à l'année précédente.

Le Nigeria est le pays le plus touché
Le Nigeria, situé en Afrique de l'Ouest, est la première cible du terrorisme, avec plus de 9 000 morts attribués à l'ex-Boko Haram depuis 2002. Suivent la Somalie, le Cameroun, et l'Algérie.

Les pays les plus touchés par les attentats sont les lieux d'implantation historiques de ces combattants. La zone d'action de ces groupes djihadistes, elle, s'est étendue au fil de leur montée en puissance. Les attaques meurtrières touchent désormais la Côte d'Ivoire ou le Burkina Faso.

Quelles sont les branches les plus meurtrières ?
Ils sèment la terreur et tuent civils et militaires sur l'ensemble du continent, ciblant des populations aussi bien chrétiennes que musulmanes. Au total, en dix ans, pas moins de 28 500 personnes ont été tuées au cours de plusieurs centaines d'attaques. Le Groupe sunnite pour la prédication et le djihad (ex-Boko Haram) est de loin la branche la plus sanguinaire de l'EI avec plus de 2 480 attaques depuis 2002.

Toutefois, le Mali, fief du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (unification notamment de la branche Al-Mourabitoune, AQMI et Ansar Eddine), enregistre une hausse des attaques pour l'année 2016. Dernier exemple en date : l'attaque revendiquée d'un poste de sécurité à Boulekissi, ville située à la frontière avec le Burkina Faso.

Une évolution des modes opératoires et des cibles
Les fusillades et les attentats-suicides dans des lieux publics sont les modes opératoires les plus courants. Ils aboutissent à des massacres de masse, à l'instar de la sanglante attaque à Grand-Bassam, en Côte d'Ivoire, le 13 mars 2016, causant la mort de 19 personnes.

De fait, chaque groupe djihadiste a son propre mode opératoire. L'ex-Boko Haram a recours à de jeunes kamikazes dans des lieux publics. Plus de 75 % d'entre eux sont des filles, selon un rapport de l'Unicef publié en 2015. Autres exemples : la branche égyptienne de l'EI utilise des voitures piégées et les shebabs se distinguent par des assauts meurtriers dans des grands hôtels de Mogadiscio, la capitale somalienne.

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9-Syrie-armes chimiques: Le Tomahawk, la fin d’une légende, par René Naba
15-04-2017

Le raid américain contre la base de l’aviation syrienne, le 8 avril 2017, a sonné le glas de la supériorité du Tomahawk, la terreur absolue de l’espace aérien international depuis un quart de siècle.

http://www.les-crises.fr/wp-content/uploads/2017/04/missile-tomahawk.jpg

Missile de croisière qui tire son nom d’une hachette amérindienne, Tomahawk avait fait la démonstration de sa capacité destructrice lors de la première guerre d’Irak, en 1990.

27 ans plus tard, lors d’un raid contre le pays voisin, la Syrie, Tomhawak enregistrait une piètre performance contre un pays pourtant affaibli par six ans de guerre.

Si les pétromonarchies, Israël et les alliés de l’Otan, particulièrement la France, -trop heureuse en fin de mandat de François Hollande de se venger à bas prix d’un homme qui a ridiculisé sa diplomatie-, ont pavoisé, les experts militaires paraissent, eux, plus circonspects.

Sur les 59 tomahawk lancés contre la base, 23 ont atteint leur cible et 36, soit plus de la moitié, ont été déroutés par un puissant brouillage électro magnétique russe et se sont abîmés en mer Méditerranée, rapporte le site en ligne «Ar rai Al Yom», citant des experts allemands, dont la version arabe se trouve sur ce lien :

La Russie, en fait, a mis à profit le délai de 20 minutes de pré-alerte américain pour mettre à l’abri les experts russes st syriens, de même que les avions des deux pays, laissant sur le terrain que des appareils en fin de vie.

La piste d’envol n’a pas été atteinte, offrant à la Syrie de reprendre ses raids dès le lendemain contre Khan Sheikhoun, un secteur contrôlé par «Hay’at Tahrir Al Cham» (Organisme de Libération du Levant), un groupement terroriste, selon la qualification du département d’État, mais néanmoins parrainé par le Qatar et la Turquie.

Dommages infimes quand on songe à la puissance de feu mise en œuvre, alors qu’un simple mortier doté d’une cinquantaine de roquettes aurait suffi à endommager sérieusement la piste d’envol.

Fait notable, les dommages subis par la base n’ont pas dégagé d’émanations toxiques, suggérant l’absence d’armes chimiques dans ce périmètre sous contrôle de l’armée syrienne.

En fait la Russie a veillé à neutraliser l’armada aérienne américaine qui se préparait à se fracasser sur le sol syrien, en activant sa nouvelle technologie ultra sophistiquée qui a connu à Khan Sheikhoun son baptême de feu.

KRASUHA 4: LA MERVEILLE TECHNOLOGIQUE DE L’ARMEMENT RUSSE
Krasuha 4, la nouvelle merveille technologique de l’armement russe a ravi la vedette au Tomahawk, le monstre des airs. Ce dernier cri de la technologie électromagnétique russe avait déjà fait ses preuves face aux avions radars Awacs.

En contre point, l’OTAN dispose de deux systèmes de brouillage: DRFM et DIRCM.
Porteur de 160 bombes à fragmentation en mesure de détruite les bunkers, les sites industriels, les postes de commandement, les radars, le Tomahawk a été dérouté par l’activation du système TLAM/P mis en œuvre par les Russes, qui ont saturé l’espace aérien d’ondes éléctro magnétiques.

En fait les Russes ont tout simplement neutralisé le GPS du missile de croisière le frappant de cécité géographique.
Krasuha-4 dispose de la possibilité de brouiller les autres équipements de l’aviation de l’Otan équipée des dispositifs TRCM et DIMAC. Les Russes sont «en mesure d’abattre les Tomahawk comme des mouches», conclut l’expert allemand cité par Al Rai al Yom.

Intervenue au 15 me anniversaire de la chute de Bagdad, la démonstration de force de Donald Trump, paraît au premier chef d’une portée psychologique, destinée à asseoir son pouvoir alors qu’il est malmené par l’opinion américaine.

Deux mois après son entrée en fonction, alors qu’une série de revers politiques jalonne son parcours, Donald Trump s’est mu en chef de guerre sans en avoir l’expérience, et qu’il ne maîtrise toujours, contrairement à son rival Vladimir Poutine, la totalité du circuit décisionnaire de l’administration américaine.

VERS UNE CRÉATION D’UNE NOUVELLE ZONE DE SÉCURITÉ JORDANO-ISRAÉLIENNE DANS LE SUD DE LA SYRIE
Les Américains poussent désormais israéliens et jordaniens à aménager une zone de sécurité sur le malheureux modèle d’Alep, dans le secteur sud de la Syrie, dans la zone des trois frontières syro-jordano-israélienne, en vue d’en faire un tremplin à une ruée djihadiste vers Damas.

Fait inhabituel, la Russie, l’Iran et le Hezbollah ont donné à savoir dans un communiqué de leur PC commun en Syrie, qu’ils n’observeraient aucune « ligne rouge » désormais en cas de nouvelles attaques, alors que la Russie s’engageait à renforcer la défense anti aérienne syrienne et que l’influent éditorialiste du site «Al Rai Al Yom», Abel Bari Atwane, fustigeait «ces Arabes qui applaudissent le bombardement d’un pays arabe, alors que les États Unis au nom de leur prétendu combat pour les Droits de l’Homme ont à leur passif la destruction de six pays arabes (Irak, Libye, Syrie, Yémen, Soudan et Somalie), passant complètement sous silence le sort des Palestiniens».

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10-Il n'y a pas de solution en Syrie tant que Bachar Al-Assad reste au pouvoir, estiment les pays du G7
11/04/2017

Les ministres des Affaires étrangères du G7 étaient réunis, mardi, à Lucques (Italie). 

Jean-Marc Ayrault (à gauche au premier plan) participe à une réunion du G7 avec les autres ministres des Affaires étrangères, le 11 avril 2017, à Lucques (Italie).
Jean-Marc Ayrault (à gauche au premier plan) participe à une réunion du G7 avec les autres ministres des Affaires étrangères, le 11 avril 2017, à Lucques (Italie).

Voir la vidéo :
Guerre en Syrie : Toute la vérité

Réunis mardi 11 avril à Lucques (Italie), les ministres des Affaires étrangères du G7 se sont tous accordés pour reconnaître qu'aucune solution n'est possible en Syrie tant que Bachar Al-Assad sera au pouvoir, a fait savoir le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault, lors d'un point presse.

"Une main tendue" à la Russie
"Ce n'est pas une position d'agressivité a l'égard des Russes, plutôt une main tendue, dans la clarté", a-t-il insisté. Mais, a-t-il ajouté, "maintenant ça suffit (...) il faut sortir de l'hypocrisie et rentrer très clairement dans le processus politique".

Les chefs de la diplomatie des pays du G7 (Etats-Unis, Japon, Allemagne, Grande-Bretagne, France et Italie) se sont retrouvés lundi et mardi en Toscane pour faire le point sur la Syrie et afficher leur unité avant la visite à Moscou du secrétaire d'Etat américain, Rex Tillerson. "Nous voulons amener la Russie à soutenir le processus politique en vue d'une résolution pacifique du conflit syrien", a indiqué de son côté le ministre allemand des Affaires étrangères Sigmar Gabriel, cité dans un communiqué.

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11-Deuxième attentat contre une église chrétienne en Égypte
Dimanche 9 avril 2017

Terrorisme. En ce dimanche des Rameaux, plusieurs explosions ont frappé des églises coptes en Égypte. Le bilan provisoire est de 36 morts et d'une centaine de blessés. L'Etat islamique a revendiqué les attaques. 

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Les coptes d'Egypte pleurent leurs morts en ce dimanche des Rameaux.

Lire aussi :
Egypte Des Musulmans font exploser une église en pleine messe des Rameaux : 28 morts, 59 blessés

Les chrétiens d’Egypte ont été touchés en plein coeur en ce dimanche des Rameaux. Quelques heures après qu'un premier attentat à la bombe a fait une vingtaine de morts dans une église de la ville de Tanta, à 120 km au nord du Caire, une deuxième explosion a frappé une autre église, cette fois-ci dans la ville d'Alexandrie. Selon les premières informations, au moins onze morts seraient à déplorer dans la deuxième ville d’Egypte.

La Semaine sainte débute
Un peu plus tôt dans la journée, vers 10 heures du matin, une explosion a fait 22 morts - selon les premiers bilans -, dans une église Tanta, une ville du delta du Nil. Les autorités égyptiennes parlent d’au moins 70 blessés. Ces attentats, qui ont été revendiqués par l'Etat islamique, ont eu lieu au moment où la communauté chrétienne s'apprête à célébrer la Semaine sainte qui commence ce dimanche avec la fête des Rameaux.

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12-Camion qui fonce sur la foule en Suède : le mode opératoire des terroristes qui se généralise
Samedi 08 Avril 2017

Avant la Suède vendredi, plusieurs villes européennes ont été attaquées par les terroristes depuis quelques mois avec ce mode opératoire. Une méthode privilégiée par l'Etat islamique. 

Camion qui fonce sur la foule en Suède : le mode opératoire des terroristes qui se généralise

Lire aussi :
Attaque au camion bélier à Stockholm : le suspect arrêté est un Ouzbek de 39 ans, connu des services de renseignements
Attentat de Stockholm: l’homme arrêté soupçonné de liens avec la filière ouzbèke

Un camion a renversé plusieurs passants vendredi après-midi à Stockholm, en Suède, faisant 4 morts et une quinzaine de blessés. L'auteur de l'attaque serait un Ouzbek de 39 ans, sympathisant de Daech, selon les médias suédois. 
Cette attaque qualifiée d'attentat par les autorités suédoises "rappelle de nombreux actes terroristes revendiqués par l'État islamique", explique Le Figaro. Ce mode opératoire a en effet été utilisé à plusieurs reprises depuis plusieurs mois :
  • A Nice le 14 juillet 2016, où le terroriste avait foncé sur la foule avec un poids lourd, faisant 86 morts et 400 blessés
  • A Berlin en décembre 2016, où le terroriste a foncé sur la foule lors du marché de Noël, faisant 12 morts et 48 blessés
  • A Londres le mois dernier, où le terroriste a foncé sur des piétons sur le pont de Westminster, faisant 5 morts et plusieurs blessés. 

Toutes ces attaques avaient été revendiquées par le groupe terroriste autoproclamé Etat islamique. Et ce mode opératoire est privilégié. "Dans un long message audio diffusé en septembre 2014, Abou Mohammed Al-Adnani, considéré par les services de renseignement occidentaux comme le porte-parole de l'État islamique, appelait en effet ses partisans à mener des attaques avec n'importe quels moyens, y compris en fonçant sur leurs ennemis depuis un véhicule", rappelle Le Figaro. 

Face à ces attaques qui se répètent, des villes prennent désormais des mesures particulières lors d'événements, en bloquant notamment les accès à certaines artères en installant des blocs de pierre et autres barrages de sécurité. 

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13-Attentat dans un métro russe: un cadet militaire arrêté pour "terrorisme" à Saint-Pétersbourg
Jeudi 13 Avril 2017 

Un élève d’un institut militaire russe a été arrêté et accusé de «complicité de terrorisme» à Saint-Pétersbourg, a annoncé jeudi le tribunal militaire de la deuxième ville de Russie, victime début avril d’un attentat meurtrier dans le métro.

Explosion à Saint-Pétersbourg: un élève d'un institut militaire arrêté pour "terrorisme".

Lire aussi :
Saint-Pétersbourg: un kamikaze kirghiz à l'origine de l'attentat dans le métro
"L'attentat de Saint-Pétersbourg visait directement Vladimir Poutine"

«Vadim Ossipov, cadet militaire à l’Institut militaire d’ingénierie spatiale Mojaïski, a été placé en détention jusqu’au 9 juin» le temps de l’enquête, a précisé le service de presse du tribunal.

Le jeune homme est soupçonné de «complicité de terrorisme», a ajouté le tribunal, sans préciser si cette arrestation était liée à l’attentat du 3 avril à Saint-Pétersbourg.

L’ancienne capitale impériale a été la cible d’un attentat à la bombe dans le métro qui a fait 14 morts et des dizaines de blessés. L’auteur présumé, Akbarjon Djalilov, un jeune homme de 22 ans originaire du Kirghizstan, a également été tué dans l’attentat.

Ses motivations sont inconnues mais le Comité d’enquête russe a indiqué examiner ses éventuels liens avec l’organisation État islamique (EI), qui n’a pas revendiqué l’attentat.

La justice russe a inculpé la semaine dernière huit complices présumés pour «terrorisme» et «complicité de terrorisme» dans cette affaire.

Les forces de l’ordre ont également arrêté dans les jours suivant l’attentat à Saint-Pétersbourg sept ressortissants de pays d’Asie centrale soupçonnés d’être des recruteurs de «terroristes».

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14-Terrorisme musulman ”low cost” : la contagion
5 avril 2017 par Guillaume Faye

Après l’attaque terroriste de Londres du 22 mars 2017, on pense au refrain de Francis Cabrel « Et ça continue, encore et encore, c’est que le début, d’accord, d’accord » La possibilité d’une guerre civile ethnique, dévastatrice, qui se prépare, se confirme. Les attentats ”low cost”, c’est-à-dire avec peu de moyens (véhicules–béliers, armes blanches, etc.), se multiplient par contagion. Les auteurs sont tous musulmans sans aucune exception. Et, sans aucune exception non plus, ces djihadistes sont des délinquants repris de justice.
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Le symbole de Westminster
Quatre morts et plus de quarante blessés sur le pont de Westminster où le terroriste musulman a foncé sur les piétons avec son 4X4 Hyundaï de location. Puis il s’encastre dans les grilles du Parlement, blessant les gardiens en faction. Il parvient à pénétrer dans la cour du Palais de Westminster, peu protégée, où il poignarde à mort un policier (stupidement désarmé donc sans défense, comme les bobbies britanniques) avant d’être abattu par un agent en civil des forces spéciales. (1)

Signe de la fragilité des sociétés occidentales et de l’impact provoqué par cet acte criminel à moyens insignifiants, des scènes de panique se sont ensuivies. La Chambre des Communes comme la Chambre des Lords ont été bouclées, les députés confinés à l’intérieur. Même la Reine à Buckingham Palace a dû subir des mesures spéciales de protection. Les agresseurs musulmans se félicitent de cette dissymétrie : ”avec des armes rudimentaires et des fanatisés, nous déstabilisons ces pays européens que, par ailleurs, nous envahissons par l’immigration et la démographie”. Tel est leur calcul implacable. De plus, comme sur la Promenades des Anglais à Nice le soir du 14 juillet ou lors du Marché de Noël à Berlin, ils choisissent des lieux et moments symboliques.

Multiplication des petits attentats djihadistes par des délinquants
Quelques jours avant l’attentat de Londres, un autre Maghrébin, lui aussi repris de justice multirécidiviste (ayant bénéficié d’une scandaleuse mansuétude judiciaire comme à l’accoutumé), Ziyed Ben Belgacem, a attaqué à l’aéroport d’Orly une patrouille militaire de l’opération Sentinelle dans le but de tuer, en tentant de s’emparer du fusil d’assaut d’une femme militaire, avant d’être abattu (2). Là encore, la corrélation entre criminalité et djihadisme est évidente. « On le prend pour un petit braqueur, mais dans sa tête c’est déjà un islamiste radicalisé de longue date : la haine de la société s’est muée en haine de la France », note François d’Orcival (Valeurs actuelles23–29/03/ 2017).

Le lendemain de l’attaque de Londres, un nouvel attentat à la voiture bélier a lieu à Anvers, commis par un Tunisien (Français de papier), bien entendu délinquant de droit commun et trafiquant de drogue. En état d’ébriété, il a foncé dans la foule d’une rue piétonne, sans faire de victimes. Mohammed R. n’était pas un musulman ”radicalisé”, ce qui est inquiétant. Des spécialistes français, adeptes de la culture de l’excuse, ont écarté l’acte terroriste : ivre, il aurait voulu échapper à des contrôles de la police anversoise et aurait emprunté dans sa fuite une rue piétonne. Comment expliquer que la police belge ait retrouvé des armes dans son coffre, dont un fusil à pompe ?

Le soldat Lee Rigby a été massacré en pleine rue, en 2013, en Grande Bretagne, à l’arme blanche par deux Noirs ”britanniques” de papier d’origine nigériane, racistes anti Blancs convertis à l’islam, qui est pour eux, la religion des ”peuples de couleur”, leitmotiv classique. Depuis, de multiples cas semblables se sont produits en Europe et en Amérique du Nord, passés sous silence ou minimisés par les médias.

La terreur quotidienne, voie de l’islam invasif
Cette méthode du terrorisme ”low cost”, très efficace, liée à l’invasion migratoire de l’Europe, à 95% musulmane, repose sur un nombre croissant de candidats criminels potentiels recrutés dans cette population. Le terrorisme ”bas de gamme”, avec peu de moyens, est le plus dangereux et le moins décelable à l’avance. Il sera de plus en plus fréquent dans les pays européens et d’Amérique du Nord. Cette technique d’attaque, très adaptée à la guerre civile, est faite pour épouvanter les populations, à créer une insécurité permanente. Elle ne nécessite pas d’équipes spécialisées coûteuses et difficiles à recruter. Elle s’adapte bien à la population arabo–musulmane ou afro–musulmane qui possède un niveau d’expertise, de compétence et d’organisation assez faible dans pratiquement tous les domaines mais qui, en revanche, s’avère facile à fanatiser.  

Cette technique du terrorisme low cost a été théorisée et encouragée par Abou Mohammed al–Adnani, porte–parole de l’État islamique (tué le 30 août 2016). Dans son appel du 22 septembre 2014 contre les citoyens de la coalition anti Dae’ch, tout spécialement anglo–saxons et français, il ordonnait : « si vous pouvez tuer un incroyant […] alors comptez sur Allah et tuez–le de n’importe quelle manière. Si vous ne pouvez pas trouver d’engin explosif, alors isolez l’Américain infidèle, les Français infidèle ou n’importe lequel de ses alliés. Écrasez–lui la tête à coups de pierres, tuez-le avec un couteau, renversez–le avec votre voiture, jetez–le dans le vide, étouffez–le ou empoisonnez–le ».

L’appel d’al–Adnani a encouragé de nombreux passages à l’acte. Le 20 octobre 2014, à Saint–Jean–sur–Richelieu (Québec), un converti avait écrasé deux militaires avec sa voiture, tuant l’un et blessant l’autre, avant d’être abattu. En France, une dizaine d’attaques semblables ont été répertoriées, rappelons–le, dont la plus meurtrière, le 14 juillet 2016 à Nice (plus de 80 morts et 400 blessés) et Berlin (12 morts et 48 blessés) sur le marché de Noël, attaques au camion écraseur par deux Tunisiens, obéissant à Dae’ch.  

Le profil classique du djihadiste : islam, ressentiment ethnique, délinquance 
Khalid Massood, Britannique de 52 ans, métis, l’auteur de l’attaque de Londres, n’était pas surveillé pour activités terroristes mais jadis fiché par le MI5 (3) pour un rôle « périphérique ». Comme par hasard, il avait un lourd casier judiciaire, accumulant les condamnations pour agressions, détentions d’armes et troubles à l’ordre public. En Grande Bretagne, comme partout ailleurs en Europe, la criminalité est majoritairement le fait de délinquants d’origine immigrée extra–européenne ou de nationaux aux racines étrangères ; et, comme on le remarque, les musulmans auteurs d’attentats de haute ou basse intensité sont sans exceptions tous des repris de justice. Djihad et délinquance sont intimement, structurellement liés. Et même historiquement : Mahomet, partout donné en exemple, pratiquait et justifiait pillages, meurtres, vols et razzias. Une étroite logique corrèle islam, violence, et criminalité.

Khalid Massood, l’assassin musulman de Westminster, est un pseudonyme arabisé et afghanisé. Son vrai nom était Adrian Elms (nom de sa mère). Né en Grande Bretagne en 1964 d’une mère blanche et d’un père noir ayant abandonné la mère, situation classique. Élevé par sa mère, il devient délinquant à partir de 19 ans. En 2004, il a poignardé un homme au visage. Il se convertit à l’islam et se radicalise pour des raisons ethniques, cas très répandu. En effet, avec l’échec total de l’utopique ”intégration” et de l’imbécile ”vivre ensemble”, l’islam est perçu comme la religion identitaire des non–Blancs, prétendument opprimés. Ce dogme est repris par les Européens collaborateurs et soumis, adeptes de l’ islamo-gauchisme. 

Le délinquant et assassin Massood, cas classique, était mû par une haine raciste (camouflée par l’antiracisme) de l’Occident, de l’Europe et des Blancs. La police britannique soupçonne que cet assassin, même s’il a agi seul, a été entouré par une bande de coreligionnaires et de ”frères” ethniques qui l’ont aidé.

Les djihadistes et tueurs anonymes
L’État islamique, Dae’ch, a revendiqué l’attentat de Londres et proclamé que Massood était l’un de ses soldats. Pas besoin pour cela qu’il ait eu le moindre contact avec Dae’ch. Le tueur anonyme a obéi aux ordres : tuer des ”mécréants”, des Européens de souche, des Blancs. La force de Dae’ch, comme d’autres organisations musulmanes concurrentes, est de lancer des ”ordres criminels”, des fatwas, et des milliers de fanatiques, à petite échelle, obéiront. N’importe quel terroriste djihadiste improvisé peut pratiquer l’écrasement de piétons à la voiture bélier ou le massacre à l’arme blanche, par surprise, où et quand il veut. Il est un combattant anonyme.

Un fait qui s’est produit le 24 mars 2017 à Dijon est particulièrement inquiétant : une femme voilée de la tête aux pieds selon la tenue islamique rigoriste ne laissant apparaître que les yeux, a attaqué et terrorisé les passants avec un couteau de 20cm. de long, puis est entrée dans une église et dans une parfumerie afin de poignarder des ”mécréants”, sans succès, avant d’être neutralisée. Cette meurtrière potentielle sera, n’en doutons pas, très bien traitée par la justice française. Pas d’islamophobie, n’est-ce–pas ?

Terrorisme islamiste ou plutôt islam terroriste ?
Les politiciens et journalistes peureux désignent abstraitement le ”terrorisme” comme danger suprême. Sans oser préciser l’ennemi : l’islam terroriste (terme plus pertinent que l’ « islamisme », ruse sémantique). L’islam invasif qui utilise le terrorisme pour déstabiliser et effrayer les sociétés européennes, mais dont l’arme principale est néanmoins l’invasion migratoire et la natalité des immigrés, visant à une substitution de population, reprend une stratégie constante de guerre contre les Européens depuis le VIIIe siècle.

Après cette attaque du 22 mars à Westminster, Theresa May, la Première ministre britannique, a estimé que le terroriste visait d’abord un symbole – un des plus anciens parlements du monde – et donc « des valeurs de démocratie et de liberté d’expression ». Oui, c’est vrai, mais là n’est pas l’essentiel : elle n’a pas mentionné l’islam ni même l’islamisme comme responsables de l’attentat ! Ce déni de réalité, comme chez d’autres dirigeants européens, trahit la lâcheté, la peur et, déjà, la soumission. Elle a ajouté, dans la langue de bois de l’idéologie dominante : « toute tentative de faire échec à ces valeurs par la violence et la terreur est vouée à l’échec ». Hors de propos. Les agresseurs musulmans ne visent pas principalement à détruire les ”valeurs ” de la démocratie occidentale, dont ils se moquent, mais ils veulent d’abord porter la guerre, complément de l’invasion, au cœur de l’Europe afin de la conquérir, de la soumettre et de détruire sa civilisation détestée, selon la poursuite d’un dessein millénaire. 

Créer l’angoisse par des meurtres répétitifs, imprévisibles et faciles 
Provoquer une psychose et terrifier les populations européennes au quotidien, c’est le but des attentats ”low cost”. Ils sont plus dangereux que les gros attentats. On finit par s’habituer aux agressions terroristes banalisées des immigrés musulmans, avec peu de moyens et quelques morts. Mais elles sont répétitives et seront beaucoup plus meurtrières que les attentats sophistiqués de commandos difficiles à organiser.  

Certes, cet attentat londonien n’a rien à voir avec celui à l’explosif dans les transports en commun en juillet 2005, qui avait fait 56 morts et 700 blessés. Mais ce genre d’attentats, comme celui du Bataclan, est professionnel et ne peut se produire qu’à intervalles espacés ; en outre ils sont difficiles à organiser et repérables ; les polices européennes en ont déjoué des dizaines depuis plusieurs années.

En revanche les attaques ”low cost” de type Westminster, qui connaissent une augmentation constante, même si elles font moins de victimes, sont faciles à entreprendre sans gros moyens, peuvent être menées par un grand nombre d’assassins fanatisés non professionnels recrutées dans les populations immigrées ; elles sont difficilement détectables par les services de renseignement et peuvent devenir quotidiennes, faisant donc au total plus de victimes et créant une atmosphère de peur permanente dans la population.

Complicité du dictateur turc Erdogan avec le terrorisme musulman
Cette psychose recherchée est parfaitement comprise par le président turc, Erdogan, candidat au sultanat dictatorial, islamiste ”anti–terroriste” mais complice du terrorisme musulman. Ce xénophobe qui dénonce le ”racisme” des Européens, ce tyran constructeur d’un État totalitaire qui accuse Mme Merkel de ”nazisme”, ce démocrate qui prévoit un référendum – truqué d’avance– pour abolir la démocratie et en revenir à l’absolutisme ottoman, a commis une lourde gaffe. En effet, Erdogan a menacé en ces termes les Européens qui refusent ses diktats et, sous entendu, qui s’opposent à l’islamisation de leurs patries : « Si vous continuez à vous comporter de cette manière, demain, aucun, aucun Occidental ne pourra plus faire un pas en sécurité, avec sérénité dans la rue, nulle part dans le monde ». Ces propos incroyables, qui incitent au terrorisme quotidien généralisé contre les Occidentaux, reflètent très exactement l’idéologie de Dae’ch et d’Al–Qaida que prétend combattre le dictateur turc. Savoir si Erdogan est un psychopathe mégalomane ou un agent bien organisé et cynique de l’invasion de l’Europe et du terrorisme musulman est une question erronée : il est les deux. L’utilité d’Erdogan au moins, dans sa bêtise brutale et inculte, c’est qu’il confirme l’islam comme notre ennemi principal en nous manifestant son hostilité menaçante, selon le paradoxe de Carl Schmitt : si tu ne désignes pas ton ennemi, lui, te désigne.   

Incompatibilité ethnique et affrontement inévitable
Les attaques terroristes ”low cost” ont un sinistre avenir en France, en Europe et même en Amérique du Nord. Elles vont se multiplier par mimétisme. En s’ajoutant à la délinquance de harcèlement constante des jeunes issus de l’immigration. La stratégie de la tension, déjà installée, va s’aggraver. Le problème se formule ainsi : les Européens anesthésiés vont–ils se réveiller ? En étant cynique, cette agressivité criminelle des colonisateurs et envahisseurs – selon une formulation réelle mais interdite et interdite parce que réelle – est-elle positive pour le réveil des Européens ?  
L’ennemi est clairement l’islam, intimement lié à une proportion de plus en plus importante de populations immigrées hostiles, approuvant les attentats. L’intégration et l’assimilation sont des cadavres idéologiques. Le ”vivre ensemble”, une utopie d’adolescents attardés. Mais la résistance est aussi plombée, non seulement par les collaborateurs des envahisseurs, mais par des Européens sincères et naïfs qui sont stupidement optimistes et ”bisounours”. Le terrorisme islamique est moins grave que l’islamisation et l’invasion migratoire et démographique dont il n’est que la conséquence. Il peut contribuer à réveiller les consciences.

Le plus dangereux, le plus irréversible est la conjonction de deux submersions : par les bateaux (invasion démographique extérieure) et par les berceaux (invasion démographique intérieure, du fait d’une natalité trois fois plus élevée des immigrés). Il faut s’attaquer à la cause de tous les maux présents et à venir : la présence croissante sur le sol européen de ces populations ethniquement incompatibles. De Gaulle avait bien vu cetteincompatibilité ethnique. Et c’est pour cela, pour éviter la guerre civile en France, qu’il avait voulu l’indépendance de l’Algérie. Ses successeurs après Pompidou, petits messieurs sans envergure (Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande), n’ont pas pu ni même voulu endiguer l’immigration – invasion colonisatrice. Ces grands bourgeois imbéciles ont cru que ça allait bien se passer. Eh bien non, ça se passe mal.

(1) L’absence de port d’armes à feu par les policiers britanniques date d’une époque où la Grande Bretagne était une société paisible et homogène. Ce paramètre a disparu avec l’immigration.
(2) Les opérations ”Vigipirate ” et ”Sentinelle” qui font patrouiller, à grand frais, sur la voie publique près de 10.000 militaires, au détriment de leurs missions normales, sont stupides et inefficaces. C’est uniquement destiné à rassurer et à ”communiquer”. Non seulement les patrouilles militaires n’évitent aucun attentat mais elles les attirent ! On suscite des attaques contre ces soldats, cibles réjouissantes car symboles de l’État français, surtout quand l’armée commet l’erreur de faire patrouiller des femmes ! Ce qui attise la haine des agresseurs. La seule solution contre le terrorisme urbain, ce sont les patrouilles invisibles, sur tous les points sensibles, de professionnels indétectables et bien armés. Prompts à neutraliser immédiatement tout suspect en cas de début de passage à l’acte. La théâtralité militaire est totalement inopérante dans la guerre de l’ombre. Où l’on ne se bat pas en uniforme.
(3) MI5 Military Intelligence 5. Service de renseignement et de contre–espionnage intérieur britannique. Le MI 6 est le service extérieur. Cela correspond à la DGSI et à la DGSE françaises.

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15-Projet d'attentat à Venise : quatre suspects interpellés
31-03-2017

Le groupe, qui envisageait de faire allégeance à l'organisation État islamique, visait notamment le pont du Rialto.

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La police italienne vient d'annoncer, ce jeudi, l'arrestation à Venise de trois personnes soupçonnées de vouloir commettre un attentat au sein de la cité des Doges. Après avoir établi «la radicalisation religieuse» des suspects, les forces de l'ordre ont réuni suffisamment d'éléments sur leurs activités pour arrêter trois adultes et un mineur, «tous originaires du Kosovo», a expliqué la police dans un communiqué.

Des suspects surveillés depuis plusieurs mois
Lors d'une conférence de presse, le procureur Adelchi d'Ippolito, en charge de l'enquête, a précisé que le groupe envisageait un attentat sur le célèbre pont du Rialto à Venise. «Avec Venise, tu gagnes tout de suite le paradis, vu le nombre de mécréants qu'il y a, à mettre une bombe au Rialto», a déclaré l'un des hommes, le suspect mineur identifié par ses seules initiales, dans une conversation téléphonique enregistrée par les enquêteurs. «Si je prête serment demain» à l'organisation État islamique «et qu'ils me donnent l'ordre, je suis obligé» de tuer les «mécréants», a insisté Babaj Arian, considéré comme le chef du groupe, dans une autre conversation enregistrée le 22 mars, après l'attentat de Londres.

Les enquêteurs, qui les avaient placés sur écoute depuis plusieurs mois, les ont d'ailleurs entendus «exulter» au téléphone après l'attentat qui a faitquatre morts près du Parlement de Westminster. Daech avait revendiqué l'attaque mais la police britannique a dit n'avoir trouvé aucun lien entre son auteur et des groupes djihadistes.

Les suspects, dont deux travaillaient comme serveurs à Venise, s'entraînaient en regardant des vidéos de propagande de Daech et simulaient la fabrication d'engins explosifs. Certains d'entre eux avaient aussi exprimé leur volonté d'aller combattre en Syrie avec les milices islamistes. Des unités d'élite des forces de l'ordre ont participé en pleine nuit à l'arrestation des personnes suspectes dans le centre historique de Venise et mené 12 perquisitions. Le ministre de l'Intérieur, Marco Minniti, a salué ces arrestations dans un communiqué, évoquant «un résultat important dans la prévention du terrorisme».

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16-Terrorisme : Nice, Berlin, Londres... l'arme de la voiture folle
23-03-2017

Les attentats à la voiture folle se multiplient. Plus compliqué à déceler, ce procédé fait également beaucoup de victimes.

Le Parisien: La voiture folle qui a foncé sur la foule mercredi, sur le pont de Westminster (Londres).
La voiture folle qui a foncé sur la foule mercredi, sur le pont de Westminster (Londres).

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Un scénario déjà tristement connu : l'utilisation d'une voiture ou d'un camion lancé à toute allure pour semer terreur et mort. Londres avait déjà connu une attaque similaire le 23 mai 2013 : deux Londoniens d'origine nigériane avaient renversé en voiture un jeune soldat avant de le larder de coups de couteau. L'un des meurtriers déclarait avoir voulu venger les «musulmans tués par des soldats britanniques».

Le 19 décembre 2016 en plein centre-ville de Berlin, un Tunisien, Anis Amri, fonce à bord d'un camion sur un marché de Noël. Bilan : 12 morts et 48 blessés. L'attaque est revendiquée par l'organisation terroriste Daech. Amri, en fuite, sera abattu quatre jours plus tard près de Milan par la police italienne.

Le 14 juillet 2016 à Nice, un camion, conduit par Mohamed Lahouaiej Bouhlel, chauffeur-livreur, fonce sur la foule réunie le soir du feu d'artifice sur la promenade des Anglais, tuant 86 personnes et faisant plus de 400 blessés. Le terroriste est abattu par les forces de l'ordre. L'attentat est revendiqué par Daech. D'autres attaques avaient déjà eu lieu avant ce drame.

Le 1er janvier 2016 à Valence (Drôme) : un Français d'origine tunisienne se précipite avec sa voiture sur quatre soldats en faction devant la grande mosquée, provoquant leur riposte. Cet assaut n'est pas qualifié de terroriste au regard des motivations confuses de l'agresseur. De même le 21 décembre 2014, à Dijon (Côte d'Or), la qualification terroriste n'est pas retenue en raison des troubles psychiatriques de l'agresseur, qui avait foncé sur des passants en criant «Allahou akbar !».

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17-Attentat de Londres : Tobias Ellwood, le député devenu héros
23-03-2017

Se trouvant dans l'enceinte du Parlement lorsque l'attaque terroriste a eu lieu, ce député n'a pas hésité à secourir le policier gravement blessé.

figarofr: Tobias Ellwood, couvert de sang, prodigue les premiers soins au policier gravement blessé, à Londres, le 22 mars 2017.
© Stefan Rousseau/AP Tobias Ellwood, couvert de sang, prodigue les premiers soins au policier gravement blessé, à Londres, le 22 mars 2017.

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Le quotidien britannique Telegraph a relaté aujourd'hui l'attitude héroïque de Tobias Ellwood, un député qui se trouvait au Parlement au moment où l'attaque terroriste qui a fait au moins quatre morts ce mercredi a débuté à Londres. L'homme s'est mêlé aux secouristes afin de venir en aide à un policier poignardé par le terroriste à l'intérieur de Westminster. Malgré cette intervention, l'officier serait, selonSky News, la BBCetThe Guardian,mort des suites de ses blessures.

Député, secrétaire d'État... et ancien militaire
Le député a néanmoins tout fait pour le sauver. Tobias Ellwood a tenté de le réanimer en lui prodiguant les premiers soins, en lui faisant du bouche-à-bouche et en exerçant une pression sur ses multiples blessures pour éviter une hémorragie. Une attitude qui s'explique peut-être par le parcours de ce dernier. Tobias Ellwood est en effet un ancien militaire du régiment d'infanterie de l'armée britannique de la Royal Green Jackets.

Né en 1966 à New York, il est actuellement membre du Parti conservateur. Député depuis 2005 pour la circonscription de Bournemouth East dans le Dorset, il devient, en juillet 2014, sous-secrétaire d'État parlementaire des Affaires étrangères dans la gouvernement de coalition de David Cameron. Son frère, Jon, est mort en 2002 sous les bombes de l'attentat qui a eu lieu à Bali, et qui avait tué 202 personnes.

Depuis les images de son intervention, Tobias Ellwood est au coeur de multiples conversations sur le réseau social Twitter, qui rend hommage à l'homme politique devenu en quelques minutes un héros national.

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18-Les manuels scolaires de l’Etat islamique : “Tu as 42 balles et il y a 7 mécréants
13 mars 2017

La violence et la haine des autres religions étaient à la base de l’éducation proposée par l’Etat islamique. C’est ce qu’ont révélé lesmanuels scolaires découverts par les soldats irakiens lorsqu’ils ont reconquis les quartiers Ouest de la ville de Mossoul au groupe terroriste.

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Ces manuels scolaires témoignent du lavage de cerveau que les enfants ont subi sur les consignes de l’Etat islamique. On leur enseignait la loyauté envers le djihadisme et la lutte contre les infidèles.

Dans l’un des manuels destiné à des élèves d’école primaire, on demandait aux enfants comment diviser un lot de 42 balles pour atteindre 7 mécréants, ou combien une fabrique d’explosif produisant 100 armes par jour en produisait par heure, par exemple.

La production d’explosifs, l’impact d’une attaque suicide, ou l’agression des infidèles étaient des thèmes récurrents de l’enseignement dans les programmes scolaires.

Une autre vision du monde
Le « Diwan de l’Education », sorte de ministère de l’Education, a été l’une des premières institutions à avoir été créées en 2014 après la proclamation du soi-disant califat par l’Etat islamique. Son objectif était d’introduire une éducation djihadiste de l’école primaire à l’université.

Les cursus comprenaient des cours de langue arabe et anglaise, l’histoire, la géographie, la physique, la chimie, la biologie, les mathématiques et la culture djihadiste. En revanche, les arts visuels et la culture générale en avaient été exclus.

En outre, les étudiants suivaient une préparation à l’entraînement de combat militaire. Les filles et les garçons étaient séparés.

Les cours d’histoire et de géographie ont été considérablement remaniés pour être adaptés à la vision du monde de l’Etat islamique. On enseignait aux enfants que l’ère des croisades était toujours d’actualité. La péninsule arabique était rebaptisée « Péninsule du prophète Mohamad ». Les pays musulmans environnants avaient repris leurs appellations anciennes (Nejd, Cham, Hijaz …). Enfin, le monde arabe s’étendait jusqu’à l’Andalousie et la Turquie.

Selon des observateurs, les diplômes obtenus dans le cadre de cette instruction ne seront pas validés et les enfants devront recommencer les cursus qu’ils ont suivis pendant ces 3 années. On peut se demander comment ils pourront se réadapter à un programme d’études normalisé après une aussi longue période d’endoctrinement.

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19-“Les 3/4 des combattants de l’État islamique sont morts
15 décembre 2016

Les frappes aériennes en Syrie et en Irak auraient tué entre 12 000 et 15 000 djihadistes au combat, c’est-à-dire au moins 75 % des combattants de l’État islamique, ont indiqué des officiels américains.

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La semaine dernière, Brett McGurk, l’envoyé spécial américain auprès de la coalition contre l’État islamique, a indiqué que depuis 2014, cette dernière avait tué 50 000 djihadistes. Le groupe terroriste n’a jamais disposé de si peu de combattants prêts à se battre.

McGurk estime que le groupe terroriste ne pourra plus reformer ses troupes, et que le nombre de ses combattants ne pourra continuer à diminuer à se réduire. En outre, les combats qui ont lieu actuellement dans la ville irakienne de Mossoul devraient encore augmenter ses pertes.

En outre, le groupe terroriste est confronté à une baisse des arrivées de combattants en provenance de l’étranger en raison de la plus grande surveillance exercée par les Etats occidentaux, et les contrôles aux frontières.

Les frappes ciblent aussi les dirigeants du groupe terroriste
Les frappes les plus récentes ciblaient des dirigeants de l’État islamique et au cours de certaines d’entre elles, 3 dirigeants soupçonnés d’avoir orchestré les attentats de Paris et de Bruxelles l’année dernière auraient été tuée à Raqqa, la capitale autoproclamée du groupe terroriste en Syrie.

Cependant, les tentatives pour éliminer Abou Bakr al-Baghdadi, la tête du groupe, se sont révélées infructueuses. Bagdadi n’a pas été vu publiquement depuis plusieurs années, et ne communique qu’au moyen de cassettes audio, ce qui laisse à penser qu’il est très vulnérable. « C’est pourquoi nous finirons par le trouver et l’éliminer aussi. Les rangs des dirigeants continuent de se réduire », conclut McGurk.

Depuis 2014, 17 000 frappes aériennes ont été lancées. La plus grande majorité d’entre elles ont été menées par les Américains ; les autres membres de la coalition n’en ont dirigé que 4500.

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20-La recomposition programmée du Moyen-Orient, par Pierre Hillard
2005

Les deux cartes AVANT – APRES "Redrawing the Middle East Map" publiées par le "Armed Forces Journal" sont visibles ici :


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Hassan Nasrallah 2017: l'Axe de la Résistance triomphe en Syrie, Israël panique

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1916-2016 : la carte du Moyen-Orient dessinée par les accords Sykes-Picot est morte et enterrée
Cartographie. Bientôt une nouvelle carte du Moyen-Orient

Les tensions et les violences qui secouent le Moyen-Orient depuis l’intervention israélienne au Liban, le 12 juillet 2006, ne sont que la partie visible d’un immense enjeu politique, économique, religieux et philosophique opposant l’Occident aux Etats islamiques de la région. L’occupation américaine de l’Irak en mars 2003 a permis le lancement d’un projet révolutionnaire en vue de remodeler une vaste zone géographique allant du Maroc au Pakistan: le Grand Moyen-Orient. Derrière cette appellation, c’est une recomposition profonde qui attend ces pays musulmans. Beaucoup de théories et de supputations courent sur les ambitions des Etats-Unis et d’Israël au sujet de la politique poursuivie par leurs dirigeants. Cependant, des signes avant-coureurs apparaissent et permettent d’apercevoir concrètement les plans en cours. C’est tout l’enjeu des cartes ci-jointes appelant à recomposer le Moyen-Orient.

Ces cartes (« before » : situation en 2006 et « after » : situation après recomposition) sont parues dans une revue militaire américaine, AFJ (Armed Forces Journal), en juin 2006 sous la plume d’un lieutenant-colonel américain à la retraite, Ralph Peters. Ce dernier s’est illustré dans une division d’infanterie mécanisée à partir de 1976 pour, ensuite, poursuivre ses activités dans le renseignement militaire en 1980. Auteur de nombreux ouvrages traitant de la stratégie et des relations internationales, Ralph Peters s’est retiré officiellement de l’armée en 1999. Cependant, ses contacts restent étroits avec ce milieu puisqu’il fait partie de l’équipe dirigeante d’AFJ. Cette revue n’est qu’une partie d’un véritable empire de la presse militaire américaine. Fondé en 1863, ce mensuel s’adresse aux officiers des Etats-Unis traitant de sujets aussi variés comme : la technologie militaire, la logistique, la stratégie, la doctrine ou encore la tactique. En fait, AFJ est coiffé par une maison mère, Army Times Publishing Company, dont les publications s’articulent autour de trois axes :
1) The Military Times Media Group qui publie: Army TimesNavy Times,Air Force Times et Marine Corps Times
2) The Defense News Media Group, groupe mondial des revues de défense et qui publie: Defense NewsArmed Forces Journal (AFJ), Training § Simulation Journal et C4ISR Journal (renseignement, surveillance et reconnaissance). 
3) The Federal Times, hebdomadaire d’informations traitant des nouvelles technologies et des sujets financiers.

Depuis le 1er août 1997, Army Times Publishing Company est une filiale d’un groupe encore plus puissant, la société Gannett. Fondé en 1906 par Frank Gannett, cet empire de presse et des médias publie aux Etats-Unis près de 90 quotidiens dont les plus connus sont USA Today et USA Weekend et contrôle 22 stations de télévision. Ses activités débordent aussi au Royaume-Uni puisque 17 quotidiens sont sous son influence. L’ensemble génère des revenus financiers colossaux estimés à 7,6 milliards de dollars pour 2005. 

Cette présentation permet de mieux saisir dans quel milieu la revue AFJ évolue et la signification des travaux de Ralph Peters. En effet, les propositions de ce dernier et les appels lancés à un changement radical des frontières du Moyen-Orient ne sont évidemment pas le résultat des réflexions d’un seul homme soucieux d’occuper son temps. De nombreuses études ont été lancées au sein des instances militaires américaines comme dans de nombreux think tanks appelant à revoir les limites frontalières de ces Etats. Comme le montre la carte (« after »), les modifications apportées aux frontières sont le fruit d’une lente mais sûre réflexion intellectuelle dont la publication dans une revue militaire américaine de haut rang n’est pas l’effet du hasard. Le but recherché est aussi de tester les réactions en particulier celles des musulmans de la région. Cela dit, il ne faut pas voir ce document comme définitif. En fait, c’est un prototype susceptible de connaître des changements que certains appelleraient des variables d’ajustement. En réalité, l’intérêt majeur de ces travaux est de révéler que les instances militaires et politiques des Etats-Unis se sont résolument engagées dans un domaine en n’hésitant plus à l’officialiser. En même temps, cette entreprise doit se faire en adéquation avec Israël concerné au premier chef par ces bouleversements. A l’égard de ce pays, Ralph Peters se définit comme un ami « de longue date » (New York Post, 22 juillet 2006).

L’article de ce militaire américain, intitulé « Frontières ethniques, que faire pour améliorer le Moyen-Orient », part du principe qu’il faut lever le tabou de la sacro-sainte frontière inamovible. Pour l’auteur, les nouvelles frontières doivent se modeler en fonction du critère ethnique et confessionnel. Même s’il n’est pas possible de tracer des frontières respectant la totalité des particularismes en tout genre nombreux et numériquement très variables, il faut pour Ralph Peters se rapprocher au maximum de ce concept. Comme il le souligne : « Nous parlons de difformités énormes faites par les hommes qui n’arrêteront pas de générer la haine et la violence tant qu’elles n’auront pas été corrigées ». Dans son esprit, il s’agit de remettre radicalement en cause les frontières nées des Accords Sykes-Picot de 1916 préparant le démantèlement de l’Empire ottoman.

En observant l’ensemble de cette zone en partant de la Péninsule arabique, on constate immédiatement le démantèlement du royaume d’Arabie Saoudite. Les propos de l’auteur sont très clairs à l’égard d’un pays qui a bénéficié de la protection américaine suite aux discussions entre le président Roosevelt et le roi Ibn Saoud, le 14 février 1945, à bord du croiseur USS Quincy. Désormais, le royaume d’Arabie Saoudite passe à la trappe. Deux grandes entités territoriales échappent à l’autorité de Riyad. Sur la côte Ouest, il s’agit de créer un « Etat sacré islamique ». Comme le précise Ralph Peters dans des propos lourds de conséquences : « La cause principale de la large stagnation du monde musulman réside dans le traitement réservé à la Mecque et à Médine considérés comme leur fief par la famille royale saoudienne. Les lieux saints de l’Islam soumis au contrôle de la police d’Etat de la part d’un des plus bigots et oppressifs régimes au monde ont permis au Saoud (ndlr : la famille régnante d’Arabie Saoudite) de projeter leur croyance wahhabite à la fois intolérante et disciplinée au-delà de leurs frontières. (...) Imaginez comme le monde musulman se sentirait mieux si la Mecque et Médine étaient dirigés par un Conseil représentatif tournant issu des principales écoles et mouvements de l’Islam dans le monde au sein d’un Etat sacré islamique – une sorte de super Vatican musulman – où l’avenir de la foi serait débattu au lieu d’être arbitrairement fixé ». 

Ce point est capital puisqu’il révèle la volonté de réformer l’Islam afin de l’adapter aux principes occidentaux. Une sorte « d’Islam des Lumières » élaboré au cœur de cet Etat sacré islamique permettrait de rayonner sur l’ensemble du monde musulman et de remodeler les esprits afin qu’ils épousent pleinement la philosophie mondialiste. Il est vrai que contrôler les esprits a toujours permis de contrôler les hommes. C’est d’ailleurs dans le même ordre d’idée que l’on retrouve ces mesures préconisées par la Fondation Bertelsmann, think tank allemand qui, dans ses travaux débattus dans le cadre des « Discussions de Kronberg » en 2002 et 2003 (Europe, the mediterranean and the Middle East, strengthening responsibility for stability and development et Die Zukunft der europäischen Politik im Nahen Osten nach dem Irak Krieg), relève l’inadéquation de l’Islam à l’évolution du monde moderne et prône une refonte des mentalités et la remise en cause des frontières. Ces recommandations allemandes soulignent aussi la convergence des buts à atteindre de part et d’autre de l’Atlantique pour refondre entièrement le Moyen-Orient. Il est vrai aussi que les concepts ethno-confessionnels développés par Ralph Peters cadrent parfaitement avec la vision ethniciste germanique. 

Sur la côte du Golfe persique, c’est la province de Hassa dont la population est majoritairement chiite qui est détachée de l’Arabie Saoudite et intégrée à un « Etat chiite arabe », vestige d’un Irak littéralement explosé. L’application de cette mesure entraînerait la mort économique du royaume car c’est à cet endroit que se concentre l’essentiel de l’extraction des hydrocarbures autour de la triade Dammam-Dharhan-Al-Khobar. L’Etat chiite arabe verrait ses réserves pétrolières et gazières monter en flèche et deviendrait incontournable car, outre les vastes ressources de Hassa et de la production off-shore, il faudrait ajouter celles de la région de Bassora (ex-Irak) et des provinces arabes iraniennes, détachées de Téhéran, riches en hydrocarbures jouxtant le Chatt el-Arab (Arabes chiites du Khouzistan et Arabes sunnites du Bouchir). De plus, Riyad perdrait ses provinces du Sud (Jizrane, Najran et l’Assir) au profit du Yémen, territoires acquis en 1934 lors du Traité de Taëf, et qui ont conservé leur identité yéménite. Enfin, la curée sera complète avec l’octroi d’une façade maritime à la Jordanie, Etat pro-occidental, en arrachant à l’Arabie Saoudite les provinces de Tabouk et une partie du Jouf.

La destruction du royaume des Al Saoud affichée par la carte (« after ») de Ralph Peters n’est que la confirmation de projets élaborés au sein de certaines instances américaines. David Rigoulet-Roze, spécialiste du Moyen-Orient, dans son ouvrage « Géopolitique de l’Arabie Saoudite » (Editions Armand Colin) le souligne clairement : « Il y eut notamment la publication le 6 août 2002, par le Washington Post, d’un briefing qui a eu lieu le 10 juillet 2002 au Defense Policy Board (DPB, ndlr : organisme de planification stratégique créé en 1985 par Donald Rumsfeld), alors dirigé par le très influent Richard Perle, surnommé le Prince des ténèbres lorsqu’il officiait au Pentagone entre 1981 et 1987 sous l’administration Reagan. Au cours de ce briefing, l’Arabie Saoudite avait été qualifiée par Laurent Murawiec, un analyste du prestigieux centre de recherches stratégiques de la Rand Corporation, de pays ennemi. (…) Pire encore, Murawiec avait évoqué la légitimité de sanctions, dont le gel des avoirs saoudiens, voire … la scission de la province orientale du royaume renfermant ces gisements et ces réserves pétrolières qui font de l’Arabie le maître du quart des réserves d’or noir.

(…) Quelques temps seulement après l’affaire Murawiec, c’était au tour d’un think tank proche des néo-conservateurs, le Hudson Institute – dont Perle est membre, et où officie désormais Murawiec – de reprendre et de développer les idées avancées par le DPB. Etait alors ouvertement évoqué un plan de démantèlement de l’Arabie Saoudite qui, en réalité, existe depuis la fin des années 70, à l’initiative d’Henry Kissinger, alors Secrétaire d’Etat de l’Administration Nixon. (…) C’est également dans le même ordre d’idées que semble s’inscrire un rapport remontant à la fin de l’année 2002, circulant au plus haut niveau dans les milieux officiels de Washington. Il envisagerait rien moins que le démembrement pur et simple de l’Arabie Saoudite selon le scénario suivant : les Lieux saints de la Mecque et de Médine se verraient confiés aux Hachémites qui, en tant que descendants du Prophète, bénéficient d’une légitimité qui fait largement défaut à la dynastie des Al Saoud et la province du Hassa serait poussée à faire sécession dans le but de se constituer en Emirat pétrolier ».

Les révélations de ce spécialiste français continuent sur la même lancée puisqu’il affirme la volonté des Etats-Unis de favoriser une « recomposition politique radicale du Moyen-Orient qui passerait notamment en Irak même par une dévolution du pouvoir à la majorité chiite par les grâces d’une démocratie arithmétique ». C’est justement ce que révèle la carte (« after ») de Ralph Peters où l’Etat irakien a disparu au profit d’un Etat chiite arabe et d’un résidu appelé « Irak sunnite » que le militaire américain propose même d’unifier à la Syrie qui, entre-temps, a perdu sa façade maritime au profit d’un Grand Liban. Il est même évoqué sous sa plume la renaissance de l’antique Phénicie (Phoenecia reborn) tandis que l’Etat d’Israël est conservé dans ses frontières d’avant 1967. Il est étonnant de constater, en raison du véritable chambardement des frontières au Moyen-Orient, que Ralph Peters conserve le territoire de la Cisjordanie (west bank) au rang de statut indéterminé. Peut-être que le statut définitif de Jérusalem, siège de trois grandes religions, nécessite de ne pas révéler tout de suite l’avenir d’une zone éminemment convoitée.

En tout cas, la partition de l’Irak sur la carte (« after ») commence à prendre forme sur le terrain. L’ambassadeur britannique à Bagdad, William Patey, et le général américain John Abizaid ont clairement affiché leurs craintes d’une guerre civile suivie d’une division du pays comme l’a révélé un document confidentiel publié par la BBC (Spiegelonline, 3 août 2006). Leurs affirmations ne font que confirmer les propos du journal d’Istanbul, Vatan, qui évoquait les propos tenus à des représentants turques par des responsables américains, début 2006, au sein des think tanks de Washington : « Arrêtez de vous soucier de l’intégrité territoriale de l’Irak. En réalité, ce pays est déjà divisé ! Vous [les Turcs] feriez mieux de vous préoccuper maintenant de votre Sud-Est [région à majorité kurde]. Essayez d’imaginer quelles seront les répercussions de l’autonomie du Kurdistan irakien dans votre pays » (Courrier International n°805). C’est d’ailleurs le même son de cloche de la part des dirigeants européistes de Bruxelles qui susurrent à Ankara que « Si la Turquie se séparait de son Sud-Est, elle entrerait plus facilement dans l’Union européenne » (Courrier International n°805). L’ethno-régionalisme prôné par les instances bruxelloises ne ferait qu’accélérer le phénomène de décomposition de l’Etat turc. Finalement, les propos de Ralph Peters ne font que confirmer ces prises de position puisqu’il ajoute qu’un cinquième de la partie Est de la Turquie est un « territoire occupé » et qu’un « Kurdistan libre, s’étendant de Diyarbakir jusqu’à Tabriz deviendrait l’Etat le plus occidental entre la Bulgarie et le Japon ».

La création d’un Etat kurde (Free Kurdistan) construit à partir des territoires Sud-Est de la Turquie, du Nord de la Syrie et de l’Irak, et de l’Ouest de l’Iran aboutirait à l’émergence d’un bloc estimé à environ 30 millions d’habitants. Fort des installations pétrolières de Kirkouk, cet Etat kurde pro-américain serait avec l’Etat chiite arabe les deux grands pôles de la production d’hydrocarbures et de gaz du Moyen-Orient. L’importance de cet Etat kurde serait d’autant plus grande que l’oléoduc BTC évacue le pétrole de la Mer Caspienne à partir de Bakou (Azerbaïdjan), passe par Tbilissi (Géorgie) pour, ensuite, traverser tout le Sud-Est de la Turquie et aboutir à Ceyhan en Méditerranée. Les Kurdes seraient donc les grands maîtres de ce corridor énergétique voulu par les Américains en 1994. En plus du pétrole, il faut ajouter l’autre grande richesse, l’eau. Le « Grand projet anatolien » (GAP) poursuit l’objectif, grâce à 22 barrages, de dompter le Tigre et l’Euphrate qui prennent leurs sources dans les montagnes kurdes. L’achèvement de ce projet qui doit avoir lieu vers 2013, permettant l’irrigation de 1,7 million d’hectares et la production d’électricité, sera une arme redoutable aux mains de l’Etat kurde et pèsera lourdement sur la vie des habitants de tout le Moyen-Orient. 

A l’Est des Etats kurdes et chiites, l’Iran est remodelé en fonction des critères ethniques. Après avoir cédé sa partie kurde, la zone turcophone du Nord est octroyée à l’Azerbaïdjan. En revanche, la province iranienne du Khorasân s’agrandit vers l’Est en acquérant le territoire Ouest de l’Afghanistan, la région de Hérat, en conformité avec la volonté de Ralph Peters de reconfigurer la région selon les critères ethno-linguistiques. Comme le confirme Bernard Hourcade, directeur au CNRS (équipe de recherche : monde iranien), dans son ouvrage « Iran, nouvelles identités d’une République » (Editions Belin) : « L’immense province de Khorasân,(…) les limites anciennes incluaient les régions de Hérat dans l’actuel Afghanistan et celles de Samarcande et Boukhara en Ouzbékistan ». Enfin, un « Baloutchistan libre » (Free Baluchistan) est créé à partir des deux entités iraniennes et pakistanaises tandis que l’Afghanistan se voit agrandi au dépens du Pakistan jusqu’au fleuve Indus afin d’y rattacher les populations pachtounes. L’Etat pakistanais réduit de près de la moitié de sa superficie verrait sa puissance économique fortement amoindrie au point d’être incapable de servir d’allié de revers au profit de la Chine face à l’Inde. Sur ce point, les Etats-Unis seraient gagnants. Seuls des Etats comme Oman, le Qatar, les Emirats arabes unis et le Koweït échappent à ces modifications. Cependant, cette carte (« after ») étant un prototype, rien n’interdit à leurs concepteurs de se rattraper. En tout cas, la finalité américaine est de contrôler tout ce Moyen-Orient par la parcellisation ethnique et religieuse selon le bon vieux principe « diviser pour régner ». Les Etats-Unis, cherchant à s’assurer la production d’hydrocarbures à leur profit, seraient en mesure de priver la Chine, puissance montante et rivale, de l’arme énergétique si nécessaire à son accession à la cour des grands.

L’impression générale qui se dégage du remodelage annoncé par cet auteur comme de la part de nombreux think tanks américains et allemands est celle d’un bouleversement mettant à feu et à sang ces pays du Moyen-Orient. En effet, on ne voit pas ces Etats se laisser charcuter, voire disparaître, sans se laisser faire. Comment réagira, par exemple, le Pakistan qui possède l’arme nucléaire ? En réalité, l’objectif est d’intégrer ces immenses territoires à la sphère d’influence occidentale. Le discours de Joschka Fischer à la 40è Conférence de Munich sur la politique de sécurité dans le cadre de l’OTAN, le 7 février 2004, annonçait la volonté du monde occidental de mettre ces pays du Moyen-Orient aux normes euro-atlantistes. Ces mesures furent confirmées par « l’alliance germano-américaine pour le XXIè siècle » signée, le 27 février 2004, entre le président Bush et le chancelier Schröder à Washington, annonçant la couleur : « Nous devons construire un véritable partenariat qui relie l’Europe et l’Amérique aux Etats du Proche et Moyen-Orient (…) ». Cette immense construction politique et métaphysique doit obligatoirement obéir à des règles communes qui sont politiques, économiques et civilisationnelles. Une logique, mais une logique folle, anime les concepteurs de ce projet. C’est le think tank German Marshall Fund (GMF) qui, indirectement, a révélé l’engagement profond des instances atlantistes.

En effet, il s’est engagé sous l’égide du très influent Bruce Jackson à développer une nouvelle politique en Mer Noire intitulée « A new euro-atlantic strategy for the Black Sea region ». Il s’agit en liaison avec l’Union européenne de créer une eurorégion de la Mer Noire qui doit voir le jour pour 2007 selon les affirmations de Giovanni di Stasi, président du Congrès des Pouvoirs Locaux et Régionaux d’Europe (CPLRE). Or une « petite » phrase résume tout. Paru en 2004, le rapport du GMF dans sa préface précise que « La Mer Noire est la nouvelle interface entre la communauté euro-atlantique et le Grand Moyen-Orient ». Une « interface » géographique obéit aux lois de la physique. Pour fonctionner et jouer pleinement sa mission de charnière, cette interface doit s’articuler entre deux mondes, le bloc euro-atlantiste d’une part, et le bloc moyen-oriental d’autre part, régis par les mêmes lois et les mêmes concepts édictés par la philosophie mondialiste. Cela suppose nécessairement une refonte généralisée de cet espace arabo/perse musulman pour qu’il y ait adéquation. Pour réussir cette entreprise, les moyens mis en œuvre risquent d’aboutir à un chaos inimaginable dans cette région et, par ricochet, à l’échelle planétaire. Tout compte fait, les adeptes de cette politique ne font qu’appliquer les fameux vers du poème de Goethe, « l’apprenti sorcier », qui rappelaient : « Les esprits que j’ai réveillés ne veulent plus m’écouter ».

Pierre Hillard, docteur en sciences politiques, B.I n°113 (*) est professeur d'histoire-géographie. Il a publié différents articles dans Le Figaro, Géostratégiques, Conflits Actuels, Intelligence et Sécurité, Balkans-Infos.
Il est notamment l'auteur de "La décomposition des nations Européennes : de l'union euro-atlantique à l'Etat mondial", (éditions Francois-Xavier De Guibert, 2005) ainsi que "Minorités et régionalismes dans l'Europe Fédérale des Régions : Enquête sur le plan allemand qui va bouleverser l'Europe" (Francois-Xavier De Guibert, 2001)  Acheter en ligne 

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