mercredi 23 septembre 2015

des nouvelles de Patrick


1-Autocars: le succès foudroyant de la loi Macron
2-Le monopole de la sécurité sociale est officiellement abrogé
3-Quel est le salaire net moyen en France ?
4-Des Femen s’invitent au controversé Salon de la femme musulmane, à Pontoise
5-La Prudence et la débauche
6-Le Conseil constitutionnel confirme l'interdiction d'UberPop en France
7-Banque de France : pourquoi la nomination du nouveau gouverneur fait polémique ?
8-Le revenu universel, un tabou français
9-60 % d’une classe d’âge, l’ambitieux objectif pour l’enseignement supérieur de Hollande
10-L'ONU fustige les expulsions systématiques de Roms en France
11-Pourquoi les exportations d'armes françaises cartonnent
12-De moins en moins de Français paient l'impôt sur le revenu
13-Mélenchon veut «que tout le monde paie» l'impôt sur le revenu
14-L'inertie de la gauche au pouvoir dévitalise la démocratie
15-Sondage 2017 : Hollande éliminé au 1er tour, Marine Le Pen en tête
16-François Hollande : qui est cette "fille bien" dont il est "tombé sous le charme" ?
17-Manuel Valls va créer une brigade de lutte contre la haine sur Internet
18-Bordeaux : un aide-soignant frappé pour avoir voulu soigner une femme voilée
19-L'exorbitante facture de l'absentéisme au travail
20-Le Crédit Agricole risque une grosse amende aux États-Unis

---------------------------------

1-Autocars: le succès foudroyant de la loi Macron
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/autocars-le-succ%C3%A8s-foudroyant-de-la-loi-macron/ar-AAeyesP?li=AAaCKnE
21-09-2015

"Des chiffres pour faire taire ceux qui doutent de la pertinence de la réforme". Bercy ne le dit pas vraiment comme ça, mais le pense très fort.

http://img-s-msn-com.akamaized.net/tenant/amp/entityid/AAexLSe.img?h=626&w=1123&m=6&q=60&o=f&l=f

On reproche à Emmanuel Macron de bousculer pour le plaisir tous les tabous. Or le ministre va sortir ce lundi 21 septembre son premier bilan, un mois jour pour jour après la promulgation de la loi autorisant la création de nouvelles lignes d'autocar: 700 emplois créés en un mois, 75 villes françaises desservies et pour certaines désenclavées, 782 départs et arrivées chaque jour. Tout cela transportant, et c’est sans doute le plus spectaculaire, 250.000 passagers en un mois!

Un succès foudroyant en plein mois d’août. On regardera dans le détail la méthodologie de Bercy, mais le discours du ministre, lui, est déjà calibré: la France est prête à la réforme, dès qu’on lui donne des outils nouveau elle s’en saisit.

Quant à la concurrence avec le train, là aussi les doutes sont balayés, les offres se complètent, et la demande de transport est telle qu’il y a évidemment de la place pour tout le monde.

Plusieurs milliers d'emplois supplémentaires
Faut-il penser que le travail du dimanche, par exemple, donnera les mêmes résultats? Les deux réformes n’ont rien à voir, répond Bercy, mais là où il y a un potentiel économique inexploité, nous devons avancer, et ce sont bien plusieurs milliers d’emplois supplémentaires qui sont attendus dans les mois qui viennent autour des nouvelles lignes de bus.

Voilà pourquoi, ce lundi matin, chez Iveco, la seule entreprise à produire encore des autocars en France, le ministre va aussi essayer d’appuyer sur le levier industriel, avec un contrat de fourniture d’autocars pour la compagnie Pays de Savoie, opérée par le géant européen Flixbus. Un géant allemand qui, d'ailleurs, a déjà transporté 25 millions de passagers. Une idée du potentiel pour la France où le levier d’investissement industriel reste à saisir.

---------------------------------

2-Le monopole de la sécurité sociale est officiellement abrogé
http://mouvement-des-liberes.com/2015/09/le-monopole-de-la-securite-sociale-est-officiellement-abroge/
Communiqué du 18 septembre 2015

Le monopole de la sécurité sociale est officiellement abrogé

http://s3.lprs1.fr/images/2014/10/16/4216253_11-1-510771595.jpg

Lire aussi :
Ne plus cotiser à la Sécurité sociale, est-ce légal ?
http://www.leparisien.fr/economie/ne-plus-cotiser-a-la-securite-sociale-est-ce-legal-16-10-2014-4217921.php
Sécurité sociale: Le RSI remporte une bataille judiciaire contre un artisan
http://www.20minutes.fr/societe/1569679-20150323-securite-sociale-rsi-remporte-bataille-judiciaire-contre-artisan
Le RSI l'emporte en justice contre les "Libérés de la Sécu"
http://lentreprise.lexpress.fr/gestion-fiscalite/impots-taxes/le-rsi-l-emporte-en-justice-contre-les-liberes-de-la-secu_1664010.html

Saisie par le MLPS, la Commission d’Accès aux Documents Administratifs (CADA) indique, dans son avis du 10 septembre 2015, que « le certificat d’immatriculation des mutuelles établi par le secrétaire général du Conseil supérieur de la mutualité est transmis à l’INSEE aux fins d’inscription au répertoire SIREN et correspond à une extraction du répertoire SIREN transmise à l’organisme demandeur ».

Cela signifie que l’avis de situation d’un organisme de sécurité sociale au répertoire SIREN établit que cet organisme est une mutuelle.La consultation du répertoire SIREN établit que les URSSAF, les caisses primaires d’assurance maladie, le RSI, les caisses de retraite etc. sont des mutuelles.

Les mutuelles sont régies par le code de la mutualité qui dispose que ces organismes exercent leur activité dans un cadre concurrentiel et ne peuvent affilier quiconque sans que la personne ait fait acte d’adhésion et reçu copie des statuts et règlement de la mutuelle (article L 114-1 du code de la mutualité).

L’abrogation du monopole de la sécurité sociale est ainsi actée officiellement.
Le MLPS, qui a dû mener un combat de vingt-trois ans pour aboutir à ce résultat, se félicite de l’heureuse issue de son action qui va redonner ses chances à la France.

L’avis de la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) :  avis_cada_10_septembre_2015
L’avis de situation au répertoire SIREN de l’URSSAF : SIREN_URSSAF_IDF
L’avis de situation au répertoire SIREN du RSI : SIREN_CNRSI
Site Web du MLPS : http://www.claudereichman.com/mlps.htm .

---------------------------------

3-Quel est le salaire net moyen en France ?
http://www.planet.fr/emploi-retraite-quel-est-le-salaire-net-moyen-en-france.930268.1401.html?xtor=ES-14-921662[Planet-Mi-journee]-20150917
17 Septembre 2015

Dans une note publiée mercredi, l'Insee a analysé le salaire net mensuel moyen dans le secteur privé et public sur la période 2011/2013. Voici le résultat. 

Quel est le salaire net moyen en France ? 

2202 euros : c’est le salaire net mensuel moyen dans les secteur privé et public sur la période 2011/2013, selon une note de l’Insee publiée mercredi. Ce salaire est en recul de 0,3% en euros constants sur un an, précise Le Figaro, qui relaie l’étude.

Ce sont les employés qui s’en sortent le mieux avec une très légère hausse des salaires de 0,2%. Les ouvriers et professions intermédiaires ont connu une baisse de 0,3%. Les cadres, eux, sont les plus mal lotis puisqu’ils enregistrent en moyenne une baisse de 1,1% de leur salaire.

La moitié des actifs touchent moins de 1772 euros
En 2013, le salaire net médian était quant à lui de 1772 euros, ce qui veut dire que la moitié des travailleurs en France touchent moins que ce salaire. "Tout en bas de l'échelle, les 10% de salariés les moins bien rémunérés - ceux du premier décile, dans le jargon de l'Insee - perçoivent un salaire net mensuel inférieur à 1200 euros", ajoute le quotidien.

A noter également que les femmes ont vu leurs salaires stagner en 2013, tandis que leurs collègues masculins ont connu une baisse de 0,4%. Ce qui ne rattrape toutefois pas les écarts de salaires, les femmes gagnant pour le même poste 19% de moins qu’un homme.

Une autre étude publiée mercredi, de l’Association pour l’emploi des cadres (Apec), montre quant à elle que les cadres ont touché en moyenne 54 800 euros bruts par an en 2014.

---------------------------------

4-Des Femen s’invitent au controversé Salon de la femme musulmane, à Pontoise
http://www.lemonde.fr/religions/article/2015/09/13/des-femen-s-invitent-au-controverse-salon-de-la-femme-musulmane-a-pontoise_4755386_1653130.html
Le Monde.fr | 13.09.2015

Deux militantes du mouvement féministe Femen ont perturbé samedi 12 septembre un Salon consacré à la femme musulmane, à Pontoise (Val-d’Oise). Peu avant la fin de l’événement, vers 20 h 30, « deux Femen sont montées sur la scène, habillées de djellabas qu’elles ont enlevées, avant d’être prises en charge par le service de sécurité du Salon et remises à la police », a déclaré une source policière.

https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/hphotos-xpt1/v/t1.0-9/11990426_503632323146984_8243526351273365970_n.jpg?oh=c9b545d31db9634ce256a2c396beb85c&oe=565EE4FF
FEMEN France à Salon Musulman Du Val D'oise

Vidéo :
Mehdi Kabir- 41- La désobéissance de la femme à son mari
https://www.youtube.com/watch?v=TlRUoyBw3u0

Enfin, un imam dit la vérité
https://www.youtube.com/watch?v=u_nxE5FISDQ

Lire aussi :
Le mode d'emploi salafiste de la femme parfaite
http://www.parismatch.com/Actu/Societe/Le-mode-d-emploi-salafiste-de-la-femme-parfaite-827799
Le salon de la femme musulmane à Pontoise fait polémique
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/09/12/01016-20150912ARTFIG00002-le-salon-de-la-femme-musulmane-a-pontoise-fait-polemique.php

Les deux femmes ont été « entendues samedi soir » et « nous allons poursuivre l’enquête et les auditions pour savoir ce qui s’est passé », a fait savoir le parquet de Pontoise, qui précise que leur garde à vue a été « levée dans la nuit » et que les organisateurs du Salon ont annoncé leur intention de porter plainte.

D’après une vidéo publiée sur Twitter, les deux militantes ont fait irruption à la tribune, où parlaient deux hommes en qamis (tunique longue) blanc, dans le cadre de la troisième édition de ce « Salon au féminin » qui se tient samedi et dimanche au parc des expositions de Pontoise, au nord de Paris.

« Personne ne me soumet »
Les « deux imams étaient en train de parler de la question de savoir s’il faut battre ou non sa femme », quand les deux militantes, âgées de 25 et 31 ans, sont montées sur la scène, a raconté Inna Shevchenko, porte-parole des Femen à Paris. Les jeunes femmes – d’origine algérienne et tunisienne, selon Mme Shevchenko – ont crié, en arabe et en français, des slogans qui étaient également peints sur leurs seins et leur dos : « Personne ne me soumet, personne ne me possède, je suis mon propre prophète. »

Aussitôt, des « Sales putes ! Il faut les tuer ! » ont fusé dans la salle, et une « quinzaine d’hommes ont sauté sur la scène et leur sont tombés dessus », a poursuivi Mme Shevchenko, reconnaissante à l’égard de la police, qui est intervenue très vite pour les protéger. La vidéo montre que hommes donnant des coups de pied aux deux femmes à terre.

Pétition et manifestation contre le Salon
Avant l’ouverture du Salon, une pétition réclamant l’interdiction de sa tenue avait recueilli près de six mille signatures sur le site Change.org. La personne à l’origine de la pétition dénonçait la présence parmi les invités de « prédicateurs fondamentalistes tels que Nader Abou Anas, connu pour avoir légitimé le viol conjugal et plus largement la soumission de la femme ».

Le Parti des radicaux de gauche a également dénoncé la présence de tels prédicateurs. L’observatoire départemental de la laïcité du Val-d’Oise avait appelé à manifester dimanche à 15 heures contre ce qu’il qualifie de « Salon fondamentaliste ».

---------------------------------

5-La Prudence et la débauche
http://www.economist.com/node/21664135?fsrc=scn/tw/te/pe/ed/prudenceandprofligacy
12 septembre 2015

The Economist publie aujourd'hui une étude de l'OCDE sur l'importance et la nature des efforts d'austérité en Europe. C'est plein d'enseignements intéressants, mais surtout ce que ça dit/prouve sur la France est stupéfiant. Si on classe les 11 principales économies de l'OCDE en fonction de leur effort de réduction du déficit budgétaire depuis le début de la crise (2008), la France n'est que 8e (ridiculisée par les efforts consentis par la Grèce, le Portugal, l'Irlande ou l'Espagne). Autrement dit : la rigueur en France ? Foutaises !

Mais, et c'est là où c'est incroyable, la France est le SEUL pays a avoir fait peser TOUT son effort de réduction du déficit budgétaire, non pas sur la baisse de la dépense publique, mais sur la hausse des impôts. Autrement dit : pour l'Etat zéro rigueur, pour vous la TOTALITE des sacrifices. L'exception française…

http://cdn.static-economist.com/sites/default/files/imagecache/original-size/images/2015/09/articles/body/20150912_fnc695.png

Lire aussi :
Économie : le véritable "gâchis français"
http://www.lepoint.fr/editos-du-point/sebastien-le-fol/economie-le-veritable-gachis-francais-21-09-2015-1966498_1913.php?M_BT=3740130578#xtor=EPR-6-[Newsletter-Matinale]-20150921

Voir la vidéo :
Jacques Attali : « La France est en situation pré-révolutionnaire. »
http://www.bvoltaire.fr/videos/jacques-attali-la-france-est-en-situation-pre-revolutionnaire,168711

(Google traduction)
Le mot «austérité» est entré dans le discours public après la récession mondiale a frappé un trou dans les finances publiques à travers le monde riche. Les gouvernements brouillés à se peindre comme la plus prudente, soit de gagner des voix (Grande-Bretagne), ou à persuader leurs créanciers qu'ils pourraient ne pas couper plus (Grèce). Mais correspondant à la rhétorique à la réalité en mesurant exactement comment les gouvernements austères ont été est pas simple.

Une approche simpliste serait de regarder combien les gouvernements ont réussi à réduire les emprunts (la différence entre les impôts et les dépenses). Mais emprunt peut changer pour des raisons autres que l'abnégation. Au milieu d'une crise de la dette, les dépenses en montgolfière sur les paiements d'intérêt va masquer les efforts visant à presser les services publics ou les pensions de l'État. Par la même occasion, une reprise économique qui pousse les gens hors prestations de chômage et des emplois tire vers le bas les dépenses et augmente les recettes fiscales, avec l'apparence, mais pas la douleur, de l'austérité.

Une meilleure méthode consiste à examiner l'évolution de la cycliquement ajusté budgétaire primaire balance-à-dire, l'excédent ou le déficit après le décapage sur les paiements d'intérêts et les effets temporaires du cycle économique. Isoler des effets temporaires est pas une science exacte, mais l'OCDE, un club des pays riches pour la plupart, a eu un aller. Le changement de cette mesure, à partir du moment où les dépenses publiques était à son plus débauché le moment où il a été plus restreint (ou l'équilibre prévu pour cette année, si se serrer la ceinture continue), fournit une mesure plus juste de l'austérité (voir tableau) .

Portugal, Irlande, Italie, Grèce et Espagne-les PIIGS, comme un raccourci de banquiers d'investissement a elle-étaient dans les pires détroits budgétaires dans la crise et, naturellement, ont été le plus austère depuis. L'Italie a réduit son déficit primaire sous-jacent de 4,7% du PIB; les autres, de plus de 8% du PIB. Ces chiffres sont énormes: 8% du PIB est équivalent à la dépense moyenne par le gouvernement sur les retraites de l'OCDE. Personne ne devrait accuser le gouvernement grec, en particulier, de ne pas couper assez de recul: les chiffres révèlent de serrage de la modique somme de 17,2% du PIB sous-jacent entre 2009 et 2015. À l'autre extrémité de l'échelle, l'Allemagne a à peine eu à réduire au tous, et en fait, l'OCDE prévoit pour le desserrer ses cordons de la bourse légèrement cette année. Pas étonnant que les PIIGS ont squealed.

Même cette mesure d'austérité est pas parfait, cependant. En mesurant du point de prodigalité élevé, il comprend un large emprunt destiné à injecter de la vie dans les économies affaissement. Par exemple, l'apparente amélioration de 6,4% du solde primaire sous-jacent de l'Amérique repose en partie sur l'expiration d'une relance budgétaire estimé par le FMI à une valeur d'environ 2% du PIB en 2009. Bien que stimulus retrait est douloureux, la plupart conviennent que cette exercice plongez dans l'année de base rend les gouvernements semblent être d'enfiler une chemise plus poilu que ils sont vraiment.

Coupe de rester immobile
L'autre inconvénient est que la mesure obscurcit la distinction entre les pays qui ont connu la croissance du PIB et ceux qui ont connu des baisses massives. Lorsqu'une économie se contracte rapidement, même en gardant les dépenses plat comme une part du PIB implique des coupes profondes en termes de trésorerie. La Grèce a donc dû réduire les dépenses réelles par plus d'un quart pour atteindre une réduction de 11,2 points de pourcentage dans les dépenses en pourcentage du PIB. Le gouvernement britannique, en revanche, aura réussi à réduire les dépenses sous-jacente, hors intérêts de la dette, en proportion du PIB de 3,2 points de pourcentage, mais la croissance économique a permis d'atteindre cet objectif par la tenue de cette mesure de dépenser à peu près constant en termes réels ( ie, après prise en compte de l'inflation).

Chiffres globaux masquent d'autres différences, aussi. Travailleurs du secteur public prennent peu de réconfort de savoir que l'ensemble des dépenses est dynamique si leurs salaires ont été gelés alors que les dépenses de l'aide sociale a augmenté. Les estimations de l'OCDE suggèrent que tel est bien ce qui est arrivé: en Amérique, la Grande-Bretagne et les PIIGS, les dépenses sur les services publics a été réduit par rapport aux dépenses sur les prestations et pensions. Au Portugal, la consommation des administrations publiques (une large mesure de passer sur les services publics) a été réduit de près d'un cinquième en termes réels depuis 2009, alors que les dépenses de sécurité sociale a glissé en hausse de 4%. Et même la hausse des dépenses de l'aide sociale peut se sentir austère si les populations vieillissantes font pression sur les systèmes de retraite.

De toute perspective, cependant, le récent épisode de se serrer la ceinture semble sévère. Un article publié l'an dernier par Julio Escolano, Laura Jaramillo, Carlos Mulas-Granados et Gilbert Terrier du FMI met les coupes dans un contexte historique. Les auteurs ont compilé une base de données de 48 disques d'austérité dans les pays riches entre 1945 et 2012, le tout visant à stabiliser la dette publique en proportion du PIB. Ils trouvent que la moitié environ de ces consolidations élevé à 5% ou plus du PIB, et un quart à 7,5% ou plus. L'expérience récente de l'Italie est dans la moyenne, donc, et la Grande-Bretagne (à ce jour) en dessous du pair. Mais la Grèce, l'Irlande, le Portugal et l'Espagne ont été beaucoup plus austère que la norme.

Privations récents de la Grèce sont les plus graves de tous ceux que les auteurs ont évalué. La deuxième place est également pris par la Grèce, qui a subi un épisode précédent de l'austérité en 1990 pour sécuriser (vous l'aurez deviné) l'adhésion à l'euro. Austérité budgétaire de l'Allemagne en 1996 gagne la cinquième place. Mais cette dose de restriction des dépenses souabe, qui a induit d'énormes grèves, finalement, représentait à peine 10% ou plus du PIB, un peu plus de la moitié de ce que la Grèce a enduré depuis 2009.

Austérité n'a pas été adopté au hasard. Les gouvernements qui ont réduit le plus sont aussi ceux qui ont passé le plus témérairement avant. Grèce aurait resserré de 17% du PIB, mais à son apogée son déficit primaire sous-jacent était clairement insoutenable 12%. Les citoyens des pays les moins dépensiers comme l'Allemagne ont le droit de condamner les excès passés du PIIGS ». Ils peuvent légitimement ferroviaire sur le rythme des réformes structurelles. Mais ils ne peuvent pas les dénoncer pour faire trop peu sur les finances publiques.

---------------------------------

6-Le Conseil constitutionnel confirme l'interdiction d'UberPop en France
http://www.francetvinfo.fr/france/greve-des-taxis/le-conseil-constitutionnel-confirme-l-interdiction-d-uberpop-en-france_1095215.html#xtor=EPR-51-[le-conseil-constitutionnel-confirme-l-interdiction-d-uberpop-en-france_1095215]-20150922-[titre]
22/09/2015

Le Conseil constitutionnel a confirmé l'interdiction d'UberPop, mardi 22 septembre. Les Sages ont rejeté les griefs soulevés par le géant américain de véhicules de transports avec chauffeurs, dans une question prioritaire de constitutionnalité.

Malgré l'interdiction, la société Uber propose toujours le service UberPop dans son application, le 12 février 2015, à Paris.
Malgré l'interdiction, la société Uber propose toujours le service UberPop dans son application, le 12 février 2015, à Paris.

La plus haute juridiction française a déclaré conforme l'article 3124-13 du Code des Transports à la Constitution. Celui-ci condamne "le fait d'organiser un système de mise en relation de clients avec des personnes qui se livrent" au transport de passagers à titre onéreux, sans être une entreprise de transport.

Le Conseil constitutionnel a également estimé que cette disposition n'avait "ni pour objet ni pour effet" d'interdire le co-voiturage, comme l'affirmait la firme californienne.

---------------------------------

7-Banque de France : pourquoi la nomination du nouveau gouverneur fait polémique ?
http://www.planet.fr/societe-polemique-autour-de-la-nomination-du-gouverneur-de-la-banque-de-france.932708.29336.html?xtor=ES-1-920038[Planet-a-la-Une]-20150922
Lundi 21 Septembre 2015

La nomination de François Villeroy de Galhau à la tête de l'institution publique a été décriée par 150 économistes dans une tribune.

Banque de France : pourquoi la nomination du nouveau gouverneur fait polémique ?

Lire aussi :
Leverage réel des banques françaises, 2° trimestre 2015
http://chevallier.biz/2015/08/leverage-reel-des-banques-francaises-2%C2%B0-trimestre-2015/

La nomination de François Villeroy de Galhau à la tête de la Banque de France (BDF) ne se déroule pas tout à fait comme prévue…

Dans une tribune publiée sur le site du Monde le 15 septembre, 150 économistes – avec Thomas Piketty en figure de proue – dénonçaient le choix du président de la République, arguant d’un "grave problème de conflit d’intérêts". En cause, le passé de François Villeroy de Galhau : ancien haut fonctionnaire et ancien directeur de cabinet de Dominique Strauss-Kahn au ministère de l’Economie, il était jusqu’en avril dernier le directeur général délégué de BNP Paribas, une banque privée.

Son indépendance remise en cause
Dans leur tribune, si les signataires reconnaissent "l’expertise" du banquier, ils contestent en revanche "son indépendance". "Il est totalement illusoire d’affirmer qu’on peut avoir servi l’industrie bancaire puis, quelques mois plus tard, en assurer le contrôle avec impartialité et en toute indépendance", écrivent-ils. Comme l’explique Francetv Info, ce que redoutent les économistes a un nom : capture du régulateur. Il s’agit d’une situation "dans laquelle une agence gouvernementale chargée de contrôler un secteur, au lieu d'agir dans l'intérêt du public, finit par agir dans l'intérêt exclusif du secteur qu'elle est sensée contrôler."

Face aux soupçons, ses partisans louent sa probité
De leur côté, les défenseurs de la nomination effectuée par le président vantent la probité de François Villeroy de Galhau et rappelle que les missions de régulation bancaire ont été transférées à la Banque centrale européenne, limitant les pouvoirs du gouverneur de la BDF. Au-delà de ces querelles, la nomination de l’ancien directeur de BNP Paribas doit encore être validée par les commissions des Finances de l’Assemblée nationale et du Sénat, el 29 septembre.

---------------------------------

8-Le revenu universel, un tabou français
http://www.slate.fr/story/105937/revenu-universel-tabou-fran%C3%A7ais
02.09.2015

Prônée aussi bien par les libéraux que par l'extrême-gauche, l'idée de mettre en place un revenu de base distribué également à tous pour assurer la survie de chacun peine encore à se faire entendre dans le débat public. Décryptage.

REUTERS/Dado Ruvic

Un tabou est-il en passe d'être levé? La promesse du Premier ministre finlandais d'expérimenter le revenu universel en donnant 1.000 euros à chaque citoyen à la place de toutes les allocations sociales déjà existantes, relance un débat qui n'a malheureusement pas encore lieu en France. Pourtant, cette mesure traverse les clivages partisans. C'est peut-être aussi une partie du problème...

«Il n'est rien au monde d'aussi puissant qu'une idée dont l'heure est venue.» Sur leur site vantant ses mérites, les défenseurs du revenu de base –aussi appelé revenu d'existence (par André Gorz) ou revenu universel– se plaisent à citer Victor Hugo. Rappelons pour l'anecdote que l'écrivain et intellectuel engagé, un jour confident du roi, un autre défenseur de l'ordre bourgeois, participa à la répression de l'insurrection ouvrière de 1848. Ça n'est que bien plus tard qu'Hugo se laissera convaincre par les bienfaits des combats révolutionnaires, non sans avoir renvoyé dos à dos les Communards et Adolphe Thiers, qui ordonna des bains de sang pour que finissent les combats. Comme s'il avait fallu du temps au poète et dramaturge pour prendre conscience d'une idée qui ne s'était pas encore imposée dans les faits...

Quelques siècles plus tard, c'est une autre révolution qui pourrait avoir lieu dans les pays développés, où l'idée d'un revenu universel fait son chemin parmi les intellectuels et certains politiques. Mais l'idée n'a pas seulement germé dans le cénacle étroit des élites: la société française semble s'y être convertie. Ainsi, 60% des Français seraient désormais favorables à l’idée d’un revenu de base, selon un sondage Ifop publié en mai 2015. L'Aquitaine a même déjà voté une mention pour mettre en place une première expérimentation en ce sens autour du RSA. Tout comme, de manière plus approfondie, la ville d'Utrecht aux Pays-Bas à compter de janvier 2016.

1.De quoi s'agit-il ?
Si les versions et les méthodes d'application divergent, l'idée est toujours la même: verser un revenu individuel, sans conditions de ressources, ni contrepartie, à tous les citoyens (très souvent, dès 18 ans et jusqu'à leur mort), pour leur permettre de vivre décemment bien que modestement du point de vue matériel.

«Ce revenu de base se substituerait à la plupart des aides sociales comme le RSA, certaines bourses, les allocations familiales, les niches fiscale, etc. On conserverait, en revanche, les retraites, les aides au logement et à la santé. Selon le montant du revenu de base, les allocations chômages seraient conservées ou non», détaillait à 20 Minutes Stanislas Jourdan, coordinateur national du Mouvement français pour un revenu de base.
Cette somme est variable selon les économistes et les partisans de la mesure, mais la fourchette est souvent comprise entre 450 et 1.000 euros par personne.

«Deux courants se différencient dans notre mouvement transpartisan, poursuit Jourdan. Certains défendent un revenu universel peu élevé mais rapide à mettre en place. D’autres souhaitent un revenu qui permette de vivre sans avoir d'emploi, donc plutôt autour de 800 euros.»

2.Qui est pour ?
En Finlande, un sondage nous a appris que 79% de la population approuvait cette idée. Elle est défendue par le gouvernement de centre-droit de Juha Spilä, tandis que les Verts finlandais la souhaitent... depuis plus de dix ans! Encore une fois, là où les deux formations se distinguent, c'est sur le montant de ce revenu universel : 440 euros par mois pour les Verts, 620 pour l'Alliance de gauche et entre 850 et 1.000 euros pour le libéral Björn Wahlroos.

 En versant uniformément un revenu, sans conditions, on «responsabilise» les citoyens en leur permettant de choisir leur voie
Et c'est ici que le sujet devient très intéressant. Car, en économie, les mesures proposées par les politiques sont issues d'une famille de pensée ou d'une ligne idéologique dont les retombées se diffusent à la société entière. L'idée du revenu universel, elle, est défendue à la fois par des théoriciens libéraux comme par des militants d'extrême-gauche, de Podemos en Espagne à Dominique de Villepin en France, pour faire simple. C'est ce qui rend son objectif différent selon le camp qui la met en avant.

3.Quel est le but de cette mesure ?
Éradiquer la misère, simplifier le système social français, permettre à des jeunes de s'engager autrement, transformer la vision du travail qui domine aujourd'hui dans notre société... Les vertus sont nombreuses mais elles ne sont pas partagées par tous. Pour les libéraux, l'objectif est que chacun devienne maître de son destin. En versant uniformément un revenu, sans conditions, on «responsabilise» les citoyens en leur permettant de choisir leur voie: si certains veulent travailler pour compléter ce revenu, libre à eux. S'ils préfèrent se contenter de cette somme qui permet d'acheter le strict nécessaire pour subvenir à leurs besoins vitaux, c'est aussi leur droit.

Ainsi par voie de conséquence, le travail salarié, par exemple, ne sera plus une obligation. On pourra choisir de travailler car on aime son travail ou parce que l'argent est un moteur de satisfaction personne, ou encore pour satisfaire des besoins matériels qui nous semblent importants (n'ayez crainte, chacun aura le droit d'épargner son «revenu» pour acheter une Porsche, s'il en a envie...) Le salaire viendra alors se cumuler au revenu universel. D'autres, au contraire, opteront alors pour une vie plus modeste, écologiquement responsable, tout en s'engageant différemment, par le biais d'associations par exemple.

«C’est le monopole du travail comme source d’utilité sociale, de reconnaissance sociale et d’estime de soi que nous pourrions briser en défendant l’instauration d’un revenu inconditionnel», défend  l'économiste et philosophe Baptiste Mylondo, dans son ouvrage Un revenu pour tous !, cité par Libération en août 2015.

En ligne de mire: favoriser la liberté des individus qui, débarassés de ces contraintes sociales, pourraient lire, flâner ou s'adonner à des activités plus créatives et déconnectées de l'économie marchande, alors que certains jeunes, par exemple, sont obligés pour des contraintes financières évidentes de prendre un emploi qu'ils ne désirent pas.

L'idée est d'en terminer avec la stigmatisation de ceux qui perçoivent des prestations sociales
Pour ceux qui, à gauche, défendent ce système, l'idée est également de transformer l'État «redistributeur» en État «émancipateur». Et d'en terminer avec la stigmatisation de ceux qui perçoivent des prestations sociales. Ce guichet unique permettrait en outre de favoriser une justice totale entre les citoyens, qui percevraient tous de façon équivalente un revenu d'existence. D'autres partisans de ce revenu, enfin, affirment carrément que cette mesure est normale, dans un pays développé dont les ressources économiques sont importantes et mal redistribuées.

4.Pourquoi (presque) personne n'en parle?
Le verrou est d'abord psychologique. La mesure paraît impopulaire, quand certains ouvriers, artisans ou salariés du tertiaire se tuent à la tâche pour ne toucher qu'un Smic. Si les politiques se laissent aussi facilement convaincre que les Français sont contre la distribution d'argent sans conditions, il y a peu de chances pour qu'ils prennent ce type de décisions. Sauf que les choses sont plus compliquées, comme toujours.

En France, l'idée a surgi sans faire beaucoup de bruit dans le débat public par l'intermédiaire de l'économiste Marc de Basquiat et du philosophe libéral Gaspard Koenig. Dans leur essai Liber, un revenu de liberté pour tous, ils proposaient un revenu universel en complément d'un maintien des cotisations déjà existantes. Pour eux, l'arrière-pensée est claire: faire du travail un choix pour obtenir des revenus supplémentaires. Et redonner du souffle à l'économie française. Mais pas seulement. Citée par Le Figaro, la chercheuse au Crédoc Isa Aldeghi avançait une autre explication pour favoriser le travail:

«Dans les études que l'on a réalisé, on se rend compte que travailler ne sert pas seulement à gagner de l'argent mais est également un facteur d'identité, de sociabilité. Cette réaction est même surtout présente dans les familles ayant une bonne situation.»

Le revenu universel reviendrait à aplanir les différences de patrimoine, afin que les richesses du pays soient, au moins au départ, mieux réparties
Une vision du travail avec laquelle n'est pas d'accord le philosophe Baptiste Mylondo, qui explique le fondement de sa démarche intellectuelle:
«Je suis parti d’une critique de la valeur travail, et de la vision de l’utilité sociale que l’on peut avoir dans une société où tout passe par l’emploi: la reconnaissance sociale, l’estime de soi, le lien social, déclarait-il à Slate.fr en 2012. Alors qu’à l’évidence, il y a d’autres activités qui peuvent être source de reconnaissance sociale. J’en suis donc venu à l’idée qu’il fallait reconnaître l’utilité sociale de toutes les activités et que la vie ne devait pas tourner uniquement autour de l’emploi.»

Dans cet esprit, on peut facilement avancer qu'avant d'être un facteur de sociabilité, le travail peut aussi et surtout être considéré comme une aliénation quand on n'a pas la chance de faire une activité choisie, aimée et respectée.

5.Quel serait l'impact?
Un détour par la théorie économique est nécessaire, car le revenu universel part d'un postulat de base: ce n'est pas nous, contemporains, qui sommes à l'origine des richesses de notre pays, mais celles-ci sont avant tout le produit de notre histoire, de notre système économique, de notre monnaie, bref, de tous ceux qui nous ont précédés. Or, personne n'est plus responsable qu'un autre de ces succès: c'est pourquoi nous sommes tous égaux face à la richesse de notre pays. Pourtant dans les faits, ça n'est pas le cas. L'héritage est discriminant selon l'origine sociale de la famille dans laquelle nous naissons, par exemple. Le revenu universel reviendrait à aplanir tout cela, afin que les richesses du pays soient, au moins au départ, mieux réparties.

Le travail sera un choix. Et ceux qui choisiront de ne pas travailler n'en seront pas pénalisés
L'impact, également, serait visible sur le chômage. Notre époque vit au rythme des déclarations sur l'augmentation ou la baisse du chômage, ce fléau moderne. Mais force est de constater qu'en quarante ans, les recettes appliquées par les politiques n'ont pas eu beaucoup d'effets, ou alors à la marge: au chômage conjoncturel s'ajoute un chômage structurel. Sauf que pendant ce temps, la société a changé. La révolution technologique, l'arrivée des machines, ont rendu obsolètes certains emplois, tandis que d'autres sont financés par l'État pour garantir un ordre social. Nous pensons le monde en termes de plein-emploi, comme si celui-ci était la règle, tandis que l'inactivité est montrée du doigt, alors qu'elle est de plus en plus fréquente (et constitue presque un passage obligé) chez les jeunes générations. Le temps où Coluche pouvait imiter un père s'enorgueillir d'avoir fait carrière toute sa vie dans la même fromagerie est définitivement terminé.

C'est ainsi qu'il faut comprendre le débat sur les 35 heures, qui fut une réponse à ce chômage exponentiel: pour le réduire, pensèrent les socialistes, il fallait diviser le travail! Le revenu universel, lui, propose une lecture plus subtile: le travail sera un choix. Et ceux qui choisiront de ne pas travailler n'en seront pas pénalisés. Ils ne pèseront pas non plus sur le travail des autres. Mais pourront mettre leur temps libre à profit pour mener des activités associatives, créatives, humanitaires.

6.Mais alors pourquoi ça coince?
Justement parce que cette mesure est proposée et à gauche et à droite de l'échiquier politique. Christine Boutin ou le parti Alternative libérale l'ayant défendu, une omerta s'est formée autour d'un sujet qui, justement, rassemble des familles intellectuels différentes (ce qui en soi n'est pas un problème). Seulement voilà, les deux camps mettent les mêmes mots sur deux solutions différentes. En réalité, le revenu de base n'est ni d'extrême-gauche, ni libéral, mais il est défendu par les uns comme par les autres. Et par certains qui voient là une aubaine intelectuelle pour faire passer des pilules plus amères.

 «Certains libéraux intelligents ont compris que si la société versait un revenu d’existence, c’était autant en moins pour les entreprises à prendre en charge au niveau du coût salarial», soulignait sur Slate.fr l’économiste Jean-Marie Harribey, membre de l’association altermondialiste Attac, qui s'oppose fortement à la mesure.

Déjà, en 1960, l'économiste libéral Milton Friedman conditionnait ce revenu de base en échange d'une suppression du salaire minimum. Si l'on suit sa logique, ce serait alors la porte ouverte à toutes les dérives et le détricotage de certains droits sociaux existants. Sauf que bien ficelée, la proposition d'un revenu de base s'intégrerait dans un système économique qu'il faudrait refonder. Et il aurait pour conséquence une redéfinition des textes de lois sur la sécurité sociale, le droit du travail, l'assurance chômage ou les allocations logement. Une utopie, vraiment?

---------------------------------

9-60 % d’une classe d’âge, l’ambitieux objectif pour l’enseignement supérieur de Hollande
http://www.lemonde.fr/education/article/2015/09/17/hollande-fixe-un-objectif-ambitieux-pour-l-enseignement-superieur_4760964_1473685.html
Le Monde.fr avec AFP | 17.09.2015

François Hollande a fait sien, jeudi 17 septembre, l’objectif d’amener 60 % d’une classe d’âge dans l’enseignement supérieur. La « stratégie » du gouvernement « est soutenue par un objectif majeur que je prends pour ce qui me concerne comme un objectif qui doit être celui de la nation : amener 60 % d’une classe d’âge à un niveau d’enseignement supérieur », a déclaré le chef de l’Etat à l’occasion de la rentrée universitaire.
M. Hollande, qui s’exprimait devant un amphithéâtre de quelques centaines d’étudiants et d’enseignants de l’université Paris Sud à Saclay (Essonne), a précisé que la moitié d’entre eux devaient parvenir au niveau de la licence et 25 % au niveau du master.

http://www.franceinfo.fr/sites/default/files/styles/mea_635x357/public/asset/images/2015/09/maxnewsworldthree828148.jpg?itok=yMGSkUdx

A ceux qui s’interrogent sur la réalisation de cet objectif, François Hollande a rappelé que François Mitterrand « avait parlé de 80 % d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat ». « Ça a pris plus de dix ans, mais ça s’est fait », a-t-il relevé.

D’entrée, le président Hollande a souligné que « la France a[vait] besoin d’universités fortes, d’un système d’enseignement supérieur brillant », y voyant « un enjeu décisif dans le cadre de la mondialisation » et une nouvelle illustration de la « priorité de [son] quinquennat », la jeunesse.

Rapport du comité StraNES
L’objectif de porter 60 % d’une classe d’âge au niveau de l’enseignement supérieur figurait dans le rapport du comité StraNES (Stratégie nationale de l’enseignement supérieur), chargé de définir des objectifs pour les dix prochaines années et remis au président de la République, le 8 septembre.
Actuellement, 42 % d’une classe d’âge accède en France à un diplôme de l’enseignement supérieur, tandis que 36 % des étudiants sont boursiers, notent les auteurs du rapport. Or, « notre monde est en mutation », avec des métiers qui disparaissent et des « travailleurs qui changent plus souvent d’emploi, voire de métier ».

« L’enseignement supérieur change de rôle : alors qu’il était destiné à former une petite élite, il accueille désormais la majorité des jeunes, et dans certains pays on peut prévoir que dans dix ans la grande majorité de la population sera diplômée du supérieur », expliquent Sophie Béjean, présidente de la StraNES, et Bertrand Monthubert, rapporteur général.

Le texte souligne la nécessité d’élever le niveau général de qualification, mais aussi de « faire de la formation tout au long de la vie une réalité ». Pour cela, il faudrait « revoir la répartition des fonds de la formation professionnelle en fléchant un pourcentage de la taxe d’apprentissage vers l’enseignement supérieur ».

Concernant le financement de l’enseignement supérieur, il faudrait atteindre 2 % du PIB d’ici à dix ans, contre 1,5 % en 2010. Le rapport ne propose pas d’augmenter les droits d’inscription des étudiants.

---------------------------------

10-L'ONU fustige les expulsions systématiques de Roms en France
http://www.lepoint.fr/societe/l-onu-fustige-les-expulsions-systematiques-de-roms-en-france-11-09-2015-1963899_23.php?M_BT=3740130578#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20150911
11/09/2015

Le haut-commissaire aux Droits de l'homme appelle la France à "remplacer cette politique punitive et destructrice par une politique véritablement inclusive".

L'ONU adresse à nouveau à la France un avertissement sévère sur la façon dont les autorités traitent les Roms.

Le haut-commissaire de l'ONU aux Droits de l'homme Zeid Ra'ad Al Hussein a dénoncé vendredi la "politique nationale systématique d'expulsions de force des Roms" en France, deux semaines après l'évacuation contestée de l'un des plus vieux bidonvilles du pays. "Il apparaît de plus en plus clairement qu'il existe une politique nationale systématique d'expulsions de force des Roms", a affirmé le haut-commissaire dans un communiqué.

"Deux des principaux organes des traités internationaux, le Comité pour l'élimination de la discrimination raciale et le Comité des droits de l'homme, ont plus tôt cette année exhorté la France à s'abstenir de telles expulsions forcées sans offre d'hébergement alternatif", a-t-il ajouté. "Je me joins à eux pour demander à la France de remplacer cette politique punitive et destructrice par une politique véritablement inclusive", a-t-il dit. Fin août, le Samaritain, l'un des plus anciens bidonvilles roms de France, a été évacué malgré l'intervention de l'évêque, la présence d'enfants scolarisés et la mobilisation citoyenne. Une décision qui a suscité une pluie de critiques.

"La plupart de ces personnes sont devenues sans abri"
"L'expulsion a été menée sans avertissement, alors que celui-ci est normalement de 24 heures minimum. Elle est survenue tôt dans l'après-midi alors que les habitants étaient absents. Des biens leur appartenant ainsi que certaines pièces d'identité auraient été détruits. Seul un petit nombre de familles se sont vu offrir un hébergement et pour trois nuits uniquement. De ce fait, la plupart de ces personnes sont devenues sans abri", a fustigé Zeid Ra-ad Al Hussein.

À ce jour, poursuit-il, "la plupart des Roms expulsés de La Courneuve vivraient sous des tentes près de la mairie, grâce au soutien d'activistes de la société civile qui ont déployé d'importants efforts pour que les enfants puissent aller à l'école, et ce en dépit de la réticence des autorités à les enregistrer". "Du point de vue des droits de l'enfant, tout ceci est extrêmement inquiétant", a-t-il relevé.

Il souligne aussi que les événements de La Courneuve ne sont que "les derniers d'une série d'expulsions forcées collectives de migrants Roms en France depuis 2012" et a fait part de sa préoccupation devant des rapports faisant état de nouvelles expulsions à venir. D'après le haut-commissaire, les expulsions forcées de Roms et de gens du voyage ont continué ces dernières années dans plusieurs pays de la région (en plus de la France), dont la Bulgarie, l'Albanie, la République tchèque, la Grèce, la Hongrie, l'Italie, la Roumanie, la Russie, la Serbie, la Turquie et le Royaume-Uni.

Zeid Ra-ad Al Hussein explique notamment craindre de nouvelles expulsions à Gurmen en Bulgarie, ainsi que dans l'autre municipalité bulgare de Varna, "où il est prévu de démolir plusieurs maisons de Roms et ce alors qu'aucun hébergement alternatif ne semble prévu".

---------------------------------

11-Pourquoi les exportations d'armes françaises cartonnent
http://www.usinenouvelle.com/editorial/pourquoi-les-exportations-d-armes-francaises-cartonnent.N312443
10 février 2015

Qualité des armements mise en évidence lors des opérations extérieures, mix de gros et petits contrats, matériels conçus directement pour les armées étrangères, implication du ministre de la Défense... les industriels de la défense sont armés pour réussir en dehors de leur frontière.

http://1.bp.blogspot.com/-T4-KjhX-Jv8/UoEP8HgjIlI/AAAAAAAAHp8/jryP7U9fwGo/s1600/Eurofighter+Typhoon+muntions.png
Dassault Rafale VS Eurofighter Typhoon2 2/2 - capable de voler en super-croisière à Mach 1.4. Pour des pays encore capables de se payer une flotte composée de chasseurs dédiés au combat aérien et de chasseurs bombardiers, l’avion reste un adversaire redoutable, très certainement au-dessus de toutes les productions mondiales actuelles.

Lire aussi :
Les ventes d'armes, une très juteuse affaire pour la France
http://www.lepoint.fr/editos-du-point/jean-guisnel/les-ventes-d-armes-une-tres-juteuse-affaire-pour-la-france-09-09-2014-1861617_53.php
Top 10 des plus gros pays exportateurs d’armes au monde
http://www.topito.com/top-plus-gros-pays-exportateurs-armes-monde
Les 5 plus gros vendeurs d'armes dans le monde
http://www.amnesty.fr/Nos-campagnes/Crises-et-conflits-armes/Actualites/Les-5-plus-gros-vendeurs-armes-dans-le-monde-12947

Même sans vendre de Rafale à l'étranger, la France a explosé son record de ventes d'armes à l'exportation en 2014. Les industriels tricolores ont vendu pour 8,06 milliards d'euros d'équipements militaires, soit une progression de 17,3% par rapport à l'année précédente.

Les chiffres définitifs qui seront communiqués en mai, pourraient même être encore meilleurs. Selon la direction générale pour l'armement (DGA) qui présentait son bilan annuel le 9 février dernier, ce serait alors l'année la plus forte depuis le début des années 2000, plus forte même qu'en 2009 où les prise de commandes avaient atteint 8, 2 milliards.

"C'est un très bon résultat à double titre. D'abord pour l'économie nationale. Cela représente un excédent commercial qui est très largement positif. Il n'y a aucun secteur commercial qui en fasse autant. C'est également une bonne nouvelle pour le respect de la LPM (loi de programmation militaire, NDLR) dont l'équilibre repose sur des exportations fortes. Je pense que 2015 nous permettra de confirmer cette tendance à la hausse", a commenté le délégué général à l'armement Laurent Collet-Billon. Comment expliquer une telle performance ?

Les cinq clés du succès
Primo, la multiplication des interventions de l'armée française (Mali, Centrafique, Irak...) a montré l'efficacité de ses équipements. "C'est une vitrine assez exceptionnelle pour montrer la qualité de armements français", explique-t-on à la DGA. Dans cet environnement, la France "surperforme" avec une croissance de ses ventes à l'étranger de 40% en 2013 et de 17% en 2014. Elle gagne deux rangs dans le classement mondial :elle dépasse le Royaume-Uni et Israël et se positionne au 3eme rang derrière les Etats-Unis et la Russie.

Secundo, le cru 2014 n'aurait pas été exceptionnel sans un méga contrat. Ainsi les industriels tricolores ont bénéficié du contrat DONAS d'aide à l'armée libanaise financé par l'Arabie saoudite à hauteur de trois milliards de dollars. De quoi ravir Thales, Nexter, Airbus Helicopters, MBDA... qui vont équiper les soldats libanais en systèmes de communication, hélicoptères Gazelle et Puma, missiles anti char, véhicules blindés, canons Caesar.

Tertio, ces industriels sont de plus en plus tournés vers les marchés exports. Les efforts de DCNS pour adapter son offre aux marines étrangères a encore payé avec la vente l'an dernier de quatre corvettes Gowind à l'Egypte pour environ 1 milliard d'euros. Ce type de navire plus léger et moins armé que les frégates multimissions a été conçu et financé sur fonds propres dans le but de cibler des marines avec des besoins plus réduits. Plus globalement, le délégué général à l'armement s'est félicité de la moisson de petits contrats remportés l'an dernier. "Nos industriels ont remporté beaucoup de contrats de l'ordre des 200 millions d'euros voire moins. Cela constitue un socle solide et la volonté, y compris de PME, de s'imposer sur les marchés exports", estime le DGA Laurent Collet-Billon.

Quarto, l'effet Le Drian, Le ministre de la Défense n'a pas ménagé sa peine, visitant ou recevant fréquemment ses homologues. Toute l'année, il a multiplié les déplacements en Pologne, au Qatar, aux Emirats Arabes Unis, en Inde... où de gros appels d'offres sont en cours. "Même si sa mission n'est pas vendre, cela crée un climat propice", explique un cadre de la DGA. Son rôle a été déterminant notamment dans la compétition face aux Américains pour vendre deux satellites espions aux Emirats Arabes Unis. Grâce à ce soutien étatique, les deux rivaux Thales Alenia Space et Airbus Defence & Space, unis pour l'occasion, ont remporté ce contrat estimé à 800 millions d'euros.

Quinto, le soutien de la DGA. Malgré les contraintes budgétaires, la direction générale pour l'armement continue de soutenir l'effort R&D de ses industriels. Elle a ainsi investi 782 millions d'euros dans la recherche de défense en 2014 quitte à réduire certaines commandes en valeur. Elle a également consacré 45 millions d'euros au PME pour les aider à développer des technologies duales (défense et civiles) via son dispositif de financement Rapid.

---------------------------------

12-De moins en moins de Français paient l'impôt sur le revenu
http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/decryptage/2015/09/05/29002-20150905ARTFIG00011-de-moins-en-moins-de-francais-paient-l-impot-sur-le-revenu.php
05/09/2015

La suppression de la première tranche de l'impôt sur le revenu en 2015 a bénéficié à 9,45 millions de foyers. Mais la facture n'a pas été allégée pour les classes moyennes supérieures, qui ont absorbé l'essentiel des hausses d'impôts précédentes.

Le ministère des finances, à Bercy.
Le ministère des finances, à Bercy

Le gouvernement n'est pas peu fier d'annoncer que la suppression de la première tranche de l'impôt sur le revenu (IR) cette année a fait plus de bénéficiaires que prévu. Soit 9,45 millions de ménages, au lieu des 9 millions initialement anticipés. Dit autrement, plus de la moitié des quelque 17 millions de foyers qui payent l'IR ont bénéficié de ce coup de pouce. Difficile, à première vue, de ne pas se réjouir avec l'exécutif de ces baisses d'impôts, que les Français, en proie à un «haut-le-cœur fiscal», pour reprendre l'expression de Manuel Valls, exigeaient.

Mais le tableau est en réalité moins idyllique qu'il n'y paraît. Ce geste à 3,2 milliards d'euros, qui amplifie celui de l'année précédente, est en effet loin de compenser au global les hausses massives décidées depuis 2011. Au total, les prélèvements ont augmenté de 74 milliards entre 2011 et 2013, à la fois pour les entreprises et les ménages, qui en ont chacun schématiquement supporté la moitié. En 2014, la facture globale n'a été que de 2,8 milliards, mais la diminution pour les entreprises a été compensée par un alourdissement de la facture pour des millions de Français. Baisse du plafond du quotient familial, fiscalisation des heures supplémentaires ou de la participation de l'employeur à la complémentaire santé: les mesures n'ont pas manqué.

Hausse des impôts locaux et des cotisations
Les gestes de 2014 et 2015 ont surtout eu pour objectif d'éviter une révolte fiscale en contrebalançant les mesures qui ont frappé les plus modestes depuis 2011. Sur les 9,45 millions de ménages bénéficiaires, environ 3 millions sont ainsi sortis l'impôt sur le revenu ou ont évité d'y entrer. Résultat, le nombre de foyers imposés, après avoir bondi jusqu'à 19,2 millions en 2013 et être revenu à 17,6 millions l'an dernier, va encore refluer, à 17 millions ou moins, proche de celui de 2010 (16,8 millions) . Après être retombé à 47,5% l'an dernier, le taux de foyers imposés, va donc reculer à environ 46,5%, selon Bercy en 2015.

Bercy explique par ailleurs que 2,2 millions de foyers bénéficient cette année d'un gain supérieur à 400 euros sur leur avis d'imposition. Mais pour 1,6 million de ménages, ce gain est inférieur à 100 euros. Rien ne dit que ces baisses ne seront pas en partie compensées par les hausses d'impôts locaux ou de cotisations sociales.

Mais le mouvement amorcé pose une autre question, celle de la concentration de l'impôt sur le revenu. Le geste de 2015 n'a en effet pas bénéficié aux 20% des français, les classes moyennes supérieures et aisées, qui ont réglé 75% des mesures de hausses d'impôts décidées en 2013 et 2014, soit 6 milliards d'euros. Rappelons qu'en 2012, 10% des Français se sont acquittés de 70% de la facture l'IR.

Or il est peu probable que la pression fiscale sur cette population se relâche avec le cadeau fiscal à 2 milliards que dévoilera lundi François Hollande pour 2016. Et qui devrait toucher les classes moyennes. Le risque? Que de plus en plus de contribuables décident d'échapper à ce fardeau en partant pour l'étranger, martèle Gilles Carrez, le président Les Républicains de la commission des finances de l'Assemblée nationale.

---------------------------------

13-Mélenchon veut «que tout le monde paie» l'impôt sur le revenu
http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2015/09/08/25002-20150908ARTFIG00104-melenchon-veut-que-tout-le-monde-paie-l-impot-sur-le-revenu.php
08/09/2015

Le co-fondateur du Front de Gauche s'est élevé, ce mardi matin sur France Info, contre les nouvelles exonérations fiscales promises par François Hollande aux foyers les plus modestes.

Jean-Luc Mélenchon à Lyon, le 13 mars 2014.
Jean-Luc Mélenchon à Lyon, le 13 mars 2014

Lire aussi :
Mélenchon veut "que tout le monde paie" l'impôt sur le revenu
http://www.europe1.fr/politique/melenchon-veut-que-tout-le-monde-paie-limpot-sur-le-revenu-2511599

C'est l'un des rares de son camp à plaider en ce sens. S'il est devenu habituel de voir le co-fondateur du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, lâcher ses coups contre François Hollande, certaines de ses critiques continuent parfois de surprendre. À commencer par celle de ce mardi matin, sur France Info, où l'eurodéputé s'est élevé contre les nouvelles exonérations d'impôts des foyers les plus modestes rendues possibles par les baisses d'impôts annoncées pour 2016 par François Hollande. «Tout le monde doit contribuer» à l'impôt sur le revenu, a-t-il estimé.

«On annonce une baisse d'impôts pour faire sortir un certain nombre de gens de l'impôt sur le revenu. Moi je suis pour que tout le monde paie, (...) évidemment à proportion. Tout le monde, parce qu'il y a une dignité civique à contribuer à l'effort collectif, ne fût-ce que 10 euros», a plaidé l'ancien candidat à la présidentielle. «Je ne vais pas vous cacher que cet homme m'inspire une sorte de méfiance permanente», a-t-il glissé à l'endroit du chef de l'État.

Une thématique généralement chère à la droite
Un propos d'autant plus étonnant qu'il est généralement cher à la droite. Le maire les Républicains (LR) de Bordeaux, Alain Juppé, s'est dit opposé aux exonérations, lundi, lors de sa contre-conférence de presse. «(Cela)ne va pas dans le bon sens. Contribuer à l'impôt est une responsabilité citoyenne», a-t-il expliqué. Bruno Le Maire exprimait fin août une position similaire sur le plateau du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI: pour le député LR de l'Eure, tout le monde doit être soumis à l'impôt, «sans exception», «même de façon modeste».

«Pour rendre l'impôt plus léger», Jean-Luc Mélenchon considère qu'il faut «l'étaler». «Au lieu de cinq tranches il en faut 14, de manière à ce que la classe moyenne ne paie pas pour tout le monde et que ceux qui ont les revenus les plus élevés paient davantage». «Mais surtout, ce qu'il y a de choquant dans la déclaration de François Hollande, c'est qu'il dit ‘je vais baisser les impôts'... Et qu'ensuite il dit ‘ça sera en coupant des dépenses publiques de plus», a-t-il finalement critiqué.

---------------------------------

14-L'inertie de la gauche au pouvoir dévitalise la démocratie
http://www.lepoint.fr/invites-du-point/charles-consigny/consigny-l-inertie-de-la-gauche-au-pouvoir-devitalise-la-democratie-24-08-2015-1958682_1449.php#xtor=CS1-32
24/08/2015

L'annonce par François Hollande d'une baisse des impôts à laquelle personne ne fait crédit est le symbole de la politique du gouvernement.

Le Premier ministre et le président, impuissant face à la crise, selon Charles Consigny.

Lire aussi :
Hollande regrette que la gauche française ne soit pas "mature"
http://www.capital.fr/a-la-une/actualites/hollande-regrette-que-la-gauche-francaise-ne-soit-pas-mature-1067294

Le président de la République a promis de baisser les impôts en 2016 « si la croissance s'amplifie ». Continuant de se distancier par rapport à une réalité déplaisante, François Hollande ne dit toujours pas « je » : « Il y a une volonté de... », « La France, elle... », etc. Jamais de « je », le « je » qui engage, le « je » qui risque, ce « je » qui est le pivot de la Ve République, monarchie élue, imaginée par le général de Gaulle pour un pays qui n'est pas le Danemark et qui a sans doute besoin de cette verticalité.

« Si la croissance s'amplifie » : si on est à 0, il peut toujours y avoir amplification, on restera à 0. M. Hollande peut bien promettre de multiplier la croissance par 5, elle restera à 0 – et il aura tenu sa promesse. Saisissant peut-être la bizarrerie de son vocabulaire, le chef de l'État a finalement précisé que les baisses d'impôts auraient lieu en 2016, quoi qu'il advienne. En 2016, soit un an avant l'élection présidentielle, et cela après avoir porté le niveau des prélèvements obligatoires en France à un niveau sans précédent.

Une étude d'Ernst & Young a calculé que les Français travaillent en moyenne 208 jours par an pour la puissance publique, ce qui ne leur en laisse que 157 pour eux-mêmes. Nous sommes donc devenus un peuple où tout le monde travaille in fine pour l'État : ça ne vous rappelle rien ? Le problème est que nous ne vivons pas dans un dessin animé où il y aurait un grand jardin paradisiaque et redistributif où Najat Vallaud-Belkacem serait une princesse rétroéclairée. Nous vivons dans un pays qui est en train de perdre ses galons, dont le peuple s'est appauvri et d'où de plus en plus de gens s'en vont.

1 000 exemples de gaspillage
Les impôts, quels qu'ils soient, auraient pu être divisés par deux depuis longtemps : des milliards d'euros d'argent public sont détournés par les partenaires sociaux dans le scandale maintes fois dénoncé et jamais réglé de la formation professionnelle ; les rapports s'empilent les uns sur les autres à Bercy pour dire que les charges trop élevées créent du chômage ; les collectivités locales dépensent des sommes aberrantes dans des projets dont on pourrait se passer et qui ne font même plus un entrefilet dans la presse, laquelle est inutilement subventionnée à grands frais ; les intermittents du spectacle représentent un tiers du déficit de l'assurance-chômage alors qu'ils ne représentent que 3 % des chômeurs, mais le gouvernement affiche sa ferme intention de ne rien changer ; le Conseil économique, social et environnemental ne sert à rien, tout le monde le sait, tout le monde le dit, et il n'est toujours pas supprimé ; et nous avons mille exemples comme ceux-là, en France, dont on ne parle plus, par lassitude.
Comment les socialistes peuvent-ils prétendre baisser les impôts alors qu'en trois ans et demi de mandat, ils ne se sont attaqués à aucun chantier important ?

Ce sont les syndicats qui gouvernent
Comme le souligne Michel Houellebecq avec son habituelle clairvoyance, dans des entretiens estivaux au Figaro Magazine, le mépris du peuple à l'endroit des hommes politiques a atteint un niveau inouï. Mais c'est parce que les responsables publics s'inventent eux-mêmes impuissants que la population se détourne d'eux. C'est parce qu'ils laissent les syndicats gouverner à leur place que les Français les méprisent. C'est leur inertie qui leur est reprochée. Prenons le seul exemple des taxis : quelle a été la réponse du gouvernement au comportement scandaleux des chauffeurs de taxi en juin dernier ? Céder à toutes leurs revendications.

Alors, voter, respecter les lois, payer des impôts, si les élus et les organismes publics n'en font rien ou si peu, laissons tomber. Et si cette non-action, qui dévitalise la démocratie, finit par la faire choir, ce quinquennat, cette majorité, ce gouvernement, ce président en porteront la responsabilité.

---------------------------------

15-Sondage 2017 : Hollande éliminé au 1er tour, Marine Le Pen en tête
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/sondage-2017-hollande-%C3%A9limin%C3%A9-au-1er-tour-marine-le-pen-en-t%C3%AAte/ar-AAe0vDZ?ocid=mailsignoutmd
06-09-2015

Voici un sondage inquiétant pour l'actuel chef de l'Etat et pour le Parti socialiste. François Hollande serait éliminé dès le premier tour de la présidentielle en 2017, selon un sondage Ifop pour RTL et Le Figaro publié dimanche.

Le Parisien: Si François Hollande a décidé de bombarder des objectifs jihadistes en Syrie, il mise avant tout sur une sortie de crise diplomatique face à Bachar al-Assad.http://s.tf1.fr/mmdia/i/45/4/marine-le-pen-le-22-avril-2012-au-soir-du-1er-tour-de-la-presidentielle-10685454kggso_1861.jpg?v=4
Si François Hollande a décidé de bombarder des objectifs jihadistes en Syrie, il mise avant tout sur une sortie de crise diplomatique face à Bachar al-Assad

L'actuel président de la République arriverait troisième derrière Marine Le Pen (Front national) et le candidat du parti Les Républicains quel qu'il soit, Nicolas Sarkozy ou Alain Juppé.

Dans les deux scénarios imaginés pour le sondage, François Hollande se place en troisième position, avec 19% des intentions de vote. Avec Nicolas Sarkozy comme candidat des Républicains, la droite recueille 25% des suffrages, tandis que la candidate du Front National arrive en tête avec 27% des voix.

Alain Juppé recueille le même pourcentage d'intentions de vote que l'ancien président, mais Marine Le Pen voit son score passer à 29% des voix.

De précédents sondages ont déjà état d'une élimination au premier tour de François Hollande. Ce dernier a déjà annoncé qu'il ne se représenterait pas s'il n'arrivait pas à inverser la courbe du chômage.

*Enquête réalisée en ligne du 3 au 4 septembre 2015 auprès de 1.002 personnes de 18 ans et plus selon la méthode des quotas.

---------------------------------

16-François Hollande : qui est cette "fille bien" dont il est "tombé sous le charme" ?
http://www.planet.fr/politique-francois-hollande-qui-est-cette-fille-bien-dont-il-tombe-sous-le-charme.932603.29334.html?xtor=ES-1-920038[Planet-a-la-Une]-20150922
Lundi 21 Septembre 2015

Au cours d’un voyage au Mexique l’année dernière, le président de la République serait "tombé sous le charme" d’une dénommée Audrey Azoulay. A tel point qu’il aurait ensuite fait en sorte qu’elle  obtienne un poste à l’Elysée.

François Hollande : qui est cette "fille bien" dont il est "tombé sous le charme" ?

François Hollande serait "tombé sous (son) charme". C’est en tout cas qu’écrit L’Express. Selon les informations du magazine, Audrey Azoulay aurait fait une si bonne impression au président qu’il aurait ensuite demandé à ce qu’elle intègre sa garde rapprochée. Tous les deux auraient fait connaissance en 2014 dans l’avion qui menait le chef de l’Etat au Mexique puis sur place, lors de la visite d’une usine d’aviation, précise l’hebdomadaire.

A l’époque la quadragénaire était directrice générale déléguée du Centre national du cinéma (CNC). Depuis, elle est devenue conseillère générale de la Culture et de la Communication à l’Elysée. "C’est une fille bien, il faut lui trouver un poste", aurait en effet lâché François Hollande après leur rencontre. Cinq mois plus tard, Audrey Azoulay obtenait un poste à l’Elysée, rapporte L’Express.

---------------------------------

17-Manuel Valls va créer une brigade de lutte contre la haine sur Internet
http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2015/05/28/32001-20150528ARTFIG00120-manuel-valls-va-creer-une-brigade-de-lutte-contre-la-haine-sur-internet.php
28/05/2015

L'«unité nationale de lutte contre la haine sur Internet» devrait être mise en place cet été, dans le cadre du plan de lutte contre le racisme et l'antisémitisme présenté par le premier ministre.

Manuel Valls.
Manuel Valls

Lire aussi :
« Le plan anti-racisme de Manuel Valls protège tout le monde, sauf les Chrétiens… »
http://www.medias-presse.info/le-plan-anti-racisme-de-manuel-valls-protege-tout-le-monde-sauf-les-chretiens/29733

Manuel Valls avait promis de lutter contre le racisme et l'antisémitisme en ligne: il doit maintenant nommer ses soldats. Le premier ministre va mettre en place son «unité nationale de lutte contre la haine sur Internet» dès cet été, d'après les informations du site NextInpact. Cette nouvelle équipe sera chargée de faire le lien entre les différents sites Web et les autorités dans le cadre de la surveillance et la surveillance des discours de haine en ligne. Elle pourra par exemple envoyer des recommandations ou des avertissements à Google, Facebook ou Twitter si ces derniers ne modèrent pas eux-mêmes les contenus jugés illégaux. Elle sera enfin chargée de créer et d'animer des «cyberpatrouilles» destinées à traquer les propos racistes ou antisémites afin d'enquêter sur leurs auteurs et éventuellement les présenter à la Justice.

Un «bataillon de community managers»
Les détails de l'organisation de cette brigade ne sont pas encore arrêtés. Une réunion à ce sujet doit se tenir à Matignon vendredi, selon NextInpact. Son but sera notamment de déterminer si cette unité doit être intégrée à Pharos, la plateforme de signalement des contenus illégaux en ligne du gouvernement. Cette dernière est actuellement animée par des policiers et des gendarmes de l'OCLCTIC, l'Office Central de Lutte contre la Criminalité liée aux Technologies de l'Information et de la Communication. Il s'agit aussi de décider si l'unité de lutte contre la haine sur Internet pourra envoyer des rappels à la loi aux auteurs des propos racistes ou antisémites.

Cette initiative accompagne les récents efforts du gouvernement pour lutter contre la propagande djihadiste sur Internet. Dans ce cadre, les autorités collaborent déjà avec les grandes entreprises du Web. Une plateforme de signalement des contenus violents a été mise en place pour les policiers, qui peuvent plus facilement demander le retrait de contenus problématiques à Google, Facebook ou Twitter. Manuel Valls ne compte pas s'en arrêter là: invité à une conférence à l'université Paris-Dauphine mercredi, le premier ministre a annoncé la mise en place d'un «bataillon de community managers de l'Etat» pour contrer la propagande djihadiste. Il ne s'agit plus seulement de modérer les propos haineux, mais aussi de leur répondre.

---------------------------------

18-Bordeaux : un aide-soignant frappé pour avoir voulu soigner une femme voilée
http://www.ladepeche.fr/article/2015/08/20/2162504-bordeaux-aide-soignant-violemment-agresse-avoir-voulu-soigner-femme-voilee.html#xtor=EPR-1
Publié le 20/08/2015

La consultation a dégénéré en bagarre. Un homme et sa femme enceinte se sont présentés dimanche 9 août aux urgences de la maternité de l’hôpital Pellegrin, à Bordeaux. D’après Sud-Ouest, le mari, très agressif, a refusé qu’un aide-soignant prenne en charge son épouse voilée.

Une femme portant un niqab./Photo d'illustration

Lire aussi :
Enfin, un imam dit la vérité
https://www.youtube.com/watch?v=u_nxE5FISDQ
À 10 ans, il menace un maître-nageur de l'égorger
http://www.europe1.fr/faits-divers/a-10-ans-il-menace-un-maitre-nageur-de-legorger-2508595
Corse : Une tête de sanglier accrochée à la porte d'une salle de prière musulmane, pour la deuxième fois
http://tempsreel.nouvelobs.com/en-direct/a-chaud/8412-corse-sanglier-accrochee-porte-salle-priere-musulmane.html

Pour des raisons religieuses, il exigeait que ce soit une femme qui s’occupe d’elle. Une dispute s’est déclenchée et un autre aide-soignant est intervenu pour essayer de faire entendre raison à l’homme. Fou de rage, le mari lui a alors donné deux coups de poing au visage. L’aide-soignant a dû subir trois jours d’interruption de travail et a porté plainte contre son agresseur.

---------------------------------

19-L'exorbitante facture de l'absentéisme au travail
http://www.lepoint.fr/economie/l-exorbitante-facture-de-l-absenteisme-au-travail-08-09-2015-1963116_28.php?M_BT=3740130578#xtor=EPR-6-[Newsletter-Matinale]-20150909
09/09/2015

D'après une étude d'Alma Consulting Group, elle s'élèverait à 60 milliards d'euros par an. Des économies sont possibles, notamment pour les PME.

D'après une étude d'Alma Consulting Group, la facture de l'absentéisme au travail s'élèverait à 60 milliards d'euros par an.

Le chiffre est étourdissant : 60 milliards d'euros. Ce serait le montant des coûts directs et indirects de l'absentéisme l'année dernière dans le secteur privé en France. Cette estimation, calculée pour la première fois par Alma Consulting Group avec Goodwill-Management et le CSA, dans le cadre de la publication de son « baromètre de l'absentéisme », recouvre les coûts de remplacement, de maintien de salaire, et de perte de valeur ajoutée, qui s'élèveraient à 45 milliards. Soit 5,77 % de la masse salariale. Il faut y ajouter 15 milliards de coûts indirects (2,83 % de la masse salariale), qui incluent par exemple la prévention et la prévoyance.

« N'en déduisons pas pour autant qu'une baisse de l'absentéisme ferait progresser le PIB dans les mêmes proportions, d'autant qu'une forte part de l'absentéisme reste incompressible (maladies, raisons familiales...). Mais les moyens d'agir sur une partie de ces coûts existent », souligne-t-on dans les conclusions de l'étude publiée mardi 8 septembre. Ainsi, selon ce même document, une entreprise qui enregistre un chiffre d'affaires de 10 millions d'euros avec un résultat net de 500 000 euros et dont la masse salariale représente 35 % de son chiffre d'affaires, son absentéisme, égal à la moyenne nationale (4,59 %), lui coûte 202 000 euros soit 40 % de sa rentabilité nette. « Une réduction d'un quart de cet absentéisme (soit de 4,59 % à 3,44 %) porte sa rentabilité de 500 000 euros à 551 000 euros, soit un bond de 10 % », estiment les auteurs de l'étude. L'effet serait loin d'être anodin.

En moyenne, chaque salarié aurait été absent 16,7 jours, soit 7,4 % de plus que l'année précédente.

---------------------------------

20-Le Crédit Agricole risque une grosse amende aux États-Unis
http://www.lefigaro.fr/societes/2015/09/10/20005-20150910ARTFIG00023-le-credit-agricole-risque-une-amende-de-pres-d-un-milliard-de-dollars-aux-etats-unis.php
10/09/2015

Washington reproche à la troisième banque française ses financements passés de personnes et de pays jugés coupables d'activités terroristes par les États-Unis. L'année dernière BNP Paribas avait dû s'acquitter d'une amende record de 8,9 milliards de dollars.

http://referentiel.nouvelobs.com/file/14240671.jpg

Le Crédit Agricole est sur le point d'aboutir à un accord avec les autorités américaines pour tourner la page sur ses financements passés de personnes et de pays jugés par les États-Unis coupables d'activités terroristes. La troisième banque française s'attend à cette occasion à verser de 900 millions à un milliard de dollars à diverses agences fédérales et étatiques. De sources américaines on indique que les faits reprochés à l'établissement couvrent la période 2003-2008.

L'affaire rappelle celle qui a touché BNP Paribas en 2014. Le groupe bancaire européen avait dû l'an dernier verser une amende record de 8, 9 milliards de dollars et en outre plaider coupable de délits passibles de sanctions pénales, pour avoir également financé en dollars des transactions au profit de clients en Iran, au Soudan et à Cuba. La dureté des sanctions infligées à BNP Paribas a été expliquée au Département de la justice par l'absence de coopération initiale de ses responsables et par sa récidive en dépit de mises en garde par les autorités fédérales. Bien qu'une fois de plus les opérations visées par les américains concernent l'Iran et le Soudan, il ne semble pas que les circonstances aggravantes du cas de BNP Paribas soient réunies dans le dossier constitué par les procureurs américains contre le Crédit Agricole. Ce dernier a indiqué le mois dernier avoir constitué des provisions d'1, 6 milliard de dollars en vue de régler des litiges faisant l'objet de négociations «très avancées».

Société Générale dans le collimateur
Les discussions entre banques et régulateurs américains dans ce type d'affaires sont particulièrement complexes du fait de la multiplicité des agences impliquées. Outre le Département de la justice, le Trésor, la Réserve fédérale, il faut aussi tenir compte des exigences des régulateurs bancaires de l'État de New York (Department of Financial Services). Tous se partagent les amendes versées en fonction de formules complexes. La Société Générale est une troisième banque française qui fait l'objet d'enquêtes aux États-Unis. Mais le géant italien UniCredit, ainsi que Deutsche Bank sont dans le même cas. En mars dernier, la seconde banque d'Allemagne, Commerzbank a déjà été frappée d'une amende d'1, 45 milliard de dollars par les autorités américaines, pour avoir aussi financé des transactions en dollars pour le compte de clients en Iran et au Soudan.

Les banques américaines n'ont pas été épinglées pour ce type d'opérations qu'elles jugeaient trop risquées ce qui laissait le champ à leurs rivales européennes. En revanche les plus grands établissements américains ont dû verser de dizaines de milliards de dollars pour solder leurs agissements antérieurs à la crise de 2008, mais dans d'autres domaines. JP Morgan Chase, première banque des États-Unis, a par exemple été mise à l'amende à hauteur de plus de 31 milliards de dollars notamment dans le cadre d'opérations sur le marché des créances immobilières. Bank of America, deuxième banque du pays, détient le record avec de multiples amendes d'un total de plus de 57 milliards de dollars.

---------------------------------

jeudi 17 septembre 2015

Les espaces blancs ...

et ça continue plus loin , sont la place prise par des photos qui ne passent pas...

Désolé H.,

NAMASTE

La suite des trouvailles de Patrivk avec sources.


1-Monsieur Hollande, bienvenue dans l'enfer syrien
2-Syrie: Pour sauver Bachar Al-Assad, les troupes d’élite iraniennes rejoignent les troupes russes
3-Inde : des musulmans lancent une fatwa contre Daesh 
4-Sur la piste du fief de l’Etat islamique
5-Les Occidentaux auraient refusé un plan russe visant à écarter Bachar el-Assad
6-Jean Bonnevey : « Daech : Une fois de plus, Poutine a raison »
7-Ce que Poutine trame en Syrie
8-Expansion militaire de la Russie en Syrie: Les dés sont jetés
9-Dae'ch : l'appel de 50 parlementaires Républicains à François Hollande
10-Islamistes. L’EI se sert de la photo d’Aylan Kurdi à des fins de propagande 
11-Etats-Unis : la ville de Sacramento organise une parade pour les "héros" du Thalys
12-La «kill list» d’Al Qaïda 
13-Fabius accusé d'avoir aggravé la situation en Syrie
14-Arabie-Iran : le champ de bataille yéménite
15-Le renseignement US prédit l'effondrement de la Syrie et de l'Irak
16-Etat islamique : les rapports des renseignements américains falsifiés ?
17-Daech : Le Royaume-Uni a tué deux de ses ressortissants en Syrie. Ils prévoyaient un attentat contre la reine
18-L’incroyable course contre la montre des bibliothécaires de Bagdad face à l’avancée de l’Etat Islamique
19-L'État islamique met «en vente» la vie de deux otages
20-Des bataillons islamistes contre Donetsk et Lougansk

---------------------------------------------------

Vidéo : 
Daech expliqué en sept minutes :

Vidéo :
Comprendre la situation en Syrie en 5 minutes 

---------------------------------------------------

1-Monsieur Hollande, bienvenue dans l'enfer syrien
17/09/2015

En annonçant les premières frappes françaises contre Daesh en Syrie, le président met le doigt dans un engrenage explosif. Explications.

À son tour, la France fait donc son entrée dans la poudrière syrienne, un engrenage explosif aux conséquences incalculables.    « En un an, l'aviation française a mené en Irak 200 frappes, contre 6 500 pour l'US Force. Le choix (...) d'une guerre aérienne dans le but d'affaiblir puis détruire l'EI montre ses limites »,  estime Marc Semo dans « Libération ».

Voir la vidéo :
La violence de la guerre en Syrie comme si vous y étiez

Lire aussi :
Syrie : des frappes pour quoi faire ?
Syrie: la France prête à soutenir une coalition régionale au sol
Syrie : des frappes contre Daesh "dans les prochaines semaines"
Intervention française en Syrie : les élus plus que jamais divisés
Valls exclut toute intervention terrestre et plaide pour une solution politique en Syrie
Syrie : les Français favorables à une intervention terrestre française

Le président de la République est prêt. Une semaine après avoir annoncé de premiers vols de reconnaissance au-dessus de la SyrieFrançois Hollande a indiqué qu'il serait nécessaire d'y mener des frappes aériennes contre l'organisation État islamique (EI) en raison des "menaces qui pèsent sur la sécurité de la France". Or, à la différence de l'Irak, où l'aviation française vise déjà le groupe djihadiste dans le cadre d'une vaste coalition internationale, en coopération directe avec le gouvernement irakien, en Syrie, Paris s'apprête à intervenir de son propre chef dans un État fragmenté entre plusieurs groupes distincts soutenus par des parrains étrangers aux intérêts divergents, et sans coordination officielle avec les autorités syriennes. À son tour, la France fait donc son entrée dans la poudrière syrienne, un engrenage explosif aux conséquences incalculables. Revue de détail des forces en présence et de leurs parrains étrangers.

LES FORCES COMBATTANTES
- L'organisation État islamique (EI) : Après avoir proclamé, en juin 2014, son "califat" à cheval sur la Syrie et l'Irak, l'organisation djihadiste, qui compterait aujourd'hui selon l'ONU au moins 25 000 combattants, oeuvre à étendre son territoire d'Irak jusqu'aux frontières du Liban, avec pour ambition d'y attirer la oumma : les musulmans du monde entier. "L'État islamique agit militairement en électron libre qui lutte contre tous ceux qui s'opposent à son extension", explique Ziad Majed*, professeur spécialiste de la Syrie à l'université américaine de Paris. Comme les rebelles syriens, y compris islamistes, que les djihadistes de l'EI combattent dans la région septentrionale d'Alep. Ou encore les pays de la coalition anti-EI qui la vise en Irak et en Syrie, notamment les États-Unis et la France, dont l'organisation a appelé à tuer des citoyens, "en particulier les méchants et sales Français". Opposé jusqu'alors à des frappes contre l'EI en Syrie, au motif qu'elles renforceraient le président syrien Bachar el-Assad qu'il juge illégitime, François Hollande a finalement fait volte-face en arguant que c'est en Syrie que se trouve la majorité des djihadistes français et que c'est depuis ce pays que sont préparées de futures attaques en France. Si les survols de l'aviation française vont permettre d'obtenir une mine de renseignements indispensables pour déjouer de possibles attentats, et que des frappes ciblées pourraient anéantir des centres d'entraînement et de décision djihadistes, elles ne viendront sûrement pas à elles seules à bout de l'organisation.

Car malgré douze mois de frappes aériennes de la coalition internationale, les djihadistes ont accentué leur mainmise sur la province orientale de Deir Ezzor, ont progressé dans le centre de la Syrie, en conquérant en mai la cité antique de Palmyre, dont ils ont détruit nombre de sites historiques, et s'approchent aujourd'hui de la ville de Homs (Ouest). De la même manière, ils mènent ces derniers jours une offensive importante au nord d'Alep. "On constate que les frappes de la coalition ne servent pas à grand-chose et ont même consolidé l'emprise de Daesh sur une partie encore plus importante du territoire syrien", note François Heisbourg, président de l'Institut international des études stratégiques (IISS). Cette aberration suscite l'incompréhension dans les zones tenues par les rebelles. "Les populations ne comprennent pas que les bombardements de la coalition n'affaiblissent pas le pouvoir de Daesh alors que le régime de Bachar el-Assad, épargné par les frappes occidentales, continue de bombarder les civils en toute impunité", souligne le politologue Ziad Majed.

Daesh en Syrie et en Irak ©  Idé
Daesh en Syrie et en Irak © Idé

- La coalition internationale en Syrie, dirigée par les États-Unis, regroupe le Canada, la Turquie, l'Arabie saoudite, le Bahreïn, la Jordanie, et les Émirats arabes unis. Pour l'heure, elle frappe par son échec à défaire l'EI. En un an, les 2 500 frappes de l'aviation américaine additionnées aux 121 tirs des autres pays membres n'ont que légèrement entamé le vaste territoire du califat autoproclamé de Daesh. En effet, seules les régions kurdes du nord de la Syrie ont été regagnées sur les djihadistes, grâce à la coopération au sol des forces kurdes du PYD (branche syrienne du PKK). Ces résultats mitigés n'ont pas empêché le 21 août dernier la Grande-Bretagne d'entrer à son tour dans la danse en menant une première frappe de drone, tuant trois djihadistes soupçonnés de préparer des attentats au Royaume-Uni. Une frappe préventive qui n'entrait pas dans le cadre de la coalition internationale, mais qui pourrait sonner le début d'une plus vaste campagne de frappes au sein de l'opération américaine, en cas de feu vert du Parlement britannique. De la même manière, François Hollande a invoqué le principe de légitime défense pour justifier des frappes en Syrie dans les prochaines semaines, mais en dehors de la coalition internationale. En revanche, le président de la République a exclu tout envoi de soldats français au sol, appelant la "rébelllion syrienne" à prendre ses responsabilités.

Les forces en présence en Syrie ©  Idé
Les forces en présence en Syrie © Idé

- Les Kurdes du PYD : Sur le terrain, la force anti-Daesh la plus efficace demeure sans conteste les Kurdes du PYD, branche syrienne du Parti des travailleurs du Kurdistan (le PKK turc). Bénéficiant depuis 2012 d'une relative autonomie dans les trois cantons kurdes du nord de la Syrie(Afrin, Kobané, Qamishli), à la faveur d'un pacte tacite de non-agression avec l'armée de Bachar el-Assad, les Kurdes peuvent s'appuyer, à la différence des rebelles, sur les frappes aériennes de la coalition internationale anti-EI, dirigée par les États-Unis. Cet avantage considérable leur a permis d'infliger de lourdes défaites aux djihadistes de l'EI. En janvier, ils ont repris la ville de Kobané, avant de s'emparer début juillet de la ville stratégique de Tall Abyad, à la frontière turque. Or, comme pour l'EI, l'objectif kurde en Syrie n'est pas la chute de Bachar el-Assad. "Les Kurdes souhaitent relier entre elles les trois régions qu'ils possèdent afin d'obtenir l'autonomie d'un vaste territoire au nord de la Syrie", note le politologue Ziad Majed. "Ils combattent donc tous ceux qui s'opposent à ce plan."

- Bachar el-Assad : Longtemps jugé infréquentable par la France, le président syrien demeure aujourd'hui le principal bénéficiaire du revirement de François Hollande sur la Syrie. Il semble loin en effet le temps où le maître de Damas s'apprêtait à subir les bombardements des États-Unis et de la France, après le massacre chimique de la Ghouta en août 2013. Deux ans et une monumentale reculade de Barack Obama plus tard, le président syrien continue pourtant de bombarder massivement les zones rebelles à l'aide de barils d'explosifs, sans distinction aucune pour les populations civiles. "L'intensité est moindre sur les territoires tenus par l'EI", précise Thomas Pierret, maître de conférences en islam contemporain à l'université d'Édimbourg. Longtemps, Bachar el-Assad a épargné l'organisation djihadiste pour mieux s'affirmer au monde comme le seul rempart possible face au terrorisme. Une stratégie qui s'avère aujourd'hui payante. Le sort du président syrien n'est plus la priorité de l'Occident, bien plus préoccupé par la menace que fait régner l'organisation État islamique, notamment en Europe.

En témoigne le changement de rhétorique de François Hollande, qui n'exige même plus aujourd'hui le départ immédiat du maître de Damas comme préalable à l'instauration d'un gouvernement syrien de transition. "La position française sur Bachar el-Assad est en train d'évoluer", affirme le général Vincent Desportes, professeur à HEC et Sciences Po et ancien directeur de l'École de guerre. "On ne peut pas conduire ce type d'opérations militaires en Syrie sans coordination minimale avec les autorités syriennes." Mais s'il commence à briser son isolement international, Bachar el-Assad n'en reste pas moins en grande difficulté sur le plan militaire. Fin juillet, il a même lancé à la télévision d'État syrienne un rare appel au secours, en concédant manquer cruellement de ressources – plus de 80 000 soldats et miliciens pro-régime sont morts depuis mars 2011 – face à la rébellion. Depuis le mois de mars, son armée enchaîne les revers dans la province d'Idleb (Ouest) face à une coalition de brigades rebelles d'inspiration islamiste radicale : l'Armée de la conquête.

- L'Armée de la conquête : C'est la coalition rebelle la plus efficace sur le terrain face à Bachar el-Assad, composée du Front Al-Nosra, branche syrienne d'Al-Qaïda, et de l'organisation salafiste Ahrar al-Sham. Née en mars 2015 après la décision de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Turquie d'unifier leurs efforts contre le président syrien, cette alliance de groupes rebelles d'inspiration islamiste radicale contrôle désormais la totalité de la province d'Idleb. "Il s'agit davantage d'une chambre d'opérations qui permet à chaque groupe, qui garde son indépendance politique, de coordonner son action militaire dans la province d'Idleb", explique le spécialiste de la Syrie Thomas Pierret. Bien mieux armés et coordonnés que les autres groupes rebelles, ils menacent aujourd'hui directement la province de Lattaquié, berceau du clan el-Assad. Étonnamment, ils demeurent relativement épargnés par les bombardements de la coalition internationale anti-EI.

Des combattants du Front Al-Nosra en Syrie
Des combattants du Front Al-Nosra en Syrie 

- Le Front Al-Nosra (Front de défense du peuple syrien) : C'est la branche syrienne d'Al-Qaïda. Créé en avril 2011 après que Bachar el-Assad a décidé de libérer de prison la quasi-totalité des djihadistes syriens, le Front Al-Nosra a fait allégeance à Al-Qaïda en 2013, épousant de fait sa doctrine prônant un djihad (guerre sainte) global et déterritorialisé contre l'Occident. Or, d'après le politologue Ziad Majed, cette fusion s'explique avant tout par la nécessité pour Al-Nosra de "gagner le soutien financier de réseaux liés à l'internationale islamiste". "La majorité de ses combattants sont syriens", insiste le chercheur. "Ils rejoignent ce groupe car c'est le plus organisé, le mieux armé et le plus riche, mais leur objectif reste la chute de Bachar el-Assad." Placé sur la liste des organisations terroristes des États-Unis dès 2012, le Front Al-Nosra a été visé à plusieurs reprises par les avions américains de la coalition internationale en 2014. Tout comme l'État islamique, les djihadistes d'Al-Nosra sont spécialisés dans les missions kamikazes et se sont rendus coupables d'exactions, contre des combattants pro-Assad mais aussi des minorités religieuses, comme la vingtaine de Druzes massacrés en juin dans le village de Qalb Lozé. Assurant ne pas vouloir s'en prendre à l'Occident, les djihadistes d'Al-Nosra combattent également au sein d'autres coalitions rebelles à Alep (Nord), à la frontière libanaise, mais aussi dans le sud du pays, à Deraa, berceau de la révolution.

- Ahrar al-Sham (Les hommes libres de Syrie) : Cette organisation salafiste, qui revendique un retour à l'islam des origines, est entièrement composée de combattants syriens. En termes d'effectif, c'est le groupe rebelle le plus important de la coalition de l'Armée de la conquête. Comme pour le Front Al-Nosra, ses chefs ont été libérés en avril 2011 de la prison de Sednaya par Bachar el-Assad, pour mieux discréditer les manifestants pacifiques. À l'origine d'inspiration djihadiste, c'est-à-dire prônant une lutte globale déterritorialisée au nom de l'islam, Ahrar al-Sham a évolué vers un agenda davantage national syrien. "Le groupe s'inscrit dans le cadre d'un État syrien dans lequel l'islam aura sa place comme source d'inspiration et de législation", décrypte le politologue Ziad Majed. Depuis l'attentat qui a décimé son commandement en septembre 2014, Ahrar al-Sham s'efforce d'apparaître aux yeux des Américains comme une alternative crédible et "modérée" au sein de la rébellion pour bénéficier de leur soutien. Outre la région d'Idleb, Ahrar al-Sham combat à Alep, Homs, Hama (Ouest), à l'ouest de Damas et à Zabadani, près de la frontière libanaise.

- L'Armée de l'islam : Cette formation salafiste, issue de réseaux de prédication traditionnels, compte quelque 10 000 combattants syriens actifs dans la région de la Ghouta orientale (est de Damas). À l'instar du groupe Ahrar al-Sham, l'Armée de l'islam se prononce en faveur d'un État syrien régi par la charia.

- L'Armée syrienne libre (ASL) : Tout d'abord première force anti-Bachar el-Assad, composée à l'origine de soldats déserteurs de l'armée régulière syrienne, ce groupe rebelle modéré d'inspiration laïque et nationaliste a lourdement pâti de la faiblesse de l'aide financière et armée que lui avait promise l'Occident. "À partir de 2012, elle n'a plus été en mesure d'équiper et de payer les salaires de ses membres", pointe le politologue Ziad Majed. En conséquence, nombre de ses combattants ont rejoint des groupuscules islamistes plus riches et mieux équipés, en partie financés par des dons en provenance du Golfe. L'armée libre reste néanmoins très présente dans le sud du pays, à Deraa où elle a créé le "Front du Sud", une vaste coalition rebelle de 20 000 à 30 000 combattants, qui compte également des milices islamistes. Soutenue par l'Arabie saoudite, cette vaste coalition dispose d'équipements sophistiqués, notamment des missiles anti-char TOW. Des éléments de l'ASL sont également présents à Alep, aux côtés de brigades islamistes "modérées" et du Front Al-Nosra, pris en étau entre l'armée syrienne et les djihadistes de l'EI.

- Le Hezbollah libanais : Plusieurs milliers de combattants du parti chiite libanais sont envoyés en Syrie au printemps 2013, sur ordre de Téhéran, pour prêter main forte à une armée syrienne en très grande difficulté et réinverser la tendance en faveur de Bachar el-Assad. Avec succès. Les soldats du "Parti de Dieu" seraient aujourd'hui 10 000 à combattre les forces rebelles (et pas Daesh) près de la frontière libanaise, notamment dans la région du Qalamoun et de Zabadani.

- Les milices chiites irakiennes et afghanes : Pour parer aux nombreuses pertes enregistrées par l'armée de Bachar el-Assad, l'Iran a dépêché et formé en Syrie des centaines de combattants chiites irakiens et afghans, parfois contre leur gré, renforçant la confessionnalisation sunnite/chiite du conflit.

LES PARRAINS ÉTRANGERS
Qatar Arabie saoudite Salman Tamim © FAYEZ NURELDINE AFP
L'émir du Qatar Tamim Al Thani (à gauche) et le nouveau roi Salman d'Arabie saoudite ont décidé début 2015 de mieux coordonner leur aide à la rébellion syrienne.  

- Arabie saoudite, Qatar (et Turquie) : Membres de la coalition internationale contre l'organisation État islamique, qui menace aujourd'hui directement le royaume saoud, l'Arabie saoudite et le Qatar n'en ont pas moins perdu de vue leur objectif principal : la chute de Bachar el-Assad, à tout prix. Longtemps en compétition dans leur soutien aux forces rebelles islamistes (salafistes pour Riyad, Frères musulmans pour Doha), les deux pays ont échoué à former une opposition politique crédible à Bachar el-Assad à l'étranger, et se sont tout autant perdus dans le financement tous azimuts de groupes islamistes sur le terrain, censés précipiter la chute du président syrien. Mais l'arrivée sur le trône d'Arabie saoudite, en janvier, du nouveau roi Salmane a changé la donne. Décidé à contrer coûte que coûte l'influence grandissante de l'Iran chiite, grand parrain de Damas, en Syrie, le nouveau monarque a poussé à une meilleure coordination de l'aide de l'Arabie saoudite, du Qatar, mais aussi de la Turquie, à la rébellion syrienne. "Les divergences ont été atténuées et on assiste à une convergence stratégique qui est l'affaiblissement de Bachar el-Assad et de l'Iran", souligne le spécialiste de la Syrie Thomas Pierret. "Les trois États sont complémentaires. Chaque pays soutient les réseaux dont il est le plus proche historiquement, et la division du travail se fait sur des bases géographiques." Pour l'heure, le Qatar et la Turquie seraient à l'oeuvre dans le nord et l'ouest de la Syrie, tandis que l'Arabie saoudite agirait dans le Sud.

- La Turquie : Ankara a longtemps été accusée de complaisance à l'égard de l'organisation État islamique. Obsédé par la chute de Bachar el-Assad, Recep Tayyip Erdogan est soupçonné d'avoir fermé les yeux sur le passage via son territoire d'armes et de combattants étrangers à destination de groupes djihadistes en Syrie. Une politique incendiaire que le président turc semble poursuivre aujourd'hui en maintenant son aide à certaines factions rebelles islamistes, aux côtés de l'Arabie saoudite et du Qatar. Un double jeu qui se retourne désormais contre la Turquie, victime le 20 juillet d'un attentat sanglant attribué à l'État islamique. Membre de la coalition internationale anti-EI depuis un an, Ankara refusait jusqu'ici de frapper les djihadistes. Au lendemain du drame, elle a finalement autorisé la coalition internationale anti-EI à utiliser ses bases aériennes, et a elle-même lancé ses premières frappes contre les positions des "soldats du califat". Or, l'aviation turque a surtout concentré ses tirs contre les bases en Irak de son véritable ennemi, le PKK, dont la branche syrienne est pourtant la première à combattre l'EI sur le terrain. Comme une ultime illustration de la duplicité turque.

- L'Iran : Alliée indéfectible de Bachar el-Assad, la République islamique juge vitale la survie du régime syrien alaouite (secte issue du chiisme) pour conserver son axe chiite Téhéran-Bagdad-Damas-Beyrouth, fruit de trente-six ans de politique étrangère lui garantissant un accès à la Méditerranée et marquant sa puissance régionale face à son grand rival, l'Arabie saoudite sunnite. Ainsi, dès les premiers jours de la révolution syrienne, Téhéran a dépêché à Damas ses Gardiens de la révolution pour former l'armée de Bachar el-Assad à l'art de la répression. Téhéran a également fourni plusieurs milliards de dollars de crédit et d'armes aux forces du président syrien. Mais voyant Bachar el-Assad sombrer à l'été 2012, Téhéran a alors déployé sa seconde carte, l'entrée en guerre du Hezbollah libanais. Puis a, de la même manière, encouragé la venue en Syrie de centaines de combattants chiites irakiens et afghans aux côtés de l'armée syrienne. La probable levée des sanctions internationales contre l'Iran, après la conclusion de l'accord historique sur le nucléaire iranien, laisse craindre aux adversaires de la République islamique qu'elle n'utilise ses fonds libérés pour accroître son aide à Bachar el-Assad.

- La Russie n'est pas en reste. L'autre grand parrain du régime syrien a entendu l'appel à l'aide de Bachar el-Assad. Observant avec attention l'activisme des pays du Golfe, et conscient qu'un assaut rebelle sur Lattaquié menacerait la présence stratégique russe sur le littoral syrien, Moscou multiplie ces derniers jours l'envoi de matériel militaire et d'hommes sur la côte syrienne dans le but de construire, selon des responsables américains, une "base aérienne avancée" d'une capacité d'accueil de 1 500 personnes. Plusieurs centaines de "conseillers militaires et de techniciens russes" seraient ainsi déjà présents en Syrie. Si le président russe Vladimir Poutine a pour l'heure exclu tout combat direct de ses forces sur place, sa manoeuvre viserait avant tout à protéger le littoral syrien d'un assaut de l'Armée de la conquête. "La mission des soldats russes ne devrait pas être offensive mais défensive, à savoir empêcher les rebelles du Front Al-Nosra d'atteindre Lattaquié", explique ainsi le géographe Fabrice Balanche. Une participation russe à la lutte contre l'organisation État islamique attendra.

(*) Ziad Majed, auteur de Syrie, la révolution orpheline (éditions Actes Sud).

---------------------------------------------------

2-Syrie: Pour sauver Bachar Al-Assad, les troupes d’élite iraniennes rejoignent les troupes russes
sept 14, 2015

Les Premières Troupes de Marine iraniennes débarquent en Syrie et rejoignent les troupes russes récemment arrivées.

Syrie: Pour sauver Bachar Al-Assad, les troupes d’élite iraniennes rejoignent les troupes russes

L’Iran a envoyé cette semaine les premières troupes terrestres en Syrie, soit environ 1.000 troupes d’élite et de Marine des Gardiens de la Révolution iranienne (CGRI). Ils ont fait directement mouvement sur Ghorin, une petite installation aérienne militaire, juste au sud du port de Latakieh et se sont raccordés avec les troupe de Mainr russe qui viennent juste d’atterrir à Jablah.

Il y a trois semaines, Debkafile  a commencé à mentionner les préparatifs de l’intervention militaire irano-russe mise sur pied afin de sauver le dictateur syrien Bachar al Assad, à la suite des premiers dévoilements sur les renforts russes en Syrie, le 1er septembre.

Nos sources militaires rapportent à présent que Moscou est sur le point d’envoyer une cargaison de systèmes de missiles anti-aériens S-300 en vue de leur déploiement à Jablah, la base que les Russes ont construit à Latakieh pour que leurs troupes en prennent possession. Ces systèmes de S-300 protégeront aussi l’installation des Iraniens à Ghorin.

Jablah a été convertie en entrepôt très affairé pour les troupes russes qui arrivent encore en Syrie, des combattants des unités des Brigades 810 et 336 de fusiliers de la Marine.

Les avions de chasse et d’interception russes MIG-31 qui se tiennent prêts sur la base aérienne de Mezza à l’aéroport de Damas offrent une couverture aérienne à la combinaison de ces forces russo-iraniennes. Depuis l’ouest, le sous-marin nucléaire géant Dmitri Donskoy TK-20 est en route vers les eaux syriennes. Latakieh est, par conséquent en train de se tranformer en puissante enclave militaire russo-iranienne, capable de servir de refuge pour Assad et les hauts-responsables de son régime s’ils sont contraints de quitter Damas.

Selon nos sources militaires, il est encore trop tôt pour déterminer la fonction exacte de cette enclave, si elle sera purement défensive, ou si, après s’y être installées, les forces russes et/ou iraniennes planifient de foncer sur les forces de rebelles syriens et de l’Etat Islamique, qui réalisent actuellement des conquêtes de terrain dans le nord de la Syrie.

Il n’y a aucune preuve tangible permettant de confirmer le curieux point de presse que des sources de haut-rang de la défense israélienne ont offert à des correspondants militaires israéliens, jeudi 10 septembre, en disant que les troupes iraniennes qui arrivent sont venues pour renforcer à grande échelle les unités du Hezbollah et de l’armée syrienne, qui ont tenté sans succès de déloger les combattants rebelles qui tiennent la ville stratégique de Zabadani, depuis bientôt deux mois. Nos sources trouvent que les unités iraniennes et russes sont surtout pleinement occupées, pour le moment, à étendre et équiper leurs nouveaux quartiers de Ghorin et Jablah.

---------------------------------------------------

3-Inde : des musulmans lancent une fatwa contre Daesh 
Par Direct Matin, publié le 10 Septembre 2015

Un millier de religieux musulmans indiens ont lancé une fatwa condamnant les actions du groupe jihadiste Daesh. Ils dénoncent des actes "non-islamiques".

http://static.directmatin.fr/sites/default/files/styles/image_880_495/public/eid_al-fitr-jama_masjid_mosquemoney_sharma-afp.jpg?itok=WFhdkL0G
La mosquée Jama Masjid lors de la célébration d'Eid al-Fitr, New Delhi.

Le texte a été élaboré par Mohammed Mauzar Hasan Ashrafi Misbahi, leader religieux de Mumbai, et signé par des dirigeants de mosquées, d'institutions éducatives ou de groupes civiques. Un fatwa est un avis juridique donné par un spécialiste de la loi islamique sur une question particulière. Ici, les religieux dénoncent des actes allant à l’encontre des principes de l’Islam.

"Les agissements de Daesh sont inhumains et non-islamiques. L'Islam n’autorise même pas le meurtre d’un animal. Ce que fait Daesh abîme l’image de l’Islam", a déploré Mohammed Misbahi. Le fatwa a également été envoyé aux leaders de cinquante autres pays musulmans. En Inde, le texte a déjà reçu le soutien de plusieurs personnalités religieuses importantes, comme le chef de la mosquée Jama Masjid à New Delhi.

Une grande communauté plus ou moins épargnée
Vendredi soir, après les prières, des discussions entre religieux et fidèles à propos de cette fatwa seront organisées afin d’expliquer le contenu du texte et l’importance de dénoncer les agissements "non-islamiques" du groupe terroriste.

Les religieux craignent surtout une propagation des idées de Daesh sur les réseaux sociaux, montrant ainsi aux jeunes une image erronée de l’Islam.
"Il n’y a aucun doute sur le fait que l’État Islamique abime l’image de l’Islam. L’Islam n’autorise pas le meurtre des gens au nom de la religion. Ce qu’ils font aux femmes … L’Islam nous apprend à respecter les femmes", déclarait Abdul Rehman Anjaria, président de la Cellule islamique de cyber défense.

Pour le moment, seuls 17 indiens ont rejoint les rangs de Daesh. Mais ces derniers mois, le gouvernement a réussi à empêcher le départ pour l'Irak ou la Syrie de deux douzaines de jeunes. L’Inde abrite la troisième plus grande communauté musulmane du monde. Les musulmans indiens représentent 14% de la population totale du pays. 

---------------------------------------------------

4-Sur la piste du fief de l’Etat islamique
Le Monde.fr | 15.09.2015

La région a été surnommée le « Tora Bora irakien », en référence à la zone montagneuse devenue la place-forte des Talibans pendant la bataille d’Afghanistan, lancée en réponse aux attaques perpétrées aux Etats-Unis le 11 septembre 2001. Cette vaste zone désertique à cheval sur la frontière irako-syrienne, de plus de 400 kilomètres de long entre Al-Baaj dans le nord de l’Irak et Routba près de la frontière jordanienne, est le cœur névralgique du territoire de l’organisation Etat islamique (EI). Faite de vallées encaissées traversées de rivières et de collines parsemées de caves, elle offre aux djihadistes un refuge quasi inaccessible.

Capture d'une vidéo de propagande de l'Etat islamique diffusée en juillet 2014, montrant un prêche du leader de l'organisation, Abou Bakr Al-Baghdadi.
Capture d'une vidéo de propagande de l'Etat islamique diffusée en juillet 2014, montrant un prêche du leader de l'organisation, Abou Bakr Al-Baghdadi.

C’est dans cette zone stratégique, qui comprend les provinces autoproclamées de Ninive, Dijla, Ifrit et Al-Jazira en Irak, Abou Kamal et Deir ez-Zor en Syrie, et plus particulièrement dans la province irakienne de « Furhat », autour d’Al-Baaj, que le haut commandement de l’EI s’est établi. « Depuis le début de l’expansion de Daech [acronyme arabe de l’EI], la province de Furhat est son fief réel . C’est la province la plus importante pour lui car la région est bien protégée », indique l’analyste irakien, Hicham Al-Hachémi, spécialiste de l’EI.

« Abou Bakr Al-Baghdadi et le haut commandement y vivent dans des endroits isolés, peu connus de tous », nous a indiqué M. Al-Hachémi, lors d’un passage à Paris. L’analyste irakien implanté à Bagdad se veut même plus précis et affirme que le calife autoproclamé de l’EI se trouve à Al-Baaj. Le chef de l’EI y serait en convalescence, selon l’expert, qui assure que ce dernier a été blessé dans une frappe de la coalition internationale, en mars 2015.

Une région incontrôlable
Le Pentagone, s’il avait confirmé au printemps une frappe sur Al-Baaj, a pourtant nié avoir ciblé une personnalité importante de l’EI. « Il est très difficile de retracer leurs trajets car ils sont protégés par plusieurs couches de sécurité et n’utilisent pas de moyens de communication modernes. Leurs femmes leur servent même de messagers », poursuit M. Hachémi. Al-Baghdadi aurait deux épouses. « Pendant sa convalescence, il est secondé par l’émir de l’EI pour la Syrie et l’Irak, Abou Alaa Al-Afari, originaire de Tal Afar », ajoute-t-il.

Seuls les avions de la coalition balaient cette zone située à des centaines de kilomètres des lignes de front. « Depuis 2004 jusqu’à aujourd’hui, aucune puissance militaire n’a réussi à contrôler cette région », indique M. Al-Hachémi. Après l’invasion américaine de l’Irak en 2003 pour chasser le dictateur Saddam Hussein et la montée de l’insurrection d’Al-Qaida en Irak, « les Etats-Unis ont essayé de la contrôler et y ont perdu beaucoup de leurs soldats. Les tribus qui habitent cette région ont une longue histoire de contrebande, surtout d’armes, mais aussi de bétail, de vivres... Ce sont des combattants féroces que même le régime de Saddam Hussein a échoué à contrôler », poursuit-il.

« Les combattants ont épousé les femmes de la région et vivent parmi la population de façon tout à fait normale »

Quand l’EI est apparu dans la région, le 5 janvier 2014, ses combattants n’ont eu à tirer aucune balle. « Les gens les ont accueillis à bras ouverts. Les combattants ont épousé les femmes de la région et vivent parmi la population de façon tout à fait normale », indique M. Al-Hachémi. Lors d’un séjour effectué dans cette région en 2009, il avait observé au sein de la population des pratiques déjà proches de celles prônées par l’organisation djihadiste : le niqab pour les femmes, la barbe et le kamis pour les hommes, l’attribution des noms Oussama (du nom de Ben Laden, l’ancien chef d’Al-Qaida) ou Moussab (du nom d’Al-Zarkaoui, l’ancien chef d’Al-Qaida en Irak) aux nouveau-nés.

Camps d’entraînement
La majorité de la population refuse de travailler pour le gouvernement et considère les chiites comme hérétiques. « Les jeunes des tribus locales se sont convertis au salafisme dans les années 1990. Sous l’influence d’associations saoudiennes, les cheikhs et imams se forment depuis en Arabie saoudite. Ils sont donc presque tous wahhabites », explique M. Al-Hachémi.

Dans les années 2000, Al-Qaida en Irak y avait établi ses camps d’entraînements militaires et des centres islamiques. Aujourd’hui, la région abrite les centres de commandement de l’EI, et de nombreux stocks d’armes et de munitions. Des maisons d’hôte ont été établies pour recevoir les combattants étrangers. La province accueille surtout, selon l’expert, les centres de commandement des bataillons spéciaux, placés sous les ordres directs d’Al-Baghdadi.

Ces cinq bataillons, composés respectivement de 350 à 500 hommes, sont divisés par nationalité et spécialité. L’unité combattante des Libyens est considérée comme la plus loyale. L’unité regroupant des ressortissants du Golfe et du Maghreb s’occupe de la protection des commandants. Les Européens de l’est et les Asiatiques assurent principalement la collecte du butin de guerre, des impôts et le transport des armes. Des Syriens sont chargés de la protection du fief de Rakka, en Syrie. La brigade de libération de Mossoul, composée à 80 % d’Irakiens, est le fer de lance de l’organisation. Elle combat aujourd’hui dans la province d’Hassaké, en Syrie.

Depuis le début des frappes de la coalition en août 2014, 19 des 43 grands chefs de l’EI ont été tués.
Depuis le début des frappes de la coalition en Irak puis en Syrie, en août 2014, 19 des 43 grands chefs de l’EI ont été tués, selon M. Al-Hachémi, qui poursuit : « Ils sont remplacés mais Daech ne dispose pas d’un important vivier de chefs historiques, avec une histoire djihadiste comparable aux chefs d’Al-Qaida. » L’EI regroupe aujourd’hui 100 à 125 000 combattants en Syrie et en Irak, dont 13 à 15 000 étrangers. « Jusqu’à février 2015, entre cinq et dix nouvelles recrues étrangères rejoignaient chaque jour le mouvement », indique-t-il. Les djihadistes français seraient au nombre de 800, principalement basés en Syrie et occupés à des tâches administratives, financières, médiatiques et au recrutement.

---------------------------------------------------

5-Les Occidentaux auraient refusé un plan russe visant à écarter Bachar el-Assad
15/09/2015

L'ambassadeur russe à l'ONU, Vitali Tchourkine, aurait proposé ce plan de paix à l'ex-président finlandais, Martti Ahtisaari, lors de négociations au sein du Conseil de sécurité en 2012.

Martti Ahtisaari était à New York pour le compte de l''ONG The Elders, un groupe de personnalités indépendantes qui agit pour la paix, la justice et les droits de l'homme dans le monde.
Martti Ahtisaari était à New York pour le compte de l''ONG The Elders, un groupe de personnalités indépendantes qui agit pour la paix, la justice et les droits de l'homme dans le monde

Lire aussi :
Syrie : cette décision dont les Occidentaux se mordent les doigts

La proposition aurait été formulée il y a trois ans. Depuis, plusieurs dizaines de milliers de personnes sont décédées. Plus de quatre millions ont quitté le pays, provoquant la plus grave crise migratoire depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. «Cela reste une occasion perdue», commente aujourd'hui Martti Ahtisaari dans le quotidien britannique The Guardian. À l'époque, l'ex-président finlandais et ancien médiateur de l'ONU pour le Kosovo s'était vu proposer un plan de paix par Vitali Tchourkine, l'ambassadeur russe auprès des Nations unies. Celui-ci prévoyait entre autres de pousser Bachar el-Assad à quitter le pouvoir à l'issue de négociations de paix avec l'opposition syrienne. À croire Martti Ahtisaari, la proposition a finalement été rejetée par les émissaires occidentaux car ces derniers croyaient proche la fin du régime.

Le 22 février 2012, celui qui a été désigné prix Nobel de la paix quatre ans plus tôt se rend au siège des Nations unies. Il est chargé de représenter l'ONG The Elders, un groupe de personnalités indépendantes qui agit pour la paix, la justice et les droits de l'homme dans le monde. Sur place, le Finlandais explique s'être entretenu avec les représentants des cinq membres permanents du Conseil de Sécurité. «La plus étrange fut la rencontre avec Vitali Tchourkine car je le connais, confie Martti Ahtisaari. Nous ne sommes pas nécessairement d'accord sur bien des sujets mais nous pouvons parler honnêtement.» Au cours de la discussion, celui-ci formule une solution en trois points pour régler la crise syrienne: d'abord, ne pas armer les rebelles ; organiser dès à présent des pourparlers entre le régime et l'opposition ; permettre à Bachar el-Assad de se retirer élégamment à l'issue de ces négociations.

«Rien ne s'est passé parce qu'ils pensaient tous, comme beaucoup d'autres, qu'Assad allait être renversé en quelques semaines.»
L'ex-président finlandais, Martti Ahtisaari. 

Martti Ahtisaari explique avoir relayé les propos de l'ambassadeur russe à ses homologues occidentaux. En vain. «Rien ne s'est passé parce qu'ils pensaient tous, comme beaucoup d'autres, qu'Assad allait être renversé en quelques semaines. Ils ont donc jugé qu'il n'y avait pas besoin de faire quoi que ce soit», juge le prix Nobel. Vitali Tchourkine n'a pas souhaité commenter auprès du quotidien britannique une discussion qui serait resté de l'ordre privé. Mais, selon son interlocuteur, il fait très peu de doutes que la proposition venait directement du Kremlin. Les ambassadeurs occidentaux n'ont pas voulu répondre publiquement aux questions sur le sujet. Plusieurs rappellent qu'à l'époque Bachar el-Assad avait déjà commis plusieurs massacres dans son pays. Peu de temps après, la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton le qualifiera de criminel de guerre.

---------------------------------------------------

6-Jean Bonnevey : « Daech : Une fois de plus, Poutine a raison »
6 Août 2015

Moscou cohérent face aux ambiguïtés américano- turques. Daech est surtout fort des incohérences et contradictions de ses ennemis. Cette vérité ne doit jamais être oubliée. Si tous les pays, qui affirment que la lutte contre l’émirat islamique est leur priorité, mettaient leurs actes militaires en conformité avec leurs paroles, Daech serait éliminé. L’entité islamique ne peut résister à une vraie guerre au sol. C’est ce qu’a constaté le président Poutine qui fait la seule proposition qui tienne vraiment la route.

http://ekladata.com/2x6Rq1i6EpHhRkB_WGO6WF99h6M.jpg

Il propose une vraie coalition au sol avec les armées de l’Irak et de la Syrie et une participation des autres pays de la région ce qui inclus bien sur l’Iran et sans doute la Jordanie. Moscou demande un mandat de l’Onu pour mettre cette coalition dans un cadre international. C’est bien la communauté internationale qui est concernée.

C’est bien entendu ce qu’il faut faire . Exactement le contraire de ce que fait Obama qui protège « ses rebelles », se trompant complètement de guerre et de priorité. Quant à la Turquie, elle frappe maintenant tardivement Daech mais en profite surtout pour taper plus fort sur les kurdes du PKK affaiblissant de fait ceux qui luttent contre les djihadistes.

La coalition actuelle ne marche pas. Elle ne peut pas marcher.
L’Arabie saoudite ne s’occupe que de sa guerre contre les chiites du Yémen. En fait, Riyad préfère Daech à l’Iran et les Usa Daech à Assad. Quant aux turcs, ils craignent plus un état Kurde que le califat.

Notre diplomatie et la diplomatie européenne font semblant de ne rien voir et restent engagées dans une action sans efficacité réelle. Il faut revenir à la réalité. Sans les USA, l’Arabie et la Turquie, Daech n’existerait pas. La voilà la repentance a faire et qui ne viendra pas. Ils répugnent de plus à éliminer une créature qui continue malgré tout à les servir contre d’autres adversaires réels ou fantasmés.

Poutine fait une fois de plus la bonne analyse géopolitique et militaire en opposant un monde réel à un monde artificiel et en rendant aux états leurs responsabilités et leurs rôles souverains.

---------------------------------------------------

7-Ce que Poutine trame en Syrie
15/09/2015

La Russie a sensiblement augmenté sa présence militaire sur le littoral syrien pour sauver Bachar el-Assad, et protéger ses propres intérêts.

Pour l'heure, Vladimir Poutine exclut toute intervention militaire directe en Syrie.
 

Lire aussi :
La Russie renforce ses effectifs en Syrie
Syrie : les États-Unis veulent éviter que la Russie intervienne davantage
Des militaires russes engagés en Syrie aux côtés de Bachar el-Assad?
Des forces russes en Syrie compliquerait la donne (Fabius)

Un engagement militaire russe se précise en Syrie, contredisant les démentis répétés du Kremlin. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), ONG disposant du plus vaste réseau de sources sur le terrain syrien, plusieurs centaines de conseillers militaires et de techniciens russes sont présents depuis le début du mois de septembre dans la province de Lattaquié (ouest du pays), fief du régime de Bachar el-Assad. Leur mission : la construction d'une longue piste près de l'aéroport militaire de Hmaymime afin d'y accueillir de gros porteurs, mais aussi l'élargissement de l'aéroport de Hamidiyé, situé dans la région de Tartous, autre bastion du régime syrien.

De troublantes informations qui viennent corroborer les dires de plusieurs responsables américains, qui alertaient dès la semaine dernière sur la possible construction d'une "base aérienne avancée" de la Russie à Lattaquié. Ces officiels indiquaient en effet à l'Agence France-Presse (AFP) avoir repéré aux abords de l'aéroport international Bassel el-Assad de Lattaquié une dizaine de véhicules blindés de transport de troupes, plusieurs dizaines de soldats russes, ainsi que des bâtiments préfabriqués. Ce lundi, Washington persiste et signe en affirmant avoir découvert sept chars russes T-90 censés protéger la "base aérienne avancée" située à Lattaquié. Selon un responsable américain cité par l'AFP, les troupes russes se comptent désormais "en centaines", et la capacité d'accueil des préfabriqués est estimée à "1 500 personnes".

Tergiversations rhétoriques 
Si le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a catégoriquement rejeté toute livraison militaire "supplémentaire" à son allié syrien, il a finalement admis que certains avions russes atterrissant en Syrie transportaient, en plus de l'aide humanitaire, "des équipements militaires", mais "conformément aux contrats existant" avec Damas. Quant aux soldats russes, dont la présence en Syrie a été trahie par des selfies postés sur les réseaux sociaux, le ministre russe des Affaires étrangères a précisé qu'il s'agissait, malgré leur jeune âge apparent, "d'experts militaires qui aident l'armée syrienne" au maniement des armes russes.

Officiellement, la Russie n'est présente en Syrie qu'à travers ses installations logistiques militaires dans le port de Tartous (Ouest), où elle possède un point de ravitaillement technique permettant à ses navires de s'amarrer, et qui ne compterait plus aujourd'hui qu'une demi-douzaine de marins. "La Russie est militairement présente en Syrie depuis plus de quarante ans", rappelle Arnaud Dubien, directeur de l'Observatoire franco-russe. "Elle y possède depuis 1971 plusieurs dizaines, si ce n'est des centaines, de conseillers militaires pour réaliser des missions de formation et de renseignement." Moscou disposerait notamment d'une station d'écoutes performante à Lattaquié, et opère, par le biais de ses instructeurs, le puissant système de défense antimissile qu'elle a vendu à Damas.

Accès stratégique à la Méditerranée 
"Ce qui prime pour la Russie en Syrie n'est pas l'intérêt économique, mais l'accès à la mer Méditerranée. Et le soutien à Bachar el-Assad s'inscrit dans cette stratégie", souligne le géographe Fabrice Balanche, directeur du Groupe de recherches et d'études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient. Or, cette présence russe est aujourd'hui menacée par les avancées de la rébellion syrienne en direction du littoral. Depuis le mois de mars, l'armée de Bachar el-Assad multiplie les revers face à l'Armée de la conquête, une coalition de brigades rebelles d'inspiration islamiste radicale. Née de la décision de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Turquie d'unifier leurs efforts contre le président syrien, cette alliance dominée par le Front al-Nosra, branche syrienne d'Al-Qaïda, contrôle désormais la totalité de la province d'Idleb (Ouest). Et demeure aujourd'hui en position idéale pour lancer l'assaut contre la province de Lattaquié, berceau des el-Assad.

"La moitié de la population de Lattaquié étant sunnite, il s'agit pour la rébellion (sunnite) de l'axe le plus facile pour accéder à la mer Méditerranée", rappelle le géographe Fabrice Balanche. "Or, le corridor de Lattaquié est hautement stratégique pour la Russie, qui se doit d'envoyer des hommes pour protéger cette zone, lieu de sa présence actuelle ainsi que de son expansion future." Fin juillet, Bachar el-Assad lançait un véritable appel au secours, implicitement destiné à ses parrains iranien et russe, en concédant manquer cruellement de ressources dans son armée face à la rébellion.

Moscou contre la rébellion
Un appel qui semble avoir été entendu. "On assiste depuis plusieurs mois à des vols continus de cargos russes à destination de Damas et de Lattaquié, avec à bord des roquettes et des conseillers russes pour l'armée syrienne", indique Rami Abdul Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme. Au-delà de l'intérêt stratégique que revêt le littoral pour la Russie, "Poutine ne souhaite fondamentalement pas que le régime de Bachar el-Assad s'effondre", analyse Arnaud Dubien, de l'Observatoire franco-russe. "Ce serait désastreux pour son image, pour la crédibilité de la Russie en tant que pays protecteur dans la région, sans oublier le risque de voir la contagion islamiste gagner le Caucase", rappelle ce spécialiste de la Russie.

Outre ses avions cargos, Moscou a récemment envoyé vers la Syrie au moins trois navires en provenance du port russe de Novorossiisk, sur la mer Noire. Photographiés lors de leur traversée du détroit du Bosphore, ils transportaient des véhicules militaires camouflés. Assiste-t-on dès lors aux prémices d'une opération russe d'ampleur ? Pas encore, si l'on en croit Vladimir Poutine, qui a exclu toute intervention militaire directe en Syrie, ce que confirme le directeur de l'OSDH Rami Abdul Rahmane : "Les Russes ne combattent pas pour l'instant en Syrie." D'autant que les quelques centaines de "conseillers" russes présents actuellement dans le pays ne semblent pas en mesure de changer l'équilibre des forces sur le terrain.

En revanche, le Kremlin a précisé que la Russie allait continuer de "fournir l'aide nécessaire" au régime syrien dans sa lutte contre le terrorisme. Et par "terrorisme", Moscou entend aussi bien l'organisation État islamique (EI) que la rébellion islamiste qui menace directement le régime syrien dans son fief de Lattaquié. "La mission des soldats russes ne devrait pas être offensive mais défensive, à savoir empêcher les rebelles du Front al-Nosra d'atteindre Lattaquié", estime le spécialiste Fabrice Balanche. "Daesh (acronyme arabe de l'EI, NDLR), situé beaucoup plus à l'est, est bien plus loin." 

Or, à la différence des djihadistes de l'EI, combattus par une vaste coalition internationale dont ne fait pas partie la Russie, l'Armée de la conquête, soutenue par l'Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie, bénéficie jusqu'à présent d'une relative liberté d'action de la part des États-Unis.

---------------------------------------------------

8-Expansion militaire de la Russie en Syrie: Les dés sont jetés
06 septembre 2015

Nonobstant hésitations et dénégations, la Russie s’embarque bel et bien dans une ambitieuse expansion de sa présence syrienne, qui peut bouleverser les règles du jeu dans le pays en lambeaux. La base navale russe de Tartous, petite, obsolète, servant aux réparations, va être agrandie, tandis que Jablleh, près de Latakia (jadis Laodicée) va devenir la base aérienne russe et une base navale à plein régime en Méditerranée orientale, au-delà des minces détroits du Bosphore. Les multitudes djihadistes qui assiègent Damas vont pouvoir être contraintes à l’obéissance et à la soumission, et le gouvernement du président Assad connaîtra la délivrance, hors de danger. La guerre contre Daesch (ISIS) fournira la couverture pour cette opération. Voici le premier rapport sur ces événements décisifs, sur la base de sources confidentielles russes à Moscou, des sources habituellement fiables.

http://static.skynetblogs.be/media/122735/2575322390.jpg

La carte ci-dessous donne quelque idée de l’impressionnant affrontement naval en puissance en aout 2013 : http://lucien-pons.over-blog.com/tag/la%20russie/

Le journaliste d’investigation, dissident et bien informé Thierry Meyssan[1] a signalé l’arrivée de nombreux conseillers  russes. Les  Russes ont commencé à partager leurs images par satellite en temps réel avec leurs alliés syriens, ajoutait-il. Un site d’information israélien a ajouté : « la Russie a commencé son intervention militaire en Syrie », et a prédit que « dans les semaines qui viennent des milliers militaires russes se préparent à atterrir en Syrie »[2]. Les Russes ont promptement démenti.

Le président Bachar Al Assad y a fait allusion[3] il y a quelques jours en exprimant sa pleine confiance dans le soutien russe à Damas. Six premiers jets de combat MIG-31 ont atterri à Damas il y a deux semaines, selon le journal officiel RG[4], et Michael Weiss dans le Daily Beast d’extrême-droite [5]a offert une description saisissante de la pénétration russe en Syrie. Le journal Al-Quds al-Arabi mentionne Jableh comme le lieu de la deuxième base.

Nous pouvons maintenant confirmer que, pour autant que nous puissions le savoir, malgré les dénégations (souvenons-nous de la Crimée), la Russie a fait son choix et pris la décision très importante d’entrer en guerre en Syrie. Cette décision peut encore sauver la Syrie de l’effondrement total et par ricochet éviter à l’Europe d’être noyée sous les vagues de réfugiés. L’armée de l’air russe va combattre Daesch ouvertement, mais va probablement aussi bombarder (comme  David Weiss en fait le pari) les alliés des USA de l’opposition al-Nosra (autrefois appelée al-Quaeda) et d’autres extrémistes islamiques pour la simple et bonne raison qu’il n’y a pas moyen de les distinguer de Daesch.

Le ministre russe des Affaires étrangères Serguéï Lavrov a proposé d’organiser une nouvelle coalition contre Daesch incluant l’armée d’Assad, les Saoudiens et certaines forces d’opposition. L’émissaire US en Russie ont dit qu’il n’y avait aucune chance que les Saoudiens ou d’autres Etats du Golfe acceptent d’unir leurs forces avec Assad. La Russie continue à projeter de bâtir cette coalition, mais, vu le rejet américain, apparemment le président 

Poutine a décidé de passer à l’action.
La Russie est très ennuyée par les victoires de Daesch, parce que cette force combat et chasse les chrétiens de Syrie, alors que la Russie se considère comme le protecteur traditionnel de ceux-ci. La Russie redoute aussi que Daesch mette en place des opérations dans les régions musulmanes de Russie, dans le Caucase et sur la Volga. Et la coalition anti-Daesch dirigée par les US n’a pas fait le travail.

US et Turquie combattent ostensiblement Daesch, mais obéissent à leurs propres intérêts, bien différents de ceux des Syriens, des Européens et des Russes. La Turquie combat les Kurdes qui sont des opposants résolus à Daesch. Les US utilisent la guerre contre Daesch comme écran de fumée pour combattre le gouvernement légitime de Bachar al Assad, qui a été récemment ré-élu par une large majorité de Syriens. Daesch ne souffre pas beaucoup des raids US, face à l’armée syrienne. Et surtout, les US ont envoyé des centaines de terroristes entraînés en Syrie après leur avoir fourni une mise à niveau militaire en Jordanie et ailleurs. Récemment, David Petraeus a appele à armer al Nostra afin qu’ils combattent Daesch. Cette idée simplette a bien fait rire [6] mais n’est nullement hors jeu.

Les US et ses alliés ont ravagé la Syrie. Les US sont loin et peuvent  se délecter du spectacle. L’Europe est perdante, déjà éliminée du fait de l’inondation de réfugiés. La Turquie est perdante, directement, puisqu’elle y gagne les réfugiés, mais aussi le terrorisme et le déclin rapide de la popularité pour le président Erdogan, la chute du niveau de vie, et tout cela à cause de ses choix politiques erronés en Syrie.

La Russie vient donc de se charger de la tâche difficile de sauver la situation. Si Erdogan, Obama, Kerry et les Saoudiens avaient pensé que Poutine lâcherait Assad, maintenant ils connaissent un dur réveil. La position russe est assez nuancée. La Russie n’ira pas se battre pour Assad, comme elle ne s’est pas battue pour le président ukrainien Yanoukovitch. La Russie pense que c’est aux Syriens de décider qui doit être leur président. Assad ou quelqu’un d’autre, c’est une affaire interne. D’un autre côté, Obama et ses alliés se battent effectivement contre Assad. Il avait « perdu sa légitimité », disent-ils. Ils ont un problème avec Assad, ils l’admettent. La Russie n’a pas de problème avec Assad. Dans la mesure où il est populaire chez lui, qu’il gouverne donc, disent les Russes. Si certains membres de l’opposition veulent le rejoindre, tant mieux.

La Russie n’essaie pas de combattre l’opposition armée en soi, tant que cette opposition est prête à entrer en négociation de paix et ne demande pas l’impossible (la tête d’Assad). Dans la vie réelle, personne ne peut distinguer entre groupes légitimes et illégitimes, et Daesch. Tous vont sans doute souffrir quand les Russes vont commencer à faire leur travail sérieusement. Ils devraient négocier avec le gouvernement et parvenir à un accord. L’alternative (la destruction de la Syrie, des millions de réfugiés, le déracinement du christianisme au Proche Orient, les attaques djihadistes sur la Russie) est trop horrible à regarder en face.

La guerre en Syrie est dangereuse pour la Russie : c’est pourquoi Poutine a freiné avant de s’engager, depuis 2011. L’adversaire est bien armé, et a quelque soutien sur le terain, sans compter la richesse des Etats du Golfe et des combattants fanatiques qui ont bien envie de déclencher une vague d’attaques terroristes en Russie. La position US est ambigüe : Obama et son équipe ne réagissent pas, sur l’engagement croissant de la Russie. Thierry Meyssan pense qu’Obama et Poutine sont parvenus à un accord sur la nécessité d’en finir avec Daesch. A son avis, certains officiers et généraux américains (Petraeus, Allen) aimeraient saper cette entente, ainsi que les républicains et les néoconservateurs.

Certains officiers russes s’inquiètent. Peut-être qu’Obama reste muet afin de laisser Poutine s’embarquer dans la guerre de Syrie. Souvenons-nous que les US avaient incité Saddam Hussein à envahir le Koweit. Les avions russes et américains au-dessus de la Syrie pourraient avoir à s’affronter. 

D’autres disent : la Russie n’aurait-elle pas dû s’engager en Ukraine, plutôt qu’en Syrie ? Mais la décision que Poutine semble bien avoir prise fait sens.
Une guerre loin de chez soi comporte des défis logistiques, comme les US en ont fait l’expérience au Viet Nam et en Afghanistan, mais il y a beaucoup moins de danger que la guerre déborde en Russie proprement dite. Sur un théâtre de guerre distant, l’armée de terre, la flotte et l’armée de l’air russes pourront montrer leur détermination.

S’ils gagnent, la Syrie retrouvera la paix, les réfugiés rentreront chez eux, et la Russie restera implantée à jamais en Méditerranée orientale. La victoire russe calmera les va-t-en-guerre de Washington, de Kiev, de Bruxelles. Cependant, s’ils perdent l’Otan pensera que la Russie est mûre pour la moisson et tentera de porter la guerre dans son flanc.

Nous pouvons comparer la situation avec les campagnes militaires des années 1930. Les Russes, sous les ordres du brillant maréchal Joukov, avait écrasé les Japonais à Khalkyn Gol en 1939, et les Japonais ont signé un pacte de neutralité avec les Russes, puis se sont abstenus d’attaquer la Russie pendant la guerre entre Allemands et Soviétiques. Mais l’Armée rouge s’est mal débrouillée face au maréchal Mannerheim en Finlande en 1940, et cela a encouragé Hitler entrer en guerre.

Cette fois-ci, la Russie va agir dans le cadre de la loi internationale, à la différence de Saddam Hussein dans son aventure koweitienne, Turquie et US bombardent et mitraillent la Syrie à volonté, sans le moindre égard pour le gouvernement légitime. Il y a un traité d’assistance mutuelle entre la Russie et la Syrie. Le gouvernement syrien a offert aux Russes ses ports, aéroports et commodités pour la défense.

Les églises chrétiennes du Proche Orient applaudissent la Russie et demandent son assistance face au carnage djihadiste. L’ancienne église orthodoxe d’Antioche et celle de Jérusalem sont de tout cœur avec la Russie. L’archevêque Théodose Atallah Hanna, patriarche palestinien du plus haut rang et politiquement actif, a formulé son espoir que les Russes apportent la paix en Syrie et que les réfugiés puissent rentrer chez eux.

Pour les Européens, c’est l’occasion d’en finir avec leur soutien aveugle à la politique US, et de ramener des millions de réfugiés chez eux, loin des gares et campements européens. Si cela marche, l’initiative de Poutine en Syrie sera l’une de ses plus grandes réussites. Il ne dévoile rien de son jeu, et ce rapport est le premier qui provienne de son entourage.

---------------------------------------------------

9-Dae'ch : l'appel de 50 parlementaires Républicains à François Hollande
Vendredi 11 Septembre 2015

A l'initiative de Christian Estrosi, cinquante parlementaires Républicains demandent à François Hollande de « faire de l'Europe un rempart contre les jihadistes». Pour eux, « Face à un terrorisme d'un genre nouveau, qui lève l'impôt, vend du pétrole, déploie des activités bancaires, nous devons livrer une guerre totale ».

http://www.valeursactuelles.com/sites/default/files/styles/va-article/public/combattants_etat_islamique_afp.jpg?itok=bLG_pxzc
Face à la montée de Dae'ch, des parlementaires interrogent François Hollande : « Qu’attendez-vous pour dévoiler votre stratégie afin de gagner cette troisième guerre mondiale ? »

Monsieur le Président, 17 morts à Paris début janvier, un blessé à Nice en février, 24 morts au musée du Bardo en mars, un mort à Saint-Quentin-Fallavier et 38 morts à Sousse en juin, 32 morts à Suruç en juillet… Et il y a peu, des blessés et un massacre évité de justesse dans le Thalys Amsterdam-Paris ! Qu’attendez-vous pour dévoiler votre stratégie afin de gagner cette troisième guerre mondiale ?

Aujourd’hui, devant les Français, face à l’histoire, votre responsabilité est immense, à la hauteur de vos moyens d’agir. En janvier dernier, nous étions des millions à affirmer notre attachement viscéral à la liberté. Par ce sursaut républicain, nous avons également placé en vous l’espoir d’une riposte digne des enjeux. Or, quelle a été la réponse de votre gouvernement ? Vous avez fait voter une loi au Parlement pour renforcer les moyens de nos services de renseignements. Mais cette loi que nous avons soutenue n’en demeure pas moins une bien faible réponse à l’aune de la détermination de nos ennemis.

Monsieur le Président, vous avez rendu hommage à l’immense courage de nos forces de sécurité, vous dites avoir entendu le message des Français, pourtant vous n’apportez qu’une réponse en demi-teinte qui ne les rassure pas face à leur angoisse.

Chaque année, la nation consacre près de 35 milliards d’euros à sa défense. Pouvez-vous nous garantir que la totalité de ces moyens est mobilisée pour remporter cette guerre qui nous est menée ? Votre manque d’audace, votre absence d’initiative, alors que la voix de la France est si attendue sur ces questions, n’ont pas permis à la communauté internationale de se dresser pour mettre un coup d’arrêt définitif à la terreur que fait régner Dae’ch en Irak et en Syrie. Face à un terrorisme d’un genre nouveau, qui lève l’impôt, fait commerce du pétrole, déploie des activités bancaires, nous devons livrer une guerre totale, nouvelle dans son approche et innovante dans ses méthodes. Nous en avons les moyens.

La gangrène de cette secte meurtrière et expansionniste se répand en France, en Europe et dans le monde. En France, pour combattre ces ennemis de l’intérieur, il faut sans attendre unifier les fichiers de tous les services de police et de renseignements pour traquer ceux qui nous attaquent. Il faut également introduire dans notre droit un délit de consultation des sites djihadistes et mettre en place une veille pour les neutraliser.

Monsieur le Président, il faut revenir sur votre refus de déchoir de leur nationalité française les binationaux qui sont partis prendre les armes en Syrie. Quant à ceux qui n’ont que la nationalité française, ils doivent prendre le chemin de l’isolement le plus total dans des prisons spécialisées. Enfin, il faut revoir l’application des peines. Dans les affaires de terrorisme, aucune remise de peine, libération conditionnelle ou encore mesure de semi-liberté ne doit être possible. Évidemment, plus aucune aide sociale ne doit être versée aux individus condamnés dans ces affaires. Comment comprendre que la République finance, au nom de la solidarité, ceux qui cherchent à l’atteindre au coeur ?

Vous qui voulez relancer la construction européenne, qu’attendez-vous pour réformer Schengen ? Faites de l’Europe un rempart contre les djihadistes, élargissez les prérogatives de l’agence Frontex en la dotant d’une vraie police des frontières. Que sont ses quelques millions d’euros de fonctionnement face aux milliards de Dae’ch ? Les pays membres de Schengen doivent également pouvoir échanger leurs fichiers. Sur le plan international, faites comprendre à nos alliés que c’est l’avenir de toutes les civilisations qui se joue en ce moment. Nous ne pouvons plus continuer à nous effrayer des actes de Dae’ch uniquement lorsqu’il frappe sur notre territoire ou qu’il surenchérit dans l’ignominie. Chaque jour, à quelques heures de Paris, ces fanatiques tuent des enfants, mutilent des femmes et égorgent des innocents au seul prétexte qu’ils sont chrétiens, juifs ou non sunnites. Il faut alors traiter le mal à la racine. 

Nous devons mener avec plus de vigueur notre action militaire internationale. Il faut concentrer au coeur du prétendu État islamique notre effort de guerre. C’est la mère des batailles que nous devons livrer avec l’appui unanime de nos quatre partenaires membres permanents au Conseil de sécurité de l’Onu. Prenez l’initiative d’une large alliance qui s’appuie sur tous et notamment la Chine et la Russie qui sont des pays amis. La Russie que vous avez trop longtemps stigmatisée. Pendant la guerre, les États-Unis ont-ils hésité à s’allier à celle-ci pour sauver le monde ? Qu’irez-vous dire à nos enfants et à nos petits-enfants quand Dae’ch aura envahi de nouveaux territoires ? que vous n’avez rien fait car Vladimir Poutine ne vous convenait pas ? Quand nous parlons d’alliance large, nous n’oublions pas les pays du Moyen-Orient eux aussi frappés en leur sein. 

Certains d’entre nous ont récemment rencontré le président de la République de Tunisie. Ils ont partagé leurs inquiétudes communes sur le sujet et fait le diagnostic suivant : les barbares et les civilisations ne peuvent coexister plus longtemps. L’Égypte, l’Arabie Saoudite ainsi que les pays de l’Afrique subsaharienne doivent être associés à notre riposte. Combien de morts vous faut-il encore, monsieur le Président, pour faire entendre la voix de la France ? Monsieur le Président, nous aussi nous avons une certaine idée de la France, celle où l’audace des actes supplante l’audace des mots. Si vous voulez vous montrer digne de sa vocation millénaire, influez sur le cours de l’histoire. Nous vous prions d’agréer, monsieur le Président, l’expression de notre très haute considération.

Par Christian Estrosi et,
Julien Aubert, député du Vaucluse (LR) ; Jean Bizet, sénateur de la Manche (LR) ; Jean-Claude Bouchet, député du Vaucluse (LR) ; Pierre Charon, sénateur de Paris (LR) ; Dino Cinieri, député de la Loire (LR) ; Jean-Pierre Decool, député du Nord (LR) ; Jean-Pierre Door, député du Loiret (LR) ; Dominique Estrosi Sassone, sénatrice des Alpes- Maritimes (LR) ; Georges Fenech, député du Rhône (LR) ; Marie-Louise Fort, députée de l’Yonne (LR) ; Yves Foulon, député de la Gironde (LR) ; Jean-Paul Fournier, sénateur du Gard (LR) ; Marc Francina, député de Haute-Savoie (LR) ; Yves Fromion, député du Cher (LR) ; Sauveur Gandolfi-Scheit, député de la Haute-Corse (LR) ; Guy Geoffroy, député de Seine-et-Marne (LR) ; Bernard Gérard, député du Nord (LR) ; Colette Giudicelli, sénatrice des Alpes-Maritimes (LR) ; Françoise Grossetête, députée européenne ; Jean-Claude Guibal, député des Alpes-Maritimes (LR) ; Michel Herbillon, député du Val-de-Marne (LR) ; Christiane Hummel, sénatrice du Var (LR) ; Denis Jacquat, député de la Moselle (LR) ; Philippe Juvin, maire de La Garenne-Colombes (LR) et député européen ; Robert Laufoaulu, sénateur de Wallis-et-Futuna (rattaché au groupe LR) ; Alain Leboeuf, député de la Vendée (LR) ; Constance Le Grip, députée européenne ; Jean-Pierre Leleux, sénateur des Alpes-Maritimes (rattaché au groupe LR) ; Jean Leonetti, député des Alpes-Maritimes (LR) ; Véronique Louwagie, députée de l’Orne (LR) ; Franck Marlin, député de l’Essonne (LR) ; Alain Milon, sénateur du Vaucluse (LR) ; Alain Moyne-Bressand, député de l’Isère (LR) ; Renaud Muselier, député européen ; Louis Nègre, sénateur des Alpes-Maritimes (LR) ; Patrick Ollier, député des Hauts-de-Seine (LR) ; Frédéric Reiss, député du Bas-Rhin (LR) ; Bernard Reynès, député des Bouches-du-Rhône (LR) ; Rudy Salles, député des Alpes-Maritimes (UDI) ; Anne Sander, députée européenne ; André Schneider, député du Bas-Rhin (LR) ; Éric Straumann, député du Haut-Rhin (LR) ; Michèle Tabarot, députée des Alpes-Maritimes (LR) ; Guy Teissier, député des Bouches-du-Rhône (LR) ; Dominique Tian, député des Bouches-du-Rhône (LR) ; Catherine Troendlé, sénatrice du Haut-Rhin (LR) ; Alain Vasselle, sénateur de l’Oise (LR) ; Philippe Vitel, député du Var (LR).

---------------------------------------------------

10-Islamistes. L’EI se sert de la photo d’Aylan Kurdi à des fins de propagande 
Publié le 10/09/2015

Il y a une semaine, la police turque retrouvait le corps du petit Aylan, mort noyé avec plusieurs autres réfugiés, alors qu’il tentait de rejoindre la Grèce.

http://www.courrierinternational.com/sites/ci_master/files/assets/images/boligan_ok.jpg

La mort d’Aylan Kurdi est devenue un argument de propagande pour l’organisation Etat islamique (EI). La photo tristement célèbre du corps de ce petit garçon syrien échoué sur une plage de Turquie figure dans le dernier numéro de la revue Dabiq, qui diffuse en anglais la propagande de l’EI, rapporte le site Internet du Spiegel.

L’article qui l’accompagne, titré “Les dangers d’abandonner le califat”, met en garde les candidats à l’exil contre un sort funeste s’ils venaient à quitter la région contrôlée par l’EI, en Irak et en Syrie.

La famille d’Aylan Kurdi faisait partie de ceux-là : kurdes, ils souhaitaient rejoindre le Canada, où habite la sœur du père de famille, seul survivant de la tragédie qui s’est jouée en Méditerranée. Ils étaient originaires de Kobané, cette ville syrienne frontalière de la Turquie ravagée par les combats.

L’exil décrit comme un péché majeur
Le message de l’EI : ceux qui nous fuient doivent s’attendre à un tel destin”, explique le Spiegel, qui ajoute que les Syriens retrouvés morts asphyxiés dans un camion en Autriche sont également évoqués dans l’article.
 
L’utilisation de cette image “suggère que les réfugiés qui cherchent à fuir la brutalité de la guerre civile en Syrie méritent leur sort”, avance de son côté The Guardian. En tentant de rejoindre l’Europe, les réfugiés commettraient ainsi un péché majeur en mettant en péril “la vie et l’âme” de leurs enfants. L’EI prévient que ceux qui parviennent à s’installer en Occident sont ensuite “sous la menace constante de la fornication, de la sodomie, des drogues et de l’alcool”.

Le quotidien britannique précise que le magazine de propagande de l’EI publie aussi des photos de la destruction du temple de Baal, sur le site antique de Palmyre, ainsi que de deux otages étrangers qu’il affirme détenir, un Norvégien de 48 ans, Ole Johan Grimsgaard-Ofstad, et un Chinois de 50 ans, Fan Jinghui. Ces derniers sont montrés portant le costume jaune des prisonniers, avec une offre de rançon “à durée limitée”.

---------------------------------------------------

11-Etats-Unis : la ville de Sacramento organise une parade pour les "héros" du Thalys
11/09/2015 

A Sacramento (Etats-Unis), vendredi 11 septembre, Des centaines de personnes ont rendu hommage aux trois jeunes Américains qui ont neutralisé Ayoub El Khazzani à bord d'un Thalys, fin août.

Spencer Stone, Alek Skarlatos et Anthony Sadler lors d'une célébration en leur honneur, vendredi 11 septembre 2015 à Sacramento (Etats-Unis).
Spencer Stone, Alek Skarlatos et Anthony Sadler lors d'une célébration en leur honneur, vendredi 11 septembre 2015 à Sacramento (Etats-Unis)

Une "parade des héros" pour un retour en fanfare. A Sacramento (Etats-Unis), vendredi 11 septembre, des centaines de personnes ont rendu hommage aux trois jeunes Américains qui ont neutralisé Ayoub El Khazzani à bord d'un Thalys, fin août. La foule s'était rassemblée devant le Capitole de la capitale californienne, drapeaux étoilés en main. Un survol de l'US Air Force a même accompagné la célébration.

Les deux militaires ont été décorés
Anthony Sadler et ses amis d'enfance, les militaires Alek Skarlatos et Spencer Stone, ont tous trois prononcé quelques mots. Le pouce encore bandé après avoir été entaillé dans la lutte, ce dernier a indiqué que les trois amis reviendront en France, si la justice française a besoin d'eux au procès d'Ayoub El Khazzani. Déjà ovationné sur sa base militaire, une semaine auparavant, Spencer Stone s'est vu décerner la médaille de l'aviateur, plus haute distinction pour un membre de l'US Air Force. Quant à Alek Skarlatos, membre de la Garde nationale, il a reçu la médaille du soldat.

---------------------------------------------------

12-La «kill list» d’Al Qaïda 
11-09-2015

Alors que les Etats-Unis commémoreront vendredi les 14 ans du 11-Septembre, Al Qaïda vient de publier une liste de riches Américains à abattre, parmi lesquels Bill Gates, Warren Buffet, ou encore Michael Bloomberg.

La "kill list" d’Al Qaïda

Lire :
Ces Américains en guerre contre Daech

Al Qaïda nargue les Etats-Unis et menace. Dans son magazine de propagande «Inspire», le groupe terroriste Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa) appelle à tuer les riches Américains qui font l’économie du pays, tel que le fondateur de Microsoft Bill Gates, l’investisseur Warren Buffet, l’ex-maire de New York Michael Bloomberg, ou encore l’ex-président de la Réserve fédérale des Etats-Unis, Ben Bernanke. Sont également visés l’entrepreneur Larry Ellison, ou encore le magnat des casinos Sheldon Adelson. L’article est illustré par des images trafiquées de ces personnes ensanglantées. 

La nébuleuse islamiste va jusqu’à proposer un «deal» à ses cibles : si elles retirent leurs capitaux des Etats-Unis, pour les investir dans un autre pays, elles seront rayées de la liste. Le but de la manœuvre : stopper la «reprise de l'économie américaine»

Des incohérences
NBC News souligne que plusieurs noms ont été mal orthographiés, et d’autres incohérences. Ainsi, Jim Walton, l'un des héritiers de la fortune Wal-Mart, a été identifié dans la légende photo comme étant son défunt père, Sam Walton. En outre, la chaîne américaine se demande quels ont été les «critères de sélection», s’étonnant par exemple que Janet Yellen, qui a succédé à Bernake à la Fed, n’y figure pas.

Né de la fusion en 2009 des branches saoudienne et yéménite d'Al-Qaïda, Aqpa est aujourd'hui considéré comme la branche la plus active et la plus dangereuse de la nébuleuse, selon les autorités américaines. Le groupe a en effet revendiqué l'attentat manqué du 25 décembre 2009 à bord d'un vol Amsterdam-Detroit, mais aussi l'envoi de colis piégés aux États-Unis l’année suivante, ou encore de l'explosion d'un avion-cargo américain à Dubaï. 

Washington promet 10 millions de dollars pour toute information conduisant à la localisation du chef d'Aqpa, le Yéménite Nasser Al-Whaychi, qui a prêté allégeance en juillet 2011 à Ayman al-Zawahiri, le chef d'Al-Qaïda depuis la mort d'Oussama ben Laden, en mai 2011 au Pakistan. Le groupe terroriste essaye actuellement de profiter du chaos qui règne au Yémen pour reprendre du terrain.

---------------------------------------------------

13-Fabius accusé d'avoir aggravé la situation en Syrie
07.09.2015

Procès en appel. Des Syriens demandent dans un procès en appel réparation pour des violences subies en Syrie où la responsabilité du chef de la diplomatie française est, selon eux, engagée.

Le ministre des Affaires étrangères français, Laurent Fabius.
Le ministre des Affaires étrangères français, Laurent Fabius.

Lire aussi :
Fabius dément toute opposition de sa part à des frappes en Syrie
BHL - Syrie : Daesh et Bachar, nos deux ennemis

Les plaignants affirment que plusieurs déclarations publiques de Laurent Fabius ont contribué à aggraver la situation dans leur pays en encourageant notamment une faction rebelle au régime du président syrien Bachar el-Assad, le Front al-Nosra.

Le chef de la diplomatie avait ainsi estimé, en août 2012, que «Bachar el-Assad ne mériterait pas d'être sur terre». Dans des propos rapportés par Le Monde en décembre 2012, il aurait affirmé que «le Front al-Nosra fait du bon boulot», alors même que cette branche syrienne d'Al-Qaïda venait d'être classée parmi les organisations terroristes par les États-Unis.

Les plaignants poursuivent l'État français «pour des fautes personnelles commises par Laurent Fabius», dont la «provocation à commettre des crimes de masse», et demandent un euro symbolique, selon leur avocat Me Damien Viguier.

Le 19 décembre 2014, le tribunal administratif de Paris avait rejeté ces requêtes, estimant que les déclarations de M. Fabius étaient des actes de gouvernement relevant de la politique extérieure de la France et qu'il était incompétent pour en juger.

Hors contexte
Lundi, le rapporteur public a appelé la cour d'appel à confirmer cette décision, estimant que les déclarations du ministre des Affaires étrangères se rapportaient «exclusivement à la politique étrangère de la France» et «ne pouvaient être détachées» de ce contexte.

L'avocat des plaignants a de son côté affirmé que les déclarations du ministre avaient «attisé la guerre civile» et dénoncé à nouveau une «faute personnelle distincte de la politique du gouvernement» d'une gravité suffisante pour que l'État apporte réparation.

Actes de terrorisme
«Si on considère que les faits imputés à Laurent Fabius relèvent de la politique étrangère de la France, soit c'est que l'on suppose que de dire que le Front al-Nosra fait du bon boulot en Syrie n'a aucune incidence sur les événements, soit, si cela en a (...), cela signifie que l'État français se livre à des actes de terrorisme», a ajouté Me Viguier.

La cour administrative d'appel rendra son arrêt le 21 septembre.
Les plaignants avaient déjà porté plainte contre Laurent Fabius devant la Cour de justice de la République, habilitée à juger les infractions des membres du gouvernement pendant leurs fonctions, mais la procédure avait été classée janvier 2014.

---------------------------------------------------

14-Arabie-Iran : le champ de bataille yéménite
11/09/2015

Les Saoudiens ont monté une expédition militaire pour faire le ménage dans leur arrière-cour. Objectif : chasser, à n'importe quel prix, les chiites.

Les Saoudiens ont pris la tête d’une coalition sunnite de pays du Golfe et rassemblé des troupes pour reconquérir le Yémen.

« Pour les Saoudiens, le véritable ennemi n'est pas Israël, mais l'Iran », constate un très bon connaisseur du royaume wahhabite. Riyad est littéralement obsédé par le danger iranien. La signature de l'accord sur le nucléaire n'a fait qu'aggraver les choses et a semé les germes du doute sur la fiabilité du grand allié américain. Le roi Salmane a donc estimé qu'il n'était pas possible de laisser les Iraniens manœuvrer à leur guise dans le Yémen voisin, arrière-cour et ventre mou du royaume.

Téhéran a, en effet, dépêché conseillers et combattants pour prêter main-forte aux rebelles houthistes chiites de rite zaydite qui ont conquis une bonne partie du pays, dont la capitale Sanaa. Une véritable provocation pour l'Arabie saoudite. Le roi Salmane, monté sur le trône en janvier dernier à la suite de la mort de son demi-frère Abdallah, joue aussi sa crédibilité de défenseur du monde sunnite dans cette affaire.

L'aide de Daesh et d'Al-Qaïda
Les Saoudiens ont donc pris la tête d'une coalition sunnite de pays du Golfe et rassemblé des troupes pour reconquérir le Yémen. Déjà Aden, au sud, a été reprise, ainsi que cinq provinces du pays. Reste le nord et Sanaa. Ce sera plus dur. La campagne ne s'annonce pas comme un chemin de roses. Aussi n'est-on pas très regardant sur le pedigree de certains alliés objectifs : Daesh ou Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa) multiplient harcèlements et attentats contre les chiites. Et l'on ratisse large pour étoffer les effectifs, jusqu'au Soudan.

Comme rien n'est simple dans l'Orient compliqué, les lignes de fractures religieuses n'expliquent cependant pas tout. Elles s'entremêlent avec des solidarités ou des rivalités  tribales. Ainsi, l'ancien président Ali Abdallah Saleh, qui a dû abandonner le pouvoir contre son gré, soutient les rebelles. Il est pourtant sunnite mais proche des Frères musulmans, bête noire des Saoudiens.

Jusqu'en 1962, c'est une dynastie chiite zaydite qui régnait sur le pays. Et quand le dernier roi a été renversé, l'Arabie saoudite a soutenu les monarchistes contre la junte au pouvoir à Sanaa, appuyée militairement par Nasser… Les Saoudiens redoutent une contagion du chaos dans leurs propres régions chiites où se trouve une grande partie des gisements pétroliers. Depuis le soulèvement de 1979, les chiites saoudiens (10 % de la population) sont plutôt calmes. L'Aramco, la compagnie pétrolière nationale, a déversé beaucoup d'argent pour préserver la paix sociale. Mais Riyad se méfie de ces « hérétiques ».

L'Iran, cauchemar des Saoudiens
« Les chiites sont pires que les chrétiens et les juifs, car ils se prétendent musulmans », disait Mohamed Ben Abdel Wahhab, le prédicateur qui, au XVIIIe siècle, a donné naissance au wahhabisme, vision rigoriste de l'islam sunnite dont se réclame le royaume.

Mais au-delà des chiites, c'est surtout l'Iran qui hante les nuits cauchemardesques des dirigeants saoudiens. L'Iran, c'est 80 millions d'habitants, une histoire multimillénaire, des capacités militaires sérieuses, des réserves d'hydrocarbures considérables et un réservoir de matière grise qui ne demande qu'à s'épanouir pour peu que le régime desserre son étreinte. En face, malgré leur richesse, les rentiers Saoudiens (29 millions d'habitants mais une population active à 80 % étrangère) se sentent bien vulnérables. D'où leur réaction de bête blessée au Yémen.

---------------------------------------------------

15-Le renseignement US prédit l'effondrement de la Syrie et de l'Irak
09:09 11.09.2015

Les agences de renseignement américaines estiment que les pays du Proche-Orient sont voués à l'effondrement en s'enfonçant dans de véritables conflits à dimension religieuse.

Situation en Proche-Orient. Image d'illustration

Selon le chef du renseignement militaire américain (DIA), Vincent Stewart, la Syrie et l'Irak pourraient être divisés en plusieurs parties à la suite des tensions interconfessionnelles qui prennent de l'ampleur dans ces pays. "Je peux supposer que la Syrie serait morcelée dans l'avenir en deux ou trois parties", a rapporté le général Vincent Stewart, cité par The Associated Press, lors d'une conférence sur le renseignement à Washington.

Quant à l'Irak, M.Stewart considère comme peu probable le retour des Kurdes sous le contrôle du gouvernement de Bagdad.
Le directeur de la CIA John Brennan, partageant l'opinion de Vincent Stewart, estime que les autorités irakiennes et syriennes n'ont aucun contrôle sur leurs frontières avec les territoires où l'EI a proclamé en juillet 2014 un califat islamique.

"Je pense que le Proche-Orient changera au cours des deux prochaines décennies et sera tout à fait différent de ce que l'on connait d'aujourd'hui", a indiqué M.Brennan, en l'expliquant par le fait que les Irakiens et les Syriens se définissent de plus en plus souvent par la tribu ou la religion, plutôt que par leur nationalité.

Bien que l'effondrement des pays du Proche-Orient soit très probable, les deux chefs du renseignement ont précisé que la politique officielle de l'administration Obama continuerait à se concentrer sur la conservation de ces Etats dans leurs frontières existantes.

---------------------------------------------------

16-Etat islamique : les rapports des renseignements américains falsifiés ?
Publié à 06h56, le 11 septembre 2015

50 d'entre eux se sont plaints de voir leurs analyses sur la guerre menée contre l'organisation Etat islamique enjolivées par leurs supérieurs.  

Etat islamique : les rapports des renseignements américains falsifiés ?
Le Pentagone, près de Washington, quartier général du département de la Défense américain

Des dizaines de spécialistes américains du renseignement se sont plaints de voir enjolivés leurs rapports sur la guerre contre l'organisation Etat Islamique (EI) menée essentiellement par les Etats-Unis, selon le site d'information The Daily Beast.

Des plaintes de 50 analystes
Le New York Times avait révélé en août que le Pentagone enquêtait sur cette affaire. Au moins un analyste avait en effet accusé des officiers supérieurs de retravailler les conclusions des services de renseignement sur les progrès de la coalition contre l'EI, dans les rapports sont destinés notamment au président Barack Obama. Mais le malaise est en fait bien plus généralisé, selon The Daily Beast. Citant des responsables anonymes de la Défense américaine, le média rapporte que ce sont plus de 50 analystes du commandement en charge du Proche-Orient qui se sont plaints formellement d'avoir vus leurs rapports altérés pour les rendre plus optimistes. 

Un "cancer"
Le nombre d'analystes frondeurs laisse à penser qu'il s'agit d'un problème "systémique", souligne le Daily Beast dans son article publié mercredi soir. "Le cancer est au cœur des hauts échelons du commandement des renseignements", déclare sous couvert de l'anonymat un responsable de la Défense, cité par le site.

Une directive empêche "les déformations"
Ces informations font résonner aux Etats-Unis le fiasco, encore vif dans les mémoires, des informations sur les supposées armes de destruction massive en Irak. La puissante agence américaine de renseignement, la CIA, ayant été critiquée pour avoir eu "tout faux". Une directive du bureau du directeur du renseignement, qui coordonne les 17 agences américaines de renseignement, stipule que les analyses "ne doivent pas être déformées" en faveur d'un quelconque point de vue politique, programme ou public particulier.

---------------------------------------------------

17-Daech : Le Royaume-Uni a tué deux de ses ressortissants en Syrie. Ils prévoyaient un attentat contre la reine
09/09/15

David Cameron, le Premier ministre britannique, a révélé lundi devant le Parlement avoir mené en août une première frappe en Syrie. Ciblée, celle-ci a permis de tuer trois membres de Daech dont deux britanniques, et n'a fait selon lui aucune victime civile.

http://referentiel.nouvelobs.com/file/14343068.jpg
David Cameron, Premier ministre britannique

"Nous n'avions pas le choix" a-t-il expliqué. Selon le Premier ministre, l'attaque a eu lieu après que les services de sécurité ont découvert que les djihadistes prévoyaient des attentats lors de cérémonies présidées par la reine Elizabeth II.

Des parlementaires britanniques, emmenés notamment par le candidat à la présidence du parti Travailliste Jeremy Corbyn, contestent la légalité de cette attaque, menée sans l'approbation du Parlement. 

Le ministre de la Défense assure lui que le procureur général Jeremy Wright a autorisé et vérifié la légalité de la frappe. Selon le "Guardian", une enquête parlementaire devrait être menée.

---------------------------------------------------

18-L’incroyable course contre la montre des bibliothécaires de Bagdad face à l’avancée de l’Etat Islamique
14.08.2015

Les yeux leur piquent. Certains titubent. D’autres ont le regard fixe de ceux qui sont à bout de forces. Mais ils continuent! Inlassablement! Assis, debout ou accroupis, au milieu de dizaines de milliers de livres, dont beaucoup très anciens, de la bibliothèque centrale de Bagdad.

https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/hphotos-xtp1/v/t1.0-9/11846659_1049087675131342_4462167318374281851_n.jpg?oh=73f4c69625f885b04c3afd826d749065&oe=566CD226

Chaque jour, chaque heure, chaque minute compte. L’Etat islamique n’est plus qu’à quelques dizaines de kilomètres. Les soldats de l’obscurantisme fourbissent armes et couteaux. Et non contents de décapiter celles et ceux qui ne sont pas d’accord avec eux, ils veulent aussi annihiler leur culture et brûler leurs livres, comme ils l’ont déjà fait à Mossoul et Palmyre.

Alors toutes et tous les employés de la Bibliothèque s’y sont mis, aidés par des passionnés de livres! Jour et nuit, ils microfilment et numérisent des centaines et des centaines de livres,tant il est plus facile de transférer et cacher des fichiers numériques que des tonnes d’ouvrages. Les plus vieux d’abord. Les plus fragiles.

Le chef de l’opération, Ismail Bazin, court en tous sens pour encourager ses troupes. Depuis combien de temps n’a-t-il pas dormi? Il ne sait pas. Il ne sait plus. Il se bat pour sauver ses chers livres! Il en a déjà perdu des milliers en 2003 lors des bombardements américains et leurs “dommages collatéraux”.

Jamal Abdel-Majeed Abdulkareem, le directeur, ne chôme pas non plus. Il est partout à la fois. « Les fanatiques aimeraient que l’Histoire reflète leurs propres pensées, dit-il. Mais les livres, eux, aident à penser et à comprendre.”

Des livres contre des bombes! Des livres contre des armes! Des livres contre le fanatisme!

---------------------------------------------------

19-L'État islamique met «en vente» la vie de deux otages
10/09/2015

Dans son magazine de propagande, Dabiq, l'État islamique affirme détenir un Norvégien et un Chinois. Les autorités norvégiennes qui ont confirmé l'enlèvement d'un de leur ressortissant en Syrie, refusent de négocier.

La photo de profil de l'otage norvégien, Ole-Johan Grimsgaard-Ofstad, sur Facebook.
La photo de profil de l'otage norvégien, Ole-Johan Grimsgaard-Ofstad, sur Facebook

L'annonce sordide est parue mercredi dans le magazine de l'État islamique, Dabiq. Elle s'étale sur deux pages. Daech y affirme détenir deux otages, l'un Norvégien, l'autre Chinois. La mise en scène est macabre. Le visage des deux hommes est photographié sous tous les angles, vétus d'une combinaison jaune. Nom, prénom, adresse, lieu de naissance: le magazine livre tous les détails nécessaires à leur identification. Les ravisseurs affirment que les otages ont été abandonnés par leur gouvernement. À chaque fois, l'«annonce» est accompagnée d'un même message: «Quiconque voudrait payer une rançon pour sa libération et leur transfert peut contacter le numéro de téléphone suivant». Ce dernier commence par un indicatif irakien. Enfin, une dernière précision: «Offre limitée dans le temps». 

«La Norvège ne paie pas de rançon. C'est un principe auquel nous ne pouvons renoncer.»
La première ministre norvégienne, Erna Solberg. 

«C'est un dossier extrêmement compliqué», a réagi la première ministre norvégienne, Erna Solberg. La chef du gouvernement a ainsi confirmé l'enlèvement en janvier d'Ole-Johan Grimsgaard-Ofstad, 48 ans. L'homme est diplômé de l'Université norvégienne de sciences et de technologie de Trondheim. Le 24 janvier, il signalait sur Facebook sa présence dans la ville d'Idlib après avoir franchi la frontière turque une semaine plus tôt. La raison de sa présence en Syrie est inconnue. Il serait passé dans les mains de plusieurs groupes djihadistes pour finalement être détenu par l'État islamique. «Nous ne pouvons et ne céderons pas à la pression des terroristes et des criminels. La Norvège ne paie pas de rançon. C'est un principe auquel nous ne pouvons renoncer», a précisé Solberg. Car, selon elle, le versement d'une somme d'argent ne ferait qu'accroître le risque de voir d'autres concitoyens rançonnés à leur tour.

L'autre otage est identifié sous le nom de Fan Jinghui, 50 ans. Il est présenté comme un consultant freelance originaire de Pékin. Mais les autorités chinoises n'ont pas communiqué à son sujet.

---------------------------------------------------

20-Des bataillons islamistes contre Donetsk et Lougansk
Réseau Voltaire | 8 juillet 2015

Plusieurs bataillons islamistes sont engagés côté ukrainien contre les Républiques populaires de Donetsk et Lougansk.

http://www.voltairenet.org/local/cache-vignettes/L400xH250/arton188093-06591.jpg

Selon le New York Times, il s’agirait des bataillons Cheikh Manour et Djokhar Doudaïev, principalement composés de Tchétchènes venant de Géorgie et d’Ouzbékistan et du bataillon Crimée, composé de Tatars [1].
Ces groupes sont liés aux nazis de Pravy Sektor et ne touchent aucun salaire du gouvernement ukrainien. Le quotidien n’a pas trouvé de trace d’une implication états-unienne.

Pourtant, comme Thierry Meyssan l’a révélé il y a plus d’un an [2], la CIA coordonne les nazis et les islamistes depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Concernant l’Ukraine, la CIA avait organisé un « Congrès anti-impérialiste » (comprendre anti-Russe), le 8 mai 2007, à Ternopol (ouest de l’Ukraine), auquel participaient déjà les nazis ukrainiens et les islamistes du Caucase. La coordination qui fut créée ce jour-là porta Dmytro Yarosh (le chef de Pravy Sektor) à sa présidence et reçut la bénédiction de Dokou Oumarov (le cinquième président de l’Émirat islamique d’Itchkérie, puis l’émir du Caucase).

En décembre 2013, des islamistes tatars étaient soudainement revenus du Proche-Orient, où ils combattaient contre la République arabe syrienne, afin d’encadrer la révolution colorée de la place Maïdan [3].
Par ailleurs, actuellement les officiers de l’Émirat islamique en Irak et au pays de Cham ont largement été remplacés par des
Tchétchènes, au point que le russe est devenu la langue de l’état-major de Daesh en remplacement de l’arabe.

[1] “Islamic Units Help Ukraine Battle Rebels. Stocked With Chechens Eager to Defy Russia”, Andrew E. Kramer, The New York Times, July 8, 2015.
[2] « La CIA coordonne nazis et jihadistes », par Thierry Meyssan, Al-Watan (Syrie), Réseau Voltaire, 19 mai 2014.
[3] « Des jihadistes assurent le service d’ordre des manifestations à Kiev », Réseau Voltaire, 4 décembre 2013.

---------------------------------------------------