mardi 28 avril 2015

un peu de lecture enrichissante sur notre monde tel qu'il est

de Patrick:


1-L’irrésistible verticalisation du monde
2-L'indice qui calcule autrement la prospérité d'un pays
3-Chaque année, 1,3 milliard de tonnes de nourriture gaspillée
4-La chute de la maison Chine ?
5-S-300: « Poutine avertit Tel-Aviv »
6-Moscou proteste après l'arrivée de parachutistes américains en Ukraine
7-La fortune des oligarques russes souffre de la crise
8-Espionnage: Des hackers russes ont pénétré un réseau du Pentagone
9-Le chômage frappe plus de 30% des jeunes dans le monde arabe
10-Bourse : une panne de Bloomberg perturbe les marchés financiers
11-Uber : des milliers de comptes volés se retrouvent en vente dans le Darknet
12-Sony : WikiLeaks exhibe "les rouages secrets d'une multinationale"
13-Réparer un tracteur, une voiture ? Illégal selon les constructeurs
14-Un diamant "parfait" de 100 carats adjugé 20,5 millions d'euros en trois minutes
15-Mexique: le cartel "Nouvelle Génération" monte en puissance et en violence
16-Pays-Bas : piégés, des amateurs d'art estiment un tableau Ikea à 2,5 millions d'euros
17-Au Qatar, des travailleurs immigrés forcés à courir un marathon
18-Népal : un tremblement de terre qui avait été annoncé
19-Paul Watson : « C’est la nature qui réglera le problème »
20-Chaque année, 5 hommes sont tués par des requins, 100 millions de requins sont tués par des hommes

----------------------------

1-L’irrésistible verticalisation du monde
http://blog.tcrouzet.com/2015/04/26/lirresistible-vertivalisation-du-monde/
25-04-2015

Il y a dix ans exactement, j’écrivais Le peuple des connecteurs. J’étais alors persuadé qu’en nous interconnectant en réseau plutôt qu’en nous organisant en silos nous changerions le monde en un claquement de doigt.

Ancien projet de couv

J’exposais ce qui ne marchait plus dans notre monde complexe et suggérais que l’auto-organisation était la solution à la crise de la complexité (à l’origine selon moi de nombre de nos maux). J’étais surtout persuadé que grâce à Internet, un outil né décentralisé, nous nous dirigerions vers un monde toujours plus décentralisé, moins inégalitaire, moins en prise de quelques puissants.

Je n’ai jamais cru que la technologie en elle-même changerait le monde. Il s’agissait pour nous de nous en saisir pour amplifier un mouvement déjà à l’œuvre et nécessairement vital pour traverser la crise.

J’étais trop optimiste. L’ubiquité d’un réseau décentralisé n’implique malheureusement pas la décentralisation des acteurs qui opèrent à sa surface (elle l’implique même le contraire à cause de la loi winner-take-all). En dix ans, nous avons ainsi assisté à une centralisation sans précédent, avec la montée en puissance des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft), la surveillance généralisée des individus par les gouvernements, l’enrichissement démesuré des hyper-riches au détriment du commun des mortels.

Dans le même temps, la complexité n’a cessé de s’accroître et aucun des problèmes complexes propres à notre temps n’a été résolu, ou même abordé avec une méthodologie post-cartésienne. Dérèglements climatiques, pollution de la chaîne alimentaire, extrême pauvreté, chômage endémique… n’ont cessé de s’aggraver, ce qui est assez logique, car il faut changer de méthodologie pour les solutionner alors que nous nous enkystons dans les vieux poncifs hérités de l’âge pharaonique.

D’une certaine façon, nos sociétés n’ont jamais été aussi centralisées. C’est dramatique, parce que nous sommes face à une crise que nous ne traverserons pas avec ce mode d’organisation. Si les choses en restent en l’état, j’imagine trois grands scénarios.

Un gigantesque cataclysme, soit naturel soit artificiel, qui épurera la population jusqu’à la ramener à un niveau tel que la complexité en serait mécaniquement réduite, ainsi donnant une chance aux silos de perdurer (scénario probable puisque rien n’est fait pour traverser la crise de la complexité).
Une militarisation des populations, chacun de nous devenant une espèce de soldat préprogrammé, aux comportements ultraprévisibles, façon en quelque sorte de réduire la complexité, et encore une fois de maintenir les silos opérationnels (d’où les programmes de surveillance des populations mis en œuvre par les gouvernements).
Une victoire (improbable) des idéologies décroissantes qui nous feraient entrer dans un second moyen âge.

Heureusement, un sursaut reste possible. Déjà parce que nous sommes les principaux responsables de la crise, oui, chacun d’entre nous. Nous avons créé les GAFAM et les ultrariches par nos comportements de consommateurs stupides, et certains d’entre nous travaillent dans les organisations qui mettent en œuvre la surveillance, sans avoir comme Snowden le courage de la dénoncer. Un jour, il faudra peut-être juger ces collaborateurs, mais sans doute pas avec plus de sévérité que tous les humains libres, moi le premier.

Nous sommes libres de changer le monde.
Nous sommes aussi libres de faire comme tous les autres. Victimes du mimétisme, nous n’usons pas de notre liberté pour nous différencier, mais au contraire pour nous conformer, ce qui fait le jeu des silos (et facilite notre surveillance).

Quand j’écrivais Le peuple des connecteurs, je nous croyais collectivement à la veille d’un gigantesque changement de comportement. Au contraire, les tendances lourdes initiées par la société consumériste au XXe siècle n’ont fait que se renforcer depuis. J’ai plus souvent qu’avant tendance à être pessimiste, mais reste cette possibilité d’un éveil. Comment le provoquer, c’est toute la question.

J’ai essayé en écrivant, j’essaie encore avec ce texte même, mais il ne sera lu que par quelques centaines de personnes, déjà convaincues par tout ce que je dis. Il faut écrire autrement, adopter d’autres approches… et sans doute continuer à semer des graines jusqu’à ce que la forêt se mette soudainement à pousser. Après tout, ça serait dans la logique de la décentralisation. Peu à peu les grains de sable s’accumulent jusqu’à provoquer un basculement dans les états critiques.

Alors je me donne le moral en songeant à ces forêts qui pousseront bientôt. J’imite le héros de Giono dans L’homme qui plantait des arbres, sans cesser de grimacer, surtout quand je vois des intellectuels comme Evgeny Morozov montés au pinacle (par les médias qui adorent les réactionnaires puisqu’ils leur donnent un espoir d’un retour à leur âge d’or). Comme moi, les Morozov & cie critiquent l’état de notre monde, mais leur analyse diffère du tout au tout. Ils voient la solution dans le mal, dans la centralisation, cette centralisation à la source des inégalités comme des ultrariches.

Un exemple, dans Libération, Morozov déclare :
« On ne peut pas se permettre de déléguer les questions relevant de la technologie au seul marché, de les gérer comme de simples consommateurs. Non, il faut traiter la technologie de la même façon que la monnaie : c’est l’une des puissances centrales qui organise la vie moderne. Un pays qui abandonne sa capacité souveraine à fabriquer et organiser les technologies court plus ou moins le même risque qu’un pays abandonnant sa capacité à frapper et organiser sa propre monnaie. »

Cette position est tout simplement inquiétante. La capacité à frapper monnaie est le privilège du pharaon, du roi, aujourd’hui des banques privées avec l’aval des banques centrales. Ce privilège a toujours été à l’origine d’une classe d’ultrariches. Nous croulons aujourd’hui à cause de ces puissants. Parce qu’ils financent les GAFAM depuis toujours. Parce qu’ils creusent sans fin et aveuglément l’écart entre les riches et les pauvres. Leur donner plus de pouvoirs serait une très mauvaise idée, d’autant qu’ils en demandent sans cesse davantage.

Se croire capable de transférer leur puissance technologique entre les mains de l’État est une dangereuse illusion. Elle consisterait à passer d’un totalitarisme privé à un totalitarisme d’État. Je n’ai pas envie d’en choisir un plutôt que l’autre, parce que l’excès de puissance implique automatiquement des dérèglements de la raison humaine, et en prime ne nous aide en rien à affronter les problèmes complexes.

La solution reste pour moi celle évoquée dans Le peuple des connecteurs. Décentraliser. Répartir la puissance entre le plus grand nombre d’acteurs possibles pour augmenter l’intelligence collective.

La monnaie, c’est à chacun de nous de la créer avec un revenu de base.
La production industrielle doit être autant que possible délocalisée dans chaque foyer grâce à des imprimantes 3D.
Le cloud doit être réinventé en P2P, de même le search et toutes les plateformes Internet.
Les blogs doivent être remis au-devant de la scène au profit des agrégateurs.
En art, les artistes indépendants doivent être revalorisés.
Dans la santé, et dans bien d’autres domaines, il faut mettre en avant les solutions open source pour qu’elles puissent être mises en œuvre partout à moindre coût.
L’école devrait autonomiser les professeurs et personnaliser l’enseignement en fonction des élèves, plutôt que de les envisager comme des soldats.
Il faut subventionner davantage les individus et moins les institutions (les blogueurs plus que les médias, les écrivains plus que les maisons d’édition, les professeurs plus que les académies…).
Dans le champ politique, tout doit être fait pour responsabiliser les citoyens.

Il s’agit bel et bien d’une politique qu’un État pourrait mener si ses fonctionnaires et élus ne songeaient pas qu’à préserver leur position dans le silo gouvernemental. Contrairement à Morozov, je ne pense pas qu’il puisse exister de bonne centralisation dans un monde complexe. Je ne rêve pas de monarques éclairés, mais de citoyens responsables, auxquels Morosov ne croit manifestement pas quand il parle de simples consommateurs. J’espère la fin de ces simples consommateurs, elle impliquerait en même temps la fin des GAFAM et autres dictateurs potentiels. Je suis définitivement trop optimiste. Je sais.

Thierry Crouzet .

----------------------------

2-L'indice qui calcule autrement la prospérité d'un pays
http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/04/13/l-indice-qui-calcule-autrement-la-prosperite-d-un-pays_4614051_4355770.html
Le Monde.fr | 13.04.2015

Pour évaluer la richesse d'un pays, il existe depuis les années 1930 le produit intérieur brut, ou PIB – il avait été créé pour mesurer l'effet de la Grande Dépression sur l'économie américaine. Cet indice, souvent critiqué en raison de ses critères strictement économiques, n'avait pas jusqu'à présent d'alternative ; désormais, il existe le SPI, pour « Social Progress Index », qui mesure le progrès social de chaque pays.

http://www.lesechos.fr/medias/2015/04/13/1110817_1428928491_bourse-marches-shutterstock.jpg

Voir la vidéo :
http://www.dailymotion.com/video/x16mpgv_qu-est-ce-que-le-pib-d-un-pays_news

Ses concepteurs, des économistes et des statisticiens, ont pu présenter cette année les premiers résultats de leur travail entamé en 2009. Après une version bêta en 2013, l'édition de l'an dernier ne portait que sur 50 pays. Cette année, 133 pays représentant 99 % de la population mondiale sont passés au crible.

La méthodologie du SPI s'articule autour de trois axes : la capacité d'une société à satisfaire les besoins de base de ses citoyens (qualité et accès au système de santé, au logement, à la sécurité…), à construire les fondements de leur bien-être sur la durée (en leur donnant accès à l'éducation et à l'information) et à leur donner l'opportunité de s'accomplir.

Si les deux sont corrélés, il s'avère que la croissance économique n'est pas forcément le moteur du progrès social. Ainsi, dans ce classement, la France se positionne en 21 e position, loin derrière sa 6e place au classement plus traditionnel du FMI, et les Etats-Unis en 16e position, abandonnant leur 1re place mondiale.

[edit] Si l'on prend le même classement en le comparant au PIB par habitant, la France n'a qu'une seule place de décalage (20e) et les Etats-Unis 7 (9e place au classement du FMI).

Pays scandinaves en tête
De même, les pays émergents souvent cités pour leur rapide croissance économique, comme la Chine, la Russie ou l'Afrique du Sud, arrivent respectivement en 92e, 71e et 63e positions. Les trois premières places du podium sont occupées par la Norvège, la Suède et la Suisse. En creux, il s'agit de s'attaquer au mythe selon lequel l'activité économique crée automatiquement du progrès social et que tout ce qui est lié au social coûte de l'argent.

En dépit de faiblesses méthodologiques (l'index utilise parfois des enquêtes de satisfaction, notamment pour la qualité de la santé et de l'éducation, quand il n'y a pas d'autres données disponibles), la Commission européenne s'est engagée à intégrer le SPI dans son processus de décision, au même titre que le PIB.

D'autres tentatives de quantifier la richesse d'un pays peuvent être répertoriées. Le bonheur national brut (BNB) a été lancé dans les années 1970 au Bhoutan et s'appuie sur quatre piliers : la protection de l'environnement, la conservation et la promotion de la culture bhoutanaise, la bonne gouvernance et le développement économique responsable et durable. L'Organisation des nations unies (ONU) a lancé un Inclusive Wealth Index, indice de richesse globale. En 2012, il incluait le « capital naturel » ; en 2014, le « capital humain ». L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a, de son côté, établi un indicateur historique du « bien-être » mondial, de 1820 à nos jours, comparant salaires, espérance de vie, niveau d'études, santé, taille, qualité de l'environnement, sécurité personnelle, inégalités hommes-femmes et institutions politiques.

Voir aussi la vidéo :
« Le mensonge dans lequel nous vivons », une vidéo qui fait le tour du monde
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=ipe6CMvW0Dg

----------------------------

3-Chaque année, 1,3 milliard de tonnes de nourriture gaspillée
http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/10/16/chaque-annee-1-3-milliard-de-tonnes-de-nourritures-gaspillee_4507636_4355770.html
Le Monde.fr | 16.10.2014

Le gaspillage alimentaire

Le gaspillage alimentaire est présent tout le long de la chaîne alimentaire, de la production à la consommation des ménages. Dans les pays à revenu moyen et élevé, le gaspillage intervient surtout à la fin de la chaîne d'approvisionnement alimentaire. Dans les pays à revenu faible, il est constaté du stade de la production à celui de la transformation.

Racines, tubercules, fruits et légumes
Pour les pays industrialisés, le calibrage imposé par les distributeurs génère près de 20 % des pertes.
Dans les régions en développement, les pertes constatées au niveau de la production agricole dépassent la totalité des pertes sur l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement. Les importantes pertes au stade de la distribution s'expliquent notamment par la détérioration des cultures périssables sous les climats chauds et humides de nombre de ces pays.

Par exemple cette année il y a une énorme surproduction de légumes et de fruits parce que les conditions climatiques sont trop favorables. Les légumiers jettent en masse. Heureusement le changement climatique devrait stopper tout ce gaspillage scandaleux.

Le gaspillage alimentaire.

----------------------------

4-La chute de la maison Chine ?
http://cdn.publications-agora.com/elements/qmw/newsletter/html/QMW150421.html
Cécile Chevré

Cela faisait un petit bout de temps que je voulais vous parler de la Chine et de son état économique. Pourquoi ai-je tant tardé à aborder un sujet pourtant crucial ? Parce qu'il est extrêmement complexe et que je n'ai aucune envie de vous raconter un fatras de bêtises, contre-vérités ou approximations sur ce qui se passe en Chine.

entreprises
Ce n'est qu'un chiffre mensuel, mais il confirme une tendance que ressentent tous les industriels implantés en Chine : le formidable boom économique du pays subit un ralentissement sans doute beaucoup plus fort que ne le disent les statistiques. En témoigne cette baisse surprise des exportations au mois de mars, en chute de 15 % alors que les spécialistes tablaient sur une hausse de 12%. Autre signe inquiétant : le recul de 12 % des importations, qui témoigne d'un marché intérieur faiblard. Si le marché du travail résiste pour l'instant, le risque est qu'une croissance plus faible qu'attendu (7 % selon les chiffres officiels) ne rompe la digue et provoque des troubles sociaux. Impensable pour le régime...

Le problème est que la situation chinoise est assez hermétique à nos yeux d'Occidentaux. Plusieurs raisons à cela et tout d'abord la barrière linguistique. Ensuite, il y a la tendance – très marquée en Chine – au brouillage des chiffres par les autorités. En matière de données économiques, il est donc très difficile de faire confiance à Pékin ou toutes autres administrations officielles.

« Rares sont les commentateurs qui parviennent à demeurer objectifs face aux forces et aux faiblesses de l'empire du Milieu »

Enfin, rares sont les commentateurs qui parviennent à demeurer objectifs face aux forces et aux faiblesses de l'empire du Milieu. Ce pays fascine ou fait peur, parfois les deux. Mettons carte sur table, j'appartiens à la catégorie des gens que la Chine fascine. Tout ceci pour dire que les articles écrits par des journalistes occidentaux peuvent être généralement rangés en deux catégories : ceux qui maintiennent coûte que coûte une opinion positive sur la croissance future chinoise (mais ils sont de plus en plus rares) et ceux (très nombreux) qui lui prédisent un krach économique accompagné d'affreuses souffrances. Et entre les deux, c'est le désert, ou presque.

« Côté PIB, ce n'est pas mieux. En 2014, la croissance chinoise avait atteint les 7,4%, un peu en dessous de l'objectif officiel (7,5%) »

http://www.lavieeco.com/AFP/articles/photo_1358499027131-2-0.jpg

Une croissance qui fléchit
Pourquoi les pessimistes se déchainent-ils ainsi ? Ce n'est évidemment pas sans raison : les chiffres économiques du mois ont dans l'ensemble déçu, que cela soit la production industrielle, les investissements, les ventes au détail ou encore les exportations. Côté PIB, ce n'est pas mieux. En 2014, la croissance chinoise avait atteint les 7,4%, un peu en dessous de l'objectif officiel (7,5%). Au premier trimestre, le PIB s'affichait, péniblement, à 7% sur un an. Pékin s'est, pour cette année, fixé comme objectif d'atteindre les 7% de croissance.

« Les raisons de cet effondrement des prix sont à aller chercher du côté de la frénésie de construction immobilière qui s'est emparée du pays depuis 2009 »

L'immobilier, le gros point noir
Et puis bien sûr, il y cette histoire d'effondrement des prix de l'immobilier. Selon le Bureau national des statistiques, les prix de l'immobilier ont reculé dans 70 grandes villes du pays en mars dernier, soit la 6e chute mensuelle consécutive. Sur un an, la chute atteint en moyenne 5,7%. Et sur un an, les ventes ont chuté de plus de 10% dans les principales grandes villes du pays. Faut-il mettre la chute des prix en rapport avec l'interdiction faite aux visiteurs/clients d'Ikea Chine de faire une petite sieste dans leur magasin préféré (une pratique jusqu'ici très courante) ? Car pourquoi s'acheter des meubles si vous n'avez pas d'endroits où les mettre ?

Plus sérieusement, les raisons de cet effondrement des prix sont à aller chercher du côté de la frénésie de construction immobilière qui s'est emparée du pays depuis 2009, encouragée par Pékin qui y voyait un bon moyen de soutenir son économie défaillante après la crise de 2007-2008 puis celle de l'euro. Le nombre de nouveaux logements a augmenté de manière exponentielle, les prix ont flambé et la Chine a cédé aux joies de la spéculation immobilière. Or depuis quelques mois, la machine se grippe. Beaucoup trop de logements vacants – dans les grandes villes du pays, près d'un logement sur 5 serait inoccupé –, des prix en chute libre, des ventes qui s'effondrent...

Pékin à la rescousse de la pierre
Pour l'instant, l'Etat tente de colmater les brèches et vient en outre de prendre des mesures importantes pour à la fois encourager le crédit immobilier des particuliers, et soutenir le marché interbancaire qui permet aux banques de poursuivre leur activité. Pékin vient ainsi d'annoncer la baisse de 100 points de base le taux de réserves obligatoires (à savoir les liquidités que les banques doivent déposer auprès de la banque centrale chinoise) et de 200 points de base pour les petites banques situées dans des régions plus rurales. Une décision, la seconde de ce genre depuis le début de l'année, qui va libérer une partie des liquidités détenues par les banques (environ 1 000 milliards de yuans, soit 150 milliards d'euros).

« Je ne veux pas jouer les oiseaux de malheur mais il me semble que l'explosion de la bulle immobilière sera difficile à contenir »

Explosion en vue
Jusqu'à présent ces différentes mesures n'ont pas vraiment eu l'effet escompté sur le marché de l'immobilier. Je ne veux pas jouer les oiseaux de malheur mais il me semble que l'explosion de la bulle immobilière sera difficile à contenir. Pour quels effets ? Contrairement à nos pratiques immobilières occidentales, les Chinois s'endettent peu pour acheter leur logement. L'effondrement des prix de l'immobilier va donc principalement toucher toute l'activité économique et financière liée au logement : les constructeurs, les fournisseurs de matières premières, les banques mais aussi les gouvernements locaux qui se sont fortement endettés pour financer d'ambitieux – et souvent inutiles – grands projets immobiliers. Si l'on s'en tient au secteur immobilier chinois, il est donc difficile de nier la crise. Mais quant est-il du reste de l'économie ? Et cela signifie-t-il que la Chine ne pourra éviter le crash de son économie ? Réponse dans une toute prochaine Quotidienne.

Lire aussi :
Faut-il vraiment s'inquiéter pour la Chine ?
http://cdn.publications-agora.com/elements/qmw/newsletter/html/QMW150427.html

----------------------------

5-S-300: « Poutine avertit Tel-Aviv »
http://reseauinternational.net/s-300-poutine-avertit-tel-aviv/
22 avril 2015

Le président russe a averti le régime sioniste, au sujet de la vente d’armements israéliens à l’Ukraine, en menaçant de vendre les S-300 russes à la Syrie, après leur livraison à l’Iran.

S-300: « Poutine avertit Tel-Aviv «

Le site d’information israélien, «Debka», a rapporté, dimanche, que le Président russe, Vladimir Poutine, aurait averti le régime sioniste, au sujet de la vente d’armements et d’équipements militaires au gouvernement ukrainien, en menaçant de livrer les missiles défensifs S-300 à l’armée syrienne. Cela serait, donc, des représailles russes à la coopération militaire de Tel-Aviv avec Kiev, d’après le site d’information israélien, «Debka».

L’avertissement donné par le Président Vladimir Poutine au régime sioniste serait, également, un autre signe de la montée des tensions, dans les relations de Moscou avec les Etats-Unis et le régime sioniste.
Selon des sources russes, les Etats-Unis et le régime sioniste livrent des armements et des équipements militaires, en même temps, au gouvernement ukrainien et aux rebelles et aux terroristes, en Syrie.

Citant des sources de renseignements, le site israélien, «Debka», a ajouté : «Les convois d’armements et d’équipements militaires américains, britanniques, canadiens, allemands et français sont, régulièrement, acheminés, en Ukraine. Bientôt, 290 officiers de la division 173 des forces spéciales de l’armée américaine seront envoyés en mission, en Ukraine, pour former les militaires, qui devront apprendre l’utilisation de ces nouveaux armements».

A maintes reprises, le Président Vladimir Poutine a averti Washington contre l’expédition d’armements, en Ukraine, en annonçant que cela entraînera les représailles de Moscou contre les intérêts des Etats-Unis, en Europe, et dans d’autres régions du monde.

Samedi, le site d’information israélien, «Debka» avait rapporté que Moscou avait décidé d’envoyer des missiles défensifs S-300, en Syrie. Le Président Poutine s’était, d’ailleurs, abstenu de répondre au journaliste, qui lui avait demandé ce que le Kremlin répondrait au gouvernement de Tel-Aviv, si ce dernier demandait à Moscou de ne pas livrer ces missiles à Damas. Mais le président russe avait dit, explicitement, que l’envoi d’armements israélien à Kiev serait une mesure contre-productive, à laquelle Moscou répondrait, de manière appropriée.

----------------------------

6-Moscou proteste après l'arrivée de parachutistes américains en Ukraine
http://www.france24.com/fr/20150417-ukraine-arrivee-parachutistes-soldats-americains-entrainement-etats-unis-russie/?ns_campaign=reseaux_sociaux&ns_source=FB&ns_mchannel=social&ns_linkname=editorial&aef_campaign_ref=partage_aef&aef_campaign_date=2015-04-17
17/04/2015

Le Kremlin a fait savoir qu'il désapprouvait la présence de parachutistes américains venus en Ukraine entraîner la garde nationale du pays. Selon Moscou, cette arrivée risque de "déstabiliser sérieusement" la situation dans la région.

http://scd.france24.com/fr/files_fr/imagecache/france24_ct_api_bigger_169/article/image/paratroopers-us-ukraine.jpeg
Des parachutistes américains de la 173e brigade aéroportée participent à un exercice militaire en Lituanie, en mai 2014.

Lire aussi :
« La Russie est un pays souverain qui ne fait que protéger ses ressortissants et ses intérêts »
http://www.lengadoc-info.com/1756/international/la-russie-est-un-pays-souverain-qui-ne-fait-que-proteger-ses-ressortissants-et-ses-interets/

La présence de 300 parachutistes américains en Ukraine pour entraîner des soldats de la Garde nationale ukrainienne n’est pas du goût de Moscou. Le Kremlin a vivement réagi vendredi 17 avril à cette annonce de l’armée des États-Unis.
"La présence de spécialistes d'un pays tiers ne facilite pas le règlement du conflit et la création d'une bonne atmosphère mais au contraire déstabilise sérieusement la situation", a ainsi déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, cité par l'agence Ria Novosti.

Un peu plus tôt, l’armée américaine avait expliqué dans un communiqué publié sur son site que 300 soldats appartenant à la 173e brigade aéroportée était arrivés à Iavoriv, dans la région de Lviv, près de la frontière polonaise. Ils doivent former pendant six mois 900 soldats de la Garde nationale ukrainienne. Cette dernière, subordonnée au ministère de l'Intérieur, est composée notamment de volontaires ayant fait partie des milices d'autodéfense du Maïdan, le mouvement de contestation pro-européen dans le centre de Kiev réprimé dans le sang en février 2014.

Le commandant américain Jose Mendez a précisé que les soldats américains avaient pour objectif d’apprendre à leurs homologues ukrainiens non seulement les techniques de combat, mais aussi d'"entretenir et renforcer le professionnalisme et le savoir-faire du personnel militaire".

Cette arrivée intervient alors que la situation est toujours très tendue entre la Russie et les pays occidentaux. Alors que ces derniers accusent Moscou d'armer la rébellion pro-russe et d'avoir déployé des forces régulières dans l'est de l'Ukraine, le Kremlin estime que les Américains sont à l'origine de la contestation du Maïdan ayant entraîné la chute du régime pro-russe en Ukraine.

----------------------------

7-La fortune des oligarques russes souffre de la crise
http://www.lepoint.fr/economie/la-fortune-des-oligarques-russes-souffre-de-la-crise-16-04-2015-1921810_28.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20150416
Le Point - Publié le 16/04/2015

Les sanctions occidentales et la chute des cours du pétrole se sont traduites par une chute du rouble affectant directement le patrimoine des oligarques.

Vladimir Potanine, l'un des principaux actionnaires du groupe minier Norilsk Nickel, voit ainsi sa fortune augmenter de 2,8 à 15,4 milliards de dollars et prend la première place.
Vladimir Potanine, l'un des principaux actionnaires du groupe minier Norilsk Nickel, voit ainsi sa fortune augmenter de 2,8 à 15,4 milliards de dollars et prend la première place.

La fortune cumulée des 200 hommes d'affaires les plus riches de Russie, exprimée en dollars, a chuté de 15 % l'an dernier, selon le classement annuel du magazine Forbes dont Vladimir Potanine prend la tête pour la première fois. Les sanctions occidentales liées à la crise ukrainienne ainsi que la chute des cours du pétrole se sont traduites par une chute de 40 % du rouble par rapport au dollar et de 30 % de l'indice boursier moscovite RTS, affectant directement le patrimoine des oligarques. "La fortune cumulée des 200 hommes d'affaires les plus riches de Russie a diminué de 73 milliards de dollars", passant de 481 à 408 milliards de dollars, "et le nombre de milliardaires en dollars a diminué de 111 à 88", relève le site internet de l'édition russe du magazine américain.

Certains milliardaires proches du pouvoir visés directement par les sanctions sont particulièrement touchés, comme Guennadi Timtchenko (énergie, banque) qui a vu sa fortune fondre de 4,6 milliards de dollars à 10,7 milliards, Arkadi Rotenberg (construction, - 2,6 milliards à 1,4 milliard), son frère Boris (- 750 millions à 950 millions), Youri Kovaltchouk (banque, - 750 millions à 650 millions).

Les métallurgistes et les détenteurs d'immobilier se portent mieux que les autres
"La crise n'a pas touché tout le monde, loin de là", relève Forbes, soulignant que 37 hommes d'affaires avaient vu leur fortune augmenter. "Sur fond de crise, les métallurgistes et les détenteurs d'immobilier commercial semblent se porter mieux que les autres." Vladimir Potanine, l'un des principaux actionnaires du groupe minier Norilsk Nickel, voit ainsi sa fortune augmenter de 2,8 à 15,4milliards de dollars et prend la première place. Cet ancien vice-Premier ministre à la fin des années 1990, âgé de 54 ans, profite de l'augmentation de la capitalisation boursière de Norilsk, qui se redresse actuellement après plusieurs années difficiles.

Il devance Mikhaïl Fridman (banque, télécoms et distribution), dont la fortune a baissé de 3 milliards à 14,6 milliards de dollars, l'ancien numéro un Alicher Ousmanov (métallurgie, internet, télécoms), dont la fortune a chuté de 4,2 milliards à 14,4 milliards, puis Viktor Vekselberg (industrie, - 3 milliards à 14,2 milliards). À la cinquième place, Alexeï Mordachov (métallurgie) fait partie des gagnants puisque sa fortune a augmenté de 2,5 à 13 milliards de dollars .

----------------------------

8-Espionnage: Des hackers russes ont pénétré un réseau du Pentagone
http://www.20minutes.fr/monde/1594859-20150424-espionnage-hackers-russes-penetre-reseau-pentagone
24.04.2015

Des pirates informatiques russes ont pénétré récemment un réseau informatique non-classifié du Pentagone, a indiqué, jeudi, le ministre américain de la Défense Ashton Carter à l'université de Stanford (Californie). Depuis jeudi, le ministre est en visite dans la Silicon Valley pour resserrer les liens du Pentagone avec les industries de haute technologie, et séduire les ingénieurs et innovateurs dont le ministère de la Défense a besoin.

Illustration du Pentagone, le ministère de la Défense américain à Washington.
Illustration du Pentagone, le ministère de la Défense américain à Washington

Lire aussi :
La Maison Blanche victime d'une cyberattaque « préoccupante »
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2015/04/26/la-maison-blanche-victime-d-une-cyberattaque-preocucupante_4622869_3222.html
Le Pentagone dit avoir été victime d'un piratage
http://www.lemonde.fr/pixels/article/2015/04/24/le-pentagone-dit-avoir-ete-victime-d-un-piratage_4622230_4408996.html

24 heures pour localiser et intercepter les hackers
Dans un discours sur la technologie et la cybersécurité, le ministre américain a précisé que l'activité des pirates a été détectée «il y a quelque temps cette année» par les capteurs qui protègent les réseaux non-classifiés du Pentagone.
Par ailleurs, Ashton Carter affirme qu’il aura fallu moins de 24 heures aux spécialistes du Pentagone pour suivre à la trace les hackers russes. Dans le détail, il précise que les experts américains ont, après avoir récupéré des informations sur la tactique des pirates, analysé leurs activités et ainsi pu établir un lien avec la Russie. Ils les ont ensuite expulsés, «d’une manière qui minimise leurs chances de pouvoir revenir», indique le ministre.

«La cyber-menace russe est plus sévère que ce que nous estimions précédemment»
En mars, le patron de la NSA, l'amiral Michael Rogers, avait expliqué que la Russie cherchait en ce moment à montrer sa force sur les réseaux informatiques, exactement comme elle le fait dans les domaines militaires classiques (manœuvres près des frontières, vols de bombardiers...). Lors d’une audition au Congrès, le directeur de l’agence de sécurité nationale expliquait: «J'observe une Russie bien plus active et d'une manière plus visible sur la toile».

En janvier, James Clapper, le directeur national du renseignement américain avait, de son côté, estimé: «La cyber-menace russe est plus sévère que ce que nous estimions précédemment».

----------------------------

9-Le chômage frappe plus de 30% des jeunes dans le monde arabe
http://www.boursorama.com/actualites/le-chomage-frappe-plus-de-30-des-jeunes-dans-le-monde-arabe-8e4fd8380cff169995dd4d38eaaedf92
AFP le 19/04/2015

Plus de 30% des jeunes arabes sont au chômage en raison des conflits dans leurs pays et du manque d'investissements créateurs d'emplois, a indiqué dimanche un responsable arabe.

Manifestation à Tunis le 29 septembre 2012 pour réclamer plus d'emplois et dénoncer la politique du
Manifestation à Tunis le 29 septembre 2012 pour réclamer plus d'emplois et dénoncer la politique du gouvernement ( AFP/Archives / Fethi Belaid )

"Le taux de chômage parmi les jeunes arabes jusqu'à l'âge de 30 ans dépasse 30%. Les troubles et le manque d'investissements ont favorisé l'augmentation du nombre des chômeurs", a déclaré à l'AFP le directeur général de l'Organisation arabe du travail, Ahmad Mohammed Luqman. Il a ajouté qu'un grand nombre de diplômés ne parviennent pas à trouver un emploi car leurs spécialisations ne sont pas demandées dans le secteur privé.

"En raison des troubles dans plusieurs pays arabes, le nombre des chômeurs arabes a bondi de 2 millions depuis 2011, totalisant les 20 millions", a précisé M. Luqman en marge d'une conférence arabe sur le marché de l'emploi qui se tient à Koweït.

A l'ouverture de cette conférence, M. Luqman a indiqué que le taux de chômage dans le monde arabe avait atteint 17% en 2014, soit "trois fois plus que le taux moyen du chômage dans le monde". "Le nombre de chômeurs va certainement encore augmenter cette année et l'année prochaine", a-t-il dit sans fournir de chiffres. Le directeur général de l'Organisation internationale du travail (OIT), Guy Ryder, a prévenu que la persistance du chômage des jeunes menaçait la stabilité de la région.

"Les pays arabes font face à la tâche urgente et inévitable de répondre à la crise aiguë du chômage", a déclaré M. Ryder. "Ne pas offrir (aux jeunes) des opportunités d'un emploi décent, c'est une menace potentielle pour la stabilité de nos sociétés", a-t-il ajouté.

Les difficultés économiques se sont accentuées dans les pays touchés par le Printemps arabe, qui a commencé en 2011 en Tunisie avant de s'étendre à l'Egypte, à la Libye, à la Syrie et au Yémen. Selon des études économiques, le taux de croissance économique arabe s'est situé ces dernières années entre 2 et 3%, mais il faut une croissance d'environ 6% pour contenir le chômage et la pauvreté.

----------------------------

10-Bourse : une panne de Bloomberg perturbe les marchés financiers
http://www.leparisien.fr/economie/business/bourse-une-panne-de-bloomberg-perturbe-les-marches-17-04-2015-4701375.php
17 Avril 2015

Les écrans boursiers de Bloomberg ont été affectés vendredi matin par un problème technique au niveau mondial les rendant momentanément inutilisables. Après plusieurs heures de dysfonctionnements, certains terminaux étaient revenus à la normale vers 09H45 GMT (11h45 en France).

Photo prise le 4 août 2011 à Paris d'un écran boursier Bloomberg
Photo prise le 4 août 2011 à Paris d'un écran boursier Bloomberg

«Des parties importantes mais pas toutes, de notre réseau ont fait face à des perturbation aujourd'hui», a confirmé une porte-parole de la société dans un courriel à l'AFP. «Nous avons restauré le service pour la majeure partie de nos clients et nous efforçons de ramener l'intégralité du réseau à la normale», ajoutait-elle.

Des observateurs du marché du monde entier, à Londres, Singapour ou New York, s'étaient immédiatement plaints sur Twitter de l'arrêt inopiné du service. Signe de la gêne occasionnée: une émission de bons du trésor britanniques portant au total sur 3 milliards de livres a dû être repoussée «en raison de problèmes techniques avec un fournisseur d'accès». Un responsable du Debt management office (DMO) a précisé que ce report était bien lié aux problèmes rencontrés par Bloomberg sur ses terminaux. «Nous utilisons le système d'enchères de Bloomberg», a-t-il expliqué..

«Je suis moi-même incapable de me connecter au terminal», a confirmé en début de matinée une employée de Bloomberg. Aucune explication à la panne n'était avancée ou privilégiée vendredi en fin de matinée.

Les terminaux de Bloomberg, qui relaient les cotations des places financières du monde entier, donnent le cours de certains produits (matières premières, changes, dérivés, etc), ainsi que les dernières nouvelles économiques, constituent des instruments de travail essentiels dans les salles de marché. Les pannes sont extrêmement rares.

«Bloomberg, habituellement synonyme de fiabilité, a été frappé par des problèmes techniques ce matin, ce qui a pour conséquence que les volumes d'échanges sont un peu en dessous de la normale en début de session», remarque ainsi Alastair McCaig, analyste marché pour le courtier en ligne IG, basé à Londres.

Ce problème technique «est très gênant pour tout le monde», renchérit René Defossez, stratégiste obligataire de Natixis basé à Londres, qui élabore notamment quotidiennement des modèles lui permettant de formuler ses conseils et prévisions. Or, «ils fonctionnent avec les données Bloomberg et ça, c'est un véritable problème».

Bloomberg n'est pas seul sur le marché des données financières et les banquiers ont toujours la possibilité de se référer par exemple aux écrans de Thomson-Reuters. Il n'empêche. Les clients de Bloomberg paient un abonnement annuel important pour avoir accès en temps réel à une foule de données financières sur les cours de Bourse, les taux de change ou les prix du pétrole. Certains effectuent même des transactions via les terminaux de Bloomberg. «Ceux qui travaillent avec les investisseurs américains préfèrent aussi Bloomberg», fait valoir par ailleurs Xavier de Villepion, vendeur d'action chez HPC, basé à Paris.

Un secteur vulnérable face aux pannes
Les acteurs des marchés financiers sont de plus en plus vulnérables aux problèmes techniques. Il peut s'agir de véritables pannes informatiques, comme celle qui en mai 2012 avait fait de l'entrée en Bourse de Facebook un fiasco ou celle qui avait forcé la plateforme d'échanges électronique Nasdaq à suspendre toutes les cotations pendant plus de trois heurs en août 2013.

La menace de cyber-attaques est toutefois devenue de plus en plus prégnante, comme l'a illustré la récente offensive lancée début avril contre la chaîne française TV5-Monde par des pirates se revendiquant de l'organisation de l'Etat islamique (EI) qui a empêché la diffusion de tout programme pendant plusieurs heures. Quelques jours plus tard c'était au tour du site d'un des principaux journaux belges francophones, Le Soir, d'être piraté.

----------------------------

11-Uber : des milliers de comptes volés se retrouvent en vente dans le Darknet
http://www.01net.com/editorial/650601/uber-des-milliers-de-comptes-voles-se-retrouvent-en-vente-dans-le-darknet/
30/03/15

Pour seulement un dollar, il est possible de se procurer les identifiants d’un compte Uber valide et, par conséquent, de rouler à l’œil en VTC. De son côté, Uber nie s’être fait pirater.

http://www.01net.com/images/article/1073321.jpg

Si vous êtes un utilisateur du service Uber, peut-être serait-il temps de changer de mot de passe. Car des milliers de comptes ont visiblement été volés et se retrouvent actuellement en vente dans le Darknet. C’est en tous les cas ce qu’affirme le site Motherboard, qui est entré en contact avec plusieurs vendeurs de la plateforme de vente illicite AlphaBay qui propose ces identifiants à partir d’un dollar pièce. « Connecte-toi à Uber sur ton téléphone et commande un taxi :) », a expliqué l’un d’eux par messagerie privée, pour vanter sa marchandise. Motherboard a pu vérifier l’exactitude de certains comptes qui, effectivement, auraient permis de commander un VTC. Mais il est difficile de savoir si la totalité des comptes proposés est réelle.

D’où pourraient venir ces données ? Uber, pour sa part, exclut que son infrastructure en soit la source. « Après enquête, nous n’avons trouvé aucun indice pour un piratage », explique un porte-parole auprès de Motherboard, tout en conseillant qu’il faille toujours « utiliser des identifiants/mots de passe qui soient uniques et forts, et éviter de réutiliser les mêmes identifiants à travers plusieurs sites et services ». 

En somme, les comptes en vente dans le Darknet auraient été collectés de manière indirecte : quand un pirate met la main sur des identifiants, il les essaye systématiquement sur de multiples services, comme une clé qu’on mettrait dans plusieurs portes. Et il n’est pas rare qu’il arrive à accéder à d’autres services, car beaucoup d’internautes utilisent toujours les mêmes mots de passe, par simplicité. Toutefois, le piratage de la plateforme d’Uber n’est pas non plus totalement à exclure. En 2014, le fournisseur de services VTC s’était déjà fait voler 50.000 comptes de conducteurs américains.  

----------------------------

12-Sony : WikiLeaks exhibe "les rouages secrets d'une multinationale"
http://www.lepoint.fr/high-tech-internet/wikileaks-publie-les-archives-de-sony-17-04-2015-1922167_47.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Matinale]-20150417
Le Point - Publié le 17/04/2015

Cinq mois après le scandale du piratage spectaculaire du groupe, WikiLeaks a publié 30 287 documents avec la possibilité d'y faire facilement des recherches.

L'entrée des studios Sony Pictures Entertainment, en Californie.
L'entrée des studios Sony Pictures Entertainment, en Californie.

Cinq mois après le scandale du piratage spectaculaire de Sony Pictures, WikiLeaks a publié jeudi 30 287 documents des archives du groupe, avec la possibilité d'y faire facilement des recherches. Dans un communiqué, le site lanceur d'alertes a précisé qu'il mettait à disposition 30 287 documents de Sony Pictures Entertainment (SPE) et 173 132 e-mails de, et vers, plus de 2 200 adresses de SPE qui, selon lui, relèvent "du domaine public". On peut désormais y faire des recherches par nom, ou par mot clé. "Ces archives montrent les rouages d'une multinationale influente. C'est digne d'intérêt, et au centre d'un conflit géopolitique. Cela appartient au domaine public et WikiLeaks s'assurera qu'il le reste", a ajouté Julian Assange, le rédacteur en chef de WikiLeaks.

Ces données avaient déjà été mises en ligne en novembre dernier, après que SPE, filiale du groupe japonais Sony, eut été victime d'un piratage massif. Les données personnelles de 47 000 employés et tiers, dont des vedettes, avaient été volées, ainsi que des documents financiers, scripts, courriels etc., dont certains avaient été mis en ligne illégalement, tout comme cinq films du studio. Les pirates avaient exigé que Sony Pictures renonce à diffuser la comédie sur le leader nord-coréen Kim Jong-un, L'Interview qui tue !, et la Maison Blanche avait accusé la Corée du Nord d'être derrière ce piratage, ce qui avait tendu un peu plus les relations entre les deux pays. Le film n'avait bénéficié finalement que d'une sortie limitée.

Coulisses
Sony a condamné la rediffusion de ces données, estimant que les informations personnelles ne relevaient pas du domaine public, et que Wikileaks poursuivait l'oeuvre des pirates informatiques qui ont nui aux employés de l'entreprise. "L'attaque informatique de Sony Pictures était une action criminelle malveillante, et nous condamnons fermement l'indexation" de données personnelles, écrit la société dans un communiqué.

WikiLeaks explique que "certaines histoires sont sorties à l'époque, mais il n'était pas possible de faire des recherches dans les archives originales et elles ont été retirées avant que le public et les journalistes puissent gratter la surface". "Maintenant publiées dans un format où l'on peut faire des recherches, les archives Sony offrent un aperçu rare des rouages d'une grande entreprise multinationale secrète", ajoute le site, affirmant qu'on peut y voir les activités de lobbying du groupe et ses connexions avec le parti démocrate américain. On y découvre notamment le PDG Michael Lynton, dînant avec le président Obama, et des employés collectant des fonds pour les démocrates, notamment le gouverneur de New York Andrew Cuomo.

"Le travail connu de Sony est de produire des divertissements. Mais les archives Sony montrent qu'en coulisses, c'est une société influente, ayant des liens avec la Maison Blanche (il y a presque 100 adresses e-mail du gouvernement américain dans ces archives), avec une capacité d'influer sur les lois et les politiques, et avec des liens avec le complexe militaro-industriel américain", écrit encore WikiLeaks. Le scandale ayant suivi le piratage avait contraint à la démission en février de la patronne de Sony Pictures Amy Pascal, après la publication d'e-mails à caractère raciste qu'elle avait écrits sur Barack Obama.

----------------------------

13-Réparer un tracteur, une voiture ? Illégal selon les constructeurs
http://rue89.nouvelobs.com/2015/04/27/reparer-tracteur-voiture-les-constructeurs-estiment-cest-illegal-258871
27/04/2015

Effet direct de l’évolution de la propriété intellectuelle aux Etats-Unis : les agriculteurs n’auraient pas le droit de réparer leurs tracteurs... sous peine d’être poursuivis pour violation du copyright.

http://coloringpagesjos.net/wp-content/uploads/2015/228950-john-deere-tractors.jpg

C’est en tout cas ce qu’estiment les fabricants de tracteurs, ces engins toujours plus truffés d’électroniques, comme l’a montré notre reportage au Salon de l’agriculture. A les en croire, les propriétaires de leurs véhicules n’auraient pas à mettre le nez dans le code informatique qui fait tourner une partie de leur équipement. Seuls des réparateurs agréés par les marques (comme il en existe en France) en auraient le droit.

Pour imposer leur point de vue, dans la droite ligne de ce qui se pratique depuis des années dans l’industrie culturelle, les fabricants multiplient leurs activités de lobbying auprès du bureau du droit d’auteur de la bibliothèque du Congrès américain.
Comme l’explique Houssen Moshine sur sa page, ce bureau examine tous les trois ans la possibilité d’ajouter des exceptions à une section du Digital Millenium Copyright Act (DMCA). Or cette loi, qui encadre notamment l’utilisation des technologies embarquées dans les véhicules, et les exceptions qui vont avec, vont faire l’objet d’un nouvel examen en juillet.

Et il n’y a pas que l’industrie agricole qui s’y colle : en parallèle de John Deere (gros fournisseur de tracteurs), les fabricants de voiture font aussi pression pour que bidouiller le code de tous les véhicules soit interdit à l’avenir.
Ainsi, General Motors (PDF) et l’association des constructeurs automobiles (PDF) – « Association of Global Automakers – (dont Honda, Ferrari, Suzuki, Hyundai...) se sont fendus d’un argumentaire auprès du bureau du droit d’auteur.

Si l’on suit leur raisonnement, ces constructeurs s’assurent un moyen juteux de garder la main sur le marché de la réparation des véhicules. Et, conséquemment, il devient de plus en plus difficile d’affirmer que les détenteurs de ces derniers les possèdent réellement. De la même façon que nous possédons rarement un film lorsqu’on paie pour le regarder sur un site de streaming.
C’est toute la notion de propriété qui se voit ainsi érodé, avertissent Rick Falkvinge, créateur du Parti pirate suédois, sur le site Torrent Freak, et Kyle Wiens, fondateur d’iFixit (un site de réparation communautaire), sur Wired. …

----------------------------

14-Un diamant "parfait" de 100 carats adjugé 20,5 millions d'euros en trois minutes
http://www.francetvinfo.fr/culture/cinema/un-diamant-parfait-de-100-carats-adjuge-20-5-millions-d-euros-en-trois-minutes_883261.html#xtor=EPR-2-[newsletterquotidienne]-20150422-[lestitres-coldroite/titre3]
22/04/2015

L'un des plus gros diamants jamais proposés à la vente s'est vendu comme un petit pain, mardi à New York.

Le diamant de 100,20 carats, exposé chez Sotheby's à Londres (Royaume Uni), le 13 février 2015.
Le diamant de 100,20 carats, exposé chez Sotheby's à Londres (Royaume Uni), le 13 février 2015.

Un montant et un temps record. Un diamant "parfait" de 100 carats, découvert dans une mine d'Afrique du Sud, a été vendu aux enchères 22,1 millions de dollars (20,5 millions d'euros) à New York (Etats-Unis), en seulement trois minutes, a annoncé Sotheby's, mardi 21 avril. Pour ne pas attirer les convoitises, l'acheteur a enchéri par téléphone et a souhaité conserver l'anonymat.

"On ne pourrait le comparer qu'à de l'eau glacée"
La maison d'enchères avait évalué le diamant de 100,20 carats entre 19 et 25 millions de dollars, le qualifiant de "diamant parfait, taillé comme une émeraude, le plus gros jamais proposé dans une vente". Le bijou est dit "parfait", parce qu'il est "plus blanc que blanc, il ne comporte aucune imperfection. Il est si transparent qu'on ne pourrait le comparer qu'à de l'eau glacée", avait expliqué Gary Schuler, chef du département joaillerie de Sotheby's, avant la vente.

Découvert dans une mine de la compagnie De Beers en Afrique du Sud, le diamant a été taillé puis poli et perfectionné pendant plus d'un an. Selon Sotheby's, seuls cinq diamants d'une qualité comparable et pesant plus de 100 carats ont été vendus aux enchères dans l'histoire. Le plus onéreux a été adjugé 30,6 millions de dollars à Hong Kong en 2013.

----------------------------

15-Mexique: le cartel "Nouvelle Génération" monte en puissance et en violence
https://fr.news.yahoo.com/mexique-cartel-nouvelle-g%C3%A9n%C3%A9ration-monte-puissance-violence-064214876.html
18-04-2015

La ville d'Ocotlan porte encore les traces de l'offensive lancée par le cartel mexicain Nouvelle Génération contre les forces de sécurité : impacts de balles sur les murs et taches de sang sur les trottoirs.

http://information.tv5monde.com/sites/info.tv5monde.com/files/styles/large/public/c5bd619faa738cdc5533b6ea0ba5dbafe13d3bae.jpg?itok=4bmtsCXb

Voir la vidéo :
https://fr.news.yahoo.com/mexique-cartel-nouvelle-g%C3%A9n%C3%A9ration-monte-puissance-violence-064214876.html

L'embuscade du 19 mars qui avait fait 11 victimes, cinq membres de la gendarmerie, trois criminels présumés et trois passants, a été le point de départ d'un affrontement impitoyable entre ce cartel surarmé et la police de l'Etat du Jalisco, berceau des mariachis et de la tequila.

Cet Etat, le quatrième le plus riche du Mexique, est le théâtre de la montée en puissance du Cartel de Jalisco Nouvelle Génération (CJNG), jusqu'alors moins en vue que le cartel de Sinaloa, les Zetas, le cartel du Golfe ou les Chevaliers Templiers. L'escalade a franchi un palier dans la violence le 6 avril avec l'embuscade menée contre un convoi de la police régionale qui fit 15 morts parmi les policiers, la pire attaque subie par les forces de sécurité depuis la guerre lancée en 2006 par les autorités mexicaines contre les narcotrafiquants.

Le cartel "attendait de se sentir fort pour engager cette escalade", explique à l'AFP le procureur du Jalisco, Luis Carlos Najera, qui révèle que l'organisation criminelle a réussi à recruter dans ses rangs d'anciens militaires. Dans ses bureaux de Guadalajara, capitale du Jalisco et deuxième ville du Mexique, le procureur qualifie le cartel d'"innovant", car capable de fabriquer ses propres fusils de type R15 et M16. L'an dernier, les autorités ont découvert un atelier clandestin contenant une chaîne de fabrication et un logiciel sophistiqué pour la fabrication de ces armes.

Le gouvernement des Etats-Unis lui-même commence à concentrer son attention sur Nouvelle Génération. Le département du Trésor américain a ordonné la semaine dernière le gel dans ce pays de tous les biens de Nemesio Oseguera, alias "El Mencho", considéré comme le chef de cette organisation ayant des tentacules sur tous les continents. "Au cours des dernières années, nous avons constaté une tendance à l'affaiblissement des cartels historiquement forts et à l'apparition de nouvelles organisations de trafic de drogue comme le CJNG", selon le Trésor américain.

- 138 impacts de balle -
"Ma maison a reçu 138 impacts de balle", durant les deux heures que durèrent les échanges de tirs à Ocotlan, dit une habitante.
Cette nuit-là, quelque 40 hommes armés avaient guetté dans 12 véhicules le passage d'un convoi de la gendarmerie, la nouvelle force de sécurité lancée l'an dernier par le président mexicain Enrique Peña Nieto. Les tirs venaient de partout, y compris des toits des maisons. Les militaires ont dû intervenir pour prêter main forte tandis que les habitants étaient terrés chez eux, sans lumière ni connexion téléphonique.

Dans l'embuscade suivante, soigneusement préparée, les hommes armés ont attaqué le convoi policier dans une route montagneuse entre Puerto Vallarta et Guadalajara après avoir placé des barricades sur la chaussée pour empêcher l'arrivée de renforts. Pour cette attaque, le groupe criminel a fait usage de fusils Barrett, spécialement utilisés contre les véhicules et les blindés, ainsi que de grenades explosives de grande puissance, selon Francisco Alejandro Solorio, responsable régional de la sécurité du Jalisco, lui même victime d'une tentative de meurtre le 30 mars. Sur le lieu de l'embuscade a été découvert un campement "avec des vivres, des lits improvisés", preuve que l'attaque était préparée "depuis plusieurs jours", estime-t-il.

- 'Un couteau dans le coeur' -
Le chef de la sécurité de Zacoalco, à 125 km de Ocotlan, est mort dans l'offensive du cartel. D'après Maria Huerta, qui a une boutique non loin du lieu de l'embuscade, "ils lui ont planté un couteau dans le coeur avec un message" annonçant de nouvelles attaques contre les forces de sécurité. Un grand étendard noir flotte en signe de deuil au sommet de la mairie de cette ville de 27.000 habitants qui semblait vivre paisiblement jusqu'à ce que les policiers abattent le 23 mars Heriberto Acevedo, alias "El Gringo", un des chefs de Nouvelle Génération. C'est "ce qui leur a fait le plus mal", selon M. Najera, qui estime que l'offensive des criminels est une riposte aux coups qui leur ont été portés par la police. "Nous avons longtemps lutté seuls", regrette le procureur tandis que continuent d'arriver au Jalisco des renforts de gendarmerie.

----------------------------

16-Pays-Bas : piégés, des amateurs d'art estiment un tableau Ikea à 2,5 millions d'euros
http://www.francetvinfo.fr/culture/tv/video-pays-bas-pieges-des-amateurs-d-art-estiment-un-tableau-ikea-a-2-5-millions-d-euros_855323.html#xtor=EPR-2-[newsletterquotidienne]-20150322-[lestitres-coldroite/titre7]
21/03/2015

Les visiteurs de la galerie ont été dupés par une émission télévisée.

http://www.francetvinfo.fr/image/754xgwejx-a0e1/908/510/5821433.jpg
Voir la vidéo : https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=4BlLX03OJRU

Qu'est-ce qui différencie une œuvre d'art d'une toile imprimée en série et vendue en grande surface ? Pas grand chose à en croire la démonstration de Boris Lange, le présentateur de l'émission néerlandaise "Life Hunter", diffusée mardi 17 mars. Celui-ci a placé un tableau Ikea dans une galerie d'art, ni vu, ni connu.

"L'illustration du chaos dans l'esprit"
Les badauds ont été invités à donner leur interprétation du tableau. Tour à tour, ils qualifient la toile imprimée de "moderne et choquant" ou "d'illustration du chaos dans son esprit". L'oeuvée, qui ne vaut pas plus de 10 euros a été estimé à plusieurs centaines de milliers d'euros par les amateurs d'art. L'un d'entre eux est même monté à 2,5 millions d'euros.

L'émission n'en est pas à son premier fait d'armes. Elle avait déjà piégé des critiques culinaires, lors d'un salon bio, en proposant des plats cuisinés à partir de produits achetés chez McDonald's.

----------------------------

17-Au Qatar, des travailleurs immigrés forcés à courir un marathon
http://www.liberation.fr/monde/2015/04/03/au-qatar-des-travailleurs-immigres-forces-a-courir-un-marathon_1234311
Adrien FRANQUE 3 avril 2015

Pour essayer de battre le record du monde de participants, les organisateurs ont fait appel à des travailleurs asiatiques.
Des travailleurs bangladais, népalais ou pakistanais, en jeans et en tongs, en pleine chaleur, amenés par vagues en bus depuis leurs dortoirs, avec l’obligation de courir et l’interdiction d’abandonner. C’est la vision qu’a offerte un marathon organisé à Doha, au Qatar, vendredi dernier. Al-Sadd, le principal club de sport du Qatar, voulait tout simplement battre le record du monde de coureurs engagés sur un marathon (50 000 selon le Guinness Book).

Un marathon lors des Jeux Asiatiques à Doha en 2006.(Photo Goh Chai Hin. AFP)
Un marathon lors des Jeux Asiatiques à Doha en 2006

The Telegraph et Doha News rapportent ce nouveau scandale dans le traitement par le Qatar de ses travailleurs immigrés. Des participants racontent : «Plusieurs travailleurs essayaient de partir, mais on leur ordonnait de faire demi-tour. Les organisateurs leur criaient dessus, leur disant de rester et de franchir la ligne d’arrivée.» Un des participants, dans des propos rapportés par Doha News, explique même qu’il s’agissait «d’un des événements les plus chaotiques et mal organisés auquel j’ai eu le déplaisir de participer.»

«Ce sont des êtres humains aussi, non ?»
Selon le Telegraph, le record était loin d’être validé malgré la participation imposée de ces travailleurs immigrés: ils étaient finalement 33 000 à prendre part au marathon. Le porte-parole du club d’Al-Sadd, Mega Gonzales Cervantes, a confirmé que des travailleurs immigrés avaient participé au marathon, mais qu’il s’agissait d’ouvriers «avec un travail décent». «Ceux qui ne voulaient pas courir étaient invités à rester dans les bus. Je les ai encouragés de manière polie. Ce sont des êtres humains aussi, non ?»

Le Qatar compte 1,5 million de travailleurs immigrés, dont 500 000 ouvriers. Selon Nicholas McGeehan, un chercheur spécialisé sur les pays du Golfe interrogé par le Telegraph, des organisateurs qataris avaient déjà obligé des ouvriers immigrés à participer à des événements pour gonfler les chiffres. Ce scandale intervient après que plusieurs organisations humanitaires ont alerté sur les conditions de travail des immigrés asiatiques au Qatar. En 2013, près de 400 travailleurs bangladais, népalais ou indiens avaient ainsi trouvé la mort dans les chantiers des stades de la Coupe du monde 2022.

----------------------------

18-Népal : un tremblement de terre qui avait été annoncé
http://www.lepoint.fr/monde/nepal-des-sismologues-avaient-annonce-le-tremblement-de-terre-27-04-2015-1924486_24.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20150427
Le Point - Publié le 27/04/2015

Une cinquantaine de sismologues réunis à Katmandou la semaine dernière avaient prévu ce séisme. Malgré leur prédiction, tout le monde a été pris de court.

http://s-www.ledauphine.com/images/90CD5891-E05E-4286-91B5-C61B472B9562/LDL_V0_12/selon-earthquake-track-il-y-a-deja-eu-20-secousses-sismiques-aujourd-hui-au-nepal-la-plus-forte-a-ete-enregistree-a-bharatpur-ville-voisine-de-katmandou.jpg
Une cinquantaine d'experts s'étaient réunis à Katmandou, une semaine avant le tremblement de terre dévastateur.

"C'était une sorte de cauchemar qui devait arriver." Cette phrase, James Jackson, un sismologue de l'université de Cambridge, ne cesse de la méditer. Il y a une semaine, lui et une cinquantaine d'experts se sont réunis à Katmandou pour préparer les Népalais à l'imminence d'un tremblement de terre majeur. Les scientifiques s'attendaient à une nouvelle secousse comparable à celle de 1934, qui avait ravagé la principale ville du Tibet. Mais personne ne pensait que le drame allait arriver aussi vite. "Physiquement et géologiquement, ce qui s'est passé est exactement ce que nous avions imaginé", poursuit le sismologue.

Avec un bilan provisoire dépassant les 2 000 morts et plusieurs milliers de disparus, les scientifiques n'avaient pas imaginé un scénario aussi grave. Plus que le séisme lui-même, les experts s'inquiétaient des dégâts que ce dernier pourrait occasionner. "Ce sont les immeubles qui tuent, pas les tremblements de terre", explique James Jackson à l'Associated Press, une agence de presse américaine. Et de préciser : "Les conséquences sont très souvent liées à la main de l'homme." Un séisme de la même magnitude causera des dégâts différents en fonction de là où il frappe. Si un séisme cause la mort de dix personnes en Californie (pour un million d'habitants), le bilan au Népal sera de 1 000 morts, et plus de 10 000 dans certaines parties du Pakistan, de l'Inde et de l'Iran.

"Ils savaient qu'ils avaient un problème, mais ils ne savaient pas par où commencer pour minimiser les dégâts", commente Hari Ghi, à la tête d'une entreprise qui travaille sur les risques sismiques. Avec le taux de croissance démographique que connaît le Népal, le nombre de victimes n'est pas une surprise pour les experts qui s'étaient rendus à Katmandou. La pollution et la pauvreté aggravent les choses, car les priorités sont ailleurs. "Mais cela ne veut pas pour autant dire que les tremblements de terre disparaissent", conclut James Jackson.

Lire aussi :
Séisme au Népal : le bilan dépasse les 3 400 morts
http://www.lepoint.fr/monde/seisme-au-nepal-le-bilan-depasse-les-3-200-morts-27-04-2015-1924418_24.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20150427

----------------------------

19-Paul Watson : « C’est la nature qui réglera le problème »
http://reporterre.net/Paul-Watson-C-est-la-nature-qui
9 avril 2015

« Pirate écolo », « éco-terroriste », « berger des mers », « Robins des Bois des océans », Paul Watson suscite les passions. Ancien de Greenpeace, fondateur de la Sea Shepherd’s Conservation Society, il s’est fait connaître par ses actions directes visant à empêcher les braconniers de pêcher des espèces protégées. Paul Watson séjourne actuellement en France. Reporterre l’a rencontré.

http://reporterre.net/local/cache-vignettes/L720xH481/arton7244-6cac9.jpg

http://www.seashepherd.fr/

Et voici trois jours, Sea Shepherd a remporté une victoire, avec le sabordage du Thunder, un navire chassant illégalement la légine.

Reporterre - Vous êtes poursuivi par Interpol. Êtes-vous, en France, un réfugié ?
Paul Watson - Oui. Le Japon essaie de m’attraper alors c’est difficile de voyager, mais je suis libre de venir en France et aux États-Unis. Un mandat d’arrêt international a été émis par le Costa Rica, donc quand j’entre dans un nouveau pays, les autorités qui le lisent peuvent m’arrêter et m’envoyer au Japon sans se poser de question, ou alors ils peuvent s’en moquer et me laisser tranquille. Leur décision est imprévisible. Mais la France n’a jamais reconnu ce mandat. Et puis j’ai bénéficié de soutiens [notamment celui de Nicolas Hulot, ndlr].

Quelle est l’origine de ce mandat d’arrêt ?
Le Costa Rica a émis un mandat contre moi une semaine après avoir rencontré le premier ministre du Japon, en se fondant sur des faits qui ont eu lieu en 2002. Ils m’accusent de « manœuvre dangereuse d’un navire » (reckless operation of a vessel) au Costa Rica et de « conspiration d’abordage » (conspiracy to trespass) au Japon. De ce fait, j’ai été inscrit sur la liste rouge d’Interpol. Or personne n’a jamais été placé sur cette liste pour ce genre de motifs, qui sont des délits mineurs. Personne n’a été blessé, rien n’a été abîmé ou endommagé. Cela n’a aucun sens ! Cette liste est faite pour les tueurs en série et les criminels de guerre. La France et les États-Unis l’ont bien compris, ils me laissent tranquille. La Cour internationale de justice avait émis un jugement en notre faveur, mais cela n’a rien changé. Le Japon fait ce qu’il veut. Concrètement, ils veulent ma tête parce que nous les avons empêché de tuer illégalement des baleines dans l’océan Antarctique, ce qui représente des pertes de plusieurs dizaines de millions de dollars pour les armateurs.

Quel est l’objectif de la Sea Shepherd’s Conservation Society (Société de conservation Berger de la mer) ?
J’ai fondé Sea Shepherd en 1977 pour soutenir des lois de préservation de l’environnement au Canada. Nous luttons contre le braconnage, nous intervenons contre les activités illégales. Les lois, règles et traités nécessaires à la protection des océans existent, mais les gouvernements refusent de les faire appliquer pour des raisons politiques et économiques. Quel est l’intérêt de faire des lois si personne n’en fait rien ? Nous nous servons de la loi pour intervenir sur les mers, en tant que conservateurs marins concernés et compatissants. Aujourd’hui, 40 % de ce qui est pêché l’est de manière illégale. Face à cela, nous rassemblons les preuves de l’illégalité des pêcheurs, puis nous bloquons leurs opérations afin qu’ils arrêtent. On peut mesurer nos résultats par le nombre d’animaux marins qui n’ont pas été pêchés ou tués grâce à nous. Depuis 2006, cela représente par exemple 6 000 baleines épargnées. Ce n’est pas suffisant, la seule manière de sauver les océans est que les gouvernements s’organisent, coopèrent et utilisent leurs marines.

Comment se fait-il que les États ne fassent rien pour faire appliquer les législations internationales sur la pêche ?
Cela n’apporterait rien aux politiciens, et la pêche rapporte de l’argent. En Afrique, les bateaux qui se font arrêter pour pêche illégale paient des amendes proportionnelles à leurs profits : c’est juste un moyen de faire des affaires pour les États. L’année dernière, le Thunder a été arrêté en Malaisie avec des millions de dollars de pêche à bord : il a dû payer une amende de 90 000 dollars australiens, puis a pu repartir avec sa cargaison. Par ailleurs, ce navire est sous pavillon nigérian mais appartient à une entreprise espagnole qui reçoit trois millions d’euros de subventions de l’Union européenne.

Quelles sont les campagnes en cours de Sea Shepherd ?
Cela fait 82 jours [au 11 mars] qu’un de nos bateaux, le Bob Barker, poursuit un braconnier, le Thunder. Ce navire braconne de la légine australe et figure sur la liste mauve d’Interpol pour pêche illégalle. L’affaire est en cours d’instruction. Notre second bateau sur cette campagne, le Sam Simon, a confisqué leurs filets et les a donnés à Interpol sur l’île Maurice. C’est la plus longue poursuite qui ait jamais été menée contre un braconnier. Il ne sait plus où aller car nous le suivons en permanence et nous dénonçons sa position aux autorités.

JPEG - 61.5 ko
Un zodiac de Sea Sheperd en action

On vous reproche d’utiliser la violence. Que répondez-vous ?
Depuis 1977, nous n’avons pas causé la moindre blessure à quiconque. Nous sommes une organisation profondément non-violente. Le problème est que personne n’interroge les gens qui font preuve de violence contre nous : défendre la propriété par la violence ne leur pose pas de problème. C’est la nature du monde dans lequel nous vivons : la propriété est un droit qui prime sur tout le reste.

On vous qualifie aussi de pirate. Qu’est-ce qu’un pirate selon vous ?
Au XVIIe siècle, il n’y avait pas de marine britannique aux Caraïbes pour arrêter les pirates, et c’est Henri Morgan, lui-même pirate, qui faisait la police. Pourquoi ? Parce que les gouvernements et la marine britanniques étaient corrompus. La piraterie s’était développée parce que les pirates payaient tous les responsables au pouvoir. La situation n’est pas différente aujourd’hui. Les gouvernements sont corrompus, la piraterie s’épanouit. Alors ils prennent des bons pirates pour lutter contre les mauvais pirates. L’histoire regorge de « bons » pirates. Il y a plein de gens que les Anglais voient comme des héros et qui étaient des pirates.

Pourquoi est-il si important de défendre les océans ?
Si les poissons disparaissent, les océans mourront. Si les océans meurent, nous mourrons tous dans les dix années suivantes.
Les océans constituent le système vital de la planète. Ils régulent la température et produisent 80 % de l’oxygène que nous respirons. Tout est interdépendant, et si vous cassez les équilibres, tout s’effondre et vous vous retrouvez avec des océans remplis de méduses : le fait qu’elles soient si nombreuses aujourd’hui est un symptôme de l’effondrement des écosystèmes. En réalité on ne tolérerait jamais sur terre ce qui se passe sur les mers. On ne tolérerait pas que n’importe quel animal terrestre soit traité comme le sont les animaux marins. Par exemple, aux Îles Féroé, ils piègent des bancs de dauphins pour les tuer : cela reviendrait sur terre à poursuivre des animaux pendant des dizaines de kilomètres et à en abattre le plus possible.

Les océans sont aussi menacés par la pollution, le réchauffement climatique, etc. Que pouvez-vous faire face à cela ?
Sea Shepherd ne peut rien contre le changement climatique. Ce sont les gouvernements qui doivent agir. Le problème est que personne ne veut changer ses habitudes. Les gens ne vont pas abandonner leurs voitures, leurs avions, leur niveau de vie, même s’ils savent que tout cela va bientôt disparaître. Ils pensent que ce n’est pas leur problème, que c’est celui de leurs enfants. Cela dit, Sea Shepherd est engagé dans la lutte contre la pollution des océans par le plastique. Nous avons un programme, le Vortex Project qui consiste à collecter et recycler le plastique des océans.

Que faire lorsque certaines activités destructrices de l’environnement sont légales ?
Malheureusement, aujourd’hui, la plupart des lois sont faites pour protéger les entreprises, pas l’environnement ni les êtres humains. Aux États-Unis, il existe une loi appelée « Animal enterprise terrorism act » [loi sur le terrorisme en direction d’entreprises de commerce animal]. Si vous manifestez contre la pêche au thon, par exemple, en brandissant une pancarte ou en créant un site web, vous êtes considéré comme un terroriste. En fait certains hommes politiques considèrent les environnementalistes comme plus dangereux que les terroristes. La législation devient de plus en plus répressive, au point que bientôt le simple fait de s’opposer à quelque chose sera considéré comme du terrorisme. C’est déjà le cas au Canada : si vous vous opposez publiquement à des projets de développement, vous êtes fiché comme terroriste. Ce qu’avait prédit George Orwell dans 1984 est en train de se réaliser.

Personne ne proteste contre ces lois ?
Les gens sont facilement manipulés. Au Canada, les politiciens se servent de la menace d’attaques terroristes – qui n’ont jamais eu lieu – et de la peur pour faire passer leur programme, qui consiste notamment à arrêter les défenseurs de l’environnement. Ils exploitent l’extrémisme islamique afin d’agir contre les environnementalistes.

Allez-vous rester à Paris pour la COP 21 à la fin de l’année ? Comment pensez-vous peser sur les discussions ?
Notre objectif est de montrer comment les problèmes des océans contribuent au changement climatique. Par exemple, historiquement, les baleines ont eu une contribution importante à la réduction des gaz à effet de serre : elles rejettent des quantités importantes de fer dans leurs excréments, ce qui favorise le développement du plancton, qui lui-même produit de l’oxygène.

Qu’attendez-vous de la COP 21 ?
Il n’y a rien à attendre de la Chine, l’Australie, les États-Unis et le Canada. Le seul espoir vient de l’Europe qui pourrait jouer un rôle de meneur. Et comme la conférence est accueillie par la France, j’espère que ce pays prendra le leadership. Mais si rien ne se passe… Depuis 1972 et la première conférence environnementale à Stockholm, il n’en est jamais rien sorti. C’est une perte de temps, d’argent, d’énergie. Mais les politiciens en sont très contents car ils peuvent dire : « Regardez ce qu’on a fait, on a discuté, écrit des textes, et on s’est mis d’accord sur le problème ! » L’État de Floride vient d’interdire de prononcer les mots « changement climatique » ou « réchauffement climatique » à propos de l’élévation du niveau de la mer. Alors qu’ils viennent d’engager 154 millions de dollars pour lutter contre la montée des eaux en Floride, qui est le premier État à être affecté. Ils dépensent de l’argent pour faire face aux conséquences, mais ça ne les intéresse pas de connaître les causes.

Aux Etats-Unis, James Inhofe s’occupe des questions de changement climatique en tant que président de la commission environnement du Sénat. Et bien il ne croit pas au changement climatique ! Il croit que Dieu ne laissera jamais cela se produire. En février, il est arrivé au Congrès avec une boule de neige, et l’a montrée à tout le monde en disant : « Regardez, ceci est la preuve qu’il n’y a pas de réchauffement climatique ». Ce type est dingue. Et il est en charge des questions climatiques ! La droite américaine est tout simplement composée de fanatiques religieux idiots. On ne peut pas parler rationnellement avec ces gens-là.

JPEG - 128.3 ko
Paul Watson avec l’équipage du Farley Mowat en 2005

Êtes-vous pessimiste ?
Sur la politique, oui. Dans la population il y a des mouvements, mais pas dans la politique. Ce sont les mouvements sociaux, chargés de passion, qui font les révolutions. Puis les politiciens s’adjugent les honneurs. Mais ce qu’il faut savoir, c’est que si les gens ne font rien pour changer la situation actuelle, la nature le fera pour nous. Ce sont les lois de base de l’écologie, on ne peut pas les dépasser. Et cela aura des conséquences catastrophiques.

Quelle vision avez-vous du rapport entre les hommes et la nature ?
Pour espérer survivre dans le futur, nous devons développer une éthique biocentrée : nous appartenons au même ensemble que les animaux, nous ne sommes qu’une partie du monde vivant. Depuis dix ou douze mille ans, les civilisations humaines ont cru qu’elles étaient au-dessus du reste, que nous les hommes étions supérieurs à tout ce qui existe et formions le centre de la création. C’est un point de vue erroné. La plupart des espèces dont nous avons besoin (vers de terre, abeilles, fleurs, arbres…) n’ont pas besoin de nous. Si les abeilles disparaissaient par exemple, ce serait une catastrophe, des dizaines de milliers de personnes en mourraient.

Nous devons avoir une relation avec le monde vivant en nous considérant comme une partie de ce monde. Ce sont les lois de l’écologie :
. la diversité : la force d’un écosystème c’est sa diversité ;
. l’interdépendance : toutes les espèces sont dépendantes les unes des autres ;
. les ressources naturelles : il faut limiter notre croissance, limiter nos capacités en fonction de la limitation des ressources terrestres.

Actuellement nous volons les ressources des autres espèces, ce qui entraîne leur disparition. En raison de l’interdépendance, cela conduira à la disparition de la totalité du vivant.

Dans ces questions d’équilibre et d’interdépendance, comment situez-vous l’élevage animal et de production de viande ?
La population humaine est de sept milliards et demi d’individus, celle des animaux d’élevage (vaches, moutons, porcs, poulets) est de plusieurs milliers de milliards. Les bêtes sauvages ne représentent plus qu’un pourcentage très faible du nombre total d’animaux. Les animaux d’élevage constituent la majeure partie de la biomasse. Et 40 % de la pêche mondiale sert à nourrir les animaux d’élevage et les animaux domestiques. L’ensemble des chats domestiques consomment plus de poisson que l’ensemble des phoques, les porcs en consomment plus que les requins, les poulets plus que les albatros.

L’industrie de la viande est la première consommatrice d’eau potable ainsi que la première contributrice au réchauffement climatique, devant l’industrie automobile [un rapport de la FAO en 2006 évalue la contribution de l’élevage dans les gaz à effet de serre à 18 %, un autre rapport parle lui de plus de 51 % pour l’ensemble de la filière]. Un végétarien qui conduit un gros 4X4 émet moins de gaz à effet de serre qu’un omnivore qui roule en vélo. Le film Cowspiracy explique que produire un hamburger demande 800 litres d’eau D’après un rapport rédigé en 2004 pour l’Institut d’éducation sur l’eau de l’UNESCO, il faut 2 400 litres d’eau pour produire un hamburger, il en faut 15 000 pour un kilo de viande de boeuf, NDLR]. Et quand les documentaristes se rendent dans les grandes organisations environnementales et les interrogent sur l’industrie de la viande, aucune d’entre elles ne soulève le problème.

Sea Shepherd est la seule organisation interrogée dans le film qui en parle. Le service de gestion de l’eau en Californie partage aussi ce constat : l’industrie de la viande est la première consommatrice d’eau potable. Et quand on leur demande pourquoi ils ne font rien, ils répondent : « Le public ne le permettrait pas. On ne peut pas en parler parce que personne ne veut entendre ça ». Cela signifie aussi que personne ne soutiendra financièrement les ONG qui dénoncent le problème de la viande. Or une grande partie des organisations environnementales font du business, elles doivent faire rentrer de l’argent. Le mouvement environnemental dans le monde est constitué des trois millions de petites organisations locales qui font avancer les choses. Pas des grosses organisations qui gèrent des milliards d’euros. Des militants environnementaux sont tués en permanence sur le terrain, et personne n’en parle.

JPEG - 94.5 ko
Le bateau de Sea Sheperd sur la Seine

Arrêter l’élevage est-il une solution ?
C’est une des solutions, oui. Aujourd’hui les animaux d’élevage ne pourraient pas survivre dans la nature. Ce sont des usines à lait ou à viande. Elles consomment une quantité phénoménale de ressources. 60 litres d’eau pour produire un avocat, 800 pour produire un hamburger : toutes ces terres et cette eau utilisées pour produire de la viande pourraient servir à produire des légumes et des céréales.

Que pensez-vous de la chasse ?
Autrefois, quand la population humaine ne dépassait pas un million de personnes, nous pouvions chasser et vivre en relative harmonie avec les animaux. Mais avec sept milliards et demi d’individus, c’est ridicule ! Si chaque citoyen Américain exerçait son droit de chasser, en moins d’un an il n’y aurait plus un seul cerf dans tout le pays. Donc chasser est juste impossible, d’un point de vue comptable.

Comment voyez-vous le futur de la planète ?
Si la population continue de progresser à ce rythme, en doublant tous les 60 ans, ça ne sera pas tenable. D’ici les 75 prochaines années, tout va s’effondrer. Il n’y a pas assez de ressources pour assurer de l’eau, de la nourriture et des ressources minérales pour une telle population. Certains disent que la solution passe par l’élimination de la pauvreté au niveau mondial, distribuer les ressources équitablement. Le problème est que si les pauvres veulent vivre comme les riches, il faudrait trois planètes. C’est impossible. L’autre solution consiste à demander aux riches de devenir pauvres, mais ils n’accepteront pas ! Le riche ne veut pas s’appauvrir, le pauvre ne veut pas rester pauvre mais devenir riche…

La seule solution est de diminuer la population, mais comment y parvenir ? C’est une question très très difficile. Personne n’en est conscient, les gens veulent avoir des enfants. Il faudrait des décisions politiques pour limiter la natalité, mais cela n’arrivera pas. Encore une fois, c’est la nature qui réglera le problème.

----------------------------

20-Chaque année, 5 hommes sont tués par des requins, 100 millions de requins sont tués par des hommes
http://www.liberation.fr/direct/element/4744/
Libération 13 avril 2015

L'attaque fatale d'un requin sur un jeune surfeur sur l'île de la Réunion dimanche 12 avril remet le squale au centre des préoccupations. Et pour cause, en 2014 sur les seules trois attaques mortelles d'un requin dans le monde, une a eu lieu à la Réunion.

http://md0.libe.com/photo/442898-bull-sharks-are-displayed-at-lampulo-fish-market-in-banda-aceh.jpg?modified_at=1343726987

Pourtant, selon une étude de Boris Worm, publiée en juillet 2013 au Canada pour la Dalhousie University, il y a plus à craindre pour le squale que pour l'homme.

Si cinq hommes décèdent en moyenne chaque année à la suite d'un attaque de requin, 100 millions d'entre eux sont tués chaque année, principalement pour le commerce de leurs ailerons. Soit environ trois requins par seconde. Selon Boris Worm, toujours, le chiffre oscille selon les années entre 63 et 273 millions.

Canal plus a d'ailleurs diffusé à ce sujet un très bon documentaire Les Requins de la colère dont vous pouvez retrouver quelques extraits ici. .

----------------------------

dimanche 26 avril 2015

Une série d'article sur l'Afrique par Patrixk le curateur. Bravo et merci


1-Environnement. Dans mille ans, à quoi ressemblera la carte de l’Afrique ?
2-Les trois limites au rêve d’émergence de l’Afrique
3-Afrique subsaharienne : le FMI et la Banque mondiale annoncent un ralentissement de la croissance
4-Le pétrole à bas prix coûte cher à la croissance africaine
5-Le jour où chaque Africain aura ses lunettes de soleil
6-Baromètre digital des métropoles africaines
7-Abraaj lève 990 millions de dollars pour investir en Afrique subsaharienne
8-Rwanda, Côte d'Ivoire, RDC... : Stromae annonce une grande tournée africaine avec 8 dates de concert dans 8 pays
9-Soudan : razzia sur les terres agricoles
10-Violences xénophobes en Afrique du sud: «La situation sociale est explosive»
11-Afrique du Sud: le roi des Zoulous rejette toute responsabilité dans les violences xénophobes
12-Robert Mugabe dénonce la mainmise des pays colonisateurs sur l’Afrique
13-Nigeria : une mystérieuse maladie fait 18 morts en quelques jours
14-Lom Pangar : à la découverte du plus grand ouvrage jamais réalisé au Cameroun
15-Gabon : mort de l’ancienne Présidente par intérim
16-13 caisses d’armes saisies près d’une plage de Libreville
17-Castel rachète Les Brasseries ivoiriennes
18-Côte d'Ivoire : Yasmina Ouégnin, de l'assurance à revendre
19-Côte d’Ivoire : Massandjé Touré-Litsé, la nouvelle madame café-cacao
20-Côte d’Ivoire: les transactions d’Orange money estimées à 6 milliards de F CFA par jour

-----------------------------

1-Environnement. Dans mille ans, à quoi ressemblera la carte de l’Afrique ?
http://www.courrierinternational.com/article/environnement-dans-mille-ans-quoi-ressemblera-la-carte-de-lafrique
10/04/2015

Un continent amaigri et beaucoup plus sec, voici ce qui attend l’Afrique dans mille ans, selon un rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement.

http://www.courrierinternational.com/sites/ci_master/files/styles/image_original_765/public/assets/images/1004-afrique.jpg?itok=w0J_zAxv
Le continent africain dans 1000 ans, rongé par la montée des eaux, et plus désertique. Projection Mail and Guardian

Dans les mille ans qui viennent, le continent africain va devoir faire face à deux fléaux majeurs : la désertification et l’augmentation du niveau de la mer. Rien de neuf, peut-être, mais le résultat, visualisé par The Mail & Guardian fait froid dans le dos. Le continent est grignoté par la montée des eaux (entre un et deux mètres d’ici à 3015), annonce le quotidien sud-africain, tandis que les terres épargnées par la désertification ne constituent plus qu’une mince bande verte le long de l’équateur.

Les effets seront dévastateurs, insiste le Mail & Guardian. Trente-trois des 48 pays d’Afrique continentale ont un littoral, sans compter les îles. Vingt-cinq pour cent de la population africaine vivent à moins de 100 kilomètres des côtes. Des côtes qui sont vulnérables à la montée des eaux et aux inondations, particulièrement en Afrique de l’Ouest, rappelle le journal.

Des villes entières sous les eaux
Si de telles prédictions se réalisent, les Seychelles, l’île Maurice, Sao-Tomé-et-Principe et le Cap-Vert seront noyés, une grande partie de Madagascar disparaîtra sous les eaux. Et des villes entières seront submergées : Lagos (Nigeria), Abidjan (Côte d'Ivoire), Nouakchott (Mauritanie), etc.

Cet avenir est encore assombri par la désertification, qui menace un quart du continent, selon une récente étude citée par l’article. Quelque 485 millions de personnes vivent aujourd’hui au seuil du désert. Une situation qui engendre déplacements de population et conflits, comme le rappelle l’actualité récente.

Selon le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), l'investissement nécessaire pour que le continent puisse s’adapter aux changements à venir est de l’ordre de 50 milliards de dollars par an d’ici à 2050, même si l’on parvient à maintenir la hausse des températures sous la barre des 2 °C.

-----------------------------

2-Les trois limites au rêve d’émergence de l’Afrique
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/04/09/les-trois-limites-au-reve-d-emergence-de-l-afrique_4612265_3212.html
Par Laurence Caramel (Addis Abeba, envoyée spéciale) LE MONDE Le 09.04.2015

Il y a des vérités qu’on préfère se dire entre soi. Entre les élections au Nigeria qui auront finalement laissé place à une alternance démocratique et l’attentat contre l’université de Garissa au Kenya au bilan de 148 morts, les gouvernements africains se sont livrés à un exercice d’introspection lucide sur les écueils qui guettent l’avenir du continent.

A l'entrée de la ville de Mekele, capitale de la région du Tigray en Ethiopie, un panneau publicitaire annonce l'arrivée du train construit par une entreprise chinoise.
A l'entrée de la ville de Mekele, capitale de la région du Tigray en Ethiopie, un panneau publicitaire annonce l'arrivée du train construit par une entreprise chinoise.

Certes les questions de gouvernance ou de violence liées à la montée du terrorisme islamiste n’ont été abordées que de manière feutrée, lors de la conférence conjointe de la Commission économique pour l’Afrique des Nations unies et de l’Union africaine, du 25 au 31 mars, à Addis-Abeba. Mais, les dessous de « l’émergence de l’Afrique » ont été auscultés sans tabou.

Les chiffres élevés de la croissance ont été regardés pour ce qu’ils sont : encourageants mais pas suffisants. Les fastes des nouveaux milliardaires, les immeubles qui envahissent des villes-champignons et les supermarchés symboles d’une nouvelle classe moyenne désormais convoitée par les multinationales de la consommation ne sont pas gage d’une transformation en profondeur du continent. « Ce beau discours sur la croissance de l’Afrique n’ira nulle part, si elle ne change pas la vie de la majorité des Africains », a averti Abdalla Hamdok, le secrétaire exécutif adjoint de la Commission économique pour l’Afrique en commentant la publication du Rapport économique sur l’Afrique 2015.

1) Pas assez d’emplois et plus d’inégalités
Avec 5 % de croissance en moyenne sur les quinze dernières années, six pays (dont quatre producteurs de pétrole) qui figurent dans le top 10 mondial des économies les plus dynamiques, l’Afrique s’est taillé la réputation de nouvel eldorado du XXIe siècle. Mais comme l’a rappelé le ministre du commerce du Ghana Eksow Spio-Garbrah, c’est à 7 % que les experts fixent la barre pour que l’Afrique commence à absorber les millions de jeunes qui arrivent chaque année sur le marché du travail et à faire reculer de manière significative une pauvreté qui demeure massive.

Même si ces chiffres sont à prendre avec prudence compte tenu du poids du secteur informel, ils ont le mérite de montrer que le compte n’y est pas. Ils conduisent aussi à relativiser les envolées peut-être prématurées sur « le dividende démographique » sur lequel l’Afrique pourrait compter pour « décoller ». Selon la théorie dont les derniers à en avoir fait démonstration sont les dragons asiatiques, la richesse d’un pays augmente avec sa population en âge de travailler. A une condition que l’économie offre des emplois et que ces nouvelles générations soient assez bien formées pour les occuper.

« Tous ces jeunes dans la rue à ne rien faire, c’est de gros problèmes en perspective »
Antoinette Sayeh (Fonds monétaire international)

S’il est exact qu’en Afrique, la population active va exploser au cours des quarante prochaines années pour passer de 600 millions environ aujourd’hui à 1,2 milliard en 2050, l’investissement dans l’éducation et la formation professionnelle soit n’a pas encore eu lieu soit demeure insuffisant comparé aux efforts fournis par les pays asiatiques à partir des années 1960-1970. Plusieurs pays comme la Zambie, le Mozambique ou le Kenya ont lancé une réflexion pour tirer profit de leur transition démographique.

En attendant « tous ces jeunes dans la rue à ne rien faire, c’est de gros problèmes en perspective » a résumé la Libérienne Antoinette Sayeh, directrice du département Afrique du Fonds monétaire international (FMI) en plaidant pour une « croissance inclusive ». Autrement dit qui ne profite pas seulement à une minorité. Les gouvernements africains, conscients du risque, ont confié à la Commission économique pour l’Afrique la tâche d’élaborer un « indice africain de développement social ». Celui-ci, présenté à Addis-Abeba part de ce constat : « De telles inégalités doivent être combattues car elles sont susceptibles de contrer le développement à long terme, de nourrir l’agitation et de créer un cercle vicieux de pauvreté et d’exclusion. »

2) Des mobiles mais pas d’usines
Les Massaïs s’informent des cours du bétail avec des téléphones portables et les cybercafés deviennent une denrée (presque) aussi répandue que les débits de Coca-Cola. Mais l’industrie n’a toujours pas ou si peu fait son entrée sur le continent dont la part dans les exportations mondiales n’a cessé de reculer depuis les années 1970. Celles-ci, dominées par les matières premières, restent soumises aux aléas des cours internationaux. Or, après avoir un temps cru qu’ils pourraient sauter cette étape, la majorité des gouvernements juge désormais l’industrialisation incontournable pour engager une véritable transformation de leurs économies.

L’Ethiopie, qui fait partie des quelques pays comme le Rwanda à avoir une stratégie dans le domaine, aspire à démontrer que la voie reste ouverte pour les pays les moins avancés. Le ministre conseiller Arkebe Oqubay a présenté une feuille de route pour un « Made in Africa » dont les grands principes sont largement empruntés à l’expérience de la Chine où l’Ethiopie a d’ailleurs commencé de débaucher ses premiers clients dans le textile. Mais ailleurs ? « En Afrique, la plupart des zones économiques spéciales ont échoué car les gouvernements n’ont pas été en mesure de fournir les infrastructures qu’ils avaient promises », a rappelé Célestin Monga, directeur de l’Unido (Organisation des Nations unies pour le développement industriel).

3) Toujours trop besoin de l’argent des autres
L’Afrique doit financer son développement n’a-t-on cessé d’entendre à Addis-Abeba. « Aucun pays ne s’est développé par l’extérieur », a répété le président rwandais Paul Kagamé. Oui mais comment ? Les transferts financiers des migrants, les investissements directs étrangers et l’aide publique au développement représentent 2,5 fois le montant des capitaux privés investis par des Africains du continent. Autant de ressources très volatiles. Pour les pays les plus pauvres, l’aide étrangère continue d’assurer une part substantielle des dépenses budgétaires.

Dans le même temps, l’argent tiré de l’exploitation des ressources naturelles prend toujours la route à l’étranger. Entre 2000 et 2009, cette fuite de capitaux rendue possible notamment par des systèmes de surfacturation a représenté des flux quasi équivalents à l’aide publique au développement, selon la Commission économique pour l’Afrique. Son secrétaire exécutif Carlos Lopes a une nouvelle fois plaidé pour une réforme des systèmes fiscaux et demandé aux gouverneurs des banques centrales de mobiliser en faveur d’investissements pour le développement les centaines de milliards de dollars de réserves qui sommeillent dans leurs institutions.

Ces quelques vérités ne sont pas nouvelles mais elles permettent de rappeler l’ampleur du défi que se sont lancés les Etats africains en adoptant l’agenda 2063. Ce plan de développement pour les cinquante prochaines années se fixe pour ambition de diviser par dix le nombre de pauvres et de faire accéder les deux tiers des Africains à la classe moyenne.

-----------------------------

3-Afrique subsaharienne : le FMI et la Banque mondiale annoncent un ralentissement de la croissance
http://economie.jeuneafrique.com/regions/afrique-subsaharienne/24611-afrique-subsaharienne--le-fmi-et-la-banque-mondiale-annoncent-un-ralentissement-de-la-croissance.html
mardi 14 avril 2015

La Banque mondiale et le FMI viennent de baisser leurs prévisions de croissance économique en 2015 pour l'Afrique subsaharienne à 4 % et 4,5 % respectivement. En cause : la chute du cours des matières premières.

Lagarde Kim cJonathan Ernst Reuters
De g. à dr. : Donald Kaberuka, président de la BAD, Christine Lagarde, directrice générale du FMI, et Jim Kim, président du groupe de la Banque mondiale.

Pour les ministres des Finances et responsables africains qui doivent participer du 17 au 19 avril à Washington aux réunions de printemps du groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, le timing ne pouvait pas être plus mal choisi. En effet, ces institutions viennent de publier, coup sur coup, deux rapports encore assez réservés sur les perspectives de croissance de l'Afrique subsaharienne.

Selon la nouvelle édition d'Africa's Pulse, publiée par la Banque mondiale le 13 avril, cette région devrait connaître une croissance de 4% en 2015, soit moins que les 4,5 % enregistrés en 2014. En janvier dernier, l'institution dirigée par l'américain Jim Yong Kim annonçait une croissance en hausse cette année à 4,6 %. Selon ces estimations, l'Afrique subsaharienne devrait faire moins bien que la croissance moyenne enregistrée durant les deux dernières décennies (4,4 %). Le pic des années 2002-2008 (6,4 %) semble une histoire ancienne.

Légèrement plus optimiste, le FMI dans la nouvelle édition de son World Economic Outlook rendue publique ce mardi 14 avril, s'attend à un taux de croissance de 4,5 % en Afrique subsaharienne en 2015, soit moins que les 5 % enregistrés en 2014, mais surtout 0,4 point de moins que les prévisions annoncées par cette même institution il y a trois mois et 1,25 point de moins que celles publiées en octobre 2014.

Fin d'un super-cycle
Les deux institutions de Bretton Woods attribuent ce recul à la baisse du cours du pétrole et des autres matières premières qui marque la "fin d'un super-cycle", selon la formule de Makhtar Diop, vice-président Afrique de la Banque mondiale.

Dans son étude, cette institution internationale remarque d'ailleurs que la plupart des pays de la région sont confrontés cette année à une "dégradation des termes de l'échange", induite notamment par la hausse observée durant les dernières décennies de la corrélation entre le prix du pétrole et celui des autres matières premières. Selon la Banque mondiale, les 36 pays africains qui devraient connaître cette dégradation, représentent 70 % de l'activité économique de la sous-région et 80 % de sa population.

Le FMI et la Banque mondiale s'annoncent plus optmistes pour 2015, avec une reprise de la croissance en Afrique subsaharienne à 5,1 % selon la première et 4,5 % selon la seconde. À moins que ces prédictions ne soient elles aussi revues à la baisse, lors des prochaines mises à jours attendues en octobre...

-----------------------------

4-Le pétrole à bas prix coûte cher à la croissance africaine
http://www.africadiligence.com/le-petrole-a-bas-prix-coute-cher-a-la-croissance-africaine/
15 avr, 2015

[Africa Diligence] Moins cher à la pompe, le pétrole coûtera plus cher à la croissance africaine en 2015. La baisse des prix du baril et d’autres produits connexes est susceptible de ralentir la croissance économique en Afrique subsaharienne à 4% en 2015, contre 4,5% l’année dernière, selon le rapport « Africa Pulse » de la Banque mondiale publié le 13 avril 2015.

http://i.f1g.fr/media/ext/805x803/www.lefigaro.fr/medias/2014/05/20/PHO51f0262e-df68-11e3-8f93-9b100df7d9ae-805x803.jpg

Dans son intervention sur la chaine de télévision panafricaine Africa24, un conseil en intelligence économique de Knowdys, avait déjà estimé, début avril 2015, que les économies d’Afrique centrale et de l’Ouest allaient payer le prix fort pour un pétrole en baisse et des activités de Boko Haram en hausse.

« Africa Pulse » –  le rapport de la Banque mondiale qui analyse les questions qui impactent les perspectives économiques en Afrique chaque semestre – confirme cette lecture. En 2015, le taux de croissance de l’Afrique subsaharienne devrait se replier d’un demi-point pour se situer autour de 4,0 % contre 4,5 % en 2014.

Selon les projections, la croissance sera inférieure à la moyenne de 4,4 % réalisée en Afrique subsaharienne au cours des deux dernières décennies. Hors Afrique du Sud, la croissance moyenne devrait se situer autour de 4,7%, très en deçà des 6,4% enregistrés par la région sur la période allant de 2002 à 2008.

« Comme initialement prévu, des vents arrières externes sont devenus des vents contraires pour le développement de l’Afrique. C’est pendant ces moments difficiles que la région peut et doit montrer qu’elle est capable et peut soutenir le progrès économique et social par ses propres moyens », a déclaré Francisco Ferreira, économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique lors de la publication du rapport semestriel à Nairobi.

La faiblesse des cours du brut continuera à peser sur les perspectives des pays exportateurs de pétrole dont les économies sont moins diversifiées à l’instar de l’Angola et de la Guinée équatoriale. Dans plusieurs pays importateurs de pétrole, en revanche, la croissance devrait rester forte. Ce sera notamment le cas en Côte d’Ivoire, au Kenya et au Sénégal.

Makhtar Diop, le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique, se veut toutefois rassurant. « La croissance est toujours au rendez-vous en Afrique subsaharienne malgré de nouveaux défis et des facteurs externes défavorables ». Ces défis, poursuit-il, s’accompagnent d’opportunités nouvelles. Pour Mokhtar Diop, la fin du super-cycle des matières premières donne au continent l’occasion d’accélérer ses réformes structurelles en faveur d’une croissance susceptible de réduire la pauvreté de manière plus efficace.

Les analystes de Brettons Woods font remarquer que même si la première économie du continent souffre en 2015, la croissance devrait rebondir en 2016 et au-delà, grâce à une économie relativement diversifiée et un secteur des services nettement plus dynamique que l’année précédente. L’élection de Muhammadu Buhari à la tête du Nigeria sera également, de l’avis des analystes de Knowdys, une autre circonstance favorable au rebond prévu par la Banque mondiale.

-----------------------------

5-Le jour où chaque Africain aura ses lunettes de soleil
http://www.africadiligence.com/intelligence-economique-en-afrique-le-jour-ou-chaque-africain-aura-ses-lunettes-de-soleil/
22 avr, 2015

[Africa Diligence] Le commun des Africains a longtemps considéré les lunettes comme une prothèse hors de prix. Face aux UV, les Noirs se sont toujours crus protégés par la nature. Malgré les alertes des ophtalmologues, il a fallu attendre l’émergence des classes moyennes pour voir que les lunettes solaires ne sont pas qu’un accessoire. Un gigantesque marché s’est ouvert en Afrique pour les industriels du secteur.

Le jour où chaque Africain aura ses lunettes de soleil

« Il n’y a qu’aux fous qu’il faut dire de ne pas rester au soleil », énonce un proverbe africain. De tout temps, les peaux noires ont été considérées comme les mieux armées pour se défendre contre le soleil. Les spécialistes interviewés par les analystes de Knowdys dans 12 pays d’Afrique centrale et de l’Ouest affirment pourtant que cette protection naturelle n’est que partielle. L’exposition au soleil sans lunettes solaires peut en effet entrainer des anomalies ophtalmiques telles que la cataracte ou la tumeur maligne de l’œil. Les lunettes de soleil ne sont donc pas un luxe. C’est un marché de masse.

Quelle est la situation générale du marché ?
Le port de lunettes de soleil continue sa lente mais sûre progression depuis 2000, tracté par les nouvelles habitudes de consommation de la classe moyenne et les prescripteurs du monde médical. Le marché subsaharien reste dominé par les marques européennes, malgré la percée fulgurante de leurs consœurs chinoises. Dans l’ensemble, le segment « lunettes solaires » des grands magasins de produits optiques résistent bien à la concurrence des copies low-cost. Vu l’intensité du soleil, il n’est plus loin le jour où chaque Africain aura ses lunettes solaires.

Quels sont les pays couverts par cette étude ?
Afin d’aider les entreprises et investisseurs à se positionner sur le marché en pleine croissance des lunettes de soleil en Afrique centrale et de l’Ouest, les experts de Knowdys leur proposent d’accéder aux réseaux et aux profils détaillés des entreprises majeures exerçant dans les 12 pays suivants : 1. Cameroun, 2. Centrafrique, 3. Congo, 4. Côte d’ivoire, 5. Gabon, 6. Congo, 7. Ghana, 8. Guinée équatoriale, 9. Nigeria, 10. Sénégal, 11. Tchad, 12. Togo. Dans les notes et rapports produits à leur demande, les clients trouveront l’état de la concurrence, les derniers accords du secteur ainsi que les décryptages effectués en interne par les analystes de Knowdys.

Pourquoi commander cette étude maintenant?
Parce qu’elle est fraîche et permet d’obtenir :
1. Une vue globale du marché des lunettes de soleil en Afrique centrale et de l’Ouest
2. Les marques les plus prisées, segment par segment, pays par pays
3. Les prévisions et perspectives d’avenir pour le marché
4. Les principaux indicateurs macro-économiques
5. La législation et les normes en vigueur
Qu’y a-t-il de fondamental dans cette étude ?
Cette étude fournit de précieux renseignements sur :
1. Le potentiel du marché régional en 2015
2. Les contraintes en matière d’importation
3. La taille et les variations de chaque marché domestique
4. Les perspectives du marché à court et moyen termes
5. Les modèles qui connaissent la croissance la plus rapide
6. La répartition du marché en fonction des types de lunettes
7. Les profils et les réseaux des principaux acteurs du marché

Quels autres avantages présente cette étude ?
Exceptionnellement, cette étude présente deux focus majeurs sous forme de bonus: i) une analyse du marché des montures de lunettes et ii) un décodage du business des lentilles de contact dans chacun des 12 pays couverts par les enquêteurs de Knowdys Consulting Group.

Pourquoi faire appel à Knowdys Database ?
Créé voici une demi-douzaine d’années et mise à jour 24/7 grâce à des données et à des informations provenant des recherches primaires et secondaires, des bases de données commerciales et des décryptages effectués en interne par des experts en business intelligence, Knowdys Database est l’allié des entreprises et des investisseurs actifs au sud du Sahara. Pour booster la compétitivité des acteurs économiques locaux et internationaux sur les marchés africains, Knowdys surveille en permanence et produit des notes et rapports à haute valeur ajoutée dans 12 secteurs clés: agroalimentaire, assurance, aéronautique, automobile, énergies, banques, BTP, défense, éducation, industrie pharmaceutique, matières premières et Télécoms.

-----------------------------

6-Baromètre digital des métropoles africaines
http://afrique.lepoint.fr/economie/barometre-digital-des-metropoles-africaines-17-04-2015-1922330_2258.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-lepoint-afrique]-20150421
17/04/2015

Hopscotch Africa et Le Point Afrique livrent la première étude qui éclaire le dynamisme et l'attractivité des villes africaines à travers Internet et les réseaux sociaux.

 
Voir tous les graphiques : http://afrique.lepoint.fr/economie/barometre-digital-des-metropoles-africaines-17-04-2015-1922330_2258.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-lepoint-afrique]-20150421

L’étude porte sur la période allant du 21 janvier au 6 février 2015 et a concerné les 60 métropoles les plus peuplées du continent.

La méthodologie : les enjeux et les indices d'analyse
Un baromètre digital est une photographie à un instant t de l’empreinte numérique d’une marque, selon un ensemble d’indices recoupant des données quantitatives et qualitatives. Les villes possèdent une identité propre, une notoriété indépendante de leur pays et de leur région. Dans un contexte de concurrence accrue entre métropoles pour séduire visiteurs et investisseurs, elles doivent se démarquer, se singulariser en faisant exister leur nom, véritable "marque".

Comment ?
"C’est tout l’enjeu de l’écosystème numérique d’une ville :  ce sont les différentes parties prenantes d’une ville - autorités, institutions, acteurs économiques et culturels, population – qui construisent à chaque instant l’existence numérique de la marque-ville à travers la publication de contenus et le référencement efficace et maîtrisé de ces contenus. L’animation régulière et nourrie des réseaux sociaux permet non seulement de converser avec une communauté de followers, mais aussi de faire remonter la présence de la ville dans les algorithmes de référencement", explique Salima Haddour, directrice générale de Hopscotch Africa.

Qu'en est-il des indices d'analyse ?
Le choix s'est porté sur la visibilité, la maîtrise, la vivacité, l'engagement et enfin la puissance communautaire, soit la capacité à mobiliser une communauté d'internautes.

La visibilité : Lagos et Bangui sortent du lot
Le sens : par visibilité, il faut comprendre le nombre de liens indexés par Google sur la ville mais aussi le volume de recherches sur Google concernant cette dernière.

Le constat général : Les 5 villes les plus visibles en termes d'investissement représentent plus de 30 % de la visibilité totale des villes africaines avec un nombre de résultats dépassant le million. 10 villes africaines concentrent plus de 55 % de la visibilité totale du périmètre étudié. Parallèlement, les 10 villes les moins visibles représentent seulement 2 % de la visibilité des villes africaines sur Google.

Le classement : en tête de cette catégorie, on trouve Lagos (Nigeria, 177 millions de liens indexés sur la ville), suivie d'Alexandrie (Égypte, 159 millions), du Caire (Égypte, 131 millions), de Casablanca (Maroc, 128 millions) et du Cap (Afrique du Sud, 125 millions). Ce sont les villes dont les institutions et opérateurs économiques clés ont occupé la Toile sur cette période par la publication d’un contenu dynamique ; les médias y relatent avec force les réalisations – comme celles de la place financière de Casablanca Finance City ou de Cairo Invest.

Le point économique : pour autant, les villes africaines n'affichent pas assez leur potentiel économique. Ainsi, les opportunités et facilités d'investissement n'apparaissent pas systématiquement sur les deux premières pages de recherche.

Le classement : c'est Bangui, en République centrafricaine, qui arrive en tête en la matière avec 3 610 000 recherches sur la ville. Derrière elle, il y a Tunis (Tunisie, 3 570 000), Johannesburg (Afrique du Sud, 3 400 000), Moroni (Comores, 2 140 000) et Antananarivo (Madagascar, 1 730 000). En effet, trois de ces villes – Tunis, Antananarivo, Bangui – ont connu des changements politiques décisifs en 2014, créant à un appel fort à investissement. De son côté, Johannesburg est l’une des plus grandes économies émergentes du monde. Quant à Moroni, elle  fait partie des villes d’Afrique où l’investissement est le plus intéressant grâce à la liberté de mouvement des capitaux.

La maîtrise : Djibouti leader
Le sens : c'est toute la problématique de l'impact des initiatives prises par les autorités. En d'autres termes, elle concerne les liens maîtrisés qui permettent de mesurer le contenu créé et géré par des sources officielles.
Les lignes de force : il apparaît que seules 21 villes détiennent plus de deux liens maîtrisés. En face, plus d'un tiers des villes africaines ne maîtrisent aucun lien. Et l'éducation et l'administration se partagent à parts égales 75 % de la totalité des liens maîtrisés. Quant au tourisme, il ne représente que 5 % des liens maîtrisés, et les infrastructures, 20 %.
Le classement : Djibouti (Djibouti) démontre la meilleure maîtrise avec 4 liens dont le contenu est créé et géré par une source officielle. Il devance Douala (Cameroun, 4 liens), Antananarivo (Madagascar, 3), Bamako (Mali, 3) et Le Cap (Afrique du Sud, 3).

L'engagement et la puissance communautaire : Le Caire sort du lot
Le sens : la question en jeu ici est de voir comment les villes africaines s'approprient les réseaux sociaux en générant du contenu et de l'interactivité avec comme objectif de susciter un engagement communautaire et de créer du lien avec leurs publics. Pour ce qui est de la puissance communautaire, plus de deux tiers des villes ne possèdent aucune présence officielle sur les réseaux sociaux, 30 % des villes possèdent un compte Facebook officiel, 13 % des villes ont plus de 500 000 fans. Seuls 20 % des comptes officiels peuvent revendiquer un réel engagement de la part des fans. En moyenne, les villes disposent de 42 likes par publication sur Facebook, de 250 000 fans ; 60 000 tweets et hashtags en moyenne sont reliés à une ville.

La vivacité : Johannesburg est la plus active
Le sens : il s'agit de mesurer le dynamisme des villes sur Facebook. Cela se traduit concrètement par un décompte du nombre de publications quotidiennes sur les comptes Facebook officiels.

Le constat général : seules les autorités de trois villes sur cinq assurent une communication régulière sur leur compte. 30 % des villes n'ont aucune interaction avec leur communauté. En moyenne. Précision de taille : cette analyse ne porte que sur des villes disposant d'une page officielle sur Facebook, soit le tiers de l'échantillon.

Le classement : Johannesburg truste la première place avec 40 publications en moyenne, suivie de Rabat (Maroc, 10 publications), Le Cap (7), Casablanca (Maroc, 7) et Dakar (Sénégal, 7).

Le classement général : Le Caire en haut du top 5 des villes africaines
Sur la période considérée, Le Caire a présenté la plus forte popularité digitale des villes africaines grâce notamment à sa communauté sur la page générée automatiquement par Wikipédia sur Facebook et à sa visibilité sur Google. Cette popularité est liée à une bonne combinaison de dynamique économique, d’attrait touristique et de patrimoine historique.

Ensuite, Johannesburg. Sa désignation de capitale économique de l’Afrique du Sud explique le fait qu’elle soit la 4e ville d’Afrique concernant les investissements. Elle occupe la 3e place de puissance sur les réseaux sociaux et est la 9e la plus visible sur Google. Une popularité qui, comme pour Le Caire, est liée à une bonne combinaison d’affichage de potentiel économique et d’attrait touristique.

Tunis. La capitale tunisienne est la deuxième ville d'Afrique qui est ressortie sur cette période. Tunis fait partie des 5 villes les plus aimées sur Facebook mais aussi des 10 villes les plus puissantes sur ce réseau social. Les bonnes remontées Google s’expliquent aussi parce que la collecte des données, menée en début d’année, a coïncidé avec la mise en place de la nouvelle présidence et du nouveau gouvernement.

Cape Town dispose d’une page Facebook officielle très suivie et la plus influente sur le continent. Doté d’une des situations géographiques les plus remarquables du continent, Le Cap associe qualité de vie et intérêt touristique.

Casablanca. La capitale économique du royaume chérifien fait figure de bonne élève sur la plupart des indicateurs. Son classement dans le top 5 de ce baromètre résulte plus d’un travail de fond que d’une situation conjoncturelle liée à sa médiatisation. Elle bénéficie d'un bon engagement des fans sur Facebook avec en moyenne 200 likes par publication. Elle dispose d’une bonne visibilité et la concrétisation de son ambition de s’affirmer comme un hub régional commence à porter ses fruits.

-----------------------------

7-Abraaj lève 990 millions de dollars pour investir en Afrique subsaharienne
http://economie.jeuneafrique.com/regions/afrique-subsaharienne/24584-abraaj-leve-990-millions-de-dollars-pour-investir-en-afribsaharienne.html
lundi 13 avril 2015

Le capital-investisseur spécialisé dans les pays émergents, Abraaj, a annoncé le closing final de Abraaj Africa Fund III, son nouveau fonds pour l'Afrique subsaharienne et le premier levé sous son nom. A la clé : 990 millions de dollars.

Frédéric Sicre et Jacob Kholi (Abraaj) recevant le prix Africa CEO Forum du meilleur capital-inves. © Bruno Levy-ACF
Frédéric Sicre et Jacob Kholi (Abraaj) recevant le prix Africa CEO Forum du meilleur capital-inves.

La période est propice pour les capital-investisseurs en Afrique. Après Helios, qui a attiré récemment 1,1 milliard de dollars pour son troisième fonds, ou Development Partners International (DPI), qui a annoncé fin mars avoir finalisé la levée de son deuxième fonds panafricain à 725 millions de dollars, c'est au tour d'Abraaj de battre des records. Le capital-investisseur né aux Emirats Arabes Unis et spécialisé dans les pays émergents a annoncé le 12 avril le closing final de son fonds Abraaj Africa Fund III (AAF III), frôlant le milliard de dollars. 64% des 990 millions de dollars est venu d'investisseurs européens et nord-américains, a précisé Abraaj dans un communiqué ajoutant que les investisseurs institutionnels, les fonds de pension et les fonds souverains représentent 76% des fonds levés.

AAF III investira dans des entreprises de taille moyenne d'Afrique sub-saharienne, notamment dans les secteurs des biens de consommation, du crédit à la consommation et du service aux entreprises. Les principaux pays ciblés sont le Nigeria, le Ghana, la Côte d'Ivoire, l'Afrique du Sud et le Kenya.

Ces 990 millions sont nettement supérieurs aux 800 millions initialement recherchés par Abraaj et dépassent de beaucoup la taille des précédents fonds du groupe pour l'Afrique subsaharienne (Aureos Africa Fund, 381 millions de dollars, et auparavant, les fonds régionaux d'Aureos).

67 investissements
Abraaj est un acteur relativement récent en Afrique mais la reprise en 2012 d'Aureos Capital et de ses équipes, qui détenaient souvent un historique de plus d'une décennie en matière d'investissement dans des entreprises subsahariennes, lui a permis de se positionner rapidement comme un acteur central dans le domaine du private equity africain. En tout, Abraaj (principalement via Aureos Capital) a déployé près de 3 milliards de dollars dans des entreprises subsahariennes, exécutant 67 investissements et 30 sorties totales ou partielles. Le capital-investisseur compte 27 professionnels à Nairobi, Lagos, Accra et Johannesburg.

Les investissements d'Abraaj en Afrique subsaharienne francophone ont été jusqu'à présent peu nombreux : les sénégalais Ciments du Sahel et Matforce, la clinique togolaise Biasa ou, plus récemment, la société ivoirienne African Industrial Services Group (AIS) ont reçu des fonds d'Abraaj au cours des dix dernières années. Mais le capital-investisseur a également misé dans d'autres sociétés d'envergure régionale voire panafricaine ayant des expositions importantes en zone francophone : c'est le cas notamment de Saham Finances, un groupe d'assurances très présent en Afrique subsaharienne, ou de Fan Milk, dont les marques sont très connues au Togo ou au Bénin.

Abraaj est également actif en Afrique du Nord, zone pour laquelle il lève actuellement un autre fonds, Abraaj North Africa Fund II.

-----------------------------

8-Rwanda, Côte d'Ivoire, RDC... : Stromae annonce une grande tournée africaine avec 8 dates de concert dans 8 pays
http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20150416171521/
17/04/2015

Stromae a annoncé vendredi les dates de sa première tournée africaine. Le chanteur de "Papaoutai" se rendra au Sénégal, en Côte d'Ivoire, au Cap-Vert au Cameroun, au Gabon, au Congo, en RDC et au Rwanda, pays dont son père est originaire et où il ira pour la première fois de sa vie.

http://www.jeuneafrique.com/photos/042015/016042015171942000000023052014191803000000JA2785p026_1.jpg
Stromae à Karlsruhe, en Allemagne, le 14 mai 2014.

Préparez-vous, Stromae débarque bientôt en Afrique, peut-être à côté de chez vous. Le chanteur belge d'origine rwandaise a annoncé vendredi 17 avril avril sur sa page Facebook les dates de sa tournée sur le continent. Fils d'un père rwandais et d'une mère flamande, Stromae se rendra à Dakar, Praia (Cap Vert), Douala, Abidjan les 13, 16, 19 et 23 mai, puis à Libreville, Brazzaville, Kinshasa et Kigali les 6, 10, 13 et 20 juin. En 2014, l'artiste s'était déjà produit au Maghreb, à Alger, Rabat et Tunis. Mais c'est la première fois qu'il organise une série de concerts en Afrique subsaharienne.

>> Lire l'interview de Stromae à J.A. : "La jeunesse d'Afrique n'a pas besoin de mes leçons pour croire en elle"
Actuellement en tournée en Amérique du Nord, Stromae s'est livré dans son dernier clip à une attaque en règle des réseaux sociaux et en particulier de Twitter. Succès immédiat, puisque la vidéo totalise près de 6 millions vues depuis le 1er avril sur YouTube.

Les dates de la tournée de Stromae :
Le 13/05, au Monument de la Renaissance à Dakar.
Le 16/05, au Gamboa Festival de Prala.
Le 19/05, à la maison du parti de Bonanjo à Douala.
Le 23/05, à l'open Air Heden Golf Hotel d'Adibjan.
Le 06/06, au stade de Libreville.
Le 10/06, au palais des Congrès de Brazzaville.
Le 13/06, au théâtre de Verdure de Kinshasa.
Le 20/06, au stade Amahoro de Kigali.

-----------------------------

9-Soudan : razzia sur les terres agricoles
http://afrique.lepoint.fr/economie/soudan-razzia-sur-les-terres-agricoles-17-04-2015-1922298_2258.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-lepoint-afrique]-20150421
17/04/2015

Les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite auraient mis la main sur plus de 500 000 hectares de terres agricoles. Des exploitations qui pompent l’eau du Nil.

http://afrique.lepoint.fr/images/2015/04/17/1125801lpaw-article-1125804-jpg_2818698.jpg

Un conseil, ne demandez jamais des chiffres au Soudan. L’ambassadeur Yousif El Kordofani, patron des relations publiques au ministère des Affaires étrangères, à Khartoum, commence par évoquer une exploitation agricole de 200 hectares gérés par les Émirats arabes unis du côté d’Atbara, à 250 kilomètres au nord de la capitale. C’est là que le fleuve Atbara rejoint le Nil et entame sa course finale vers la Méditerranée. En arrivant sur place, le fonctionnaire local n’évoque plus qu’une propriété de 50 hectares. Puis, un peu plus tard, un autre administratif comptabilise, lui, 300 hectares. Enfin, un agronome sud-africain donne une tout autre envergure à ce vaste territoire géré par les Émirats, 12 000 hectares. Un tour du propriétaire dans son 4x4 nous laisse penser que ce solide gaillard au tee-shirt rouge et à la casquette verte est plus proche de la réalité que nos précédents interlocuteurs. 12 000 hectares uniquement dédiés à la culture d’aliments pour le bétail.

 

500 000 hectares pour les Émirats
Des cultures irriguées en permanence par de l’eau pompée à une centaine de mètres dans le sous-sol, et venant du Nil, coulant majestueusement à quelques kilomètres de l’exploitation agricole. Le milieu est aride et l’évaporation intense. Ensuite, les aliments pour le bétail sont acheminés par la route jusqu’à Port-Soudan au nord du pays. Les terres arables se font de plus en plus rares au Proche-Orient, et les monarchies pétrolières investissent depuis quelques années dans la création d’annexes extra-territoriales au Soudan. Les Émirats arabes unis exploiteraient ainsi près de 500 000 hectares. Et l’Arabie saoudite, venue plus récemment, 20 ou 30 000 hectares. Il nous a également été dit que la Corée du Sud aurait loué 700 000 hectares, mais Le Point Afrique n’a pas pu vérifier cette information sur place. Une fois encore, les ministères soudanais font systématiquement de la rétention d’information. Ou communiquent des données invérifiables ?

 

Les populations locales écartées
Il est tout aussi compliqué de savoir si ces terres louées par les entrepreneurs venus du Golfe étaient exploitées ou non autrefois par des populations locales. L’Institut international de l’environnement et du développement (IIED) confirme l’accroissement des transactions à grande échelle sur le continent africain. En cinq ans, en Éthiopie, au Ghana, au Mali, à Madagascar et au Soudan, “ce sont 2,5 millions d’hectares sur lesquels les investisseurs se sont rués“. Et comme souvent en Afrique, les terres sont propriété des États et les paysans ne détiennent qu’un droit d’usage. Quant aux contrats, ils n’évoquent qu’en termes très vagues “la question de la répartition des récoltes entre exportation et consommation locale“. Enfin, les populations concernées sont “tenues à l’écart des négociations“.

Pas de protestations égyptiennes
Curieusement, les Égyptiens, si prompts à brandir les traités coloniaux signés en 1929 et en 1959 sur leurs “droits historiques“ sur le Nil, qui leur accordaient 87 % du débit du fleuve, n’ennuient guère les Soudanais concernant ces millions de litres pompés quotidiennement pour alimenter ces milliers d’hectares loués par des dignitaires du Golfe. Le Caire s’est beaucoup plus mobilisé pour dénoncer l’édification du barrage le plus grand d’Afrique construit par Addis-Abeba. À Khartoum, il nous a été suggéré que pour calmer Abdel Fattah Al-Sissi, son homologue soudanais Omar el-Béchir lui aurait promis de n’accueillir aucun membre des Frères musulmans égyptiens au Soudan. Et même de lui livrer ceux qui réussiraient malgré tout à s’y réfugier pour échapper à la traque des services égyptiens.

-----------------------------

10-Violences xénophobes en Afrique du sud: «La situation sociale est explosive»
http://www.20minutes.fr/monde/1590963-20150420-violences-xenophobes-afrique-sud-situation-sociale-explosive
20.04.2015

Certains pays voisins ont affrété des bus pour rapatrier leurs ressortissants. Sept ans après des émeutes raciales qui avaient causé la mort d’une soixantaine de personnes, l’Afrique du sud est de nouveau la proie d’une flambée de violences.

Une manifestation à Johannesburg en Afrique du sud, ensanglantée depuis trois semaines par des violences xénophobes.
Une manifestation à Johannesburg en Afrique du sud, ensanglantée depuis trois semaines par des violences xénophobes.

Voir la vidéo 1 :
http://www.france24.com/fr/20150417-afrique-du-sud-nouvelles-attaques-commerces-etrangers-johannesburg-durban-xenophobie-jacob-zuma/

Voir la vidéo 32 :
Afrique du Sud : les violences xénophobes font 5000 déplacés en trois semaines
http://www.francetvinfo.fr/monde/afrique-du-sud/video-afrique-du-sud-les-violences-xenophobes-font-5000-deplaces-en-trois-semaines_880679.html#xtor=EPR-2-[newsletterquotidienne]-20150419-[lestitres-coldroite/titre5]

Selon un dernier bilan, sept personnes ont été tuées ces derniers jours à Johannesburg et à Durban. Essentiellement des ressortissants des communautés étrangères installées depuis longtemps dans le pays de Nelson Mandela. Directeur adjoint du portail d’information «Africa Intelligence», Francis Soler décrypte la situation pour 20 Minutes…

Comment expliquez-vous que l’Afrique du sud soit de nouveau le théâtre d’émeutes raciales?
Ce n’est pas nouveau. Il s’agit d’un phénomène récurrent qui touche ce pays car la situation sociale y est explosive. Les violences touchent essentiellement les ressortissants des pays voisins installés sur place. Pour la plupart, les victimes sont des compagnons de pauvreté des sud africains installés dans les townships. Tout simplement parce qu’ils se retrouvent en concurrence avec les sud-africains pour avoir accès aux droits classiques que sont l’eau, la terre et l’emploi.

Le pouvoir en place n’a donc pas réglé ces problèmes?
Non. Les inégalités persistent. Il y a bien une communauté noire moyenne qui s’est développée. Mais il ne s’agit que d’une fine pellicule qui dissimule un gros contingent de pauvreté dans le pays. Les immigrés d’autres pays deviennent donc une cible privilégiée pour eux. Ce sont les cibles de la frustration.

http://img.20mn.fr/ph4gA2GrRR62GaEQhDsOlA/561x360_centaines-etrangers-attendent-visite-president-zuma-18-avril-2015-camp-chatsworth-sud-durban
Des centaines d'étrangers attendent la visite du président Zuma le 18 avril 2015 dans le camp de Chatsworth, au sud de Durban

Jacob Zuma, le président, a mis beaucoup de temps à réagir à ces violences. Pourquoi?
Le pouvoir politique a une part de responsabilité dans cette crise. Tout simplement parce que la classe dirigeante a une sorte de réflexe de protection de sa propre situation. Le fils du président Zuma a lui-même expliqué que l’Afrique du sud ne pouvait pas accueillir tous les immigrés des pays voisins. Jacob Zuma a mis plusieurs jours à se démarquer de cette position et a dénoncé les violences.

http://img.20mn.fr/24tEvwTHRqCSJwnyyiLMlA/561x360_president-sud-africain-jacob-zuma-a-pretoria-8-avril-2015
Le président sud-africain Jacob Zuma à Pretoria le 8 avril 2015

N’est-ce pas surprenant dans un pays tel que l’Afrique du sud?
Oui c’est assez surprenant. Car toutes ces personnes sont des héritiers ou des descendants de l’ANC (African National Congress, le parti de Nelson Mandela interdit durant l’Apartheid). En tant que tels, ils ont bénéficié de l’aide internationale pendant des années. Ils devraient renvoyer l’ascenseur. Mais aujourd’hui, ils ne pensent d’abord qu’à leur propre intérêt économique et politique.

Lire aussi :
Nouvelles attaques de commerces étrangers à Johannesburg
http://www.france24.com/fr/20150417-afrique-du-sud-nouvelles-attaques-commerces-etrangers-johannesburg-durban-xenophobie-jacob-zuma/
Robert MUGABE : « Nous sommes choqués et dégoutés par ce qui s’est passé à Durban »
http://icibrazza.com/2015/04/robert-mugabe-nous-sommes-choques-et-degoutes-par-ce-qui-sest-passe-a-durban/

-----------------------------

11-Afrique du Sud: le roi des Zoulous rejette toute responsabilité dans les violences xénophobes
http://oeildafrique.com/afrique-du-sud-le-roi-des-zoulous-rejette-toute-responsabilite-dans-les-violences-xenophobes/
20 avr, 2015

Accusé d’être à l’origine d’une vague de violences xénophobes en Afrique du Sud, le roi des Zoulous Goodwill Zwelithini a à son tour appelé au calme lundi, et rejeté toute responsabilité dans ces incidents meurtriers.

le roi des Zoulous
Le roi des Zoulous, Goodwill Zwelithini, accusé d’avoir provoqué une vague de violences xénophobes qui a fait au moins sept morts et des milliers de réfugiés en Afrique du Sud, a rejeté lundi toute responsabilité dans ces incidents.

Lire aussi :
Images Choc Afrique du sud : Des africains brûlés vifs, congomikili, @congomikili
https://www.youtube.com/watch?v=svAEPrscnEE&feature=youtu.be

« Cette violence envers nos frères et soeurs est une honte. (…) Protégeons nos frères et soeurs africains », a-t-il lancé aux côtés des responsables politiques de la région au cours d’un meeting dans le grand stade de Durban (est), la métropole du pays zoulou. Goodwill Zwelithini est largement accusé d’avoir été à l’origine des violences qui ont visé des étrangers venus d’autres pays d’Afrique, faisant au moins 7 morts et des milliers de déplacés ces quinze derniers jours, à Durban d’abord, puis Johannesburg.`

Il a, selon les médias, appelé fin mars les étrangers à « faire leurs bagages et quitter » le pays. « La guerre à laquelle j’appelle aujourd’hui est une guerre pour protéger les ressortissants étrangers, quelle que soit leur origine », a insisté en zoulou Goodwill Zwelithini, qui avait pour l’occasion troqué sa traditionnelle peau de léopard contre un costume occidental. Si l’Afrique du Sud post-apartheid est une république, elle reconnaît plusieurs milliers de chefs traditionnels, dont le roi des Zoulous est le plus influent, sa juridiction s’étendant théoriquement sur quelque 12 millions de sujets (22% de la population du pays).

Le roi zoulou s’était jusqu’à présent contenté d’un communiqué, dans lequel il expliquait essentiellement qu’il avait été mal compris. Et il n’a pas dit le contraire, lundi à Durban. « Tous les gens qui m’écoutaient à Pongolo (le 23 mars, ndlr) comprennent bien le zoulou (…). On a donné au public une version déformée et mal interprétée de mon discours », a-t-il déclaré. « Mon discours à Pongolo était destiné à la police, appelant à une meilleure application de la loi » afin de lutter contre la criminalité et l’immigration illégale, a insisté Goodwill Zwelithini. Le roi zoulou n’a, dit-il, jamais ordonné à ses sujets d’attaquer des étrangers. « Si j’avais dit ça, il ne resterait plus rien! » « Cette violence est destinée à diviser les Africains et à nous dresser les uns contre les autres », a-t-il relevé.

- Appels au calme -
L’appel au calme du grand chef zoulou suit une multitude d’exhortations lancées par des hommes politiques, des personnalités et des médias. Le président Jacob Zuma a renoncé à la dernière minute à se rendre en Indonésie, des messages apaisants se succèdent à la radio, une veillée et une manifestation sont annoncées à Johannesburg, la capitale économique… « Aucun grief ne pourra jamais justifier l’assassinat de sang-froid d’êtres humains, la destruction de biens ou le déplacement de centaines de personnes, dont des femmes et des petits enfants », a déclaré M. Zuma lundi. « Des millions de Sud-Africains condamnent ces meurtres atroces et abhorrent la xénophobie et toutes les formes d’intolérance. Ensemble, nous devons travailler davantage pour extirper la violence et la haine de notre société », a-t-il ajouté.

Le calme est revenu en ce début de semaine, ce qui n’a pas empêché quelques centaines de Malawites ou de Zimbabwéens de préférer rentrer au pays. Le groupe minier Kenmare, lui, a rapatrié 62 employés sud-africains travaillant dans une mine de titane mozambicaine, par peur de représailles de la population locale. Le gouvernement a aussi voulu calmer les ardeurs de la population, en annonçant qu’il allait lutter contre le travail des immigrés clandestins. Car les employeurs sont souvent accusés d’employer volontiers cette main d’oeuvre docile et bon marché.

Sur fond de frustrations de la majorité pauvre du pays, les exactions contre les étrangers ne sont pas rares en Afrique du Sud, où une explosion de violences avait fait 62 morts en 2008. La situation s’était nettement calmée depuis, mais des incidents sporadiques n’ont jamais cessé dans les townships, visant surtout des Bangladais, des Somaliens et des Ethiopiens, dont les magasins sont régulièrement pillés, mais aussi des Congolais de RDC ou des Mozambicains.
Des incidents ont notamment fait une demi-douzaine de morts à Soweto, aux portes de Johannesburg, en janvier.

-----------------------------

12-Robert Mugabe dénonce la mainmise des pays colonisateurs sur l’Afrique
http://www.rfi.fr/afrique/20150409-robert-mugabe-denonce-mainmise-colonisateurs-afrique-president-zimbabwe-ressources-naturelles/
10-04-2015

Le président du Zimbabwe Robert Mugabe a terminé jeudi son voyage en Afrique du Sud. Une visite d'Etat de deux jours durant laquelle il a beaucoup été question de coopération économique entre les deux pays. L’économie du Zimbabwe, mal en point, a besoin d’être relancée. Et qui fut aussi l’occasion pour lui de s’en prendre aux Occidentaux, et notamment à la France.

media
Le président du Zimbabwe Robert Mugabe, 91 ans, lors de sa première visite depuis 20 ans en Afrique du Sud, le 8 avril 2015.

Deux jours durant, le président Robert Mugabe s'en est pris aux Occidentaux, à l'ONU. Il a rappelé la lutte d'indépendance, a justifié les invasions de fermes détenus par les Blancs, et a dénoncé le pillage de ressources naturelles de continent. S'adressant à des chefs d'entreprises jeudi à Pretoria, le président Mugabe a justifié sa politique de nationalisation des entreprises, rappelant que les ressources naturelles de l'Afrique appartiennent à l'Afrique. A cette occasion, il a appelé les pays francophones à reprendre leur indépendance économique, notamment de la France :

« L'indépendance n'a été obtenue qu'à moitié dans la plupart des pays africains. Certains ne contrôlent même pas leurs ressources naturelles, a-t-il souligné. Allez au Gabon, toute la richesse du sous-sol est détenue par la France. C'est l'accord qui a été passé, et c'est la même chose dans la plupart des pays francophones. Ils découvrent du pétrole, c'est pour la France. Ils découvrent des diamants, c'est pour la France. Et les mineurs bien entendu français. Et qu'est ce que vous obtenez en échange ? 12%, peut être 15% des revenus ? Et c'est pour cela que ces pays sont victimes de tentatives de coup d'Etat l'un après l'autre. Mais malheureusement les Espagnols, les Français, tous sont derrière ces coups d'Etat. »

Investisseurs sud-africains et diaspora
Au milieu de tout cela, le président zimbabwéen a demandé à l'Afrique du Sud de contribuer au développement de la région. Et appelé les hommes d'affaires sud-africains à venir investir au Zimbabwe. « Nous nous sommes battus pour vous, pour que vous ayez la liberté de pouvoir utiliser les ressources naturelles comme actifs dans vos affaires. Je peux vous assurer que le Zimbabwe est ouvert pour les affaires », a-t-il insisté. Son appel aura-t-il été entendu ? Mugabe refuse de revenir sur sa politique d'indigénisation, qui prive les entreprises étrangères du contrôle de leurs filiales locales et qui inquiète fortement les investisseurs étrangers.

Il a également profité de son voyage pour appeler la diaspora zimbabwéenne à revenir investir dans leur pays : « La politique de diaspora nationale entend créer des opportunités pour les Zimbabwéens à l'étranger pour qu'ils puissent contribuer via leur investissement, leur expertise, au développement économique du pays. »

Lire aussi :
Investisseurs, Mugabe vous dit : « n’ayez pas peur ! »
http://www.africadiligence.com/investisseurs-mugabe-vous-dit-nayez-pas-peur/
Le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, refuse de s'adresser à un journaliste parce qu'il est blanc
http://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/video-voici-le-president-mugabe-qui-refuse-de-s-adresser-a-un-journaliste-parce-qu-il-est-blanc_873357.html#xtor=AL-79-[article]-[connexe]
Voir la vidéo :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=W-CR4xeN5vc

-----------------------------

13-Nigeria : une mystérieuse maladie fait 18 morts en quelques jours
http://www.metronews.fr/info/nigeria-une-mysterieuse-maladie-fait-18-morts-en-quelques-jours/mods!zLMpp1Wzxxc/
Créé : 19-04-2015

AFRIQUE – 18 personnes ont trouvé la mort au Nigeria en l'espace d'une semaine, après avoir contracté une mystérieuse maladie. Selon l'Organisation mondiale de la santé, il pourrait s'agir d'un empoisonnement dû à un herbicide.

L'Organisation mondiale de la santé essaye de comprendre ce qui a pu causer la mort de 18 personnes au Nigeria.

Qu'est-ce qui a bien pu causer, en l'espace d'une semaine, la mort de 18 Nigérians, habitant tous la même ville ? C'est la question qui agite aujourd'hui les autorités sanitaires, nationales comme internationales. Selon un responsable de la santé de l'Etat d'Ondo, où s'est déclarée la maladie, 23 personnes ont été infectées, et une grande partie en sont mortes. Mais pour l'instant, rien ne permet de comprendre de quoi il s'agit.

L'hypothèse Ebola écartée
Les symptômes sont des maux de tête, des pertes de connaissance et de poids ainsi que des troubles de la vue. La mort survient très rapidement. "Les quatre premières personnes à avoir contracté la maladie mystérieuse entre dimanche et lundi sont mortes dans les 24 heures après l'apparition des symptômes", a détaillé le responsable. Des spécialistes de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), du ministère nigérian de la Santé et d'autres partenaires se sont rendus sur place pour lutter contre l'infection.

Les premiers tests menés ont permis d'écarter l’hypothèse d'une maladie virale et en particulier d'Ebola, qui a fait plus de 10.000 morts en Afrique de l'Ouest depuis début 2014. Mais pour l'instant, les chercheurs sont dans le flou le plus total. A en croire l'OMS, le plus probable serait l'ingestion d'herbicide par les victimes. Une hypothèse qui reste encore à confirmer.

Lire aussi :
Une maladie "mystérieuse" frappe le Nigeria
http://www.parismatch.com/Actu/International/Une-maladie-mysterieuse-frappe-le-Nigeria-747966

-----------------------------

14-Lom Pangar : à la découverte du plus grand ouvrage jamais réalisé au Cameroun
http://economie.jeuneafrique.com/regions/afrique-subsaharienne/24538-lom-pangar--alus-grand-ouvrage-jamais-realise-au-cameroun.html
mercredi 22 avril 2015

Au Cameroun, le barrage de Lom Pangar va résorber le déficit de production d'électricité du pays. Le magazine Réussite vous emmène sur le site de construction, où l'ambiance entre le constructeur chinois et les employés est... électrique.

Le chantier du barrage de Lom Pangar, au Cameroun. © Reussite
Le chantier du barrage de Lom Pangar, au Cameroun.

Avec un déficit de production d'électricité de 1000 mégawatts par an, le Cameroun manque cruellement d'infrastructures hydroélectriques. Le barrage de Lom Pangar va permettre de produire de l'électricité et de réguler le cours du fleuve Sanaga. Pour l'instant, les deux barrages camerounais en activité, situés plus en aval, ne peuvent fonctionner à plein régime pendant la saison sèche.

560 millions
Les caméras de "Réussite" ont suivi les bailleurs de fond à Yaoundé avant de partir dans l'est du Cameroun, en pleine zone equatoriale, sur la base vie du chantier du barrage où l'ambiance est électrique entre le constructeur chinois et les employés camerounais qui réclament de meilleures conditions de vie.

Partez à la découverte du plus grand ouvrage jamais réalisé au Cameroun, d'un coût de 560 millions de dollars et qui pourra retenir près de 3 milliards de mètres cubes dès septembre prochain !

-----------------------------

15-Gabon : mort de l’ancienne Présidente par intérim
http://oeildafrique.com/gabon-mort-de-lancienne-presidente-par-interim/
11 avr, 2015

L’ancienne présidente de la République gabonaise par intérim, Rose Francine Rogombé (73 ans), est décédée vendredi à Paris. Originaire de Lambaréné, au centre du Gabon, la dame avait su gérer la transition suite au décès d’Omar Bongo.

l’ancienne présidente de la République gabonaise par intérim, Rose Francine Rogombé
L’ancienne présidente de la République gabonaise par intérim, Rose Francine Rogombé

En 2009, Omar Bongo avait choisi de promouvoir Mme Rogombé qui prenait la présidence du Sénat. Un choix stratégique, car selon la Constitution, en cas de vacance de pouvoir, c’est le président du Sénat qui assure l’intérim du président de la République. A la mort d’Omar Bongo en juin 2009, et alors que deux courants s’affrontent, d’un côté, les partisans d’un coup d’Etat militaire et de l’autre, les défenseurs de la légalité constitutionnelle, Rose Francine Rogombé va prendre la présidence par intérim.

L’ancienne secrétaire d’Etat à la Promotion de la femme sous le monopartisme a fait du maintien de la paix son cheval de bataille. Ses sorties hors du pays sont un véritable succès diplomatique.

Au micro de Rfi, elle a indiqué en 2009 qu’elle était là pour assurer l’équilibre. «Je vis difficilement cette situation. D’abord, je ne peux pas même me réjouir, parce que je n’ai pas été élue. Et je viens là par le jeu de la Constitution. Donc, je suis dans la douleur, dans la tristesse, et en même temps, il faut être la présidente de la République. J’ai même du mal à réaliser certaines choses», avait-elle confié.

Considérée comme un pilier du régime d’Omar Bongo, Francine Rogombé a organisé des élections qui ont vu l’élection d’Ali Bongo le 30 août. Après la prestation de serment du nouveau président le 16 octobre 2009, Mme Rogombé a regagné le palais du Sénat.
Alors qu’elle avait envie de continuer en mars 2015 dernier à la tête de l’Institution, le parti d’Ali Bongo a refusé de l’investir. Rose Francine Rogombé avait donc quitté ses fonctions avec chagrin.

Le décès de Mme Rogombé intervient cinq mois après le rappel à Dieu de son époux, en fin novembre 2014.

-----------------------------

16-13 caisses d’armes saisies près d’une plage de Libreville
http://info241.com/13-caisses-d-armes-saisies-pres-d-une-plage-de-libreville,942#.VTamH6kplyY.facebook
21 avril 2015

La marine et la gendarmerie gabonaises ont présenté ce mardi à la presse, treize caisses en bois contenant des armes et de munitions sur une plage dans le nord de Libreville. La prise a été faite après l’arraisonnement de chalutiers étrangers qui pêchaient illégalement près de Libreville. Une enquête a été ouverte pour déterminer leur "provenance" et leurs "propriétaires" selon le parquet de Libreville.

http://info241.com/local/cache-vignettes/L640xH340/arton942-923d9.png
13 caisses d’armes saisies près d’une plage de Libreville

Des journalistes présents ont constaté que les caisses contenaient une vingtaine de kalachnikov, au moins un lance-roquettes et deux mortiers ainsi que plusieurs obus, fusils mitrailleurs, pistolets automatiques, dizaines de grenades à main et plusieurs centaines de munitions d’armes diverses.

http://info241.com/local/cache-vignettes/L469xH352/armes-5-76064.jpg
Une vue du contenu des caisses.

D’après le procureur de la République de Libreville Sidonie Flore Ouwé, la cache d’armes a été découverte dans la matinée dans un petit campement de pêcheurs abandonné. Mais elle n’a avancé aucune piste. Pour le général Jean Ekoua, commandant de la gendarmerie nationale gabonaise : « Ce que nous déplorons, c’est d’avoir un arsenal aussi puissant. Vous avez là un arsenal de l’ordre d’une section de combat commando. C’est-à-dire, rien qu’avec cet arsenal, ils peuvent tout détruire ».

Les armes ont été découvertes après l’arraisonnement de chalutiers étrangers - battant pavillon équato-guinéen avec des équipages chinois - qui pêchaient "en toute illégalité" dans la zone nord de Libreville la semaine dernière, selon le chef d’état-major de la Marine nationale, Yves Keba Malekou.

Le commandant en chef de la gendarmerie, le général Jean Ekoua, a parlé "des informations (indiquant) qu’il y avait des mouvements de pirogues étrangers aux pêcheurs" sillonnant l’estuaire et les mangroves situées au nord de Libreville, en plein parc national, ont permis de découvrir la "cache d’armes".

Avec Voix de l’Amérique et Gabonactu.com

-----------------------------

17-Castel rachète Les Brasseries ivoiriennes
http://economie.jeuneafrique.com/regions/afrique-subsaharienne/24585-castel-rachete-les-brasseries-ivoiriennes.html
dimanche 12 avril 2015

Moins de deux ans après leur arrivée sur le marché de la bière en Côte d'Ivoire, Les Brasseries ivoiriennes (LBI) viennent d'être rachetées par le groupe BGI, propriété de Pierre Castel, a appris "Jeune Afrique".

La fortune de Pierre Castel et de sa famille est estimée à 7,5 milliards d'euros par le magazine français Challenges. © Reuters

Un petit tour et puis s'en vont : moins de deux ans après leur arrivée sur le marché de la bière, Les Brasseries ivoiriennes (LBI) viennent d'être rachetées par le groupe BGI, propriété de Pierre Castel. L'opération s'est conclue en quelques semaines, a appris Jeune Afrique. Fondée par le groupe Eurofind, LBI était venu briser le monopole de la Société de limonaderies et brasseries d'Afrique (Solibra), détenue justement par le groupe Castel, dans la production de bière en Côte d'Ivoire.

Avec un certain succès : son produit d'entrée de gamme, la Number One, avait atteint une part de marché de 28 %, selon Euromonitor. Globalement, LBI s'était même octroyé environ 10 % du marché de la bière. Mais tout semble avoir basculé fin 2014, alors que le groupe venait d'annoncer l'acquisition de capacités supplémentaires d'embouteillage.

Sa situation financière, avec 7 milliards de F CFA (10,6 millions d'euros) de revenus en 2013, se serait selon nos informations rapidement dégradée. Et le décès il y a un an du fondateur d'Eurofind, Moustapha Khalil, a sans doute également joué un rôle important dans la décision du groupe d'abandonner une activité qui avait nécessité environ 30 millions d'euros d'investissement pour le seul outil industriel.

Même si Heineken aurait été approché il y a quelques mois par Souad Khalil, Emmanuel Hurtado et Adham El Khalil, dirigeants d'Eurofind, Castel est allé plus vite pour reprendre son seul concurrent, semble-t-il avec l'aval de l'État. L'acquisition a été faite par BGI, mais LBI devrait bientôt fusionner avec Solibra, coté à la Bourse régionale. La marque Number One devrait survivre, et avec elle sa centaine de salariés ainsi que le site de production.

Lire aussi :
Pierre Castel, l'homme qui met l'Afrique en bouteille
http://economie.jeuneafrique.com/regions/afrique-subsaharienne/19600-pierre-castel-lhomme-qui-met-lafrique-en-bouteille.html
Les Brasseries ivoiriennes mettent la pression
http://economie.jeuneafrique.com/regions/afrique-subsaharienne/23063-les-brasseries-ivoiriennes-mettent-la-pression-eco.html .

-----------------------------

18-Côte d'Ivoire : Yasmina Ouégnin, de l'assurance à revendre
http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2830p036.xml0/lections-pdci-yasmina-ou-gnin-vie-des-partis-c-te-d-ivoire-c-te-d-ivoire-yasmina-ou-gnin-de-l-assurance-revendre.html
15/04/2015

À 35 ans, la plus jeune députée du pays est aussi la cadette de l'ex-directeur du protocole d'Houphouët-Boigny. Rencontre avec Yasmina Ouégnin, une élue parfois... déconcertante.

http://www.jeuneafrique.com/photos/042015/015042015150245000000yasgnin.jpg
Détail d'une affiche de campagne de Yasmina Ouégnin.

Elle débarque sur la terrasse de ce grand hôtel abidjanais d'un pas pressé. Un téléphone à la main, elle parle vite et explique qu'entre ses "différents emplois du temps" le temps lui est compté. "Vous êtes sûre que cela enregistre ? s'inquiète-t-elle au bout de quelques minutes. Il ne faudra pas me rappeler pour me dire que cela n'a pas fonctionné !"

Élue à Cocody (une commune d'Abidjan), Yasmina Ouégnin est, à 35 ans, la benjamine de l'Assemblée nationale ivoirienne. Et, à défaut d'expérience, elle a de l'assurance à revendre. Dernière fille de Georges Ouégnin, l'ancien directeur du protocole du président Houphouët-Boigny, puis de Henri Konan Bédié et même, pour quelques mois, de Laurent Gbagbo, Yasmina Ouégnin se dit "génétiquement programmée pour appartenir au Parti démocratique de Côte d'Ivoire [PDCI]".

Elle rit même à l'idée qu'on puisse l'imaginer en dehors du parti du "Vieux", qu'elle affirme avoir bien connu. "Lorsque je parle d'Houphouët-Boigny, je parle de mon parrain, de mon grand-père, d'un homme qui était présent le jour où je suis née, d'un homme avec qui je mangeais tous les dimanches." L'ancien président est d'ailleurs le seul qui trouve grâce à ses yeux, elle qui assure n'avoir aucun mentor politique en Côte d'Ivoire.

Toute petite, j'étais folle amoureuse de Kadhafi ! J'ai même eu un autographe de lui. Une vraie groupie !

Ses modèles, la jeune députée les cherche ailleurs. Elle cite volontiers la Britannique Margaret Thatcher, la Pakistanaise Benazir Bhutto et même l'ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi. "J'ai toujours été fan, surtout à ses débuts. Idéologiquement, nous ne sommes pas du même bord. Lui était socialiste, et moi, je suis capitaliste. Mais je ne peux que constater que son pays avançait. Toute petite, j'en étais folle amoureuse ! J'ai même eu un autographe de lui. Une vraie groupie !"

L'entregent de ses parents
C'est après la crise post­électorale de 2010-2011 que Yasmina Ouégnin est entrée en politique, "pour ne plus subir les événements". Diplômée de l'école de commerce d'Abidjan (la réputée ESCAE) et de l'école de management de Bordeaux, en France, elle dirige à l'époque son propre cabinet de courtage en assurances (c'est encore le cas aujourd'hui) et n'a aucune expérience de la chose publique.

Doit-elle se présenter aux municipales ou aux législatives ? Elle n'hésite pas longtemps, avouant ne pas vraiment apprécier "tout ce qui est politique de proximité". Elle se présente donc là où elle a toujours vécu, à Cocody, y décroche l'investiture du PDCI, puis la députation. Le parti était à la recherche de jeunes et de femmes, explique-t-elle. Pour ses concurrents, à l'intérieur comme à l'extérieur de sa formation, c'est surtout son nom et l'entregent de ses parents qui ont fait la différence.

"Régime trop présidentialiste"
Depuis, consciente "du rôle très limité de l'Assemblée dans un pays au régime trop présidentialiste", elle s'est surtout fait remarquer pour ses prises de position parfois... dissonantes : elle était contre la modification du code de la famille, contre l'appel de Daoukro ("antidémocratique et sorti de nulle part") par lequel Bédié a appelé à soutenir la candidature unique d'Alassane Ouattara à la présidentielle de 2015, contre encore le cumul des mandats dans la fonction publique, qui empêche selon elle une nouvelle génération d'émerger...

Cette mère d'une petite fille de 6 ans, divorcée, se dit pourtant déjà déçue de la politique. Au point de ne pas se représenter aux législatives de décembre 2016 ? "Pour l'instant, je ne veux pas rempiler, mais j'attends de voir comment se déroulera la présidentielle." De là à dire qu'elle ne s'est pas plu à l'Assemblée nationale, il y a un pas qu'il ne faut pas franchir. La distinguée trentenaire s'y sent même très à l'aise, grâce au président, Guillaume Soro, "qui a tendance à mettre les femmes en avant".

Et ses collègues masculins, ne sont-ils pas parfois machos ? "Nos échanges peuvent être violents, mais ils restent corrects, me tiennent les portes... J'ai même droit à un bisou de chaque élu à chaque fois que j'arrive en session." C'est dire !

-----------------------------

19-Côte d’Ivoire : Massandjé Touré-Litsé, la nouvelle madame café-cacao
http://www.afriquefemme.com/111-entre-nous/femmes-leaders/2527-massandje-toure-litse-la-nouvelle-madame-cafe-cacao

Après tous les bruits qui ont couru sur la filière café-cacao personne ne s’imaginait que cette filière stratégique pour l’économie du pays allait être confiée à une femme.

http://www.afriquefemme.com/images/11111111111sara.jpg
Massandjé Touré-Litsé, la nouvelle madame café-cacao

Les bailleurs de fonds ont fait de la réforme de la filière café-cacao une des conditionnalités pour que la Côte d’Ivoire soit éligible au point d’achèvement à l’Initiative PPTE. Cette question étant cruciale, le Chef de l’Etat ne pouvait qu’ être exigeant quant aux compétences et à l’expertise de la personnalité chargée de conduire cette réforme.

Et le choix du président s’est porté sur Massandjépour diriger le comité de gestion de la filière Café-cacao. C’est une ancienne conseillère du chef de l’Etat et du président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro.

Comme les bailleurs de fonds, les producteurs de café-cacao attendent beaucoup de la réforme engagée par l’Etat ivoirien. Ils appellent à l’application effective de son contenu. Il s’agit donc de la sécurisation du revenu des planteurs par un prix minimum garanti et la transparence dans la gestion des ressources.

La nouvelle réforme de la filière a été rendue publique en novembre 2011. Mme Litsé est depuis janvier 2012, directrice générale du Conseil du café-cacao (CCC), la nouvelle structure qui gère le café et le cacao qui sont la grande richesse du pays.

-----------------------------

20-Côte d’Ivoire: les transactions d’Orange money estimées à 6 milliards de F CFA par jour
http://news.abidjan.net/h/549207.html
Publié le jeudi 16 avril 2015  |  APA

Abidjan (Côte d'Ivoire) - Les transactions journalières d’Orange money s’élèvent à 6 milliards de F CFA, pour 3,5 millions d’abonnés, a appris APA, mardi, de source officielle dans la capitale économique ivoirienne.

Conférence
Conférence de presse sur le leadership de Orange CI
Mardi 14 avril 2015. Abidjan. M. Mamadou Bamba anime une conférence de presse sur le leadership de Orange CI sur le marché de la téléphonie mobile en Côte d`Ivoire.

« Aujourd'hui nous avons 3,5 millions d'abonnés au service Orange money sur lequel il y a une transaction de 6 milliards de FCFA par jour", a affirmé le Directeur général d’Orange-Côte d’Ivoire Télécom, Mamadou Bamba, au cours d’une conférence de présentation de bilan d’activités. Pour la téléphonie fixe, Mamadou Bamba a indiqué que Côte d’Ivoire Télécom a réalisé un chiffre d’affaires de 175 milliards en 2014.Au chapitre de l'e-commerce, il a révélé que 4 millions d'achats en ligne ont été réalisés en Côte d'Ivoire en 2014.

« En Côte d'Ivoire, il y a plus de 1,7 million d'utilisateurs de Facebook », a-t-il dit, avant de se réjouir de la forte croissance de l'e-commerce dans ce pays. Le Directeur général a indiqué que son entreprise a réalisé 370 milliards de FCFA de chiffre d'affaires et payé 107 milliards de FCFA de taxes et de redevance à l'Etat ivoirien en 2014 et a investi 13% de ce chiffre d'affaires. M. Bamba a rappelé que l'engagement de son entreprise touche également le secteur du sport où elle est présente depuis plus de 17 ans.

"Notre passion pour le football se traduit par un investissement de plus de 32 milliards de FCFA dans ce domaine et a abouti au sacre des Eléphants, nouveaux rois d'Afrique à l'issue de la coupe d'Afrique des Nations de 2015", a-t-il cité en exemple. Le groupe Orange-Côte d'Ivoire Télécom pèse 3% dans le Produit intérieur brut (PIB) ivoirien et 50% du chiffre d'affaire global généré par le secteur des Télécoms en Côte d'Ivoire. Il est le numéro un de la téléphonie mobile en Côte d’Ivoire avec 8,781 160 abonnés et est le premier employeur du secteur des télécommunications en Côte d’Ivoire avec 1458 travailleurs.

Au plan social, Orange-Côte d'Ivoire Télécom a réalisé plus de 300 projets pour un montant dépassant 7 milliards de FCFA. Elle intervient dans la santé, l'éducation et la culture.Sept opérateurs de téléphonie mobile se partagent le marché ivoirien

-----------------------------