mardi 10 juin 2014

comme quoi avec Internet, tout se dit même des faussetés vu qu'on ne peut vérifier....

et, ça vient de France !   :-P

  
 
Ca c’est de l’info !!

On a parfois entendu que François HOLLANDE était au courant du compte suisse
du dénommé CAHUZAC depuis décembre 2012
et n'aurait pas pris de sanctions sévères contre lui...
Cela lui aurait été difficile, Car CAHUZAC avait des biscuits…
En effet, c'est lui  qui a présenté Julie GAYET à HOLLANDE.
Les familles GAYET et CAHUZAC sont amies.
Julie GAYET est une fille "normale",
comme les aime HOLLANDE qui a horreur des riches…
Elle est en 2005, la maitresse de Philippe RISOLI, écarté de TF1…
Maman GAYET est antiquaire, papa GAYET est chirurgien.
Il est mondialement connu, ancien membre du cabinet KOUCHNER
et possède un château à BERRAC dans le Gers.
Il était aussi l'amant de Macha MERIL.
Ce château, que  Martine AUBRY, autre socialiste pauvre et dans le besoin, avait cherché à acheter.
CAHUZAC était donc au courant de la relation HOLLANDE/GAYET. 

    
Le dit CAHUZAC avait trainé les pieds pour mettre en place la taxe à 75%,
car  son frère Antoine CAHUZAC dissimulait un paquet de virements de gens  riches
vers la Suisse via la banque HSBC et dont il était le président…
(Source MEDIAPART).             

Bref personne n'avait intérêt à ce que tous ces gens pauvres soient mis à la lumière...
Et comme il y a une justice très dure pour ces gens "normaux" :
1)       Jérôme CAHUZAC a été interdit d'exercer la médecine
par le conseil de  l'Ordre pendant… 3 mois…

2)      Antoine CAHUZAC a démissionné de son poste chez HSBC....
il coule maintenant des jours tranquilles comme directeur général
d'EDF et des CIMENTS   LAFARGE...  Rien que çà...

Heureusement que l'on a appliqué dans notre cher Pays la loi et les sanctions...
Corruptissima republica plurimae leges !


Autres histoires réjouissantes... Décidément, tous les mêmes nos politiques

Aurélie FILIPETTI ministre PS de la culture, et reine de l'intégration des sans-papier
était la maîtresse de Jérôme CAHUZAC !
Toujours lui !
Elle s'est faite larguée pour une autre : Ségolène ROYAL,
mais pour quelques mois seulement…
Par vengeance, elle a tout "balancé" à madame CAHUZAC, 
ce qui explique certains tirages et les quelques bruyants couacs
entre les deux ministres au début du quinquennat…            
Comme quoi... la "CUL-TURE" mène à tout…
Comment le gouvernement a été constitué ?
Comment se construisent les avenirs politiques ?
Et comment peu à peu les secrets sont trahis !

Ainsi, après DSK, François HOLLANDE, Valérie TRIERWEILER, Ségolène ROYAL,
Anne HIDALGO, J-M. AYRAULT, Arnaud MONTEBOURG, Najat VALLAUD BELKACEM (liaison avec Pierre MOSCOVICI)…
Voilà maintenant le CAS HUZAC et FILIPETTI…               

Histoires d'alcôve, tout s'éclaire pour obtenir des postes en POLITIQUE... 
Mais ce n'est pas fini !

L'affaire CAHUZAC prendrait-elle une tournure privée ?

Selon Le Journal du Dimanche, l’ancien Ministre du Budget,
accusé par MEDIAPART d'avoir eu des comptes en Suisse et aux Iles CAIMANS,
a divorcé de son épouse  Patricia en 2012 après une liaison intermittente avec LOANA.
Un divorce très difficile réglé par la justice,
puisqu’on aime les sousous chez CAHU…
L'arrivée d'un 3ème personnage vient compliquer l’imbroglio politico-médiatique. 
Il s'agit de l'avocate de Patricia CAHUZAC, qui n'est autre qu'Isabelle COPE, 
la sœur du Président de  l'UMP,  Jean-François COPE...

Attention ! Maitre Isabelle COPE, elle-même,
maitresse de notre ancien ministre AYRAULT,
est soupçonnée d'avoir ouvert plusieurs comptes en Suisse en 2005...
Et si Patricia CAHUZAC a décliné tout commentaire
car elle était aussi la maitresse de Carlos GOSHN, PDG de RENAULT,
le JDD révèle qu'elle a fait suivre son mari par plusieurs détectives privés,
au cours de l'hiver 2011...                
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CAHUZAC, 60 ans, aurait épousé en début d'année 2013 la fille de  Dany SAVAL, 
épouse de  Michel DRUCKER...
L'inamovible des dimanches télévisés...
Fille aujourd'hui  âgée de 48 ans, un laps de temps maitresse d'Enrico MACIAS,
et fille adoptive de papa DRUCKER...
Quand on n'est plus aux affaires, on a le temps de...rajeunir les cadres,
en prenant exemple sur l'idole molle de l'ELYSEE !

Ce brave Michel DRUCKER, ex amant de Sabine AZEMA, ami de CAHUZAC,
a obtenu comme par miracle un permis de construire pour sa villa,
dans un site classé du côté de Saint-Rémy de Provence...
Et ceci malgré l'interdiction de construction !

CAHUZAC, tombeur bien connu des dames,
avait une clinique de chirurgie capillaire dans le 8ème arrondissement,          
"un quartier pauvre de PARIS", où il pratiquait une véritable activité humanitaire
de médecin dévoué au peuple...
Greffant des cheveux à tirelarigot à des tarifs spéciaux…

L'avocat de ce pauvre ponte dans le besoin, Maitre Jean VEIL défend également DSK...
Cet illustre inconnu pour monsieur TOULEMONDE, ne l’est pas pour l'intelligentsia Parisienne
il s'agit simplement du fils de Simone du même nom…
Il est passé dans l’émission de DRUCKER, pour faire la bise à sa maman,
ce qui ne pouvait qu'émouvoir les foules attendries…


Quel Bordel la POLITIQUE FRANCAISE !




 















 












lundi 9 juin 2014

revue de presse de l'ami Patrick (juin 2014)




1-Quand le CAC 40 plie discrètement bagage
2-Front National : les causes d'une irrésistible ascension
3-TF1 interrompt sa soirée électorale pour diffuser "X-Men" : Twitter s'insurge
4-Agacé, Jean-Luc Mélenchon quitte le plateau des Européennes sur France 2
5-Budget 2013 : La Cour des comptes s'interroge sur la "sincérité des prévisions"
6-Il y a plus de chômeurs que d'électeurs socialistes
7-Sur la scène de Bruxelles, le spectacle d'un François Hollande humilié et inaudible
8-Débarquement : 24 heures de bonheur dans la vie de Hollande ?
9-Et si Hollande n'allait pas au bout de son mandat ?
10-Sans Papiers : Le scandale de l’Aide Médicale d’Etat qui plombe la Sécu
11-L'Assemblée vote la peine sans emprisonnement
12-Partout, l’Etat démissionne…
13-Les djihadistes traquent nos faiblesses
14-La justice américaine réclame plus de 7 milliards d'euros à BNP Paribas
15-Non, il n'y aura finalement pas de policiers chinois dans les rues de Paris cet été
16-Les expatriés français s’installent surtout en occident : la carte de leur répartition
17-L'animateur et producteur Arthur choisit l'exil fiscal en Belgique
18-Yvelines : le fils d'un diplomate, soupçonné d'agressions sexuelles, relâché par la justice
19-Des tournées anti-racailles organisées par les Identitaires à Nantes
20-Le 9 juin 721, Eudes d'Aquitaine écrasait les musulmans à Toulouse

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1-Quand le CAC 40 plie discrètement bagage
LE MONDE | 03.06.2014

Loin des yeux, loin du cœur ? Le patron de la deuxième plus forte capitalisation du CAC 40 n'habite plus en France. Selon nos informations, Chris Viehbacher, le directeur général de Sanofi, a déménagé près de Boston, aux Etats-Unis. « Cette décision est avant tout familiale et personnelle, et Chris Viehbacher s'est engagé à ce qu'elle n'ait aucune conséquence sur le fonctionnement de l'entreprise », assure le groupe. En fait, le départ du patron germano-canadien, qui a pris la tête de Sanofi en 2008, suit le basculement du centre de gravité du groupe de la France vers les Etats-Unis.

Le directeur général de Sanofi, Chris Viehbacher, dans le laboratoire installé près de Boston, aux Etats-Unis, en septembre 2013.
Le directeur général de Sanofi, Chris Viehbacher, dans le laboratoire installé près de Boston, aux Etats-Unis, en septembre 2013.

Sanofi n'est pas un cas isolé. Chez Danone ou Air Liquide, Essilor ou Kering, de plus en plus de dirigeants du CAC 40, surtout des numéros deux ou trois, vivent désormais en dehors de l'Hexagone, un mouvement qui signale un glissement progressif du centre de gravité des multinationales françaises vers l'étranger. « La direction des groupes est de plus en plus éclatée géographiquement. La fiscalité n'est jamais la seule motivation, mais il est clair que les décisions fiscales des gouvernements ont accéléré cette décentralisation », témoigne un chasseur de têtes.

«Ces déplacements sont très préoccupants. Le phénomène est occulté car les principaux intéressés ne veulent pas s'afficher et le gouvernement n'a pas envie que cela se sache. Mais il y a danger car ces départs sont, pour la plupart, irréversibles », s'alarme un patron.

Les dirigeants étrangers travaillant pour des groupes français sont les premiers à s'affranchir des frontières, mais pas seulement. Le Franco-Canadien Hubert Sagnières, PDG d'Essilor, le numéro un mondial des verres correcteurs, paye ainsi ses impôts dans les trois pays où il répartit son temps à parts égales : le Canada (sa base fiscale principale), la France et Singapour.

MONDIALISATION DES ÉQUIPES
Pour « mieux voir le monde », comme le proclame son slogan, le groupe a installé dans la ville-Etat, en plus d'un centre de recherche sur la myopie, la direction d'une gigantesque zone Afrique, Moyen-Orient, Russie, Asie. C'est d'ailleurs là qu'est basée Lena Henry, membre du comité exécutif d'Essilor en charge de la stratégie, une centralienne recrutée en 2013 chez McKinsey à Londres.

L'Asie restant le moteur de la croissance mondiale, les groupes français n'ont aucun mal à justifier le fait d'y transférer des états-majors. « L'essentiel des nouvelles idées vient d'Asie », constate Sébastien Bazin, le patron d'Accor, qui a localisé à Singapour une petite division marketing pour le haut de gamme du groupe d'hôtellerie.

Jean-Pascal Tricoire, le PDG de Schneider Electric, avait ouvert en grand la brèche en déménageant à Hongkong dès 2011, y entraînant quatre autres membres de son comité exécutif. Avec 160 000 salariés dans 100 pays et 28 % de son chiffre d'affaires réalisé en Europe de l'Ouest, le groupe est le plus avancé sur le chemin de la mondialisation de ses équipes : deux dirigeants seulement, sur les quinze d'un « comex » réparti en trois « hubs » – Asie, Amérique et Europe, où figurent six nationalités – opèrent désormais depuis Rueil-Malmaison, le siège d'un groupe né en 1836 au Creusot.

Dans un monde où les innovations technologiques facilitent les échanges à distance et où les dirigeants nomades passent plus de temps dans l'avion que dans leur bureau, les groupes français ont desserré les vannes. Fini l'époque où BNP Paribas imposait à l'un de ses cadres, promu patron de branche après une longue carrière à l'international, de ramener femme et enfants récalcitrants à Paris. Les groupes s'adaptent maintenant aux desiderata des premiers couteaux, de moins en moins désireux de poser leurs valises en France.

Chez Schneider Electric, des activités sont ainsi basées en Espagne et en Allemagne, afin de satisfaire leurs responsables, l'un espagnol, l'autre allemand. Chez Alcatel, le comité exécutif est éclaté entre Boulogne-Billancourt, Ottawa, Dallas ou encore Madrid. Si Bernard Charlès, directeur général de Dassault Systèmes, qui avait tiré la sonnette d'alarme sur la fiscalité des stock-options, le 11 mars 2013 dans Le Monde, fait toujours son jogging matinal sur le Champs de Mars, à Paris, deux des membres de son « comex », des Français, sont partis, l'un à Shanghaï, l'autre à Boston.

« Se rapprocher des clients et des marchés » : c'est le mot d'ordre général qui justifie tous les départs. Au cours de l'assemblée générale de Kering, le 6 mai, le PDG François-Henri Pinault a confirmé que Jean-François Palus, directeur général délégué du groupe, est bien délocalisé à Londres depuis le 1er juillet 2013. « C'est à ma demande que Jean-François Palus y est allé », soulignant que Londres était une ville mieux adaptée que Paris pour développer l'internationalisation de son pôle sport et « lifestyle ».

PORTE DE DERRIÈRE
« Juste avant l'élection de François Hollande, de nombreux groupes du CAC 40 ont étudié un transfert de leur siège hors de France. Mais ils se sont rendu compte que c'était très compliqué. Alors ils préfèrent délocaliser progressivement des dirigeants et certaines fonctions », explique un fiscaliste. Ils partent par la porte de derrière.

Les groupes du CAC 40, qui avaient créé dès les années 1990 des centrales de trésorerie à l'étranger, passent à la vitesse supérieure. Comme Total, qui a déplacé toute sa trésorerie (près d'une centaine de personnes) à Londres, où EDF a déjà son activité de trading. « Des groupes regardent comment localiser leur gestion de brevets ou leurs centrales d'achats aux Pays-Bas ou en Suisse », poursuit ce fiscaliste.

Il ne s'agit pas de simples boîtes aux lettres mais de transferts d'équipes entières, car les pays concernés, comme on l'a vu lors de la tentative de fusion Publicis-Omnicom, ne veulent pas de domiciliation artificielle et exigent de la « substance » pour négocier des régimes fiscaux avantageux.

Souvent, ces bascules se font à l'occasion d'une acquisition. Sans aller jusqu'à transférer l'intégralité du siège social à l'étranger comme Lafarge compte le faire à l'occasion de sa fusion avec le suisse Holcim, de nombreux industriels français ont ainsi bâti des « hubs », dans des pays très voisins.

La division énergie thermique d'Alstom – 45 % du chiffre d'affaires du groupe – est ainsi dirigée depuis Baden, dans le canton suisse d'Argovie. De quoi relativiser l'obsession du gouvernement français à maintenir en France les centres de décision du groupe, convoité par General Electric et Siemens…

Depuis le rachat de l'allemand Lurgi, Air Liquide a fait de Francfort le siège de son activité d'ingénierie. Un pôle – au côté de ceux de Houston et Shanghaï – qui héberge aussi le Canadien Pierre Dufour, le numéro deux du leader des gaz industriels, ainsi que Jean-Marc de Royère, membre du « comex » en charge de l'international, et fils de l'ex-patron emblématique du groupe, Edouard de Royère.

BERCY « ATTENTIF » AU SUJET
Même philosophie chez Danone, dans son fief de Schiphol, près d'Amsterdam, héritage du rachat du spécialiste de la nutrition infantile Numico en 2007. C'est là que Bernard Hours, le numéro deux du groupe, affiche son adresse professionnelle. De même que le Suisse Thomas Kunz, en charge du pôle produits laitiers frais, soit 55 % de l'activité du groupe.

« Cela n'a rien d'étonnant : les entreprises du CAC 40 réalisent l'essentiel de leur chiffre d'affaires à l'étranger, souligne Stéphane Sabatier, avocat spécialiste des fusions-acquisitions chez Norton Rose Fulbright. Et la France n'a pas assez d'arguments pour attirer et retenir tous les hauts dirigeants dont elles ont besoin. »

Interrogé par Le Monde, Arnaud Montebourg, le ministre de l'économie, n'a pas souhaité réagir sur les cas personnels de patrons récemment expatriés. Mais à Bercy, on se dit « attentif » au sujet, notamment sur la situation fiscale des intéressés. Il y a quelques semaines, la direction du Trésor a été chargée de travailler sur « l'attractivité de la France en matière de centres de décision », afin de trouver des moyens d'inciter les dirigeants à rester ou à revenir dans l'Hexagone. Aucune date n'a encore été fixée pour l'adoption de ces mesures, mais le calendrier pourrait être accéléré si un exode important était constaté, reconnaît-on à Bercy.

Rappel : les investissements directs étrangers (IDE) en France ont chuté de 77% en 2013 (vs une croissance de 38% dans l'Union Européenne)
 Lire l'étude d'ATKearney :

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2-Front National : les causes d'une irrésistible ascension
26/05/2014

En récoltant 25% des suffrages au scrutin européen du 25 mai, le Front National est au plus haut après 40 ans d'existence. Tentative d'explication pour comprendre les raisons économiques, politiques et sociologiques qui ont permis au FN de passer de l'état de groupuscule à celui de parti prépondérant.

Le Pen,  père et fille, une quasi irresistible ascension... pour l'instant
Le Pen, père et fille, une quasi irresistible ascension

Plus de 17% au premier tour de la présidentielle de 2012 ; 25% au scrutin européen du 25 mai 2014…Le Front National de Marine Le Pen a franchi un palier supplémentaire en quelques années. Déjà, son père avait réussi dans les années 1980 a sortir le FN des scores microscopiques et à lui faire franchir la barre symbolique des 10%, voire même à atteindre le deuxième tour de l'élection présidentielle un fameux 21 avril 2002. Mais comment cette irrésistible ascension a-t-elle été rendue possible ? Difficile d'appréhender cette question dans sa globalité, tant ont joué des facteurs sociologiques, démographiques, politiques ou économiques. Tentative, tout de même, de regard dans le rétroviseur.

1982: la percée
1981. François Mitterrand est élu président de la République. Après un feu d'artifice de mesures sociales annoncées dans les « 110 propositions», le ministre de l'Economie Jacques Delors tire le signal d'alarme. En 1982 puis, surtout, en 1983 c'est le « tournant de la rigueur ». Le cap des deux millions de chômeurs est franchi. Parallèlement, comme l'avait prédit François Mitterrand, le Parti communiste français, a entamé sa longue phase de déclin.

Mais, jusqu'en 1984, 4 ministres communistes siègent au gouvernement. Par ailleurs, fidèle a ses engagements, le président de la République aboli la peine de mort. Résultat, lors des élections cantonales de 1982, un quasi inconnu dénommé Jean-Pierre Stirbois obtient au nom du Front National 12,6% à Dreux (Eure et Loir). Puis, en 1984, le parti de Jean-Marie Le Pen franchi la barre des 10% (très exactement 10,95%) aux européennes).

Mieux encore pour le FN, en 1986, pour limiter l'ampleur de la défaite annoncée aux législatives pour la majorité socialiste, François Mitterrand instaure le scrutin proportionnel. Résultat, 35 députés FN entrent à l'Assemblée nationale qui leur sert de tribune. Charles Pasqua (RPR), ministre de l'Intérieur, déclare en 1988 « sur l'essentiel le FN se réclame des mêmes valeurs que la majorité ». Des accords locaux de désistement seront mêmes conclus entre l'UDF et le RPR d'une part, et le FN, d'autre part. Notamment à Marseille.Ainsi, le FN se crédibilise.

La conquête des premières villes
1995. Surfant sur les « affaires » qui ébranlent le financement des principaux partis politiques traditionnels, le FN apparait de plus en plus comme un recours possible. Surtout auprès de l'électorat populaire, fatigué par 20 ans de crise économique, victime des plans sociaux, inquiet de la concurrence internationale et par la main d'œuvre à bas coût.

Le PCF, jusqu'ici traditionnel réceptacle au vote d'opposition, n'est quasiment plus là. Parallèlement, la question européenne commence à faire des vagues. Le traité de Maastricht est approuvé de justesse par referendum. Le FN, comme d'autres partis, dénoncent les abandons de souveraineté à Bruxelles et à la Commission européenne. Le Front National va encore une fois profiter de toutes ces circonstances. En 1995, Jean-Marie Le Pen atteint les 15% au premier tour de l'élection présidentiel (après 14% en 1988).

Puis, aux élections municipales de juin, c'est l'apothéose : le FN s'empare des villes de Marignane, Toulon, Orange… et Vitrolles deux ans plus tard.

Le choc du 21 avril 2002
2002. Jean-Marie Le Pen atteint le point culminant de sa carrière politique en se qualifiant le 21 avril 2002 (16,86%) pour le deuxième tour de l'élection présidentielle face à Jacques Chirac. Le candidat socialiste est éliminé.

Les 5 ans de cohabitation entre Jacques Chirac et le Premier ministre socialiste auront bien servi le FN. Surtout que Lionel Jospin a tenu des propos malheureux du style « L'Etat ne peut pas tout » a propos des fermetures d'entreprises. Si, ils s'avèrent juridiquement exacts, ils sont en revanche politiquement désastreux, face à une population victime des plans sociaux et qui veut voir un rempart dans l'État. Au deuxième tour de la présidentielle, Jean-Marie Le Pen obtient 5.525.032 voix, soit 17,79% des voix.

Le referendum européen de 2005
2005/2007. Les Français sont appelés à adopter par référendum le « Traité établissant une constitution pour l'Europe » le 29 mai 2005.  Après une campagne âpre, le « Non » l'emporte avec 54,6% des suffrages. 93% des électeurs FN ont rejeté le traité. Tous les partis politiques ont été traversés par des mouvements contraires. Ainsi, au sein du PS, officiellement en faveur du « oui », Laurent Fabius a pris la tête de la contestation en prônant le« non ».

Or, deux ans plus tard, le traité de Lisbonne du 13 décembre 2007 reprend les grandes lignes de la « constitution ». Mais, cette fois, Nicolas Sarkozy, fait voter sa ratification par le Congrès. Cette décision fait des ravages en France. Pour de nombreux partis opposés à la constitution européenne, la démocratie est bafouée. La confiance dans la parole des hommes politiques prend un rude coup supplémentaire.

Entre temps, en mai 2007, un Jean-Marie Le Pen vieillissant n'a obtenu « que » 10,44% des voix à l'élection présidentielle. Nicolas Sarkozy, le vainqueur, a réussi à siphonner les voix du FN, en « droitisant » son discours et en promettant d'être le candidat du pouvoir d'achat.

Marine Le Pen "gauchise" le discours du FN
2012. Nicolas Sarkozy, malgré les conseils de Patrick Buisson de « droitiser » encore et toujours son positionnement (discours de Grenoble de 2010), ne parvient pas a réitérer le « coup » de 2007. Il est battu le 6 mai au deuxième tour par François Hollande.

Au premier tour, Marine Le Pen, qui a succédé à son père, obtient 17% des voix. Astucieusement, la nouvelle présidente du FN a su « gauchir » son discours, afin de tenir compte des de l'état de dépit dans lequel se trouve une grande partie de la population française, inquiète pour son pouvoir d'achat, son emploi, des conséquences de la mondialisation, de la jeunesse du pays, de son métissage, etc. En outre, le doute par rapport aux « élites » s'est accentué et la confiance dans les corps intermédiaires (les syndicats notamment) s'est délitée. Bref, une grande partie de la population française vit dans l'angoisse de lendemains qui ne chantent pas et se recroqueville, voyant dans « l'autre » un danger, voire un envahisseur. PS et UMP, les partis au pouvoir alternativement depuis 30 ans son déconsidérés... Sans parler des ravages des affaires type "Cahuzac" ou "Bygmalion".

Marine Le Pen parle alors davantage pouvoir d'achat que son père, souhaite « taxer » les grandes entreprises. Elle se veut la défenderesse des retraités et de toutes « les petites gens ». Elle fait de la sortie de l'euro son mantra… puisque l'Europe serait responsable de tous les maux de la France.

Dans le même temps, François Hollande commet notamment l'erreur d'annoncer une inversion de la courbe du chômage pour la fin 2013, parle en vain d'une relance au niveau européen. Rien ne se produit. En revanche, la ponction fiscale augmente et la Commission européenne est perçue comme le « vrai » dirigeant de la France. C'est elle qui impose les sacrifices.

Dans ce contexte, d'exaspération, Marine Le Pen n'avait plus qu'à ramasser la mise… C'est en partie fait depuis le 25 mai. Et ce n'est peut-être pas fini...

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Lire aussi :
Européennes 2014 : tsunami politique en France
Le FN triomphe, l'UMP sombre !

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3-TF1 interrompt sa soirée électorale pour diffuser "X-Men" : Twitter s'insurge
26/05/2014

Si France 2  a honoré son devoir de chaîne publique en consacrant sa soirée du dimanche aux résultats des élections européennes, TF1 a choqué le public en choisissant de diffuser à la place X-Men.

http://infos-tele.fr/photos/claire-chazal-photos-tele.jpg

Les élections européennes n'auront pas passionné les Français, et c'est sans doute la raison pour laquelle certaines chaînes télévisées ont décidé de ne pas prendre de risque et de perdre des téléspectateurs. Ainsi, si France 2 a consacré l'ensemble de sa soirée aux résultats en recevant les figures emblématiques du paysage politique français, TF1 a décidé de faire le minimum syndical. Comme pour tous les médias, les premières estimations ont été délivrées à 20h par Claire Chazal et Gilles Bouleau, mais la soirée électorale de TF1 n'aura pas duré bien plus longtemps puisqu'à 20h50, c'était déjà fini.

En effet, la première chaîne a préféré diffuser X-Men : le commencement. Le film, porté par Jennifer Lawrence et Michael Fassbender, a été une locomotive à audience. En effet, en plus de la sortie en salles du nouveau volet X-Men, Days of Future Past ces derniers jours, l'idée de se relaxer devant un bon blockbuster a dû séduire les téléspectateurs. Résultat : plus de 5,8 millions de téléspectateurs étaient branchés devant TF1.

Mais les plus engagés politiquement n'ont pas caché leur déception, voire même leur colère contre la chaîne. Et comme il est désormais coutume, c'est sur le site de micro-blogging Twitter que les téléspectateurs mécontents se sont exprimés. Florilège des meilleurs tweets ci-dessous :
Passer X-Men où réside un message ds l'acceptation de la différence le soir des élections européennes et du bon score du FN...Hasard ? @TF1
Il vient de se passer un événement historique dans l'histoire des élections et @TF1 à 20h50 "on vous laisse bonne soirée avec X-Men" #EP2014
Sur TF1 ce soir, après le résultat du FN aux élections, un bon X-Men des familles pour débiliser tout le monde
Joli l'enchainement "Élections Européennes" avec "X-Men: Le Commencement" sur TF1 quand on connaît les résultats...

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4-Agacé, Jean-Luc Mélenchon quitte le plateau des Européennes sur France 2
26/05/14

Hier soir, lors de la soirée spéciale élections européennes sur France 2, Jean-Luc Mélenchon a quitté le plateau avant la fin des débats.

http://www.egaliteetreconciliation.fr/local/cache-vignettes/L250xH267/arton25594-44415.jpg

C'était la soupe à la grimace, hier soir, sur les plateaux de télévision qui consacraient leur soirée aux résultats des élections européennes. Sur France 2, qui a ouvert l'antenne vers 19h45 avec les principaux leaders des partis autour de la table pour commenter la victoire du FN, Jean-Luc Mélenchon a eu du mal à cacher son agacement et son impatience pendant le tour de table proposé par David Pujadas. On l'entend dire, alors que son micro est fermé : "Moi, je me barre !". Vers 20h40, le président du Front de Gauche met ses menaces à exécution en quittant le plateau sans prévenir, comme on peut le voir sur ces images.

Lire aussi :
VIDEO. Mélenchon au bord des larmes après la victoire du FN aux européennes
Cette France qui vote Front national

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5-Budget 2013 : La Cour des comptes s'interroge sur la "sincérité des prévisions"
28-05-2014

(Boursier.com) — La Cour des comptes tire une fois encore la sonnette d'alarme. Dans son rapport sur le budget de l'Etat 2013 publié ce mercredi, elle note que le déficit s'est établi l'an dernier au-delà des prévisions. "Malgré les efforts réalisés, les résultats restent en deçà de ce qu'exige la situation actuelle des finances publiques et demeurent fragiles en l'absence de mesures structurelles", déplore-t-elle.

http://www.boursier.com/illustrations/photos/l_cour-comptes-didier-migaud-audit-finances-publiques-2012-2013.jpg

Le déficit général de l'Etat est ressorti à 74,87 milliards d'euros, en baisse de 12,28 milliards par rapport à 2012, "mais d'un niveau encore bien supérieur à celui constaté avant la crise". Surtout, il est bien plus élevé que celui fixé en loi de finances initiale (+12,56 milliards). "Ce dérapage est plus important que celui constaté lors des deux gestions précédentes ", font valoir les Sages de la rue Cambon. En 2011, le déficit était conforme aux prévisions alors qu'en 2012, il était supérieur d'un peu plus de 8 milliards d'euros.

Moins de recettes fiscales
Ce dérapage s'explique par des recettes fiscales nettement inférieures aux prévisions. "L'évolution spontanée (à législation constante) des recettes fiscales a été négative (-1,7%) alors qu'elle était attendue en hausse (2,6%)", souligne le rapport, ce qui soulève selon la Cour, la question de "la sincérité des prévisions de recettes". En outre, les trois principales sources de bénéfice de l'Etat ont rapporté moins que prévu, à commencer par l'impôt sur les sociétés (-6,3 milliards d'euros), l'impôt sur le revenu (-4,9 milliards) et la TVA (-4,9 milliards). La croissance plus faible que prévu (+0,3% contre +0,8%) a en partie contribué à cette évolution négative.

Maîtrise des dépenses
Dans sa réponse adressée à la Cour, Bercy estime que le constat mérite d'être nuancé, rappelant que "le scénario macroéconomique a été sensiblement révisé depuis la LFI". Sur la question de la sincérité, le ministère de l'Economie et des Finances assure que "les prévisions (...) étaient fondées sur les informations disponibles au moment de l'adoption de cette loi".

En revanche, l'Etat est parvenu à maîtriser ses dépenses nettes du budget général. Elles se sont élevées à 298,65 milliards d'euros en 2013, "soit un niveau inférieur à la prévision de la LFI (302,64 milliards)", fait valoir la Cour. Les normes de dépenses "zéro valeur", "zéro volume" ont été respectées à la lettre. Les Sages notent enfin que le gouvernement a bénéficié d'un contexte favorable, avec en particulier une inflation très faible.

Lire aussi :
Les hausses d’impôts rapportent deux fois moins que prévu en 2013
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6-Il y a plus de chômeurs que d'électeurs socialistes
Le Point.fr - Publié le 29/05/2014

C'est le triste constat du rapprochement des chiffres des européennes de ceux du chômage. Et d'autres mauvaises nouvelles suivent...

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Le rapprochement des chiffres est accablant ! La France comptait fin avril 3 364 100 chômeurs n'ayant exercé aucune activité. Et dimanche dernier, les listes PS ont rassemblé 2 594 084 électeurs dans l'Hexagone. La France compte donc plus de demandeurs d'emploi que d'électeurs socialistes. Cela fait froid dans le dos. Même s'il s'agit d'un scrutin européen où l'abstention fut massive, le symbole est terrifiant et peut-être éclairant...

Le ruban rouge du mi-temps du mandat de François Hollande est d'avoir fait du Front national le premier parti de France. Et le lendemain de ce jour noir pour la France d'avoir prétendu dans son allocution télévisée préenregistrée que, "partout, les partis européens progressent". Soit le président est sourd et aveugle, soit l'incompétence de ses équipes a encore progressé : personne n'a donc réalisé que sa langue a fourché, qu'un lapsus lui a fait dire le contraire de la vérité ? On se pince pour y croire ! Beau baptême du feu pour une équipe élyséenne largement remaniée et qui devait montrer son professionnalisme et sa capacité à protéger le chef de l'État.

Un trou dans la caisse de 15 milliards !
Pendant que l'UMP s'autodétruit bruyamment, dans une indifférence quasi générale et méritée, deux "petites" informations méritent un peu d'écho. La Cour des comptes a remarqué que les recettes fiscales nettes l'an dernier ont été inférieures de 14,6 milliards d'euros aux prévisions de départ. "L'écart entre prévision et exécution sur l'évolution spontanée des recettes fiscales souligne le manque de prudence de la loi de finances initiale et peut soulever une interrogation au regard de la sincérité de cette dernière", écrit la cour dans ce rapport qui porte sur l'exécution du budget de l'État en 2013. Placés dans une telle situation, le directeur financier et sans doute le directeur général de n'importe quelle entreprise privée auraient été priés de faire leurs valises. Ici, rien ! Pire, pour le budget 2014, l'État n'a pas vraiment changé de mode de calcul, puisque la loi de finances initiale juge qu'à législation constante les prélèvements obligatoires évolueront au même rythme que le PIB. Ce que le Haut Conseil des finances publiques, organe indépendant adossé à la Cour des comptes, a d'ores et déjà jugé "optimiste". On reste sans voix ! Il manquera donc une quinzaine de milliards dans les caisses du Trésor, et cela ne semble paniquer personne...

Dernier détail : oui, l'inversion de la courbe du chômage a bien eu lieu. Mais personne ne s'en félicite ! Le mois dernier, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A de moins de 25 ans, une cible prioritaire du gouvernement, a augmenté de 0,2 %. Les jeunes sur qui devaient reposer tous les efforts du gouvernement n'ont plus que leurs yeux pour pleurer : le marché du travail leur sera de plus en plus difficile d'accès... Le gouvernement sera tenté d'abuser des emplois aidés, qui videront un peu plus les caisses de l'Etat et offriront à Marine Le Pen d'autres victoires politiques, morales et sociales. C'est à pleurer de rage.

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7-Sur la scène de Bruxelles, le spectacle d'un François Hollande humilié et inaudible
30 Mai 2014

Dîner informel hier soir à Bruxelles des 28 chefs d’État et de gouvernement après les élections européennes. François Hollande s’est retrouvé bien seul. Seul à demander de l’aide et de la souplesse, sans rien n’apporter d’autre que de vagues promesses. Seul contre tous les autres qui l’ont à peine écouté.

Sur la scène de Bruxelles, le spectacle d'un François Hollande humilié et inaudible
François Hollande a tenu un discours complètement inaudible, et personne ne l’a cru, lors d'un dîner informel entre dirigeants des Etats européens

François Hollande est arrivé à Bruxelles en disant qu’il allait demander à l’Europe de tenir compte de ce qui s’est passé en France dimanche. Il a donc exposé la situation française. Il a expliqué que si la France a laissé autant de place à l’extrême droite populiste et anti-européenne, c’est que l’Europe ne fonctionnait pas et que son règlement intérieur imposait des normes financières beaucoup trop sévères, il a aussi expliqué que la France avait promis de faire des réformes structurelles et que dans ces conditions, elle souhaitait  qu’on la ménage et qu’on lui donne du temps. Peine perdue !

Sans aucune surprise, François Hollande a parlé très peu.
Normal, ils étaient 28 à vouloir prendre la parole, soit 4 minutes chacun.
Plus grave encore, son discours a été complètement inaudible, et personne ne l’a cru. Comment croire un chef d’État  qui dit depuis des années qu'il veut que l’Europe change alors que la France est incapable de s’adapter à la modernité ?

L’humiliation est venue d'Angela Merkel, quand elle a expliqué qu’il fallait répondre au vote d’extrême-droite , mais que le seul moyen d’être entendu, c’était de faire de la compétitivité, de la croissance et de la richesse . Ajoutant que "cette réponse était valable pour tous, y compris les Français."

François Hollande s’est comporté comme ces alcooliques qui essaient de lutter mais qui demandent toujours un petit verre de plus pour pouvoir se battre. A Bruxelles la France a encore demandé qu’on l’aide, mais personne n’a répondu.

D’ailleurs, très logiquement, les Européens sont passés à l’essentiel, et l’essentiel pour tout le monde était de réfléchir aux institutions et de préparer les nominations des organes dirigeants, le président de la Commission, les commissaires, le président et les dirigeants de l’assemblée européenne, les groupes, les dirigeants de la zone euro,  etc.  

Jamais la France n’aura eu si peu d’influence. Aussi peu d’autorité. Pour avoir de l’influence, il faut être irréprochable et très solide. Mais pour être solide, il faut beaucoup de courage.  La France aujourd’hui n’a ni solidité, ni courage. Et elle est loin d’être irréprochable.

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Tribune de Hollande : la presse régionale raconte l'improvisation de l'Elysée

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8-Débarquement : 24 heures de bonheur dans la vie de Hollande ?
Le Point.fr - Publié le 06/06/2014

Alors que sa cote de confiance dévisse encore en juin, François Hollande se veut le héros du D Day.

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François Hollande.

Jeudi, François Hollande a appris que sa cote de confiance avait encore baissé pour atteindre le plancher historique de 16 % en juin, mais cela ne l'a pas empêché de bien, en tout cas de beaucoup, manger. Le menu du soir : salade de homard bleu, bar de ligne aux pommes de terre, terrine d'agrumes en dessert, puis bavaroise de tomate et crabe, turbot aux langoustines et gâteau au chocolat blanc.

Oui, dans cet ordre-là ! Car le président à dîné deux fois : une première avec Obama au restaurant, une seconde avec Poutine à l'Élysée. Oh pardon, pour ce dernier repas, son entourage a sorti de l'oubli un terme qui fleure bon la cour du roi : le souper.

La résurrection du "souper"
Comme c'est chic et désuet, un souper ! Le ridicule qu'il y a à prendre deux repas dans la même soirée n'a semblé contrarier personne. Surtout pas lui, le maître de maison, le petit au milieu des grands, qui fait tout pour qu'ils ne se croisent pas parce qu'ils sont fâchés, et parce qu'il prend, ainsi, l'importance d'un télégraphiste de luxe. Manque de chance, David Cameron, le Premier ministre britannique, a rencontré tout le monde avant lui. Obama dès le matin à Bruxelles et Poutine dès son arrivée en France, dans un salon privé de l'aéroport Charles-de-Gaulle. Exactement à l'heure où Hollande entamait son premier dîner, au restaurant, avec le président américain.

Même s'il se distingue grâce à ce fameux "souper", François Hollande n'est pas la première personnalité politique française à rencontrer Poutine cette semaine. Pour un homme isolé, le président russe est très sollicité - à part par Obama. C'est Nicolas Sarkozy qui l'a vu le premier, lundi dernier à Moscou, où son épouse donnait un concert. Oh, ils n'ont pas "soupé", ils ont simplement déjeuné, ce qui est beaucoup plus ordinaire.

Comme toujours depuis le début de son mandat, le président le plus impopulaire de la Ve République essaie de se sauver grâce à la politique étrangère. Mais son ravissement, des deux dîners avec les plus grands de ce monde à la cérémonie à Arromanches au milieu de dix-neuf chefs d'État et de gouvernement, ne durera pas plus de vingt-quatre heures.

Lire aussi :
Un D-Day pour sauver le soldat Hollande
Débarquement: les deux gaffes de François Hollande avec la Reine Elisabeth II
Hollande peine à convaincre Obama dans le dossier BNP Paribas

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9-Et si Hollande n'allait pas au bout de son mandat ?
29/05/2014

Après l'échec du PS aux européennes, les médias et les politiques s'interrogent : et si François Hollande n'allait pas au bout de son mandat. Le décryptage de Christian Delporte.

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Au lendemain de la débâcle des européennes, François Bayrou, invité de BFM-TV, a lâché «François Hollande n'ira pas au bout de son mandat. Il va y avoir un coup de foudre d'ici là. On ne peut pas durer trois ans dans la situation où on se trouve.». Selon une étude OpinionWay réalisée en exclusivité pour Le Figaro Magazine, les Français ne sont plus que 3% à préférer François Hollande comme candidat du PS à la prochaine présidentielle de 2017. En dépit de la force des institutions, l'hypothèse de voir François Hollande démissionner est-elle désormais crédible?

La démission du leader qui n'a plus la confiance du peuple est une vieille question, théorisée par…les bolcheviks! Sur le plan institutionnel, rien n'oblige François Hollande à partir. L'impopularité mesurée par les sondages (même si l'actuel Président bat des records, sur ce plan) ou l'échec aux élections intermédiaires ne suffiront pas, sauf s'il en décidait lui-même ainsi, à le pousser à la démission. A cet égard, ses prédécesseurs ont eu la même attitude. Seule une situation exceptionnelle de chaos (manifestations et grèves massives, pays bloqué, violences…) pourrait l'y conduire. Nous n'en sommes pas là. Quand on est à la tête de l'Etat, on croit toujours, même si on s'illusionne parfois, qu'on finira par rebondir et reconquérir l'opinion. La démission, pour un homme politique, a fortiori exerçant les plus hautes fonctions, est une extrémité inadmissible. Seuls l'épuisement ou la contrainte sous une forte pression l'y mènent éventuellement. En attendant, les leaders de l'opposition peuvent bien poser la question du départ de Hollande, c'est bon pour mobiliser leur électorat qui attend un tel discours. Mais, en leur for intérieur, ils savent, par expérience, que cela ne se produira pas.

De Gaulle est parti en 1969, désavoué par le peuple lors d'un référendum où il avait mis son mandat en jeu.

Cette situation serait-elle inédite dans l'histoire politique?
Le Président Mc Mahon a démissionné en 1877, après qu'il ait dissout la Chambre, poussé par la nouvelle majorité républicaine qui refusait de gouverner avec lui. Alexandre Millerand fut dans la même situation en 1924. D'autres chefs de l'Etat ont démissionné sous la IIIe République: Jules Grévy, en 1887, emporté par un scandale, Jean Casimir-Périer, en 1895 (après 6 mois et 6 jours, par dépit), Paul Deschanel, en 1922 (pour des raisons de santé bien connues): mais, à l'époque, comme disait De Gaulle, les présidents «inauguraient les chrysanthèmes». Le Général, justement, De Gaulle est parti en 1969, désavoué par le peuple lors d'un référendum où il avait mis son mandat en jeu. Dans ces deux cas, le départ résulte de l'expression du suffrage universel. Mais, malgré lui, Mitterrand, à deux reprises (1986, 1993) et Chirac (1997) ont préféré la cohabitation à la démission. On se rappelle aussi qu'en 1968, De Gaulle avait écarté l'hypothèse de sa démission, préférant dissoudre l'Assemblée nationale, provoquer des législatives anticipées et, ainsi, poser la «question de confiance» au peuple français.

Répétée, reprise, l'idée du départ fait son chemin.

L'Express a titre en une cette semain, «Encore trois ans», tandis que Valeurs actuelles pose la question «doit-il partir?» Ces unes sont-elles le reflet d'une fragilité réelle du pouvoir ou contribue-t-elle à le déstabiliser?
Valeurs actuelles s'adresse à une clientèle de droite, tandis que L'Express vise un public plus large, mais les deux se rejoignent, simplement parce qu'ils traduisent l'air du temps. Je ne me lancerai pas dans la théorie de la poule et de l'œuf. La presse évoque le départ de Hollande, parce que son impopularité bat des records et que, pour vendre, il ne faut jamais trop s'éloigner de ce que pensent ses lecteurs…Mais, du coup, répétée, reprise, l'idée du départ fait son chemin. La presse est généralement opportuniste et panurgienne. Souvenons-nous de l'époque de Nicolas Sarkozy, d'abord porté aux nues, ensuite jeté aux orties. La mode est au Hollande-bashing, pratiqué jusqu'à l'intérieur du PS (au moins dans les couloirs). Si Hollande remonte, même timidement, dans les sondages, il n'est pas exclu que quelques magazines le trouvent soudain formidable et s'interrogent sur sa réélection, avec des titres, du genre: «Et s'il réussissait son pari?»… Ainsi va la presse.

Son seul atout, c'est le temps, ces trois ans qui nous séparent de l'échéance présidentielle. C'est là-dessus qu'il mise.

François Hollande bat des records d'impopularité et ne dispose plus d'une majorité solide. Dans ses conditions, comment peut-il tenir? De quelles options politiques dispose-t-il encore?
Il n'a pas beaucoup d'options. Je ne crois guère à la dissolution. Elle pourrait être contrainte, si le désaveu des «rebelles» du PS se traduisait par un vote de défiance à l'Assemblée. Mais les députés du PS se feront-ils hara-kiri? Combien reviendraient au Palais-Bourbon? Les Verts, dont la plupart des députés le sont grâce au PS qui leur a laissé des circonscriptions, y perdraient toutes leurs plumes. Pour le sport, imaginons la dissolution surprise. Elle se fonderait sur un pari risqué: l'échec aux législatives, la cohabitation avec l'UMP, l'usure de la nouvelle majorité et une nouvelle virginité politique dans l'opinion (à l'instar de Mitterrand et de Chirac) lui ouvrant les portes de la réélection en 2017. Franchement peu vraisemblable. Le plus évident pour Hollande, c'est de miser sur le retour de la croissance, dont les signes sont présents dans plusieurs pays d'Europe. Son seul atout, c'est le temps, ces trois ans qui nous séparent de l'échéance présidentielle. C'est là-dessus qu'il mise.

François Hollande, s'il ne démissionne pas, a -t-il encore une chance d'être candidat à sa propre succession en 2017?
Tout président élu pour un premier mandat rêve d'en accomplir un second, tout en se gardant de le dire. Difficile pour le PS de lui contester une deuxième candidature, sans provoquer une crise qui ferait resurgir brusquement le spectre de 2002. Cependant, le contexte jouera également. En cas d'impopularité forte, la presse testera d'autres noms, ceux de Valls, Aubry, Montebourg ou d'autres. Si les sondages le donnent perdant à coup sûr, alors qu'un socialiste pourrait l'emporter, une incroyable pression s'exercera sur lui, à laquelle il lui sera rude de résister

Lire aussi :
François Bayrou: "François Hollande n'ira pas au bout de son mandat"
François Hollande : un sondage choc où il récolte 3 % d’opinions favorables
Pourquoi Hollande peut songer à la dissolution

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10-Sans Papiers : Le scandale de l’Aide Médicale d’Etat qui plombe la Sécu
31 janvier 2014 in Santé

Le coût de l’aide médicale d’Etat explose depuis sa création en 1999 sous l’ère Jospin. L’AME pourrait coûter 818 millions d’euros pour l’année 2013 et bien plus encore pour l’année à venir… Un vrai puis dans fond pour l’Etat et contribuable français.

Explosion du coût de l'aide médicale d'Etat (AME)

Voir la vidéo :
Le scandale de l'AME - Aide Médicale d'État : http://www.youtube.com/watch?v=HYq7PWrTlLU

L’AME permet aux étrangers en situation irrégulière de se soigner gratuitement en France
L’aide médicale d’État (AME) est un dispositif permettant aux étrangers -non européens- en situation irrégulière de bénéficier d’un accès aux soins, sous réserve de remplir certaines conditions. Pour cela, il faut résider en France depuis au moins trois mois et de manière ininterrompue et disposer de ressources inférieures à 661 euros par mois. Les bénéficiaires, qui n’ont généralement pas d’adresse fixe, indiquent souvent celle d’une association.

270.000 personnes bénéficient de l’AME en 2013
Environ 220.000 bénéficiaires profitaient de l’AME en 2012 (Ce chiffre est passé à 270.000 bénéficiaires potentiels en 2013 et va encore augmenter sensiblement en 2014), c’est-à-dire se faire soigner gratuitement dans les établissements publics français grâce à une prise en charge à 100% des soins médicaux et d’hospitalisation dans la limite de ce que rembourse la Sécurité sociale et sans avance de frais.

La franchise médicale de 30 euros supprimée par Ayrault
Peuvent en bénéficier: les personnes étrangères en situation irrégulière au regard de la réglementation relative au séjour en France (absence de titre de séjour ou de récépissé de demande), les personnes ayant droit du bénéficiaire de l’AME (enfants, personnes à charge) les personnes étrangères placées en rétention administrative et toute personne (française ou étrangère) gardée à vue si son état de santé le justifie. Toutes ces personnes ne doivent plus payer la franchise médicale de 30 euros, qui a été supprimée par le gouvernement Ayrault.

Les dépenses liées à l’AME explosent
Le budget alloué en 2012 s’élevait à 588 millions d’euros, contre 75 millions d’euros dans le budget 2000. « Et les dépenses sont-elles passées de 377 à 609 millions d’euros (en hausse de 60%) entre 2002 et 2011″, rapportent Véronique Vasseur (médecin) et Clémence Thévenot (journaliste). Un grain de sable néanmoins au regard des 240 milliards d’euros de remboursements que génèrent, tout confondu, les dépenses de santé en France.

Abus et tourisme médical dénoncés par certains médecins
« Jusqu’en 2011 des femmes sans papier se sont fait rembourser intégralement leurs cures thermales et des parcours de soins type procréation médicalement assistée avec des fécondations in vitro, lesquelles ont coûté en moyenne 8.000 chacune (rapport de l’Inspection générale des finances de novembre 2010). A Paris, en 2009, 22 bénéficiaires de l’AME ont eu recours à des PMA pour plus de 99.000 euros », détaille les auteurs de Santé, le grand fiasco.

Ces pratiques ont été abrogées par la publication d’un décret en 2011 relatif à la prise en charge des frais de santé par l’aide médicale de l’Etat ainsi qu’au droit au service des prestations. Toutefois, des praticiens dénoncent encore une forme de tourisme médical, où des étrangers viennent se faire soigner en France car les mêmes soins n’existent pas dans leur pays ou parce qu’ils n’ont pas les moyens de se les payer.

Inégalités : Les sans-papiers mieux soignés que les français qui paient des cotisations

Un patient AME est, en effet, mieux couvert qu’une personne payant ses cotisations mais n’ayant pas de mutuelle ou pas accès à la CMU complémentaire. Un clandestin capable de justifier sa présence sur le territoire depuis trois mois est pris en charge à 100% alors que le bénéficiaire de la Sécurité sociale n’est pris en charge qu’à 70% pour ses consultations et entre 15% et 65% pour les médicaments (…) Pour avoir une protection équivalente, le travailleur est donc obligé de faire partie des bénéficiaires de la CMU complémentaire, ou de payer en supplément une cotisation à une assurance maladie.

A niveau de ressources équivalent (environ 650 par mois), le travailleur régulier français ou étranger bénéficiant de la CMU complémentaire cotise donc directement et indirectement (CSG et parts salariales et patronales des cotisations sociales) plus de 2.000 euros par an pour bénéficier du même niveau de protection que l’étranger en situation irrégulière pris en charge gratuitement par l’AME. Si le travailleur régulier français ou étranger a des ressources supérieures à ce seuil de 650 euros, il devra souscrire à une complémentaire santé »…

« C’est un problème, explique Véronique Vasseur, médecin à l’hôpital Saint-Antoine à Paris. Car il arrive souvent que les près de 4 millions de personnes (souvent des femmes seules, petits retraités ou jeunes qui travaillent) qui gagnent trop pour bénéficier de la CMU-C et pas assez pour s’offrir une mutuelle, renoncent à se soigner ».

Lire aussi :
Aide médicale d'Etat (AME) : le budget a explosé en 2013
Aide Médicale d’Etat : le scandale doit cesser !
Aide médicale d'Etat : ces vérités qui dérangent

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11-L'Assemblée vote la peine sans emprisonnement
AFP 6 juin 2014

La «contrainte pénale» sera applicable à l’ensemble des délits à partir du 1er janvier 2017.

Vue prise le 28 mai 2008 de l'enceinte de la maison d'arrêt de Villepinte, où était incarcéré le détenu qui s'est évadé ce mercredi.
Vue prise le 28 mai 2008 de l'enceinte de la maison d'arrêt de Villepinte, où était incarcéré le détenu qui s'est évadé ce mercredi. (Phoot Stéphane de Sakutin.

L’Assemblée nationale a voté jeudi soir la création d’une nouvelle peine sans emprisonnement, la «contrainte pénale», applicable à l’ensemble des délits à partir du 1er janvier 2017, dans le cadre de la réforme pénale. D’ici à 2017, et une fois la loi promulguée, la contrainte pénale pourra être prononcée en cas de délit pour lequel la peine encourue est de 5 ans de prison maximum, ont décidé les députés, entérinant, mais non sans douleur, le compromis proposé mardi par le rapporteur (PS) Dominique Raimbourg pour sortir du différend entre une partie du groupe PS et le gouvernement.

Combattue par la droite, la contrainte pénale consiste, sous le contrôle du juge d’application des peines, à respecter en milieu ouvert des obligations et interdictions durant six mois à cinq ans, afin de prévenir la récidive en favorisant la réinsertion dans la société. En cas de non-respect, la personne condamnée ira en détention pour une durée qui ne pourra être supérieure à la moitié de la durée de la peine de contrainte pénale prononcée par le tribunal. Quelque 8 000 à 20 000 contraintes pénales devraient être prononcées chaque année, d’après le gouvernement.

«Nous voulons réconcilier les questions de la sanction et de la réinsertion» avec cette peine de probation «qui a fait sa preuve dans les pays anglo-saxons», a expliqué la chef de file des députés PS sur ce projet de loi, Colette Capdevielle, tandis que l’UMP a demandé la suppression de l’article du projet de loi créant ce qu’elle voit comme un «ovni pénal», oscillant «entre l’inutilité et la dangerosité». Capdevielle a dit aussi avoir «entendu les arguments du gouvernement qui nous demande de différer» à 2017 l’extension du champ de la contrainte pénale à l’ensemble des délits, «demandant à (ses) collègues» socialistes de voter un amendement du rapporteur en ce sens.

Alors que le secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, venait de prendre place aux côtés de la Garde des Sceaux Christiane Taubira, l’ex-ministre (EELV) Cécile Duflot a rappelé que «ce sont les parlementaires qui votent la loi» et qu'«il serait absolument utile» de maintenir ce qui a été voté en commission des Lois à l’Assemblée il y a une dizaine de jours, à savoir l’application immédiate à tous les délits. Son voisin Sergio Coronado a critiqué «un compromis sans queue ni tête», et lancé: «si (en 2017) vous pensez qu’en pleine campagne électorale on va étendre la contrainte pénale!».

Marc Dolez (Front de gauche) a renchéri en affirmant que «ça aurait été à l’honneur du gouvernement de donner son rôle et sa place au Parlement». Alors que l’UMP s’est abstenue, moquant une «comédie» et «le sale boulot» laissé au rapporteur, le vote de cet amendement de limitation de la contrainte pénale a été acquis par 16 voix contre 5.

Mme Taubira, qui en commission des Lois avait approuvé par son silence l’extension immédiate de la contrainte pénale, s’attirant les foudres du chef de l’Etat, a simplement donné un «avis favorable» à cet amendement et relevé «la cohérence et la logique» à étendre le champ mais aussi à attendre une «montée en charge» du dispositif.

Lire aussi :
Réforme pénale : les députés votent la suppression des «peines plancher»


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12-Partout, l’Etat démissionne…
Le 30 mai 2014

Quand un État renonce à exercer son autorité sur les crapules, alors cet État se destine lui aussi au désastre.

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Que le football vous inspire ou vous afflige, peu importe. Dans deux semaines, et pour un mois, les capitales européennes vivront à l’heure brésilienne. Sur leurs plus grandes places, elles s’apprêtent à retransmettre les matches sur écrans géants, permettant à des milliers d’amoureux du ballon rond de communier autour de leurs équipes nationales. A chaque fois, se seront des joies, de l’exaltation, des embrassades, des flots de drapeaux en furie, mais aussi, selon l’évolution des scores, des sentiments et des ambiances strictement opposés.

Il y a toutefois une exception. Une capitale, une seule, sera privée d’écrans géants : Paris. En effet, la préfecture de police a décidé qu’il était prudent de ne pas prendre le risque de voir se reproduire les pillages commis l’an dernier au Trocadéro, lorsque le PSG y fêta son titre.

Ainsi, les pouvoirs publics nous envoient un message limpide : trois cents voyous risquant de venir troubler ces soirées de fête populaire, nous décidons de les annuler.

Lundi dernier, j’ai pris un TGV à la gare de Lyon. Encombré de trois lourds bagages, je me suis naturellement mis en quête d’un chariot. Mais dans la gare, aucun chariot. Étonné, un peu pressé, je demande à un agent SNCF où sont stockés les chariots. L’agent : il n’y a plus de chariot dans la gare monsieur. Moi : comment ça, plus de chariot ? L’agent : eh non, c’est qu’ils sont tellement volés… Vous comprenez, ça en intéresse certains… au prix de la ferraille !

Ces deux postures, celle la préfecture de police, et celle de la SNCF, sont symptomatiques d’un mal profond qui gangrène notre société : la démission.

Dans le premier cas, la préfecture préfère frustrer des milliers de personnes pacifiques, plutôt que s’employer au musellement de quelques centaines de barbares encapuchonnés.

Dans le second cas, la SNCF choisit de laisser chaque jour des milliers de voyageurs se débrouiller avec leur problème de bagages (et depuis lundi, je sais de quoi je parle !), plutôt que d’arrêter ces groupes de roms, dont chacun sait, même en haut-lieu, surtout en haut-lieu, qu’ils sont les grands pourvoyeurs des ferrailleries françaises.

Concernant l’éducation des enfants, il est admis depuis longtemps que la démission des parents entraîne, chez l’adolescent, l’absentéisme scolaire, le mal-être, la délinquance et, finalement, un désastre humain.

Pour les sociétés, c’est pareil. Quand un État renonce à exercer son autorité sur les crapules, parce qu’il craint davantage les remontrances de quelques crétins idéologues que la réprobation, ferme mais toujours ouatée, de la masse des gens honnêtes et bien élevés, alors, cet État se destine lui aussi au désastre.

Rendez-nous nos écrans géants ! Rendez-nous nos chariots !

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13-Les djihadistes traquent nos faiblesses
4-06-2014

Nemmouche et ses semblables ne combattent que des adversaires désarmés. Un État de droit n’est pas nécessairement sans défense : voyez Israël.

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Droit au silence ! Le djihadiste Mehdi Nemmouche ne répond pas aux enquêteurs ? Ce sont les faits qui parlent pour lui. Le samedi 24 mai, jour de sabbat, un homme, dont on ne sait pas encore que c’est lui, pénètre dans le hall du musée Juif de Bruxelles ; il va ouvrir le feu avec un fusil d’assaut, tirer une douzaine de balles sur quatre personnes sans défense, un couple d’Israéliens, un employé, une bénévole française. Il tente de filmer la scène (comme Merah à Toulouse) ; sa caméra ne fonctionne pas, mais il est filmé. Son but est atteint : le massacre antisémite fait le tour de la planète. Il a disparu, sans risques.

Pendant une semaine, les services de police et de renseignements rassemblent tout ce qu’ils ont. Et puis, le vendredi 30, à la gare routière de Marseille, une interpellation. Au cours d’un contrôle “inopiné”, une équipe de douaniers intercepte dans un autocar venu d’Amsterdam via Bruxelles un suspect de 29 ans, né à Roubaix, détenteur d’une kalachnikov, d’un revolver et de leurs munitions. Que venait-il faire à Marseille avec ses armes : s’en servir pour un autre attentat, les remettre sur le marché ? Ce qui intrigue le député Guy Teissier, président de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole et officier de réserve, c’est l’attitude du suspect : il se laisse interpeller sans résistance. Il tue à Bruxelles des gens désarmés, mais il se rend aux douaniers qui, eux, sont armés. “Un lâche, pas un héros”.

Dès cette arrestation, les enquêteurs ont vite fait d’obtenir le casier judiciaire de Nemmouche : sept condamnations en dix ans, la première quand il était mineur, la récidive ensuite, vols, agressions, braquage, cinq ans de prison. Beau parcours de délinquant dans un environnement complaisant : « On lui donnait le bon Dieu sans confession », dit au Monde l’ancien adjoint socialiste du maire de Tourcoing ; ses proches le décrivent, comme toujours, « calme », « discret », « sans histoires ». On nous dit alors qu’il s’est « radicalisé » en prison.

Mais cela ne se fait pas tout seul. Il y faut des réseaux, des prédications, une hiérarchie de caïds islamistes et un bon “terrain” pour pouvoir transformer un voyou imprégné de culture orientale en djihadiste — comme ce fut le cas pour Merah, le tueur de Montauban et Toulouse. L’islamisme fait là un investissement à long terme, devant lequel les aumôniers musulmans réguliers sont sans prise. À sa sortie de prison, le converti au djihadisme part en “stage” en Syrie pour y achever sa formation au combat, avant de revenir conduire la “guerre sainte” contre les “croisés” et les “infidèles”.

De retour en Europe, ces djihadistes, dont Nemmouche n’est qu’un profil analogue à des centaines d’autres, viennent traquer les faiblesses de nos États de droit. Eux profitent de frontières transparentes, des réseaux Internet, de l’argent produit par les trafics ou des circuits originaires du Golfe ; ils redoutent moins les policiers qui les interrogent que “le regard d’Allah”, portés par l’exaltation de la force. L’environnement dans lequel ils baignent, au coeur de nos pays européens unis par une même culture de l’excuse, est d’un confort incomparable par rapport à celui qu’ils ont expérimenté durant leurs “stages”.

Jean-Louis Bruguière, qui a passé vingt-deux ans de sa vie de magistrat à la tête du pole antiterroriste du parquet de Paris avant d’être renvoyé à la vie privée par la gauche parce qu’il avait travaillé pour Sarkozy, estime que nos services de police et de renseignement sont parmi les tout meilleurs du monde. Les équipes d’Al-Qaïda qui montèrent les attentats du 11-Septembre avaient reçu pour instruction de ne jamais passer par le territoire français. Mais la compétence de ces services et la qualité de leurs informations n’empêchent pas qu’ils soient soumis à des règles strictes, qu’ils ne puissent pas intervenir à leur gré ni poursuivre à l’étranger et qu’ils passent le tiers de leur temps à justifier leurs enquêtes. Et pourtant, la législation française en matière d’antiterrorisme est l’une des plus rigoureuses d’Europe — où le dispositif général de Schengen est impuissant.

« Nous les combattrons, nous les combattrons », répète François Hollande en parlant des djihadistes. Mais s’il conduit effectivement une guerre contre l’islamisme, alors il faut mettre le paquet, et un paquet dissuasif, pour couper ses sources dans notre société, cesser d’être ingénu devant l’expansion des mosquées radicales, placer la Turquie devant ses responsabilités, etc. Nemmouche et ses semblables ne combattent que des adversaires désarmés. Un État de droit n’est pas nécessairement sans défense : si tant de jeunes juifs français partent ou se préparent à partir pour Israël, c’est parce qu’ils se sentent mieux protégés dans ce pays qui n’en est pas moins un État de droit.

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14-La justice américaine réclame plus de 7 milliards d'euros à BNP Paribas
29/05/2014

Un tel montant représenterait l'une des plus importantes amendes jamais infligées à une banque.

Le siège de BNP Paribas, à Paris.
Le siège de BNP Paribas, à Paris.

La justice américaine demande à BNP Paribas de payer plus de dix milliards de dollars (7,35 milliards d'euros) pour solder l'enquête pénale en cours sur les soupçons d'infraction aux sanctions contre l'Iran et plusieurs autres pays. Un tel montant représenterait l'une des plus importantes amendes jamais infligées à une banque, commente le Wall Street Journal, qui révèle l'information jeudi 29 mai.

Que reprochent les Etats-Unis à la banque française ?
La justice américaine estime que BNP Paribas a violé pendant plusieurs années l'embargo américain contre Cuba, l'Iran et le Soudan. La banque aurait contourné, entre 2002 et 2009, des sanctions américaines contre l'Iran, le Soudan et Cuba, des pays où la banque a effectué des paiements en dollars.
Une enquête interne de la banque avait recensé au début d'année un "volume significatif d'opérations qui pourraient être considérées comme non autorisées au regard des lois et des règles des Etats-Unis".

Que risque BNP Paribas ?
Si le montant de 10 milliards de dollars venait à être confirmé, il s'agirait de l'une des plus grosses amendes jamais infligées à une banque aux Etats-Unis.
La décision n'est toutefois pas encore arrêtée et les discussions pourraient encore prendre des semaines, selon le Wall Street Journal. BNP négocierait pour payer un peu moins de 8 milliards de dollars, selon le WSJ, citant des sources proches du dossier.
Les discussions entre la banque et le département américain de la Justice (DoJ), achoppent également sur la question de la suspension temporaire de la licence bancaire de BNP Paribas aux Etats-Unis.

Quelles conséquences pour la banque ?
Pour faire face à ce litige, BNP n'a mis de côté que 1,1 milliard de dollars (810 millions d'euros), soit une somme 10 fois moins importante que le montant réclamé. Une amende de 10 milliards de dollars représenterait plus de quatre fois le bénéfice net réalisé par BNP Paribas au premier trimestre, qui a été de 1,7 milliard d'euros.
En outre, l'hypothèse d'une perte de licence aurait des conséquences lourdes car BNP Paribas veut développer ses activités de banque de financement et d'investissement aux Etats-Unis. Cette sanction lui interdirait de réaliser des transactions en dollars vers ou depuis les Etats-Unis.

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15-Non, il n'y aura finalement pas de policiers chinois dans les rues de Paris cet été
31/05/2014

Un temps envisagé, le détachement de policiers chinois dans la capitale française, pour lutter contre les vols visant leurs compatriotes, a finalement été annulé.

Des policiers chinois patrouillant à Shanghai (Chine), le 14 mai 2014.
Des policiers chinois patrouillant à Shanghai (Chine), le 14 mai 2014.

C'est un piège diplomatique qu'a évité la France selon Le Figaro. Au début du mois de mai, le ministère de l'Intérieur avait annoncé que des "patrouilleurs chinois" allaient épauler les policiers parisiens durant l'été. Objectif : lutter plus efficacement contre les vols dont sont victimes les nombreux touristes chinois dans la capitale française. Mais finalement, Paris a poliment refusé cette proposition chinoise.

L'idée d'un tel détachement était né lors du déplacement de François Hollande en Chine, au printemps 2013. Et en cette année de cinquantenaire de l'établissement des relations franco-chinoises, il s'agissait de faciliter la vie des milliers de chinois victimes de pick-pockets à Paris. Car le fléau inquiète aussi bien les autorités chinoises, soucieuses du sort de leurs ressortissants, que leurs homologues françaises qui tiennent à la manne économique que représentent le leader mondial en matière de dépenses touristiques.

Une "fausse bonne idée"
Mais la diplomatie française voyait d'un mauvais œil l'image de policiers chinois en patrouille dans les rues Paris. Une police connue pour sa brutalité et ses méthodes expéditives. "Cela avait tout de la fausse bonne idée, explique une source française au Figaro. C'était une mesure symbolique destinée à rassurer les touristes chinois mais qui soulignait l'impusissance des forces de police françaises. Potentiellement toute cette opération était un désastre en terme d'image."

Pas de patrouille chinoise sous la Tour Eiffel donc. Mais d'autres mesures devraient être prises. Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères, a ainsi convaincu les autorités chinoises de prendre des décisions "plus appropriées". Une ligne téléphonique en mandarin, permettant aux touristes chinois de porter plainte plus facilement, un des grands reproches faits à la police française, serait notamment mise en place.

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16-Les expatriés français s’installent surtout en occident : la carte de leur répartition
24 février 2014

Les Français expatriés sont près de 160 000 à être installés en Suisse, si l’on en croit le registre des Français établis hors de France (derniers chiffres de 2012, publiés en octobre dernier). C’est le premier pays sur la liste des 161 dans lesquels sont installés des ressortissants hexagonaux. Le Royaume-Uni est en deuxième position (avec 125 000 expatriés), les États-Unis troisième avec à peine moins. En s’en tenant simplement aux trente premiers, plus d’un million de Français expatriés vivent en occident.

http://i.imgur.com/0cxiWrM.jpg

Zoomez et déplacez-vous dans cette carte, cliquez sur les cercles pour afficher le détail, pays par pays : http://www.passiondataviz.fr/post/77364872410/expatries-francais-etranger-carte-2012

Pour trouver un pays non-occidental, il faut aller aux 10e et 11e places avec le Maroc et la Chine (45 000 et 31 000 Français expatriés). Et au détour de cette liste des Français établis hors de France, on découvre que nos compatriotes sont 39 à être déclarés au Tadjikistan, et dix fois plus en Géorgie.

À noter que ce registre est strictement déclaratif. Autrement dit, si un Français résidant à l’étranger ne se déclare pas, il ne sera pas décompté. Néanmoins les données fournies par le ministère des Affaires étrangères permettent de se rendre compte de l’attractivité de certaines destinations pour les ressortissants français.

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17-L'animateur et producteur Arthur choisit l'exil fiscal en Belgique
4 juin 2014

Pour échapper à l'impôt, la 229ème fortune professionnelle de France, habite désormais dans la banlieue chic d'Uccle, à Bruxelles, selon plusieurs médias. 

Arthur (VILLARD/SIPA)
Arthur

L'animateur et producteur français de télévision Arthur réside officiellement en Belgique, selon un document officiel, plusieurs médias évoquant mercredi 4 juin un nouveau cas "d'exil fiscal".

Cette nouvelle adresse, dans la commune huppée d'Uccle (quartier du sud de Bruxelles), a été déclarée par Arthur lors de la constitution d'une société anonyme de droit belge, Ocean Group, selon un extrait du Moniteur belge, le journal officiel du royaume, en date du 30 décembre 2013.

Ocean Group, qui a pour objet la production de spectacles, d'émissions de télévision et de radio ou encore "toute activité concernant le cinéma", est détenue à 75% par Arthur, de son vrai nom Jacques Essebag, et à 25% par sa société AW Equity, qui a son siège au Luxembourg, indique le document publié mercredi par l'hebdomadaire MBelgique.

"Arthur ne veut plus entendre parler du fisc français!", titre le magazine belge sur son site internet.

Selon une information publiée mercredi par le site BFM Business, l'adresse d'Uccle a également été transmise aux autorités luxembourgeoises, remplaçant celle qu'Arthur avait fournie auparavant à Paris. Le site met en ligne un document datant de janvier 2014 dans lequel il fait état de ce changement.

Transfert de la holding
L'animateur avait déjà transféré début 2013 de Paris à Luxembourg sa holding AWCG afin de se développer à l'international. Mais la société avait alors indiqué qu'elle continuerait à acquitter ses impôts en France, tout comme l'animateur. La ministre française de la Culture, Aurélie Filippetti, avait néanmoins vivement réagi, mettant en gardeArthur.

Contacté par l'AFP, l'entourage de l'animateur n'a pas souhaité faire de commentaires sur les "affaires privées" de celui-ci, actuellement en Amérique du Sud pour le tournage d'une émission.

De nombreux Français fortunés ont choisi de s'installer en Belgique, où la fiscalité est plus avantageuse qu'en France pour les plus riches, notamment en raison d'une faible taxation du capital et de l'absence d'impôt sur la fortune (ISF). La commune résidentielle d'Uccle, l'une des plus cossues de l'agglomération bruxelloise, est particulièrement prisée des exilés fiscaux.

En décembre 2012, l'acteur Gérard Depardieu avait défrayé la chronique en se domiciliant pour raisons fiscales en Belgique. Quelques mois plus tôt, le patron du groupe de luxe LVMH, Bernard Arnault, avait créé la polémique en entreprenant des démarches pour obtenir la nationalité belge, avant de renoncer finalement en avril 2013.

Arthur a été rendu célèbre dans les années 1990 grâce à l'émission "Les enfants de la télé" sur la chaîne publique France 2. Il anime actuellement des programmes de divertissement sur la chaîne privée TF1.

Dans le dernier classement Challenges, sa fortune professionnelle est estimée à 200 millions d'euros, ce qui en fait le 229ème plus riche de l'Hexagone.

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Qui sont ces stars qui ont choisi l'exil fiscal ?
Les plus grandes fortunes françaises :

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18-Yvelines : le fils d'un diplomate, soupçonné d'agressions sexuelles, relâché par la justice
04/06/2014

L'adolescent de 14 ans a été placé en garde à vue, avant d'être libéré. Les relevés ADN effectués par la police ont été détruits. Ce qui pourrait s'expliquer par l'immunité diplomatique de son père.

Illustration. Le garçon de 14 ans avait déjà été placé en garde à vue fin mai mais ce fils de diplomate congolais, soupçonné d'avoir commis au moins cinq agressions sexuelles sur des mineures,  bénéficie apparemment de l'immunité diplomatique de sa famille.
Le garçon de 14 ans avait déjà été placé en garde à vue fin mai mais ce fils de diplomate congolais, soupçonné d'avoir commis au moins cinq agressions sexuelles sur des mineures,  bénéficie apparemment de l'immunité diplomatique de sa famille.

L'immunité diplomatique de son père a-t-elle joué en sa faveur ? Un adolescent de 14 ans, soupçonné d'agression sexuelle sur une jeune fille de 16 ans, a été relâché sur décision du parquet, après une brève garde à vue à Magnanville, dans les Yvelines, rapporte Le Parisien, mercredi 4 juin. Selon le quotidien, l'immunité diplomatique de son père, qui travaille à l'ambassade du Congo en France, protège l'ensemble des membres de la famille et expliquerait cette décision. 

Soupçonné d'avoir commis cinq autres agressions
La jeune fille a été agressée, mardi dans l'après-midi, dans cette ville proche de Mantes-la-Jolie. Les relevés ADN effectués par la police sur son agresseur présumé ont été détruits, affirme encore le journal. L'adolescent est soupçonné d'avoir commis d'autres agressions de ce type sur au moins cinq autres adolescentes récemment. Il se serait également exhibé devant une personne âgée. 

Lire aussi :
Fils de diplomate soupçonné d'agressions : Paris demande la levée de l'immunité
Agressions sexuelles en série : de l’immunité diplomatique à l’impunité pénale ?
Cinq questions pour comprendre l'immunité diplomatique

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19-Des tournées anti-racailles organisées par les Identitaires à Nantes
Jeudi 05/06/2014

À Nantes autrefois, une "incivilité" aurait été de ne pas se lever, pour laisser sa place à une personne âgée ou à une dame enceinte. Mais ça, c'était avant le grand remplacement de population œuvrant dans toutes les grandes agglomérations.

http://www.bloc-identitaire.com/files/nantes_MG_3455_pt.jpg

Aujourd'hui, une "incivilité", c'est de refuser de payer, de mordre le chauffeur ou le contrôleur, d'attaquer les trams à coup de pieds ou de pierres, de molester ceux, rares, qui s'y opposent. Un regard de travers ou estimé comme tel, un téléphone jugé précieux, le simple isolement d'un garçon ou d'une fille sont autant de prétextes à agression, dans la rue et pire encore, dans l'espace confiné des transports en commun.  

  Pour ces délits de plus en plus violents et presque devenus banals, il y aurait bien des réponses allant de la présence des agents à celle de la police, de leur capacité réelle de réponse en passant par la condamnation à des peines exemplaires faisant réfléchir la racaille, ou l'éloignant durablement des honnêtes gens. La réforme pénale en cours, portée par madame Taubira  semble devoir nous éloigner encore un peu plus de cette attente.

Face à ces comportements, les identitaires se sont montrés, ce 23 mai, de 20h30 à 22h30 environ, sur la ligne 1 du tramway nantais, ligne de toutes les agressions, traversant des quartiers "réputés", à juste titre.

   20 gilets jaunes pour dire non à la racaille, non aux agressions, non au laxisme, non à la passivité aussi de nos concitoyens, coincés entre la peur des coups, de poing ou de couteau et la crainte de la répression possible de leur réaction.
   20 gilets jaunes pour montrer qu'il n'y a pas de fatalité, que la volonté de quelques citoyens empêche les comportements de voyous par la présence et la solidarité du groupe.
   20 gilets jaunes dont ce n'est pas le travail, mais qui estiment que c'est leur devoir de montrer que là où ils sont allés, la police et sa légitimité ne devrait avoir aucun mal à maintenir l'ordre, sinon à dire que le pays soit hors de contrôle.
   20 gilets jaunes qui ne pensent pas comme la CGT des transports nantais, qu'il faille "dialoguer" avec les "habitants des quartiers" pour négocier l'ordre public de base, la simple paix civile.
   20 gilets jaunes qui recommenceront à Nantes et partout où ils l'estimeront nécessaire.
Face à la racaille, vous n'êtes plus seuls !

Lire aussi :
Le Progrès « puni » pour avoir osé rapprocher nationalités et criminalité

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20-Le 9 juin 721, Eudes d'Aquitaine écrasait les musulmans à Toulouse
Le Point.fr - Publié le 09/06/2014

Le duc d'Aquitaine infligeait il y a près de 1 300 ans une défaite sévère aux musulmans, portant un coup d'arrêt à l'expansion de l'islam en Occident

http://www.lepoint.fr/images/2014/06/09/charles-martel-poitiers-toulouse-eudes-aquitaine-2678645-jpg_2324443.JPG
Avant d'être arrêtés à Poitiers en 732, les Arabes sont une première fois stoppés à Toulouse en 721.

Certains événements de l'histoire de France semblent plus marquants que d'autres dans la conscience nationale. On cite régulièrement Poitiers en 732 ou Marignan­ 1515 en oubliant d'autres dates et faits qui incarnent pourtant des étapes décisives dans la construction de la France. C'est le cas de la bataille de Toulouse en 721.

Après avoir réglé leurs problèmes en Espagne avec les Wisigoths et installé leur suprématie dans l'Al-Andalus - ensemble des péninsules ibériques (Espagne plus Portugal) musulmanes -, les Omeyyades décident de se tourner vers la Gaule. Cette dynastie de califes qui gouvernent le monde musulman de 661 à 750 descend directement de l'oncle de Mahomet et affiche une claire volonté expansionniste. Et pourtant, une défaite symbolique va porter un coup de massue à l'avancée musulmane. À Toulouse, les Arabes subissent une terrible déroute face un résistant isolé, une première depuis les débâcles face aux Berbères de Kahena.

Toulouse isolée
Maître de l'Al-Andalus, Al-Samh ibn Malik al-Khawlani revendique les droits que les Wisigoths avaient au-delà des Pyrénées. Dès 719, ses hommes pénètrent dans le sud-ouest de la France et prennent rapidement Narbonne, Nîmes et Carcassonne, avant de conquérir la quasi-totalité de la Septimanie franque en 721. Il ne lui reste plus qu'à s'emparer de l'Aquitaine et de sa capitale mérovingienne rayonnante, Toulouse.

D'après les messagers d'Eudes duc d'Aquitaine, ceux qu'on appelait les Sarrasins pillent, violent et massacrent. Leur supériorité en nombre et en logistique terrifie Eudes, qui appelle à l'aide Charles Martel, alors maire du palais, duc et prince des Francs aux côtés du roi mérovingien Thierry IV. Martel reste sourd à ces appels, préférant se concentrer sur sa guerre avec les Austrasiens contre les Saxons. Pour faire face à la redoutable armée musulmane, le duc d'Aquitaine va partir avec ses hommes recruter des mercenaires vascons (basques) et quelques renforts de Neustrie et de Bourgogne. Le pape Grégoire II envoie à Eudes trois éponges bénites, utilisées pour récupérer les gouttelettes de vin tombées lors de la communion sur l'autel papal. Eudes découpe ces éponges en plusieurs petits morceaux et les donne à ingérer à ses troupes pour leur donner confiance à l'approche du combat.

L'audace du duc
Alors que Toulouse, assiégée depuis plusieurs mois, est sur le point de céder, Eudes d'Aquitaine tente une sortie héroïque le 9 juin 721. Confiante en sa supériorité, l'armée sarrasine avait installé son campement aux portes de Toulouse sur le territoire de la commune de Castanet. Compte tenu du déroulement des combats, elle ne défendait que faiblement son camp et n'utilisait pas d'éclaireurs. Ce 9 juin 721, l'effet de surprise est donc total. Les musulmans sont encerclés par l'armée d'Eudes, qui les attaque par les flancs et leur inflige de lourdes pertes. Chevaux et hommes, sang et poussière se mêlent dans une bataille où le bruit des cliquetis des armes s'élève à plusieurs lieues à la ronde. Bien qu'inférieurs en nombre, les chevaliers et combattants autour d'Eudes d'Aquitaine détruisent les rangs ennemis complètement désorientés. Les musulmans paniquent très vite et reculent avant de fuir en se dispersant. Leur chef, Al-Samh ibn Malik al-Khawlani, est rattrapé puis tué. Le siège de Toulouse est levé, les pertes omeyyades s'élèvent à environ 3 750 morts, tandis que 1 200 chrétiens gisent sur le sol.

Si l'histoire retient la victoire à Poitiers en 732, la défaite de Toulouse est probablement plus importante. Cette bataille est déterminante pour la suite des événements, notamment parce qu'elle offre le temps nécessaire à Charles Martel pour consolider son pouvoir et bâtir une armée afin de vaincre et déjouer les prochaines invasions.

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