mardi 21 janvier 2014

A lire !! une amie anesthésiste-réa me donne ce texte qui mérite réflexion et analyse... MERCI !

Les cristaux de la glande pinéale nous connectent à l’au-delà.

20 janvier 2014, 21:43
La glande pinéale



Aussi petite qu’un pois, et de la forme d’une pomme de pin, d’où elle tire son nom, la glande pinéale est considérée comme étant un troisième oeil, pour avoir la même structure de base de nos organes visuels.

Jusqu’à il y a peu, on croyait qu’il s’agissait d’un organe atrophié, aux fonctions indéfinies, d’un oeil non développé. Mais cela a néanmoins éveillé l’intérêt des scientifiques qui ont mis en lumière des fonctions en relation avec la physique et les phénomènes paranormaux…

L’épiphyse neurale, ou glande pinéale, ou tout simplement pinéale, est une petite glande endocrine située à proximité du centre du cerveau. Nonobstant le fait que ses fonctions soient particulièrement discutées, il n’y a toutefois pas le moindre doute qu’elle joue un rôle important, tant au niveau de la régulation de ce que l’on appelle les cycles circadiens, que sont les cycles vitaux (principalement le sommeil), qu’au niveau du contrôle des activités sexuelles et de la reproduction.

Depuis René Descartes au XVIIe siècle, qui affirmait que l’âme humaine se situait en elle, la glande pinéale était considérée comme étant un organe possédant des fonctions transcendantales. Au-delà de Descartes, l’écrivain anglais écrivant sous le pseudonyme de Lobsang Rampa s’est dédié, parmi d’autres, à l’étude de cet organe.

Les défenseurs des capacités transcendantales de cet organe le considèrent comme étant une antenne. La glande pinéale porte, dans sa constitution, des cristaux d’apatite.

Selon une théorie, ces cristaux vibreraient en fonction des ondes électromagnétiques captées, ce qui expliquerait la régulation du cycle menstruel d’après les phases de la Lune, ou la capacité d’orientation des hirondelles au cours de leurs migrations (elles captent les champs électromagnétiques de la Terre). Chez l’être humain, elle serait capable d’interagir avec d’autres zones du cerveau comme, par exemple, le cortex cérébral qui serait capable de déchiffrer de telles informations. Une telle interaction serait moins développée chez les autres animaux. Cette théorie prétend expliquer les phénomènes paranormaux tels que la clairvoyance, la télépathie et la médiumnité.

Depuis Allan Kardec, au XIXe siècle, la doctrine spirite s’attache à s’expliquer à ce propos. Dans l’oeuvre spirite « missionnaires de la lumière » dictée par l’esprit André Luiz, au travers de la psychographie du médium Francisco Candido Xavier, l’épiphyse est décrite comme étant la glande de la vie spirituelle et mentale.

Pour la doctrine spirite, l’épiphyse est un organe de haute expression pour le corps éthéré. Elle préside aux phénomènes nerveux de l’émotivité, due à son ascendance sur tout le système endocrinien, et joue un rôle fondamental dans le domaine sexuel. Dans ce même ouvrage, André Luiz décrit aussi que l’épiphyse est liée à la pensée spirituelle au travers des principes électromagnétiques du champ vital, que la science formelle ne peut pas encore identifier, commandant les forces du subconscient sous la détermination directe de la volonté.

Selon la vision ancestrale des hindous, c’est le principal organe du corps, possédant deux chakras (centres d’énergie) responsables du développement extra physique, pour être des récepteurs et des transmetteurs de l’énergie vitale : le chakra du troisième oeil, au centre du front au-dessus de la hauteur des yeux, et le chakra coronaire, bien supérieur, lui aussi situé dans la tête.

Certains scientifiques ont constaté que, à l’image d’une antenne, la glande pinéale était capable de capter les radiations électromagnétiques de la Lune, les radiations électromagnétiques venues du soleil, et même d’éveiller la production de certaines substances neurotransmettrices, qui stimulent l’activité physique et mentale. C’est aussi la glande pinéale qui active la production des hormones sexuelles au début de la puberté, initiant ainsi le cycle de la reproduction humaine.

Et il y a encore d’autres fonctions particulièrement intrigantes en lien avec ce point situé près du centre du cerveau : la glande pinéale est capable de capter les champs électromagnétiques non seulement de cette dimension, dans laquelle nous vivons, qui est la troisième, mais aussi des autres dimensions de l’univers, permettant ainsi d’accéder aux champs spirituels et subtils.

D’après la théorie des supercordes, dans le cadre de la physique quantique, il existerait pas moins de 11 dimensions différentes dans l’univers, et une communication entre elles serait possible.

En d’autres termes, la glande pinéale serait capable de détecter les dimensions invisibles aux yeux ordinaires, et ce petit radar serait lié aux phénomènes tels que la clairvoyance (voyance d’événements non encore advenus), la télépathie (communication au moyen de la pensée) et la capacité d’entrer en contact avec d’autres dimensions (médiumnité).

Au Brésil, des grands chercheurs de ce domaine est le neuropsychiatre Sergio Felipe , titulaire d’un magistère en sciences de la faculté de médecine de l’université de São Paulo, directeur de la clinique « pineal mind » de São Paulo. Il a également étudié la physique durant quatre ans à l’université de São Paulo, au sein de laquelle il a travaillé sur les théories des champs d’ADN et, compte tenu de sa formation en matière de génétique du coeur, il en a déduit que les gènes ne sauraient fonctionner sans qu’un esprit n’induise leur fonctionnement (embryogenèse).

La médiumnité étant une faculté de perception sensorielle, elle a besoin d’un organe qui capte et d’un autre qui interprète.

« la glande pinéale est un organe sensoriel de la médiumnité, semblable à un téléphone portable, qui capte les ondes du spectre électromagnétique, provenant de la dimension spirituelle, le lobe frontal procédant au jugement critique du message, avec l’aide des autres zones encéphaliques ».

Songer que ce serait notre cerveau qui produit la pensée, serait la même chose que croire que les acteurs vivent à l’intérieur de notre télévision. Aujourd’hui, le cerveau est comparé à un ordinateur. Le problème est qu’il n’existe aucun ordinateur qui produise son propre programme : le programme est produit par un autre être, le programmateur, qui installe le programme dans l’ordinateur. Aussi, la pensée, l’imagination, ne sauraient naître à l’intérieur du cerveau : cela ne peut venir que de l’extérieur et être installé dans le cerveau. C’est une question de logique formelle, de raisonnement informatique. John P. Rose, de l’université d’Oxford, affirme que l’être humain est un être biologique, psychologique et spirituel.

D’après le théorème de Gödel, un système ne peut pas être capable d’exprimer une conscience de lui-même, notre corps ne peut pas être auto-conscient, la conscience doit donc être extérieure à celui-ci. De par une impossibilité mathématique, notre corps ne peut pas produire sa propre conscience. Dès lors, la conscience doit provenir de l’extérieur.

"La pensée est installée dans le cerveau, et le cerveau est l’instrument de la personne, qu’est l’esprit."

Il existe aussi un concept erroné selon lequel la science serait matérialiste. Mais le matérialisme n’a pas de preuve scientifique. Aucun travail scientifique ne prouve que le matérialisme serait une réalité existentielle ! Aussi, lorsqu’un scientifique a une vision matérialiste, il s’agit là de son opinion personnelle, et non de l’opinion de la science. Lorsque l’on raisonne du point de vue de la physique elle-même, on ne peut pas affirmer que l’on soit en train de voir une table, par exemple. Ce que l’on voit, c’est la lumière qui se reflète sur la table. S’il n’y a pas de lumière, on ne peut pas voir la table : la matière est invisible !

Alors, de quoi est faite la matière ? D’atomes. Qu’est-ce qui existe à la superficie de l’atome ? Des électrons. Et que se passe-t-il lorsqu’un électron s’approche d’un autre ? Ils se repoussent parce qu’ils ont la même charge. Aussi, lorsque l’on touche la matière, l’impression tactile que l’on ressent n’est pas le toucher mais plutôt la force de répulsion électrostatique des électrons. S’il était possible de toucher la matière, il y aurait fusion atomique. Ainsi, la matière s’avère invisible et intangible. Le matérialiste croit en ce qu’il ne peut pas toucher et en ce qu’il ne peut pas voir. Pour que quelqu’un devienne matérialiste, il faut donc beaucoup de foi…

Les universités doivent enseigner et étudier toutes les formes de pensée, ce qui inclut toutes les cultures.

Le code international des maladies en est venu à reconnaître l’état de transe et la possession par un esprit comme pouvant faire l’objet d’un diagnostic médical, sous la réserve suivante : « l’état de transe hors du contrôle de la personne est une maladie mais, lorsque cet état de transe se produit dans le contexte religieux de la personne, ce n’est pas une maladie »Après avoir  disséqué divers cadavres il  a pu ètre  vérifier qu’aucune glande pinéale n’est semblable à une autre. Il a coupé une glande pinéale au milieu, l’a soumis au microscope électronique et a pu vérifier qu’il y a diverses structures couvertes par des enveloppes formées de tissu conjonctif.

La glande pinéale est plongée dans le troisième ventricule du liquide céphalo-rachidien et, sous la pression des vases communicants, ces structures souffrent d’une pression semblable à celle que le cerveau éprouve, ces structures ayant un format semblable à celui du cerveau.

Ces structures sont des capsules, en cristaux d’apatite.

Mais pourquoi y’a-t-il des cristaux dans la tête ?

Auparavant, on pensait que la glande pinéale dégénérait avec l’âge et qu’elle n’avait pas la moindre fonction, mis à part faire émerger la sexualité jusqu’à l’âge de 13/14 ans, pour ensuite perdre toute fonction et se calcifier. De fait, un processus bio-minéral affecte la glande, la faisant se calcifier.

Ces cristaux donnent à la glande une structure semblable à celle d’une caisse de résonance : l’apatite comporte de nombreux électrons à sa superficie, et repousse le champ magnétique. Lorsqu’un champ magnétique s’approche de la glande, il touche l’un des cristaux qui ricoche sur un autre, et ainsi de suite, jusqu’à ce que le champ soit fait prisonnier. Plus une personne dispose de cristaux, plus elle aura de possibilités de capter les ondes électromagnétiques. Les médiums ostensifs ont beaucoup de cristaux.

L’apatite est un minéral que l’on trouve aussi dans la nature sous la forme de pierres taillées. Les recherches montrent que ce cristal capte les champs électromagnétiques. Et le plan spirituel agit au moyen de ces champs. L’intervention divine s’effectue toujours en obéissant aux lois de la nature.

Les médiums, qui sont des personnes capables d’entrer en contact avec d’autres dimensions spirituelles, ont une plus grande quantité de cristaux d’apatite dans leur glande pinéale. Or, personne ne peut augmenter ou diminuer cette concentration de cristaux, c’est là une caractéristique biologique, au même titre que la couleur des yeux ou des cheveux.La glande pinéale est un puissant récepteur, mais ce sont d’autres zones du cerveau qui décodent les informations reçues, telles que le cortex frontal cérébral. Sans cette interaction, les informations reçues ne pourraient pas être comprises. C’est pourquoi les animaux ne peuvent pas les décoder : les autres parties de leur cerveau n’ont pas cette attribution.

La glande pinéale capte ainsi des vibrations du spectre électromagnétique traduisant nos émotions, nos pensées ou celles des esprits, voire celles d’autres personnes au moyen de la télépathie. Elles sont archivées et elles réagissent au sein du cerveau de diverses manières. C’est sans doute pour cette raison que les hindous considèrent que la glande pinéale est la glande de la vie mentale, et du contact avec l’au-delà…

Les poissons aussi ont une glande pinéale. Alors que les animaux ont une tête translucide, leur glande pinéale est faite de cellules de rétine dans la mesure où, la glande pinéale et les yeux ont la même origine.Notre tête est imperméable à la lumière, alors que la glande pinéale est atteinte par la lumière au travers de la rétine des yeux. Une partie de la lumière captée par les yeux forme une image en arrivant au lobe occipital où l’image est formée. Quant à l’autre partie de la lumière, elle régulera les rythmes de notre organisme (ce sont les effets non visuels de la lumière), par exemple les heures auxquelles les hormones de croissance doivent être produites. Tout le rythme est coordonné par la glande pinéale.

Il y a aussi des hormones qui sont sagement régies par la Lune : toute grossesse saine dure neuf mois, ce qui est exactement la durée de l’année lunaire. Mais comment l’organisme accompagne-t-il cela ainsi ? C’est parce que la glande pinéale capte les émissions de la Lune et cela se répercute dans toute l’hormonologie régie par la Lune, qui régule les hormones sexuelles reproductrices.Au cours des cycles de veille et de sommeil, c’est l’oeil qui capte la lumière et qui informe l’organisme de ce qu’il fait jour ou nuit. La nuit, la production d’hormones augmente sous l’effet de la glande pinéale et induit l’état de transe par dédoublement car, si nous allons dormir, il y aura dédoublement et sortie du corps.

La glande pinéale régule ainsi ce rythme en accord avec les commandes, que l’on appelle zeitbergers.

En 1988, Vaul Heart, un chercheur accompagné de collaborateurs, a découvert que la glande pinéale était un élément sensoriel qui convertissait l’onde magnétique en neurochimie. Il y a divers facteurs à prendre en compte :

- 1) si la glande pinéale coordonne le rythme, alors elle est confrontée au temps. C’est l’unique organe du corps qui est confronté à la quatrième dimension (l’espace temps). C’est donc l’organe qui est confronté à une autre dimension ;

- 2) la glande pinéale est un élément sensoriel magnétique du fait des cristaux qui sont diamagnétiques, d’où la possibilité d’un lien par contact magnétique lors de la transe médiumnique.

Lorsque quelqu’un dit qu’il a reçu un esprit, cela ne signifie pas que l’esprit soit venu à l’intérieur de lui-même (tout comme le locuteur ne se trouve pas l’intérieur de la radio).Il a été fracturé un cristal et s’est aperçu qu’il présentait des lamelles concentriques, à l’image d’un oignon, avec un modèle ressemblant à celui d’un tronc d’arbre. Plus on est âgé, plus on a de fines lamelles… Ce n’est donc pas la quantité de cristaux d’apatite qui indique l’âge mais le nombre de lamelles qu’un cristal a.

Il y a des personnes dont les cristaux ne sont pas visibles à la tomographie (ce sont des personnes qui entrent facilement en transe de dédoublement [sortie hors du corps]) mais qui captent bien la psychosphère, elles sentent alors ce que les autres personnes sentent, et sont affectées lorsqu’il y a beaucoup de gens : elles captent un grand nombre d’informations. Ces informations sont enregistrés par le thalamus (zone du cerveau qui enregistre les activités sensorielles). La personne ne comprend pas beaucoup les choses qu’elle capte mais, son corps y réagit.

Lors de ses états de dédoublement, la personne développe une plus grande activité : si elle capte ce qu’autrui sent alors, elle aura du mal à distinguer ce qui est son sentiment du sentiment qu’elle a pu capter. Des personnes peuvent alors être confuses quant à leur propre identité. Ce sont des personnes très autocritiques, anxieuses, dépressives.

En état de dédoublement, une personne exhale une énergie appelée ectoplasme. L’exhalation de cette énergie rend la personne particulièrement interactive dans la mesure où, l’ectoplasme est une énergie qui sert à la pensée de la même façon que l’air sert au son. L’air transporte le son, et l’ectoplasme transporte la pensée. Lorsqu’une personne produit beaucoup d’ectoplasme, elle réagit beaucoup à la pensée, elle est très sensible, et use cette énergie ectoplasmique.

Bien souvent, l’organisme réagit à cet excès d’ectoplasmie, en commençant alors à former des structures ectopiques (des kystes, par exemple, peuvent se former chez des personnes ayant beaucoup d’ectoplasme), où l’énergie ectoplasmique de l’organisme est dirigée (par exemple, une personne peut grossir sans en connaître la raison).

Dans ce cas, les ondes magnétiques influeront directement sur les zones de l’hypothalamus et des structures alentour, sans passer par le jugement critique du lobe frontal et en recevoir ses ordres. En conséquence, la personne perd le contrôle du comportement psychobiologique et organique. C’est ce qui se produit pour de nombreux cas d’obésité, lorsqu’une personne mange sans faim, ou des cas de difficultés lors des rapports sexuels.

Si l’effet se produit dans le domaine de l’agressivité, il y aura peut-être une augmentation de l’auto-agressivité (entraînant dépression et phobie) ou de l’hétéro-agressivité (impliquant une violence à l’égard d’autres personnes). Si le système réticulaire ascendant est activé (ce système est responsable des états de sommeil et de veille), cela pourra occasionner des troubles en ce domaine. Dans les cas précités, ces symptômes surviennent sans développement de la médiumnité, mais avec des désordres hormonaux, psychiatriques ou organiques. S’il n’y a pas de contrôle du lobe frontal, les zones les plus primitives prédominent. La personne n’a pas la capacité de se transcender.

La médiumnité est notre contact avec l’au-delà : nous naissons avec ce don. Même Saint-Augustin, qui convoitait le bonheur, affirmait : « le bonheur advient lorsque quelqu’un accomplit les béatitudes du Seigneur sur la montagne ». Mais cela n’est pas possible sans le don spirituel, c’est-à-dire la médiumnité.

Chacun dispose d’une porte d’entrée vers le monde spirituel au travers de l’hypothalamus, des hormones et des enzymes qui nous lient ici, et d’une porte de sortie qu’est le cône qui va de la glande pinéale au lobe frontal.

Nos cellules comportent des mitochondries à destination desquelles se rend l’oxygène que l’on respire. Cet oxygène sert à produire de l’énergie au contact du métabolisme. Une partie de cette énergie s’ajoute à l’énergie vitale qui vient de l’oxygène (lorsque la plante capte l’oxygène pour la photosynthèse, elle capte aussi la lumière du soleil, et la lumière du soleil apporte le prana, l’énergie vitale. La plante accouple l’oxygène au prana). Lorsque l’on respire de l’oxygène, on inspire déjà le prana, le prana pénétrant à l’intérieur de la mitochondrie pour se joindre à la production calorique et à la formation de l’ectoplasme. L’ectoplasme est donc le produit du prana, et est une énergie spirituelle et métabolique (biologique). C’est pourquoi l’ectoplasme est une énergie qui permet la communication entre le monde spirituel et le monde corporel, du fait de ses deux sources.

Les cristaux de la glande pinéale sont formés à partir de la mitochondrie.

Lors des phénomènes d’incorporation, la personne voit son flux sanguin augmenter dans la tête, et peut avoir des maux de tête. Jung, le psychiatre suisse, affirmait que : « la médium entrait en transe et sentait de forts maux de têtes », pour ensuite prendre son pouls et examiner son cœur afin de tenter de comprendre ce qui se produisait…Aussi, il nous faut considérer que notre anatomie corporelle va au-delà de ce que nos yeux peuvent voir.Et la médecine lève le voile sur tout ce jeu d’énergie qui nous connecte à l’au-delà.

vendredi 17 janvier 2014

Patrick (merci) est un "curator" (n'ai pas trouvé en français sauf que....)

... périodiquement il pointe sur des découvertes, avec sources, photos, textes qui méritent d'être partagées et diffusées largment !! comme toujours d'abord les thèmes et suivant les numéros, sources et textes....





1-La France en 2014, par Max Lamie
2-66 millions d'habitants en France, la fécondité recule
3-Fusions-acquisitions : les banques américaines prennent le pouvoir en France
4-Hollande veut gouverner par «ordonnances» et «décrets»
5-Ordonnance : quand le gouvernement fait sa loi
6-1 milliard pour faire évoluer le Rafale
7-Délinquance : le sévère constat d'un général
8-Perte de la nationalité française par acquisition d'une nationalité étrangère - Égalité entre les sexes
9-Ayrault : "La finance qui spécule, la finance qui fraude, c'est l'ennemi"
10-Le choc fiscal a été peu efficace en 2013
11-Impôts : Johnny Hallyday trahi par Twitter et Instagram ?
12-Najat Vallaud-Belkacem prête à pénaliser fiscalement les mères aux foyer
13-La France n'a jamais autant fermé de commerces qu'en 2013
14-Assurance chômage: la France a le système le plus "généreux" d'Europe
15-Immobilier : les prix baissent (un peu)
16-Garantie universelle des loyers : qu'est-ce que c'est ?
17-Total mise sur les gaz de schiste britanniques
18-Marseille : le signal d’alarme des règlements de comptes
19-Pierre Bergé favorable à la suppression de toutes les fêtes chrétiennes
20-Comment Israël veut attirer les juifs de France

----------------------------

1-La France en 2014, par Max Lamie
08 janvier 2014

IRIB-La dégradation actuelle de l'économie nationale va se poursuivre en 2014.
Différents scénarios sont proposés, qui tiennent compte de l'intensité variable des différents facteurs récessifs.

http://french.irib.ir/media/k2/items/cache/c43ed12dfce8f79440f89a4f0edd8bd4_XL.jpg

La France en 2014 : Scénarios
La situation de la France ne peut a priori que se dégrader en 2014. Les fondamentaux sont malsains : anarchie commerciale entraînant la dislocation de pans entiers du tissu productif, euro surévalué qui déséquilibre davantage encore le commerce extérieur, stagnation de la demande intérieure et de celle de la zone euro, fiscalité sur le travail et charges administratives pesant fortement sur l'activité. De nouveaux facteurs récessifs vont s'ajouter : coincée entre les pays du Nord rattachés à une structure industrielle allemande restant nettement plus compétitive et les pays du Sud de la zone qui tentent de combler leurs écarts de compétitivité par une politique de déflation salariale, la France compense provisoirement par un relatif maintien de sa demande intérieure. Mais cela a pour effets d'accroître l'endettement et d'augmenter la consommation de produits importés plus que de revitaliser la production nationale. Cette situation n'est donc pas tenable à terme.

L'année 2014 devrait voir la France passer sous la barre des 3 millions d'emplois industriels. Par ailleurs, la déflation qui gagne la zone euro va avoir pour effet une appréciation de la monnaie unique dans un contexte de guerre des monnaies (c'est-à-dire de chute de toutes les autres monnaies), entraînant une appréciation de l'euro qui va pénaliser plus encore l'industrie française et que les pays du Sud ne supporteront pas, d'où une nouvelle dépression de la demande intérieure qui engendrera elle-même un nouvel accroissement de la part des exportations, renforçant le cercle vicieux de la déflation, etc. La déflation, la dépression de la demande intérieure due aux politiques d'austérité et le recours accru à la compensation par les exportations vont aggraver la paupérisation de la zone euro, entraînant un ordre encore plus inégalitaire entre Etats (l'Allemagne, déjà dominante, a une plus grande capacité à absorber l'appréciation de la monnaie unique que ses partenaires du Sud) et au sein des Etats (la politique déflationniste de priorité aux exportations entraîne une baisse des revenus du travail et une augmentation des revenus du capital, accroissant les inégalités et fragilisant la cohésion sociale).

A l'échelle de la zone euro, des tensions sociales vont s'ajouter aux tensions entre Etats, pour des raisons inhérentes à la logique de l'euro et au sacrifice religieux de l'économie réelle rendu nécessaire au maintien d'une monnaie structurellement dysfonctionnelle. En France, le gouvernement a ajouté en 2013 de nouveaux impôts sur une base déjà très élevée et, pis encore, avec un tropisme prononcé pour l'injustice fiscale (impôts indirects, ménages modestes, familles nombreuses). Cela a fortement pénalisé l'activité et va s'accentuer avec le relèvement de la TVA. Enfin, le risque extérieur d'une nouvelle crise financière venue de Wall Street est tout à fait envisageable cette année, puisque la bourse de New York atteint des niveaux record, que l'absence totale de régulation du secteur financier maintient intactes les causes du krach de 2008 et que l'absence totale de contrôle interne et externe des capitaux constitutionnalisée par tous les traités européens de Maastricht à Lisbonne ont pour effet de rendre aussi violentes en Europe qu'aux Etats-Unis les crises financières, qu'un contrôle des flux de capitaux permettrait de juguler en grande partie. L'euro fort, l'application dogmatique du libre-échange, la déflation causée par le maintien de l'euro, la fiscalité éleéve et la crise financière due à l'absence de rerégulation des activités spéculatives et de mouvements de capitaux vont être, une fois de plus, les principaux facteurs de la détérioration de la situation économique. Les scénarios qui suivent varient selon l'intensité des ces facteurs.

Scénario 1 (tendanciel) : pourrissement tranquille
Comme au cours des quinze dernières années, la monnaie chère, l'absence totale de protection face à la concurrence déloyale des pays à bas coûts salariaux et le poids de la fiscalité sur le travail ont pour effet une délocalisation des activités industrielles, entraînant une aggravation du chômage. Depuis environ cinq ans, elle n'est plus compensée par la création d'emplois dans les services (croissance zéro depuis 2008) ou dans le secteur public (diminution des effectifs sous la présidence Sarkozy, non compensée sous la présidence Hollande). La crise financière n'a pas lieu en 2014. La croissance mondiale compense la dépression de la zone euro. La TVA dite « sociale » permet de limiter à la marge les effets néfastes de l'appréciation de l'euro. La hausse du chômage se limite à deux ou trois centaines de milliers de personnes et se concentre sur des territoires déjà en difficulté (Centre, Limousin, Languedoc, Lorraine). Le taux (officiel) de chômage atteint donc gentiment 12 à 14 % de la population active.

La ségrégation entre une France marchande, compétitive et relativement préservée, et une France de plus en plus dépendante des revenus de transferts sociaux (retraite, chômage, RSA) s'accroît, mais la colère sociale est contenue, se limitant à l'essaimage de mouvements de plus en plus spontanés (d'où partis de gauche et syndicats sont évacués), interclassistes (front commun de patrons et de salariés subissant la même menace de perte d'emploi) et dans des territoires de plus en plus surprenants (hasardons le Cher, le Gard, l'Hérault et l'Aisne). Le maintien à court terme de la stabilité politique et sociale est permis par le caractère sporadique et limité de ces mouvements.

Scénario 2 (semi-marginal) : aggravation qualitative
Les facteurs évoqués dans le scénario précédent étant maintenus, il faut compter d'emblée les deux à trois cent millions de chômeurs auxquels la situation que nous allons décrire ne fait que s'ajouter. Prise dans un étau entre pays du Nord de l'Europe bénéficiant platement d'un phénomène d'accumulation du capital (compétitivité permettant de dégager des excédents extérieurs, comptes équilibrés permettant de nouveaux investissements renforçant l'avantage en terme de compétitivité, etc) et pays du Sud ayant compensé leur retard par une baisse des salaires qui leur permet de diminuer leurs coûts de production, la France voit sa compétitivité se dégrader plus rapidement que prévu, ce qui entraîne l'effondrement de pans entiers de son industrie, et, partant, d'autres secteurs d'activité. Le nombre de chômeurs s'accroît de cinq-cents mille à un million. La colère sociale est hors de contrôle. La fracture idéologique entre élites (grand patronat, banque et finance, économistes, journalistes, personnel politique, hauts fonctionnaires, voire élite des syndicats) et corps social productif (agriculteurs, ouvriers, chômeurs, employés, patrons de PME, artisans, commerçants) est consommée. La place est donc nette pour une situation insurrectionnelle. Cependant, l'hétérogénéité du corps social (chômeurs inclus) ne rend pas cette insurrection unitaire, permettant diverses situations cumulables :

. (2a) Contrairement aux lieux communs médiatiques, le chômage et la pauvreté sont essentiellement urbains, concernant les métropoles et les populations les plus jeunes. Ils touchent massivement les populations immigrées et d'origine immigrée, s'ajoutant à l'échec du renoncement à l'assimilation républicaine. Le risque d'une superposition croissante de la fracture sociale et de la fracture ethnique se matérialise. Des émeutes urbaines ont lieu et se généralisent. La police et l'armée, considérablement affaiblies en terme de moyens et d'effectifs, peinent à maintenir l'ordre, ce qui permet de faire durer la situation et de faire oublier momentanément le chômage. La situation de fait et la vulgate éditoriale mènent à une fédération toutes classes confondues de la France blanche contre la France d'origine immigrée. PS, UMP et FN surenchérissent dans la lecture ethnique des rapports sociaux du fait d'une convergence momentanée de leurs intérêts respectifs (occultation de l'économique et du social pour le gouvernement, fructification du fonds de commerce ethnicisant des oppositions).

. (2b) Le chômage, la fiscalité, la baisse du pouvoir d'achat mènent à une généralisation des mouvements sur le modèle des « bonnets rouges » bretons : interclassistes, anti-fiscaux, avec éventuellement une composante identitaire et régionaliste. Ces trois composantes permettent à la bourgeoisie de gauche (médias et hommes politiques dits « de gauche », sommet des syndicats, milieux culturo-mondains) d'occulter la colère sociale que ces mouvements expriment et de nier le fait que la droitisation de la colère sociale n'est que le reflet et la conséquence de l'abandon par la gauche des problèmes sociaux. Une diabolisation subtile des mouvements assimilés à la « droite » (petits patrons, membres du clergé catholique), au sein desquels les salariés ne pourraient être que des « traîtres » ou « manipulés », et reposant sur une vision obsolète de la lutte des classes (salarié contre patron), occultant ses nouvelles formes (élites contre corps social, voir ci-dessus), permet une manipulation particulièrement retorse de l'opinion consistant à décrédibiliser les mouvements sociaux au nom de la lutte de la gauche contre la droite.

L'absence d'unité du corps social, la permanence de catégories politiques obsolètes, l'ethnicisation du discours sont autant de facteurs puissants d'échec des mouvements sociaux. La possible coexistence d'émeutes urbaines, de mouvements « droitisés » et du traditionnel défilé Nation-République ne laisse en effet aucune difficulté pour jouer ces groupes les uns contre les autres. Par ailleurs, leur radicalité risque d'entraîner l'effet inverse de celui escompté : la fuite en avant dans l'intégration européenne, accentuant la substitution de la technocratie (Commission, BCE, CJUE) aux hommes politiques élus, l'application automatique de principes (rigueur budgétaire, concurrence libre et non faussée, libre-échange) constitutionnalisés ou inscrits dans l'ordre juridique européen (TSCG, six-pack, two-pack) à la politique délibérée souverainement, et, plus généralement de l'échelon européen à l'échelon national sans même de contreparties de pure forme en termes de « démocratie » européenne.

Une situation insurrectionnelle et la dégradation des comptes publics qui suivra celle de l'économie seront autant d'excellents prétextes à une accentuation de l'ingérence de la technocratie européenne, pour qui la France, par son (relatif) refus de l'austérité salariale, est déjà le « mauvais élève ». Le traité de libre-échange transatlantique, qui sert bien évidemment les intérêts américains, va entrer en vigueur, réduisant davantage les souverainetés nationales et la protection de l'industrie française. Les élections européennes vont aboutir, malgré une progression des partis d'opposition (gauche radicale, souverainistes de tous bords, extrême-droite), à une victoire du bloc européiste (sociaux-démocrates, écologistes, libéraux, chrétiens-démocrates), lequel va durcir son agenda fédéraliste en usant des méthodes habituelles : renforcement de l'intégration par le haut, aussi discrètement que possible, sous des prétextes techniques, sur un mode jargonnant, et sans consultation populaire. Rappelons en passant que l'inénarrable Jacques Delors a appelé à un « putsch démocratique » à l'issue des élections, oxymore dont l'ambiguïté étudiée ne manque pas d'interpeller.


Scénario 3 (semi-marginal) : l'éternel retour de Wall Street
Il faut à nouveau inclure les facteurs de dégradation de l'économie et les chômeurs précédemment évoqués, auxquels ce qui suit ne fera que s'ajouter.
Après une politique de rachat massif d'actifs (l'équivalent de 20% du PIB américain), la réserve fédérale est face à un dilemme. Si elle poursuit sa politique, la quantité de liquidités émises va alimenter une bulle financière (déjà à l'oeuvre) susceptible d'entraîner un nouveau krach boursier, suivi d'une nouvelle récession que le corset institutionnel de l'UE n'autorise pas à combattre efficacement (liberté totale de circulation des capitaux favorisant la contagion de la crise, répression des entraves à la concurrence que serait le soutien de l'Etat à l'activité, équilibre des comptes publics requis quelles que soient les nécessités conjoncturelles). Si la réserve fédérale cesse ses opérations, l'effondrement boursier sera immédiat, ainsi que la récession qui l'accompagne nécessairement. Par ailleurs, les deux cas risquent de causer un effondrement du dollar renforçant la surévaluation de l'euro et s'ajoutant à la récession.

Nous devons avouer notre incapacité à évaluer précisément la situation si ce risque se matérialise en s'ajoutant à ceux décrits dans les deux scénarios précédents. Au total, le nombre de chômeurs pourrait s'accroître de près de deux millions en deux ans. Cela aboutirait à une situation insurrectionnelle non plus locale, mais généralisée, et, partant, à une crise de régime bien plus vivace qu'une simple crise sociale et/ou gouvernementale. Quelle qu'en soit l'issue, il est certain que les autorités auront d'immenses difficultés à contenir la situation.

Scénario 4 (marginal) : le sursaut salutaire.
Suite à de nouvelles circonstances (panique face à la montée du FN, nomination de Jean-Pierre Chevènement au poste de Premier Ministre, faiblesse face aux mouvements sociaux devenus violents) un changement radical de politique a lieu.

La France quitte unilatéralement l'euro, ce qui entraîne mécaniquement la sortie des pays du Sud de la zone. Le démontage de l'union monétaire devenu inéluctable, les Etats européens s'accordent pour une sortie concertée (rétablissement temporaire du contrôle des capitaux pour contenir la spéculation, mise en place d'une monnaie commune pour les échanges extérieurs par rapport à laquelle les monnaies nationales peuvent s'apprécier ou se déprécier selon les besoins et le niveau de l'économie réelle). Le nouveau franc est dévalué de 20% par rapport au dollar ; le nouveau mark s'apprécie. Les entreprises françaises retrouvent leur compétitivité sans avoir à baisser les salaires et/ou les charges sociales, ce qui permet une décrue progressive du chômage, un maintien du pouvoir d'achat et un rééquilibrage des comptes publics et sociaux (suppression de niches fiscales imposées par le manque de compétitivité par rapport à l'Allemagne dans un régime de parité monétaire, baisse des dépenses d'indemnisation des chômeurs et augmentation du volume des cotisations par le retour à l'emploi d'anciens chômeurs).

Les effets positifs, s'ils sont certains, n'interviendront pleinement qu'à partir d'un à deux ans, ce qui laissera toute latitude à la presse, à l'UE et à une grande partie du personnel politique pour diaboliser et tenter de déstabiliser cette nouvelle politique. Mener « l'autre politique » suppose donc constance et détermination car il serait pire encore d'y renoncer avant qu'elle n'ait produit ses effets bénéfiques. Cette politique est possible et souhaitable. Elle est même, à notre avis, la seule à pouvoir améliorer la situation économique de la France face aux nombreux risques qu'elle court aujourd'hui. Les partis qui se disent « républicains » seraient bien avisés de s'y atteler avant que la situation économique et sociale ne devienne insupportable et que des forces moins fréquentables ne s'en chargent.

L'économie n'étant pas tout, je souhaite une bonne année à chacun et vous donne rendez-vous le 31 Décembre prochain pour juger de la pertinence de mes conjectures et remettre le couvert pour l'exercice 2015.

Lire aussi :
Les Français moins pessimistes face à la situation économique en France
Français et politique : la confiance se dégrade nettement, selon le Cevipof
Les Français s'enfoncent dans la « dépression collective »

----------------------------

2-66 millions d'habitants en France, la fécondité recule
Le Point.fr - Publié le 14/01/2014

Le taux de fécondité dans l'Hexagone a reculé à 1,99 enfant par femme en 2013, contre 2,01 en 2012 et 2,03 en 2010.

http://www.lepoint.fr/images/2014/01/14/bebes-une-2343496-jpg_2017536.JPG
Le taux de fécondité (hors Mayotte) a reculé à 1,99 enfant par femme contre 2,01 en 2012 et 2,03 en 2010, année où le nombre de naissances avait atteint un pic.

66 millions de personnes vivaient en France métropolitaine et dans les départements d'outre-mer au 1er janvier 2014, 280 000 de plus qu'un an auparavant (+ 0,4 %), la croissance la plus faible depuis 2000, a annoncé mardi l'Insee. À cette date, 63,9 millions de personnes vivaient en France métropolitaine et 2,1 millions dans les cinq départements d'outre-mer (dont 0,2 million à Mayotte, devenu département en 2011), a précisé l'Insee dans son bilan démographique.

Il y a un an déjà, la croissance de la population avait marqué un ralentissement, et celui-ci a été accentué en 2013 par le recul de la fécondité. Le taux de fécondité (hors Mayotte) a reculé à 1,99 enfant par femme contre 2,01 en 2012 et 2,03 en 2010, année où le nombre de naissances avait atteint un pic.

Augmentation du nombre de décès, malgré les progrès d'espérance de vie
"La croissance démographique française reste supérieure à la moyenne de l'Union européenne, mais c'est la plus basse depuis l'an 2000", a commenté Pascale Breuil, chef de l'unité des études démographiques et sociales de l'Insee. "On est sur une tendance de ralentissement due principalement à une légère baisse du nombre d'enfants par femme en 2013, et à une tendance d'augmentation du nombre de décès, malgré les progrès d'espérance de vie", a-t-elle ajouté.

Comme par le passé, la croissance de la population est en effet principalement portée par le "solde naturel", c'est-à-dire l'excédent des naissances (810 000) sur les décès (572 000). Mais en 2013, cet excédent (238 000) est le plus bas enregistré depuis 2003 (année de la canicule), avec des naissances moins nombreuses et des décès en augmentation. Le "solde migratoire", soit l'excédent des entrées par rapport aux sorties du territoire, a pour sa part contribué de manière plus marginale à la croissance de la population. Après avoir marqué le pas en 2012, l'espérance de vie a augmenté à 85 ans pour les femmes et 78,7 ans pour les hommes.

Lire aussi :
Environ 7 000 mariages homosexuels en 2013 en France

----------------------------

3-Fusions-acquisitions : les banques américaines prennent le pouvoir en France
Publié le 03-01-2014

Les établissements américains dominent largement le secteur. La part de marché des banques françaises recule.

Les opérations de fusions-acquisitions sont en hausse de 43,6% en 2013. (c) Sipa
Les opérations de fusions-acquisitions sont en hausse de 43,6% en 2013.

L'année 2013 aura été un bon millésime pour l'Hexagone en matière de fusions-acquisitions. Le montant total des opérations annoncées (mais pas encore nécessairement réalisées) a bondi de 43,6% en douze mois pour atteindre 136 milliards de dollars, selon une étude de Thomson Reuters relayée par Les Echos, vendredi 4 janvier. Une performance positive, alors que le marché européen des fusions-acquisitions est en repli de 16,7% (à 910 milliards de dollars).

Ce regain d'activité hexagonal est notamment dû à la méga fusion entre le français Publicis et l'américain Omnicom, qui va donner naissance au leader mondial de la publicité (une transaction à 19,3 milliards de dollars pour Publicis). La création de Bpifrance, la banque publique d'investissement voulue par François Hollande, est la deuxième plus grosse transaction du marché (11,7 milliards de dollars). Vient ensuite la vente par Vivendi d'Activision Blizzard (une transaction à 5,8 milliards de dollars).

Thomson Reuters en a profité pour établir, comme chaque année, le classement des plus grandes banques d'affaires en France à partir du montant des opérations annoncées auxquelles elles participent et qui concernent au moins une entreprise française. Sachant que plusieurs d'entre elles peuvent être impliquées dans une même opération. Certains établissements n'hésitent d'ailleurs pas à demander à leurs clients d'être référencés sur certaines opérations, même si leur participation n'a pas été capitale, pour gagner quelques places.

Ce palmarès reste néanmoins très suivi par les banquiers et les grands groupes. Et à ce petit jeu, les établissements américains ont largement pris le dessus sur leurs homologues français. Six banques d'affaires du top 10 français ont ainsi leur siège social aux Etats-Unis, contre trois banques françaises et une banque allemande. Sur le podium, on retrouve en tête Morgan Stanley, BNP Paribas puis JP Morgan.
A noter que le classement pour la France publié ce vendredi par Mergermarket, un autre spécialiste du marché des fusions-acquisitions, diffère notablement de celui de Thomson Reuters. La méthodologie n'est de fait pas exactement la même. Et dans ce palmarès, BNP Paribas arrive en pole position. C'était aussi le cas dans un autre classement, réalisé cette fois-ci par le bimestriel Fusions et acquisitions, et diffusé en décembre.

----------------------------

4-Hollande veut gouverner par «ordonnances» et «décrets»
03/01/2014

POLITIQUE – Une méthode qu’il rejetait en 2005...

François Hollande, le 3 décembre 2013.
François Hollande, le 3 décembre 2013.

Il l’avait déjà préconisé en mars dernier mais il a réitéré son vœu pour 2014. Au vu du calendrier parlementaire contraint par les élections cette année, François Hollande a préconisé ce vendredi au cours du premier Conseil des ministres de rentrée de «faire avancer les dossiers» par «décrets» ou par «ordonnances», a indiqué la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem.
En mars dernier, Najat Vallaud-Belkacem avait déjà rapporté à l’issue d’un Conseil des ministres que pour éviter «les textes qui prennent énormément de temps de débat au Parlement», François Hollande envisageait de légiférer «par ordonnances».

«Le Parlement n’est pas le seul à être floué»
Il s’agissait notamment d’éviter les blocages du Sénat où, si la gauche est majoritaire, la majorité ne l’est pas et doit composer notamment avec le Front de gauche. Cette déclaration avait évidemment déclenché des critiques de l’opposition, qui n’avait pas manqué, entre autres, de rappeler que le député François Hollande s’était opposé à ce mode de gouvernance en 2005, lorsque Dominique de Villepin y a eu recours.

«Sur les questions essentielles de l'emploi et de la lutte contre le chômage, vous annoncez que vous allez recourir à la procédure des ordonnances, c'est-à-dire au dessaisissement du Parlement, renoncer à la confrontation démocratique et au débat serein. Mais votre propre majorité devrait s'insurger contre une telle façon de faire!», avait notamment lâché celui qui était alors premier secrétaire du PS lors des questions au gouvernement du 8 juin 2005. «Mais le Parlement n'est pas le seul à être floué. L'est aussi l'ensemble des partenaires sociaux, qui apprennent aujourd'hui qu'il n'y aura ni dialogue, ni concertation. Ce seront les ordonnances, et elles seules, qui feront la politique de l'emploi», avait encore critiqué le François Hollande de 2005.

Lire aussi :
Nicolas Bouzou : "Hollande ne fait pas un tournant mais un demi tour"
François Hollande, un président «insaisissable»
Sondage: popularité de Hollande stable à 17%, Ayrault en baisse à 14%

----------------------------

5-Ordonnance : quand le gouvernement fait sa loi
14/03/2013

L'article 38 de la Constitution permet à l'exécutif de se passer du Parlement pour légiférer. Une procédure qui permet d'adopter rapidement des réformes urgentes, souvent utilisée sous la Ve République.

http://www.assemblee-nationale.fr/images/constitution_orphea.jpg
Constitution de la République française
Constitution du 4 octobre 1958

Avant guerre, on les appelait les «décrets-lois». Dans les années 1930, plusieurs auteurs - André Tardieu, Michel Debré - vantaient cette procédure pour éviter la paralysie de l'action publique et le sentiment d'impuissance de l'État. Les ordonnances, que François Hollande se prépare à utiliser, permettent à l'exécutif de prendre des décisions qui relèvent normalement de la compétence du Parlement. Cette arme à la disposition du gouvernement est prévue par l'article 38 de la Constitution: «Le gouvernement peut, pour l'exécution de son programme, demander au Parlement l'autorisation de prendre par ordonnances, pendant un délai limité, des mesures qui sont normalement du domaine de la loi.»

Pour Hollande, recourir aux ordonnances présente de nombreux avantages: agir vite sur des sujets techniques, faire l'économie des débats parlementaires et éviter à l'administration d'avoir à justifier ses choix devant les députés et les sénateurs spécialistes du sujet.

Le Parlement doit valider après coup
Le recours aux ordonnances n'est pourtant pas sans inconvénient pour le président. Cette procédure revient à déposséder les parlementaires d'une partie de leurs prérogatives, ce que les intéressés n'apprécient guère. Leur rôle de législateur et leur mission de contrôle de l'exécutif sont presque réduits à néant pour les sujets que le gouvernement décide de traiter lui-même.

Certes, l'article 38 de la Constitution prévoit quelques garanties. L'exécutif doit solliciter le feu vert du Parlement pour légiférer sur un thème qui relève de sa compétence. Le gouvernement est tenu de soumettre ses projets d'ordonnances au Conseil d'État pour avis. Et il arrive que cet avis, confidentiel, soit divulgué par la presse. Les ordonnances sont ensuite prises en Conseil des ministres et entrent aussitôt en vigueur. Mais elles deviennent caduques si le gouvernement ne dépose pas ultérieurement un projet de loi de ratification dans un délai - de quelques mois à deux ans - précisé par la loi d'habilitation. Une fois les ordonnances entérinées après coup par le Parlement, elles ont valeur de loi.

De nombreuses ordonnances sous la Ve République
L'histoire de la Ve République est fertile en ordonnances. On ne compte plus les ordonnances de Michel Debré, premier ministre du général de Gaulle, qui réforma ainsi des pans entiers de l'État. Après les législatives de 1967, Georges Pompidou, reconduit à Matignon, demanda aussitôt aux députés à peine élus l'autorisation de réformer par ordonnance la Sécurité sociale - déjà déficitaire.

En 1986, lors de la première cohabitation, les ordonnances ont été l'occasion d'un bras de fer entre Jacques Chirac, alors premier ministre, et François Mitterrand. Chirac obtint de l'Assemblée un feu vert pour adopter par ordonnances son programme de privatisations, le redécoupage des circonscriptions législatives et l'aménagement du temps de travail. Mais, le 14 juillet 1986, Mitterrand annonça froidement qu'il refusait de signer ces trois ordonnances. Se présentant comme le défenseur des prérogatives du Parlement, il récusa toute idée d'urgence et invita le gouvernement à déposer des projets de loi. Après avoir hésité, Chirac s'inclina.

Plus récemment, en 2003 et 2004, le gouvernement Raffarin adopta deux lois de «simplification du droit» par ordonnances. Les directives européennes sont souvent transposées par ordonnances. Pour les seules années 2001 à 2006, le Parlement a expressément ratifié 112 ordonnances.

Lire aussi :
Redécoupage des cantons: pourquoi la droite crie au hold-up

----------------------------

6-1 milliard pour faire évoluer le Rafale
10/01/2014

Jean-Yves Le Drian a officialisé vendredi un contrat de modernisation de l’avion.

http://www.lesechos.fr/medias/2014/01/10/641893_0203235007167_web_tete.jpg
Le Rafale de Dassault

Le Rafale continue de se moderniser par évolution successive. En visite ce matin dans l’usine Dassault de Mérignac, près de Bordeaux, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a officialisé un contrat de développement d’un nouveau standard de l’avion de combat. Ce contrat, de 1 milliard d’euros, a été notifié par la DGA à ­l’avionneur le 30 décembre, mais n’avait pas encore été rendu public.

Baptisé « F3 R », le futur standard marque une étape importante pour le Rafale, destinée évidemment à renforcer ses capacités opérationnelles pour l’armée française mais aussi ses attraits à l’international. Les trois principales évolutions portent sur l’intégration du futur missile air-air longue portée Meteor, de la nacelle de désignation laser de nouvelle génération, et de la version à guidage laser de l’armement air-sol modulaire (AASM).

Regards vers l’Inde
Les premiers Rafale équipés de ces nouveaux armements sont attendus en 2018. De quoi occuper les bureaux d’études de Dassault, mais aussi de ses principaux partenaires, Thales, MBDA ou Sagem (Safran). Thales devrait se voir confier prochainement une nouvelle tranche d’un peu plus de 100 millions d’euros pour continuer ses travaux sur sa future nacelle. Au total, 500 entreprises participent à la fabrication du Rafale, selon l’avion­neur.

Avec le contrat F3 R, les prises de commandes militaires de Dassault vont grimper en flèche. Sur les neuf premiers mois de 2013, elles ont baissé de 58 %, à 230 millions d’euros. A titre de comparaison, l’avionneur a vendu pour près de 2 milliards d’avions d’affaires Falcon sur cette période. La suite normale, c’est un standard « F4 », attendu vers 2025 ( « Les Echos » du 17 juin ). A plus court terme, c’est du côté de l’exportation que les regards restent braqués. En Inde précisément, où Dassault espère parapher l’architecture générale du contrat avant les élections du printemps.

Lire aussi :
Armées : Pierre de Villiers nommé chef d'état-major, un choix consensuel

----------------------------

7-Délinquance : le sévère constat d'un général
06/01/2014

Devant des députés, le général Soubelet, n°3 de la gendarmerie, a déploré que les délinquants «profitent du système» et a noté que «les gendarmes sont inquiets car on prend plus soin des auteurs que des victimes».


Le général Bertrand Soubelet, le 18 décembre, devant la commission parlementaire de «lutte contre l'insécurité».
Le général Bertrand Soubelet, le 18 décembre, devant la commission parlementaire de «lutte contre l'insécurité»

«Je vais livrer une analyse personnelle, peut-être un peu iconoclaste»: avec un courage certain, le général de corps d'armée Bertrand Soubelet, numéro 3 de la gendarmerie nationale, s'est livré à une critique sans fard de la politique pénale actuellement menée. Ses propos, tenus le 18 décembre devant la commission parlementaire de «lutte contre l'insécurité» ouverte à la presse et qu'il savait enregistrés, sont ceux d'un grand technicien. Énoncés sur un ton posé, ils ont l'effet d'une bombe. Venant d'un gradé de tout premier plan et reprises par l'Agence France presse, ils traduisent, s'il en était encore besoin, le malaise des forces de l'ordre face un système judiciaire souvent taxé d'angélisme et dont le nombre de remises en liberté ne cesse de hérisser la base.

Pendant plus d'une heure et 24 minutes d'audition, ce général 4 étoiles, grand patron des opérations et de l'emploi à la Direction générale de la gendarmerie nationale, nommé le 28 novembre 2012 en Conseil des ministres, a brossé un tableau sans concessions. Évoquant en préambule de son propos la lourdeur des procédures «sur le plan juridique», qui complique le travail des gendarmes, le général Bertrand Soubelet lâche que «les délinquants le savent et profitent du système».

«L'insécurité et le sentiment d'insécurité ne cesseront d'augmenter tant que la réponse collective à la délinquance ne sera pas adaptée»
«Les gendarmes sont inquiets car on prend plus soin des auteurs que des victimes», prévient le militaire, précisant qu'en 2013 il y a eu une hausse de 4% de personnes mises en cause par ses services tandis que le nombre de placements sous écrou «a diminué de 33%».

«Évidemment, l'insécurité et le sentiment d'insécurité ne cesseront d'augmenter tant que la réponse collective à la délinquance ne sera pas adaptée», martèle-t-il. Le diagnostic de ce haut stratège est implacable: la réponse pénale est, selon lui, «en décalage». Sans détour, il enfonce le clou en assurant: «Les auteurs d'atteintes aux biens (cambriolages, vols...), les plus importantes numériquement, bénéficient d'un traitement pénal qui leur permet de continuer à exercer leurs activités.» Si le mot «impunité» n'a pas été lâché, l'auditoire a dû y penser très fort.

Invoquant sa «liberté de parole», le général Soubelet considère certes que «la délinquance n'augmente pas en valeur absolue» mais qu'il existe bel et bien «une réelle insécurité dans notre pays».

Toujours selon la vidéo de cette audition, il cite un «élément déstabilisant» pour la gendarmerie: «La notion de sanctuaire rural et périurbain n'existe plus (…) la délinquance et l'insécurité frappent au cœur de nos territoires, dans la ruralité profonde.» Un phénomène lié à une «migration importante de la population française en dehors des 25 agglomérations les plus importantes, vers la zone gendarmerie».

Une grenade dégoupillée
Lors d'un échange avec les députés, le haut galonné dégoupille une autre grenade: citant une synthèse datée du jour même de l'audition et reprenant les conclusions de commandants de groupements de gendarmerie départementale, il révèle que 65% des cambrioleurs interpellés dans les Bouches-du-Rhône en novembre 2013 «sont à nouveau dans la nature». «Quand vous lâchez 65% de ceux qui se sont rendus coupables d'un certain nombre d'exactions, comment voulez-vous que les chiffres baissent?, s'interroge le général Soubelet, c'est tout à fait impossible. Vous pouvez multiplier par deux les effectifs de gendarmes dans les Bouches-du-Rhône, cela ne changerait rien. La réalité, c'est celle-là, je pense que c'est mon devoir de vous le dire, de manière peut-être un peu crue

«Dans un département» qu'il ne cite pas, affirme-t-il encore, le parquet recommande de «mettre dehors» les présumés délinquants mineurs étrangers faute de «moyens» pour trouver un interprète. Par ailleurs, il estime aussi que le «critère de valeur» pour une garde à vue est qu'à «moins de 300 euros» de préjudice «on remet tout le monde dehors».

«Aujourd'hui, toute une frange de notre jeunesse ne sait pas où est le bien et où est le mal. On peut très tôt donner un message clair. »
Plus largement sur les Français de moins de 18 ans, il préconise «une prise en charge très précoce»: «Quand j'entends dire, face à des enfants de 10 ou même de 8 ans, qu'ils ne sont pas capables d'entendre un rappel à la loi, je suis très surpris, note le général. On peut tout entendre à condition que le discours soit adapté à l'âge de celui à qui on s'adresse. (…) Aujourd'hui, toute une frange de notre jeunesse ne sait pas où est le bien et où est le mal. On peut très tôt donner un message clair

Si la Direction générale de la gendarmerie se refuse à tout commentaire sur ces propos forts et mesurés de ce technicien à la réputation incontestée, certains officiers jugent la liberté de ton du général Soubelet, 54 ans, «un peu étonnante et assez inhabituelle». «Ce grand chef, qui coordonne et met en œuvre la politique opérationnelle de toute la gendarmerie, est à un poste d'observation majeur pour décrypter toutes les remontées venant du terrain, confie un cadre. Devant la représentation nationale, il a juste fait son devoir en ne mentant pas et en assumant la réalité telle qu'elle est, sans langue de bois…»

Lire aussi :
VALLS condamne le messager – Le Général Soubelet paiera le prix de la vérité
«La justice est en décalage avec la police et la gendarmerie»
Fort avec les faibles, faible avec les forts
Toulon : il reconnaissent un CRS en civil et le poignardent à 10 reprises
Leonarda, le retour : la justice examine un énième recours de la famille Dibrani

----------------------------

8-Perte de la nationalité française par acquisition d'une nationalité étrangère - Égalité entre les sexes
Conseil Constitutionnel : Communiqué de presse - 2013-360 QPC

Le Conseil constitutionnel a été saisi le 9 octobre 2013 par la Cour de cassation d'une question prioritaire de constitutionnalité posée par Mme Jalila K. Cette question était relative à la conformité aux droits et libertés que la Constitution garantit de l'article 87 du code de la nationalité, dans sa rédaction résultant de l'ordonnance n° 45-2441 du 19 octobre 1945, et de l'article 9 de cette même ordonnance dans sa rédaction issue de la loi n° 54-395 du 9 avril 1954.

Revenir à la page d'accueil

L'article 87 du code de la nationalité prévoyait que le Français majeur qui acquiert volontairement une nationalité étrangère perd la nationalité française. Toutefois, aux termes de l'article 9 de l'ordonnance du 19 octobre 1945, l'acquisition d'une nationalité étrangère par un Français du sexe masculin ne lui faisait perdre la nationalité française qu'avec l'autorisation du Gouvernement français. Cette autorisation était de droit lorsque le demandeur avait acquis une nationalité étrangère après l'âge de cinquante ans.

La requérante contestait ces dispositions qui prévoyaient que la perte de la nationalité française résultant de l'acquisition volontaire de la nationalité étrangère s'opérait de plein droit pour les femmes alors que, pour les hommes, elle était subordonnée à une demande de leur part aux fins d'abandon de la nationalité française. Elle soutenait que ces dispositions portaient atteinte au principe d'égalité entre les femmes et les hommes.

Le Conseil constitutionnel a fait droit à ce grief. Le Conseil constitutionnel a relevé que, dans le but de faire obstacle à l'utilisation des règles relatives à la nationalité pour échapper aux obligations du service militaire, le législateur pouvait, sans méconnaître le principe d'égalité, prévoir que le Gouvernement peut s'opposer à la perte de la nationalité française en cas d'acquisition volontaire d'une nationalité étrangère pour les seuls Français du sexe masculin soumis aux obligations du service militaire. Mais le législateur, loin de se borner à cette orientation, avait réservé aux Français du sexe masculin, quelle que soit leur situation au regard des obligations militaires, le droit de choisir de conserver la nationalité française lors de l'acquisition volontaire d'une nationalité étrangère. Dès lors, le Conseil constitutionnel a jugé que les dispositions contestées instituent entre les femmes et les hommes une différence de traitement sans rapport avec l'objectif poursuivi et qui ne peut être regardée comme justifiée. Il a donc jugé contraires à la Constitution les mots « du sexe masculin » figurant à l'article 9 de l'ordonnance du 19 octobre 1945 dans sa rédaction issue de la loi du 9 avril 1954, laquelle était applicable du 1er juin 1951 jusqu'à l'entrée en vigueur de la loi n° 73-42 du 9 janvier 1973, qui a abrogé ces dispositions.

Cette déclaration d'inconstitutionnalité prend effet à compter de la publication de la présente décision. Elle peut être invoquée par les seules femmes qui ont perdu la nationalité française par l'application des dispositions de l'article 87 du code de la nationalité, entre le 1er juin 1951 et l'entrée en vigueur de la loi du 9 janvier 1973. Les descendants de ces femmes peuvent également se prévaloir des décisions reconnaissant, compte tenu de cette inconstitutionnalité, que ces femmes ont conservé la nationalité française. Cette déclaration d'inconstitutionnalité est applicable aux affaires nouvelles ainsi qu'aux affaires non jugées définitivement à la date de publication de la décision du Conseil constitutionnel.

----------------------------

9-Ayrault : "La finance qui spécule, la finance qui fraude, c'est l'ennemi"
Le Point.fr - Publié le 16/01/2014

Le Premier ministre est revenu jeudi matin sur la fameuse phrase de François Hollande au Bourget, pendant sa campagne présidentielle.

http://www.lepoint.fr/images/2014/01/16/hollande-ayrault-2349783-jpg_2022287.JPG
François Hollande et Jean-Marc Ayrault, le 3 janvier 2014, à l'Élysée.

Jean-Marc Ayrault a assuré jeudi que la "finance qui spécule", "qui fraude", est et reste "l'ennemi". Évoquant sur France Inter de discours du Bourget du candidat François Hollande proclamant le 22 janvier 2012 que le monde de la finance est son ennemi, le Premier ministre a commenté : "Je considère que la finance qui spécule, la finance qui fraude et se réfugie dans les paradis fiscaux, oui, c'est l'ennemi, et ça le reste !" "La finance qui est l'ennemi, c'est la finance des subprimes, celle qui a fait que des banques se sont effondrées, qu'il a fallu renflouer avec l'argent des contribuables", qui "a fait que l'euro a failli disparaître", a-t-il martelé.

"La lutte contre la fraude fiscale, ça marche et c'est pas fini", a poursuivi le Premier ministre. Le ministre délégué au Budget, Bernard Cazeneuve, avait indiqué la veille que 11 000 personnes avaient déposé depuis juin des demandes de régularisation auprès du fisc, soit une "recette potentielle de plus d'un milliard d'euros". En janvier 2012, dans un discours lançant sa campagne électorale, le candidat socialiste avait lancé : "Mon adversaire, mon véritable adversaire", n'a "pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c'est le monde de la finance."

----------------------------

10-Le choc fiscal a été peu efficace en 2013
07/01/2014

Selon l'institut d'études économiques Coe-Rexecode, le choc fiscal a cassé la reprise de l'économie française l'an dernier. Et n'a eu qu'un faible rendement en termes de réduction du déficit public.

Malgré la hausse des recettes fiscales décidée par Bercy, la dette publique a encore grimpé de 83 milliards d'euros l'an passé. Crédits photo: Jean-Christophe Marmara/Le Figaro
Malgré la hausse des recettes fiscales décidée par Bercy, la dette publique a encore grimpé de 83 milliards d'euros l'an passé.

Douloureux, le «choc fiscal» administré en 2013 par le gouvernement Ayrault, n'a pourtant pas été très efficace, assène l'institut d'études économiques Coe-Rexecode, réputé proche du patronat, dans sa lettre de début janvier. Tout d'abord, parce que le rendement des hausses d'impôts a été «très faible». La réduction du déficit public a «en effet été de 0,7 point de PIB, soit 15 milliards d'euros, alors que l'accroissement des recettes publiques s'est élevé à 38 milliards d'euros», selon des estimations provisoires, explique Michel Didier, président de cet organisme. Cela s'explique par «la stagnation de l'économie, la mauvaise allocation des ressources économiques en 2013 et des choix budgétaires et des mesures fiscales très défavorables à la croissance».

La dette publique augmente trois fois plus que le PIB
Toujours d'après les calculs de Coe-Rexecode, le PIB (produit intérieur brut) en valeur ne s'est accru que de 28 milliards en 2013. Or «les dépenses publiques primaires (hors charges d'intérêt) ont, quant à elles, augmenté de 26 milliards d'euros, soit la quasi-totalité de l'augmentation de PIB en valeur», poursuit Michel Didier.

Parallèlement, malgré la hausse des recettes fiscales, «ce nouvel accroissement des dépenses et la stagnation économique ont entraîné une nouvelle augmentation de la dette publique de 83 milliards d'euros».

Quant au taux de marge des sociétés non financières, il s'inscrit à «28 % en moyenne sur les trois premiers trimestres de 2013 en France», en recul de «près de 4 points depuis 2007» alors qu'il s'établit à «37,7 % au premier semestre 2013 en zone euro, en repli de 3 points depuis 2007».

D'où la nécessité de concrétiser le vœu formulé par François Hollande, le 31 décembre, de réduire les dépenses publiques pour réduire les prélèvements obligatoires. Il faudra «à la fois effacer les excès de 2013, bien choisir les points d'application des baisses de dépenses et revenir rapidement à une fiscalité moins nuisible à la croissance», conclut Michel Didier.

Lire aussi :
Ces Français aux premières loges du matraquage fiscal
VIDEO. Fraude fiscale : 11 000 repentis se sont dénoncés en moins d'un an

----------------------------

11-Impôts : Johnny Hallyday trahi par Twitter et Instagram ?
16/01/2014

Le chanteur et sa compagne Læticia doivent résider 6 mois et un jour à Gstaad (Suisse) pour pouvoir bénéficier de la fiscalité suisse. Mais d'après les réseaux sociaux, le couple est plus souvent à Los Angeles ou Paris.

Johnny Hallyday, en concert à Moscou (Russie), le 31 octobre 2012.
Johnny Hallyday, en concert à Moscou (Russie), le 31 octobre 2012.

Comme le Petit Poucet, Johnny Hallyday sème des repères sur sa route. Des petits cailloux ? Non, des photos géolocalisées et datées, abondamment postées sur les réseaux sociaux. Seul souci, ces documents prouveraient que le chanteur passe trop peu de temps à Gstaad (Suisse) pour conserver son statut fiscal bernois, selon une enquête diffusée sur la Radio Télévision Suisse, jeudi 16 janvier. Avant de formuler cette accusation, les journalistes ont épluché les réseaux sociaux Instagram et Twitter, dont sont friands le chanteur et sa compagne, Læticia.

A la suite de cette enquête, le député PS du Cher, Yann Galut, a réclamé au couple de "clarifier sa situation fiscale". Il rappelle en effet que "Monsieur Jean-Philippe Smet a l'obligation légale de résider au minimum 6 mois et un jour dans le canton bernois pour pouvoir bénéficier du forfait fiscal suisse extrêmement avantageux". Le cas contraire, il passerait d'exilé fiscal à évadé fiscal, toujours selon Yann Galut. Et "pourrait être poursuivi par la justice française pour avoir organisé une fraude à l'impôt", selon cet avocat de profession.
Le couple semble souvent à Los Angeles (Etats-Unis) ou Paris.

----------------------------

12-Najat Vallaud-Belkacem prête à pénaliser fiscalement les mères aux foyer
11/01/14

Interrogée par le quotidien Les Echos du 11/12/2013 sur les mesures envisagées par le rapport Lemière sur l’emploi des femmes, le ministre des Droits des femmes condamne la « conjugalisation » et la « familialisation » de la fiscalité. Objectif en clair : pénaliser les ménages mono-actifs, autrement dit, imposer le parent 2 (suivez mon regard) au foyer

Najat Vallaud-Belkacem, Ministre des Droits des femmes : MERE AU FOYER EST UN METIER !

Le ministre des Droits des femmes et de la Communication d’État du régime, Najat Vallaud-Belkacem, nature généreuse mais d’un ton sans réplique, veut organiser le bonheur des femmes selon un modèle rénové, quelles le veuillent ou non.

Modèle socialiste façon 2014, on procèdera à une puissante incitation fiscale au travail à l’extérieur du foyer familial. Dans les familles ringardes, où les mères resteront bêtement chez elles à s’occuper de leurs enfants, le montant de l’impôt d’État sur le revenu augmentera à revenu constant par rapport aux familles évoluées, où les femmes auront compris les vertus d’un second emploi parallèle à celui de leur compagnon. Pour le gouvernement en effet, le risque, c’est la famille, pas le travail

Le régime aura procédé entre temps à la révision de l’un des fondements de la fiscalisation des ménages, la « conjugalisation » de l’impôt , annonce notre ministre délégué à l’avenir du genre humain, Mme Vallaud-Belkacem. Cela au coude à coude avec Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre déjà au volant du rouleau compresseur de la remise à plat du système fiscal.

L’individualisation de l’impôt
Résultat de cette normalisation, les pères de famille paieront désormais leurs impôts plein pot comme sils étaient restés célibataires, sans plus bénéficier désormais de la demi-part fiscale attribuée jusqu’à maintenant au titre de leur épouse. Ainsi, le régime va pénaliser fiscalement les familles nombreuses dont les mères élèvent les enfants à la maison sans les confier au système éducatif collectif d’État. En revanche, les couples sans enfants bénéficiant de deux salaires selon la nouvelle norme internationale DINK (Dual Income-No Kids) verront leur impôt baisser, avec la possibilité de fractionner le chiffre à déclarer

Mme Vallaud-Belkacem a annoncé (Les Echos, 13 décembre), qu’à l’encontre de la fâcheuse » familialisation » d’hier, désormais l’individualisation de l’impôt favorise l’emploi des femmes . Cette gouvernante de la société de demain déclare froidement que ce nouvel accès à l’emploi des femmes est une question de justice mais aussi un enjeu économique majeur : elle prédit un gain de 0,5 point de croissance par an pendant 10 ans. Mais elle demande donc un effort collectif équivalent de deux plans quinquennaux. L’État doit peser en tant que donneur d’ordre

Lire aussi :
Najat Vallaud-Belkacem prête à pénaliser fiscalement les mères aux foyer
Entretien aux Echos : développer l’emploi des femmes, une question de justice & de performance
Najat Vallaud-Belkacem propose de punir fiscalement les familles pauvres

----------------------------

13-La France n'a jamais autant fermé de commerces qu'en 2013
16/01/2014

8500 commerçants ont déposé le bilan l'an passé, un chiffre supérieur à 2009. Globalement, le nombre de faillites d'entreprise a augmenté l'an passé pour friser le niveau record de 2009.

infographie défaillances des entreprises en france

Les faillites de FagorBrandt, Fralib, Mory Ducros ou encore Gad, mobilisent l'attention des médias et des pouvoirs publics. Mais les déboires de ces entreprises emblématiques sont loin d'être une exception. Avec 16.000 dépôts de bilan en plus au quatrième trimestre, l'année 2013 totalise 63.101 défaillances d'entreprise, une hausse de 3% par rapport à 2012, selon le baromètre publié ce jeudi matin par la société Altares. L'année 2013 frise ainsi avec le niveau record de 2009, au plus fort de la crise, où 63.700 entreprises avaient mis la clé sous la porte.
Plus inquiétant encore, le nombre d'emplois détruits par ces faillites d'entreprises devrait dépasser le niveau de 2009 avec plus de 269.000 emplois directement menacés, souligne encore la société Altares.

Les très petites entreprises (TPE) sont les plus touchées par ce fléau puisque davantage de petites sociétés employant un ou deux salariés ont fait faillite en 2013 par rapport à 2009. Les sociétés affichant plus de 15 millions d'euros de chiffre d'affaires sont également directement concernées, avec, là encore, un niveau historique de dépôts de bilan.

Les épiceries dans l'œil du cyclone
Parmi les petites structures, les commerces de détails ont été terrassés avec plus de 8500 fermetures de magasins, un niveau jamais enregistré. Les commerces d'alimentation générale ont été touchés de plein fouet. Les activités de bricolage et équipements du foyer ainsi que celui de l'habillement comptent eux aussi des chiffres records de dépôts de bilan. «Nous sommes en 2013 sur des niveaux historiques», affirme Thierry Millon, responsable des études Altares. «Les commerces de proximité subissent de plein fouet la panne de la consommation des ménages. Elle est le moteur traditionnel de la croissance en France, contribuant pour environ 55% au PIB, or, les ménages doivent composer avec une baisse du pouvoir d'achat et un niveau de chômage élevé, les amenant à opérer des arbitrages stricts. Cette année, les commerces d'alimentation ont été particulièrement touchés, une nouveauté par rapport aux années précédentes. Les épiceries ont également pâti du retour des grands acteurs dans les villes».

Les services à la personne ont également connu une année noire, tout comme la restauration. Avec 5700 dépôts de bilan l'an passé, la restauration traditionnelle paie le plus lourd tribut et concentre les deux tiers des procédures alors que la restauration rapide a tiré son épingle du jeu.

«Si 2009 demeure le référentiel de crise pour beaucoup d'acteurs économiques, 2013 pourrait bien devenir le marqueur pour nombre de commerçants» précise ainsi Thierry Millon. «Si l'industrie, avait payé le plus lourd tribut à la crise de 2009, ce sont désormais les TPE et les commerces de proximité qui portent les stigmates des tensions économiques du moment», insiste l'analyste.

«2014 s'annonce une fois encore sous tension»
Thierry Millon, Responsable des études chez Altares

L'industrie s'en tire en effet un peu mieux avec des chiffres stables par rapport à 2012. De même, le transport et la logistique ont résisté l'an passé. Les services aux entreprises et le secteur de l'intérim ont également été moins touchés par le fléau. Mais pour 2014, Altares mise encore sur 60.000 nouveaux dépôts de bilan. «2014 s'annonce une fois encore sous tension. Beaucoup d'entreprises sont en train de clôturer un bilan fragile et devront redoubler d'efforts pour convaincre leurs partenaires financiers et commerciaux», selon Thierry Million. Les retards de paiement sont en effet pointé du doigt puisqu'ils seraient responsables d'une défaillance sur quatre.

----------------------------

14-Assurance chômage: la France a le système le plus "généreux" d'Europe
10/01/2014

Patronat et syndicats vont débuter la renégociation des règles d'indemnisation des chômeurs à compter du 17 janvier. Actuellement, le système français d'indemnisation du chômage est l'un des plus généreux d'Europe. Comparaison.

La France a l'un des système d'assurance chômage les plus généreux d'europe
La France a l'un des système d'assurance chômage les plus généreux d'europe

C'est  le 17 janvier prochain que les organisations patronales et syndicales vont débuter la très importante négociation sur le renouvellement de la convention d'assurance chômage qui fixe les conditions d'indemnisation des demandeurs d'emploi.
Une négociation difficile qui va devoir tenir compte de deux paramètres totalement antagonistes l'un par rapport à l'autre. D'abord, avec un chômage au plus haut, les allocations versées par l'Unedic (l'organisme paritaire qui gère l'assurance chômage) servent d'amortisseur social. En d'autres termes, elles constituent une sorte de stabilisateur automatique qui permet d'atténuer les conséquences désastreuses d'un chômage de masse.

Pour autant, si rien n'est fait, fin 2014, la dette cumulée de l'Unedic pourrait atteindre 22,3 milliards d'euros. Intenable. C'est donc en tenant compte de ces deux paramètres que les négociateurs vont tenter de trouver de nouvelles règles.
En tout état de cause, il est indéniable que le système français d'assurance chômage reste l'un des plus généreux d'Europe, si l'on se réfère à une étude réalisée par l'Unedic.

La France: une des plus longues durées d'indemnisation avec les Pays-Bas
Ainsi, l'accès à l'indemnisation est ouvert aux salariés dès 4 mois de travail en France, contre 6 mois au Luxembourg et aux Pays-Bas et au moins 12 mois dans les autres Etats. Quant à la durée d''indemnisation, la plus longue est observée aux Pays-Bas (38 mois) et en Belgique où elle n'est pas véritablement prédéterminée (elle dépend de l'âge, du sexe et de la région où réside le chômeur). Au Danemark, le pays de la " flexisécurité ", une loi de 2010 a ramené de 48 mois à 24 mois la durée d'indemnisation. En France, cette durée ne peut pas dépasser 24 mois (comme en Allemagne) pour les moins de 50 ans et 36 mois pour les plus âgés.

L'Hexagone détient aussi le record pour le montant mensuel  maximum d'indemnisation
S'agissant du montant de l'allocation, les règles sont très diverses d'un pays à l'autre. Cinq des douze système étudiés prévoient un montant minimal d'allocation (Belgique, Danemark, Espagne, France et Portugal). Mais tous ont institué un plafond du salaire de référence. Ce montant maximum mensuel est inférieur à 1.500 euros en Belgique, Espagne, Italie, Portugal. Et il est supérieur à ce montant en Allemagne (2.317 euros) et au Danemark (2.325 euros).

C'est en France que ce plafond est le plus élevé, avec 6.959 euros mensuels. Mais, seuls 1.400 personnes perçoivent ce maximum. Pourquoi un tel niveau de plafond ? Parce qu'en France, le dispositif d'assurance chômage est "assurantiel", ce qui signifie que ce que l'on perçoit dépend directement de ce que l'on a cotisé. Or, les salariés à hauts revenus cotisent jusqu'à 4 fois le plafond mensuel de la Sécurité social, soit 12.344 euros en 2013, même s'ils gagnent plus. En cas de chômage, ils percevront environ 57,4% de ce plafond maximum. Toujours est-il que la Cour des comptes préconise d'abaisser le plafond d'indemnisation français. Certes, mais du coup cela fera des cotisations en moins…

La question de la dégressivité des allocations
Enfin, plusieurs pays ont institué une dégressivité des allocations. Ainsi, en Espagne, une réduction du montant de l'allocation de 10 points (de 60% à 50%) du salaire de référence a été instituée à partir du 7e mois. La Belgique sert une allocation dégressive par paliers correspondant aux périodes d'indemnisation. Et le Portugal sert une allocation réduite de 10% à partir du 181e jour d'indemnisation depuis le 1er avril 2012.

En France, cette question d'un retour à la dégressivité des allocations, évoquée par le Medef parmi ses pistes pour trouver des économies, sera d'ailleurs l'un des points saillants de la prochaine négociation.

----------------------------

15-Immobilier : les prix baissent (un peu)
Le Point.fr - Publié le 06/01/2014

Le marché de l'ancien a profité de taux d'intérêt historiquement bas en 2013. Gare au revirement !

http://www.lepoint.fr/images/2014/01/06/immobilier-2318810-jpg_1999100.JPG
Rue de Bièvre, à Paris.

Les taux d'intérêt historiquement bas en 2013 ont soutenu le marché immobilier de l'ancien, où les transactions ont légèrement progressé tandis que les prix s'effritaient, mais un renchérissement brutal du crédit le mettrait en péril, estime Century 21. Publié lundi, le bilan annuel tiré des ventes de logements anciens réalisées par ce réseau de 900 agences immobilières fait état d'un repli de 1,8 % du prix moyen au mètre carré, à 2 568 euros (3 428 euros pour les appartements et 2 026 euros pour les maisons) sur les 12 mois écoulés, après un recul de 1,9 % en 2012.

Le montant moyen des transactions s'est, lui, stabilisé (- 0,4 %) à 201 320 euros, et le nombre des transactions a progressé de 3,1 %, après une baisse de 16,4 % en 2012. Ce marché de l'ancien, "en apesanteur" selon Century 21, retrouve ses niveaux de l'année 2010, "avant la hausse substantielle de 2011 et la frénésie observée chez certains acheteurs-vendeurs", qui "finançaient leur nouvel achat, payé au prix fort, en fixant haut le montant de leur vente". "Le marché est tenu par ce fil extrêmement fragile que sont les taux bas, actuellement aux environs de 3 %. Ils rendent davantage d'acheteurs solvables et permettent à ceux qui le sont déjà d'augmenter leur financement", commente Laurent Vimont, président de Century 21, auprès de l'AFP.

À Paris, 8 190 euros le mètre carré
"Dans un marché de pénurie, cela empêche les prix de baisser fortement. Mais si les taux remontent, les enveloppes de financement se dégraderont, le montant de l'apport sera en hausse, donc il y aura moins d'acheteurs, et des acheteurs moins solvables, ce qui fera baisser les prix". "L'année 2014 dépendra de la vitesse ou de la brutalité avec laquelle les taux vont remonter", juge M. Vimont.

Alors que l'emprunt bancaire finançait l'an dernier 79 % d'un achat de logement (76,6 % en 2012), l'apport personnel ne représentait plus que 9,1 % de celui-ci au second semestre 2013 (15 % un an plus tôt). Ces conditions ont permis une légère progression des employés-ouvriers (41 % des acquéreurs, + 2,5 %) et des cadres moyens (24,4 %, + 6,1 %) parmi les acheteurs. Cadres supérieurs et professions libérales ont, eux, représenté 14,6 % des transactions (- 5,2 %) en France. L'attentisme des acheteurs-vendeurs, qui reportent leur achat faute d'avoir vendu au prix souhaité un premier bien, explique un repli de 7,5 % des investissements locatifs l'an dernier (après - 5,2 % en 2012). À Paris, où le prix moyen au mètre carré a baissé de 3,9 % en un an à 8 190 euros, le marché "purge ses excès", estime M. Vimont. Le montant moyen d'une transaction a toutefois atteint un nouveau record à 396 278 euros.

Lire aussi :
20/12/2013 : RFPI - Plus-values immobilières - Détermination de la plus-value brute - Frais et dépenses admis en majoration du prix d'acquisition - Précisions
Immobilier : pour vendre, modérez vos prix
Immobilier : ce qui va rester de la loi Duflot

----------------------------

16-Garantie universelle des loyers : qu'est-ce que c'est ?
Créé : 16-01-2014 10:00

LOGEMENT - L’Assemblée nationale a adopté mercredi soir la Garantie universelle des loyers (Gul), ce "droit nouveau" porté et vanté par Cécile Duflot. Malgré sa version réduite, cette loi est encore critiquée par l’UMP. Qu'apporte cette nouvelle mesure ? Metronews fait le point.

Vous recherchez un appartement à louer ? Bonne nouvelle : l'État pourrait être votre garant. Explications. 
Vous recherchez un appartement à louer ? Bonne nouvelle : l'État pourrait être votre garant. Explications.

Après de multiples débats, souvent houleux, cette loi pourra enfin entrer en vigueur. L’Assemblée nationale a en effet adopté mercredi soir la Garantie universelle des loyers (Gul), Cette mesure permet aux propriétaires qui le souhaitent d'être couverts pendant 18 mois. Mais malgré la réduction de sa portée et de son caractère universel, l'UMP s'insurge encore contre son coût. Que changera la GUL ? Metronews fait le point.

Petite annonce : "à louer, Paris, appartement type loft, 3 chambres, 2900 euros". Le loyer est cher mais il y a pire, vous avez préparé vos fiches de paie, avis d'imposition, etc. mais voilà : vous ne pouvez pas non plus prétendre gagner trois fois le montant du loyer. Comment faire ?

Bonne nouvelle : l'État va être garant de votre loyer
La solution est arrivée. L'Assemblée a adopté la mesure de Cécile Duflot sur le logement intégrée dans la loi ALUR (accès au logement et un urbanisme rénové). La petite révolution ? C'est donc cette mesure qu'elle comporte : la GUL (garantie universelle des loyers). 

C'est quoi, la GUL ?
La garantie universelle des loyers vise à garantir tous les propriétaires privés contre les loyers impayés. Petit bémol tout de même. Cécile Duflot promettait que sa mise en place serait "automatique" dès la signature du bail. Nul besoin, donc, d'un riche garant, l'État garantit directement le paiement de vos loyers impayés à votre propriétaire. Sauf qu'en décembre, la portée universelle a été réduite par les députés. En pratique, sur le futur bail type, le bailleur devra cocher une case s’il ne veut pas de la Gul et, s’il accepte de la souscrire, il sera couvert gratuitement sur 18 mois pour un montant plafonné au loyer médian du quartier.

Qu'est-ce que la GUL va changer ?
Déjà, si votre bailleur souscrit à la GUL, vous avez un garant, quel que soit votre réseau, votre fiche de paie et celle de votre famille. En outre, on peut espérer que l'État soit considéré comme un garant solide  par les propriétaires mettant leur bien à la location. Dans ce cas, si chaque candidat à la location a le même garant, adieu la concurrence des cautions, qui accentue les inégalités dans l'accès au logement.

Qui va payer ?
Toute mesure a un financement. Le coût de la Gul, c'est 400 millions d'euros. Après avoir reculé sur le financement de sa mesure par un prélèvement de 1% sur les loyers, Cécile Duflot a trouvé sa source : le fonds d'Action Logement (ex-1% logement), auquel cotisent les entreprises de plus de 20 salariés. Jusqu'ici, les employés de ces entreprises pouvaient bénéficier d'un dispositif de garantie des loyers impayés pour leur bail de location. Mercredi, les députés UMP se sont toutefois déclarés inquiets des modalités de mise en œuvre et d’un coût pour l’Etat qu'ils estiment à 700 millions d'euros.

C'est pour quand ?
La loi devrait entrer en vigueur le 1er janvier 2016. Ce n'est pas demain, mais c'est mieux que rien. 

Que des bonnes nouvelles ?
Non. En matière de logement, la loi ALUR est une loi, pas un miracle. La GUL vous tranquillisera sans doute si vous n'avez pas de garant. En revanche, la ministre du Logement ne participera pas à vos visites d'appartement et à la signature du bail à l'agence immobilière. Ainsi, un candidat à la location présentant de plus sérieuses garanties personnelles que les vôtres pourra toujours les faire valoir auprès du propriétaire. 

----------------------------

17-Total mise sur les gaz de schiste britanniques
13/01/2014

Le géant français a aquis un intérêt de 40% dans deux permis d'exploration et de production de gaz de schiste au Royaume-Uni. Il devient la première grande compagnie pétrolière à rechercher du gaz de schiste dans le pays.

http://www.lefigaro.fr/medias/2014/01/12/PHO559ff4ea-7c29-11e3-89b5-127f77cabfb0-805x453.jpg

La première «major» pétrolière qui va rechercher des gaz de schiste en Grande-Bretagne est française: Total a annoncé un accord pour prendre 40% dans deux licences d'exploration et production situées dans le Lincolnshire, au centre de l'Angleterre, à mi-chemin entre Hull et Manchester. Le montant de l'opération s'élève à 1,6 million de dollars tandis que quatre autres partenaires - dont l'américain Ecorp et le singapourien Dart Energy - complètent le tour de table.

En revanche, Total investira seul dans le programme de forages, pour un coût d'environ 40 millions de dollars. Le géant français précise en outre qu'il investira environ deux milliards de dollars par an au Royaume-Uni et que sa filiale Total E&P UK deviendra le plus important producteur d'hydrocarbures du pays en 2015. Sa production au Royaume-Uni, qui s'élève actuellement à 106 000 barils équivalent pétrole par jour, devrait doubler à cette échéance.

Un potentiel particulièrement intéressant
Selon les spécialistes, les premiers forages devraient pouvoir être creusés rapidement, sachant que les deux zones ciblées ont un périmètre limité - à hauteur de 250 km2 en tout. Le centre de l'Angleterre - et plus particulièrement la région des Midlands (dont fait partie le Lincolnshire) - disposerait d'un potentiel particulièrement intéressant dans les gaz de schiste: à l'échelle du pays, les estimations officielles tablent sur des réserves d'environ 40 000 milliards de m3, dont 10% permettraient d'approvisionner la Grande-Bretagne en gaz pendant plus d'un demi-siècle.

Si Total est le premier géant de l'or noir à investir dans les gaz de schiste en Grande-Bretagne, il n'est pas le premier acteur français: à l'automne dernier, GDF Suez avait annoncé un accord avec le même Dart Energy pour une prise de participation minoritaire dans plusieurs permis d'exploration dans l'ouest du pays. Le programme de recherches à la charge de GDF Suez s'élève à 27 millions de dollars.

----------------------------

18-Marseille : le signal d’alarme des règlements de comptes
1 janvier 2014

Deux homicides, mardi, et une marche blanche mardi : 2013 s’est terminé sur une note tragique dans la cité phocéenne, frappée par des disparités sociales croissantes, terreau de la délinquance.

http://md1.libe.com/photo/608470-ide-tues-marseille-2013_web-01.jpg?modified_at=1388657395&width=750

L’année s’est achevée mardi à Marseille sur un nouveau règlement de comptes.
Un double homicide, qui porte à 20 le nombre de morts pour 2013 (23 en 2012). Et 2014 a débuté, hier, avec une marche du souvenir organisée par des familles de victimes appelant les jeunes des cités à ne pas «s’entretuer». Dans la ville, la pression qui accompagne quelques premiers succès contre les points de vente de drogue, ne décroît pas. Elle pèse sur son image. Nourrit ces représentations qui engluent Marseille, constituent un frein à son développement. Pourtant, plusieurs études récentes viennent en dresser un autre portrait. Le sociologue Laurent Mucchielli met en perspective l’histoire locale du banditisme et compare la délinquance marseillaise à celle des quatre autres plus grandes agglomérations françaises (lire l'interview de Laurent Mucchielli). D’autres études mettent en lumière les violences sociales que produit la ville, qui constituent un terreau pour la délinquance. Elles montrent, surtout, que les écarts continuent de se creuser entre les quartiers très pauvres du nord et les plus favorisés du sud de la ville.

Mailles. Marseille reste la seule grande agglomération française qui n’a jamais connu d’émeutes collectives sérieuses. Pourquoi ? Tissu social aux mailles longtemps serrées, réseau associatif fort, enracinement dans une identité locale, fonctionnement très clientéliste, soleil, lumière et mer : toutes les explications se sont succédé depuis trente ans pour essayer de comprendre, et se réjouir. Mais, en même temps qu’elle protégeait Marseille, l’absence de révolte l’a privée de signaux d’alerte. A Vaulx-en-Velin (Rhône), Roubaix (Nord), Chanteloup-les-Vignes (Yvelines) etc., on a refait les villes après les émeutes, en comprenant que les centre-ville ont aussi à perdre en laissant des quartiers se dégrader à l’écart. Lorsqu’on lui parle du fossé entre les quartiers nord et sud, le maire, Jean-Claude Gaudin (UMP), est le plus souvent dans le déni. Il cite quelques quartiers pauvres du sud pour nuancer. Rejette la responsabilité de la concentration de cités dans certaines zones sur l’ancien maire Gaston Defferre. Oubliant que lui-même faisait partie de la majorité de Defferre lorsque les grands ensembles ont été construits dans les années 60 et 70. Et que ce n’est pas la présence de cités qui pose problème, mais la dégradation sociale qu’elles subissent.

Emploi. Enclavés, mal desservis par les transports en commun, les quartiers Nord sont trop éloignés de l’emploi. L’accroissement des inégalités finit par nourrir colère et amertume. Il peut un jour mettre à mal la cohésion sociale. La ville doit comprendre qu’ici comme ailleurs cette évolution peut menacer tout un territoire. Pour l’instant, seuls les règlements de comptes agissent comme des avertisseurs, parce qu’ils pointent la multiplication des trafics, économie de survie pour certaines cités. Avant que d’autres signaux arrivent, Marseille doit lutter contre ses inégalités. Lorsqu’on les concentre, elles finissent toujours par déborder de leur creuset. C’est l’un des principaux enjeux des prochaines municipales.

----------------------------

19-Pierre Bergé favorable à la suppression de toutes les fêtes chrétiennes
26/09/2013

Pierre Bergé s'est dit, jeudi, favorable à la suppression des fêtes chrétiennes en France, au nom de la séparation de l'Église et de l'État.

Pierre Bergé, nouveau polémiste de "On refait le monde"
Pierre Bergé, nouveau polémiste de "On refait le monde"

Nouveau polémiste de l'émission On refait le monde, sur RTL, Pierre Bergé a d'emblée lancé la polémique en réagissant à la proposition de l'anthropologue spécialiste des faits religieux, Dounia Bouzar. Nommée dimanche à l'observatoire de la laïcité, elle s'est dite favorable à la suppression de deux jours fériés chrétiens pour être remplacés par l'Aïd et Kippour.

Nous ne sommes pas que des chrétiens en France. Pourquoi ne pas en tenir compte ? Pierre Bergé

Pierre Bergé est allé encore plus loin. "Je suis pour la suppression intégrale de toutes les fêtes chrétiennes", a-t-il dit jeudi. "Nous vivons sous le régime de la séparation de l'Église et de l'État. Nous ne sommes pas que des chrétiens en France. Il y a une grande partie de musulmans. Il y a beaucoup d'autres religions. Pourquoi ne pas en tenir compte ? Je préférerais qu'on soit laïcs jusqu'au bout et qu'à l'exception de Noël, qui est devenu une fête chrétienne et qui était une fête païenne, on supprime toutes les autres", a ajouté l'homme d'affaires.

Allons jusqu’au bout de la séparation de l'Église et de l'État Pierre Bergé
"La France n'a pas beaucoup de courage. Allons jusqu’au bout de la séparation (de l'Église et de l'État). Les religions existent, les églises existent. Je trouve normal qu'elles existent, ainsi que les mosquées. Mais c'est incroyable que l'on soit dans un régime où il y a des fêtes chrétiennes tous les 15 jours", a conclu Pierre Bergé.

----------------------------

20-Comment Israël veut attirer les juifs de France
Le Point.fr - Publié le 03/01/2014

Alors que l'immigration globale vers Israël baisse drastiquement ces dernières années, le gouvernement Netanyahou lance un plan à destination des juifs français.

http://www.lepoint.fr/images/2014/01/03/juifs-france-israel-2310132-jpg_1993959.JPG
Des membres de l'Union des étudiants juifs de France à Paris en mars 2012

Certains sites militants vont jusqu'à parler de "plan de sauvetage du judaïsme français". Mais, pour le gouvernement Netanyahou, il s'agit seulement de faire venir en Israël de plus en plus de juifs originaires de France. Pour ce faire, un plan visant à attirer d'ici à 2017 quelque 42 000 juifs français doit être mis en place. Parmi les mesures phares, une reconnaissance des diplômes français concernant les professions médicales et paramédicales - optométristes, opticiens, physiothérapeutes - et celle de conseiller fiscal.

"Le manque de reconnaissance des diplômes dans ces domaines est un frein puissant à l'immigration", affirme Ariel Kandel, responsable de l'Agence juive en France, qui ajoute : "Dans les conditions actuelles, je me retrouve bien souvent dans la nécessité de déconseiller à ceux qui exercent ces professions de faire leur alya (la montée, en hébreu, qui désigne l'immigration des juifs en Israël, NDLR)." Il est également prévu d'augmenter les aides financières à l'installation et à l'intégration des nouveaux venus, avec trois domaines privilégiés : la recherche d'emploi, le logement et l'éducation, y compris l'orientation scolaire des enfants.

Antisémitisme et crise économique
Reste la question du jour : pourquoi le gouvernement israélien a-t-il décidé de cibler en particulier les juifs français ? La réponse se trouve dans les chiffres de l'immigration pour 2013. À la rubrique "juifs français", on note un véritable bond en avant : + 63 % par rapport à 2012, soit 3 120 personnes contre 1 916 l'année précédente. Un tel nombre de départs de France pour Israël, cela ne s'est vu qu'à quatre reprises depuis la création du pays, en 1948.

La dernière fois, c'était en 2005, où on avait enregistré 2 950 départs. Selon les médias israéliens, pas de doute : c'est l'augmentation des actes antisémites et la crise économique qui expliquent ce phénomène. Certains hauts fonctionnaires chargés de l'immigration et de l'intégration mettent aussi en avant les voyages en Israël, organisés dans le cadre des programmes Taglit et Masa, dont le but est de familiariser les jeunes de la diaspora à la vie dans le pays tout en renforçant leur identité juive. Il est donc question de permettre à la jeunesse juive de France un meilleur accès à ces programmes.

Baisse globale de l'immigration vers Israël
Mais tout cela ne doit pas cacher la baisse globale de l'immigration à destination d'Israël. Au total, en 2013, ce sont seulement 19 200 juifs du monde entier qui se sont installés de ce côté-ci de la Méditerranée, avec une nette diminution de l'alya en provenance du continent nord-américain (États-Unis, Canada) et de Grande-Bretagne : respectivement - 11 % et - 27 %. Et même quand il y a eu une hausse, comme pour les originaires d'Amérique latine, de Nouvelle-Zélande et d'Australie, les chiffres sont infimes : 1 240 et 265 nouveaux arrivés. Finalement, ce sont encore ceux qui viennent de l'ex-Union soviétique qui fournissent le plus gros contingent avec, en 2013, 7 520 installations.

Mais cela n'a plus rien à voir avec le million d'arrivées du début des années 1990. "L'ère de l'alya de masse est derrière nous", avaient affirmé, il y a quelque temps, les responsables de l'Agence juive. Ce qui, au vu des activités récentes de cette institution, semble s'être traduit par un changement de politique destiné à renforcer l'identité juive sur place plutôt que d'encourager l'immigration. Comme en France où, il faut le savoir, l'Alya concerne moins de 1 % de la population juive. En effet, quand ils décident de partir, les juifs français privilégient la Grande-Bretagne, les États-Unis ou le Canada. Alors, choisiront-ils Israël si le lien identitaire est renforcé ? Le débat est à l'ordre du jour.

Lire aussi :
"Les juifs quitteront petit à petit la France !"
A-t-on le droit de tout dire ?

----------------------------