mercredi 24 octobre 2012

Dans ce bel avion de France où nous sommes tous et...

... où il n'y a pas de pilote
... où l'équipage cherche à se faire la peau...
... où le copilote ne sait pas vraiment ce qu'il fait là
... où il y a des bruits inquiétants dans la carlingue
... où le plan de vol est confus, changeant brusquement selon la météo de l'opinion, souvent à 180°
... où la destination, bien que confuse, est TRÈS inquiétante
... où la grogne et la révolution monte parmi les passagers
... où la météo réelle est plus dangereuse que celle annoncée : ça tangue et la foudre frappe ici et là de sorte qu'on renverse du café sur les petits vieux en retraite...

JE VOULAIS VOUS DIRE QU'ICI, CE JOUR, ...SUR TERRE.... LE SOLEIL BRILLE.... IL FAIT CHAUD ET ON EST BIEN, CE JOUR....

Je sais qu'en Creuse on vous dira, comme toujours : " oui il y a du soleil, il fait beau mais cela ne durera pas !!! attendez de voir demain !!!!!"

Leçon à tirer : s'il fait beau chez vous (même 1 heure...) et que vous êtes bien, vite profitez-en "à plein", soyez heureux, même 1 seule heure, car cela ne durera pas.......

dimanche 21 octobre 2012

Le vrai visage de Cécile DUFLOT !! bien dit Mme Michu !! merci



Quand un jour, enfant, je disais à mon père que je voulais être comme le grand Monsieur qui lève ses deux mains en disant « je vous ai compris » il me répondit assez justement que pour cela, il fallait soit faire beaucoup d’études, soit gagner une guerre mondiale. Comme la probabilité que je fasse beaucoup d’étude était plus faible que celle que la connerie humaine nous concocte une petite guerre dont elle a le secret, je décidai, passivement, d’attendre l’envahisseur qui n’est finalement jamais venu. Mais je gardai toute ma vie une admiration sans borne pour ces hommes et ces femmes d’Etat qu’ils soient Présidents ou Ministres de la République.
Mais ça c’était avant Cécile Duflot.

Alors certes, j’ai déjà été déçu par des ministres, de droite comme de gauche. J’en ai connu des incompétents, des idéologues, des paresseux, des hésitants, des égocentriques, des lâches, des pervers etc. Mais ne comptez pas sur moi pour donner des noms, je ne veux pas froisser l’amour propre de  Philippe Douste Blazy, Elisabeth Guigou, Dominique Strauss Kahn, Jack Lang ou Marie Georges Buffet. Je sais me tenir. Mais avec Cécile Duflot c’est différent. Ce n’est même plus de la déception, c’est une espèce de stupéfaction devant l’ampleur de sa bêtise. Un ahurissement proche de celui qu’on peut avoir devant une œuvre d’art. Parce que sa connerie est artistique, elle dépasse ce qu’on peut observer dans la vraie vie. Et pourtant elle est ministre. J’ai ressenti cela une autre fois, dans une moindre mesure, quand j’ai reçu un jour le bulletin de note de ma fille qui était en CM1 avec la mention de son instit : « la règle du participe passé n’est pas maîtriser »…

Je n’avais aucun préjugé sur Cécile Duflot avant qu’elle ne soit ministre sinon que je la savais idéologue, mesquine, hystérique, incompétente, calculatrice, ambitieuse plus pour elle que pour ses idées, démagogique, opportuniste, lâche et pas très maline. Rien de plus. J’ai donc observé sagement et de manière objective…

D’abord, pendant la campagne, je la suivais sur Twitter, je suis tombé sur des tweets comme celui-ci : « Traverser les étendues jaunes, sentir malgré soi l’odeur doucereuse du Colza en fleur d’une enfance dans la plaine de la Brie » Je me suis d’abord dit que la pauvre n’avait pas la lumière à tous les étages et puis j’ai compris la raison de ces élancements psychédéliques quand elle se prononça, très vite après sa nomination, pour la dépénalisation du Cannabis. J’ai ensuite placé l’épisode du jeans en conseil des ministres sur le compte de sa démagogie : cette reine des bobos qui n’a jamais vu une vache de sa vie autrement qu’au salon de l’agriculture doit penser que les gens du peuple s’habillent mal, donc qu’elle doit s’habiller mal pour faire croire qu’elle leur ressemble, un classique du populisme de gauche que manient très bien les écolos et que François Hollande a élevé au rang de pratique présidentielle en montrant ses augustes bourrelets sous un polo de la foire fouille à Brégançon cet été.

Et puis il y a eu l’épisode des remises généreuses et abondantes de légion d’honneur que Duflot a accrochées dès le début de sa prise de fonction à la poitrine de sa clientèle politique la plus fidèle après avoir poussé des cris pendant des mois sur les prétendues affaires de favoritisme dans l’affaire Woerth. Là, j’ai trouvé ça cocasse, celle qui avait tenu la main d’Eva Joly dans son désastre électoral qui ressemblait davantage à une croisade pathétique contre le principe de la présomption d’innocence allait, quelques mois après, distribuer des hochets non pour le mérite mais en vertu des idées politiques des récipiendaires

A ce moment là, commençait doucement à poindre dans mon esprit l’idée que cette ministre était en fait simplement stupide et que les autres défauts que je luis prêtais peu charitablement jusqu’alors n’étaient que les conséquences de cette bêtise plus structurelle que conjoncturelle. Et là, Cécile Duflot ( je vous rappelle qu’elle est ministre de la République au même titre qu’un Chevènement ou qu’un Michel Debré par exemple) pour désamorcer la polémique sur les légions d’honneur twittait cette photo avec le commentaire suivant : «  manger les smarties de manière très stricte : un bleu, un rouge, un vert, un rose. »
C’était donc ça ! Elle est stupide ! mais pas stupide comme on peut l’être dans la vraie vie, une stupidité abyssale, un truc rare, un truc qui pourrait presque la rendre attachante si elle n’avait pas entre ses mains une parcelle de pouvoir qui lui donne la possibilité de dépenser mon pognon. Un genre de stupidité que l’on doit étudier dans les facultés de psychologie, avec chez elle, ce petit plus qui rend son personnage tout à fait unique : un goût immodéré pour le ridicule. C’est sans doute ça que Coluche appelait la « Poésie de la bêtise. »

Et ce savant mélange de stupidité et de goût du ridicule elle nous l’a encore démontré hier en posant encagoulée pour la libération des Pussy Riots aux universités d’été d’Europe Ecologie Les Verts. Stupide parce qu’un ministre de la République ne devrait pas commenter une décision de justice d’un pays étranger et néanmoins ami – c’est le rôle de la diplomatie – , stupide aussi parce que terriblement conformiste et ridicule parce que je ne suis pas certain que cette mascarade carnavalesque dont seuls les écolos ont le secret soit de nature à faire prendre au sérieux cette revendication que l’on peut par ailleurs trouver juste et opportune.

Alors voilà, nous avons donc dans notre gouvernement qui a déjà montré son incompétence, sa propension toute socialiste à la prodigalité, son ontologique démagogie et son authentique capacité à prendre les français pour des demeurés, nous avons donc aussi, une ministre stupidement ridicule et ridiculement stupide. Une ministre qui va continuer à s’asseoir gentiment sur ces beaux principes pour pouvoir goûter encore et encore aux avantages procurés par sa fonction.

Si Ernest Renan avait connu Cécile Duflot il l’aurait montrée en exemple pour illustre son célèbre propos : « La bêtise humaine est la seule chose qui donne une idée de l’infini. »

mercredi 17 octobre 2012

Yamina la ministre qui se fout de Hollande !!!


Gouvernement. Le vol en Falcon à 140 000 € de Yamina Benguigui
vendredi 12 octobre 2012

Selon le Canard Enchaîné, Yamina Benguigui, la ministre déléguée à la francophonie, a emprunté un Falcon de la République plutôt qu’un avion de ligne pour se rendre à Kinshasa au sommet de la francophonie. Coût du vol : 140 000 €. L’exemplarité voulue par Hollande a du plomb dans l’aile


Yamina Benguigui (née Yamina Zora Belaïdi) est une réalisatrice. Elle est ministre déléguée en charge des Français de l'étranger et de la Francophonie, auprès de Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères

Petit rappel : Le 17 mai, François Hollande impose, juste après son élection, la signature d’une charte de déontologie aux membres du gouvernement. Elle prévoit notamment que les ministres doivent prendre des trains pour les déplacements intérieurs, sauf exception. Pour l’étranger, le voyage sur des vols réguliers est aussi encouragé.

140 000 €
Ce principe vient donc d’être bafoué par Yamina Benguigui, la ministre déléguée à la francophonie qui, mardi, a pris un Falcon de la République pour se rendre à Kinshasa, en république démocratique du Congo, où se tient le sommet de la francophonie. Visiblement, des consignes avaient été données pour utiliser un vol régulier et la vérification de la pratique incombait à Matignon, dit une source à l’Elysée citée par le Canard enchaîné.

Démissionnera, démissionnera pas ?
En mars 2010, Alain Joyandet, alors ministre de la coopération avait pris un avion privé qui avait coûté 116 000 € à l’État. Un avion qui lui avait surtout valu son poste. En sera-t-il de même avec Yamina Benguigui ?

Cela ne semble pas en prendre le chemin, puisque le gouvernement, par la voix de sa porte-parole, Najat Vallaud-Belkacem, a défendu l’utilisation de ce Falcon et la dépense de 140 000 € qui va avec. « J’ignore dans quelles conditions elle a pris ce Falcon mais enfin, j’imagine qu’il n’y avait pas d’autre choix possible, connaissant Yamina Benguigui », a-t-elle dit. « Beaucoup a été dit à son sujet, moi, ce que j’en vois, c’est une collègue ministre complètement investie dans ses dossiers. »

vous aviez lu le billet de Jean d'Ormesson début Octobre ?? à relire si oui...


Une France désenchantée (par Jean d'Ormesson) 
03/10/2012

TRIBUNE - Pour « Le Figaro », l’écrivain* décrypte l’état d’esprit des Français, déçus par un gouvernement prisonnier de ses contradictions. 


Les Français sont sombres. Ils sont tristes. L’inquiétude les ronge. Presque une espèce d’angoisse en passe de devenir quotidienne. Aujourd’hui leur déplaît. Demain leur paraît pire. L’avenir leur fait peur. Ils n’ont plus d’espérance.

Longtemps niée ou au moins sous-estimée par la gauche tant qu’elle était dans l’opposition, la crise prend sa revanche. Elle frappe à coups redoublés. Le chômage est en hausse. L’activité est en baisse. Les impôts sont en hausse. La popularité de la plupart des dirigeants, à commencer par le président, est en baisse. Hollande avait parlé dans sa campagne de réenchanter le pays. On dirait que les Français s’avancent, les yeux bandés, vers une catastrophe inéluctable. Ils sont désenchantés.

Ils sont désenchantés parce qu’en près de cinq mois le président et son équipe qui avaient tant promis n’ont presque rien accompli. Et ce qu’il est permis d’attendre d’eux dans les mois qui viennent est plutôt hypothétique et tout à fait incertain. Le pouvoir a fait le plus facile : il a mis des impôts. Les impôts sont acceptables tant que les gens ont le sentiment qu’ils servent à quelque chose. Ils deviennent insupportables dès que ce sentiment fait défaut. Le gouvernement assure qu’aux sacrifices demandés aux électeurs longtemps flattés changés soudain en contribuables accablés répondront des économies dans les services de l’État et des réformes profondes. Mais personne ne voit rien venir. On ne voit même rien s’esquisser. Les actes font cruellement défaut au sommet de l’État. Ils sont remplacés par des mots.

Ce qui s’agite au-dessus de nous, c’est un gouvernement de la parole. François Hollande ne cesse d’illustrer ce règne de la parole. Il est intelligent et habile. Il a été très bon dans ses campagnes électorales. Il semble n’avoir jamais cessé de poursuivre ces campagnes. Il est plutôt un candidat perpétuel, toujours en train de se justifier, qu’un président au pouvoir qui décide et qui tranche. Il donne aux Nations unies sa vision de la planète. Il explique, il rassure, il continue de promettre. Son premier ministre, de son côté, ne fait pas autre chose à la télévision. Il jongle avec les dizaines de milliards qu’il attend des impôts et qu’il va recueillir grâce aux coupes qui seront effectuées dans les différents ministères. C’est un pouvoir commentateur. Mais, sauf bien sûr les impôts, ce ne sont jamais que promesses, que paroles et que vent.

Le gouvernement, à vrai dire, n’a guère le temps de s’attaquer aux réformes. Il est trop occupé à des combinaisons politiques aux relents électoraux qui réclament toute son énergie. Il n’est pas seulement rongé par la parole. Il est aussi prisonnier des contradictions qui, par un retour en pleine crise aux jeux les plus consternants de la IIIe et de la IVe République, le ligotent et le rendent impuissant.

On aurait du mal à énumérer toutes ces contradictions. Au sein déjà du PS, les personnalités et les courants ne cessent de se heurter. Les contradictions sont plus aiguës encore entre socialistes attachés à la croissance et écologistes qui, en secret au moins et souvent en public, lui sont franchement hostiles. Les deux antinomies les plus flagrantes tournent autour du nucléaire et du traité européen. On sait les engagements pris par François Hollande en matière de nucléaire pour s’assurer le soutien des écologistes et des Verts. Quand les Français éberlués ont entendu Arnaud Montebourg, dans le rôle de l’imprécateur au pouvoir, parler de l’avenir de la filière nucléaire, ils ont cru le gouvernement sur le point d’éclater.

Mais ces oppositions radicales au sein même du pouvoir ne semblent plus aujourd’hui, dans notre régime nouveau, présenter la moindre importance. Comme n’a aucune conséquence − en dépit des affirmations solennelles d’un premier ministre qui ose parler de cohérence − l’énormité de la participation au gouvernement de représentants d’un parti qui proclame sans vergogne son opposition au traité européen, fer de lance de François Hollande. Pour reprendre une formule de Cohn-Bendit, le gouvernement ouvertement défié semble non seulement tolérer en son sein mais féliciter de bon cœur ceux qui veulent, avec insolence et cynisme, le beurre, l’argent du beurre et le cul de la fermière par-dessus le marché. Le gouvernement est aujourd’hui une maison divisée contre elle-même. Chacun sait le sort réservé à ce genre de demeure.

Ce qui manque le plus au pouvoir en place, c’est une vision claire de l’avenir. Nous ne savons pas où nous allons. Ou nous le devinons avec effroi. Tout est flou, tout est brouillé. Jusqu’aux relations franco-allemandes, jusqu’à la construction de l’Europe, jusqu’à la place de la France dans le monde. Il n’y a pas l’ombre de volonté fortement affirmée dans un gouvernement qui semble naviguer à vue au milieu des récifs.

François Hollande avait fait de la croissance une clé de sa politique. Cette croissance n’est pas seulement aujourd’hui égale en France à zéro, elle risque fort demain de devenir négative. Rien d’étonnant : elle est gravement menacée d’abord par les convictions d’une partie de l’équipe dirigeante, ensuite et surtout par la politique fiscale du gouvernement. Tout, dans l’action du pouvoir, va contre la croissance qu’il ne cesse de réclamer. Du coup, l’espoir d’un déficit ramené à 3 % du PIB semble un rêve impossible. Comme paraît hors d’atteinte le but fixé par Hollande : inverser en un an − il ne reste plus que sept mois − la courbe du chômage.

Dans le régime économique qui est le nôtre, l’emploi est lié à l’entreprise. Tout a été fait contre les entreprises qui n’ont jamais été l’objet de la moindre reconnaissance dans le programme électoral de la gauche, qui ont été malmenées moralement et financièrement et que le gouvernement essaie aujourd’hui de rattraper avec maladresse. Les plans sociaux vont se succéder les uns aux autres. Trouver des repreneurs dans le climat délétère créé par le pouvoir relève du miracle et sans doute de l’illusion. Le gouvernement qui a fait des promesses qu’il ne pourra pas tenir devra se contenter, comme il en a pris l’habitude, de pousser des cris d’orfraie et de verser des larmes de sang. À cet égard, Mélenchon a raison contre Hollande. Le drame est que Mélenchon serait bien pire que Hollande qu’il a soutenu et qu’il combat dans l’ambiguïté. Le risque de Hollande et des siens est de faire le lit de Mélenchon par la parole et l’inaction.

Gouvernement de la parole, tissu de contradictions, image de l’impuissance, le pouvoir a choisi la voie redoutable de la fuite en avant. Le président réclame du temps et demande à être jugé sur ses résultats encore à venir. Il le sera. Qui en doute ? Le premier ministre traite de défaitistes ceux qui mettent en garde contre l’absence totale, au sommet du pouvoir, de toute vision précise, réaliste, efficace de l’avenir. Il y a la crise, bien sûr, mais il y a aussi sa gestion aberrante, sans courage, sans vérité, qui se confond en fin de compte avec une sorte de vague incantation.

À regarder froidement ce qui se prépare sous nos yeux de façon mécanique et quasi irrémédiable, il suffit, hélas ! d’être franchement pessimiste aujourd’hui pour se révéler demain, à coup sûr, bon prophète.

mardi 2 octobre 2012

Mdame Michu toujours un régal....


Moi,Président de la République, je me suis bien foutu de vous…

Je retrouvais hier ce tweet de Manuel Valls qui, au regard de l’actualité immédiate, fait prendre tout son sens au mot « Démagogie »:

Cela m’a subitement replongé dans cette campagne présidentielle, ce catalogue à promesses démago  qu’ont ouvert les socialistes et assommant les Français de leçons de morale. Parmi les épisodes célèbres, il y a eu la tirade du « Moi, président de la République »,  j’ai voulu regarder ce qui restait de ce sermon tartuffesque sur le comportement présidentiel 150 jours après l’élection…
Le moins que l’on puisse dire c’est que ce n’est pas brillant.:
« Je veux être un président qui d’abord respecte les Français, qui les considère. Un président qui ne veut pas être président de tout, chef de tout et en définitive responsable de rien. »
Ça, responsable de rien il sait faire, après avoir répété depuis 2008 « la crise a bon dos », notre président Normal va jusqu’à dire que sa chute historique de popularité est dû à la crise et aux angoisses de français. Respecter les Français c’est d’abord leur dire la vérité. Respecter les Français aurait pu, par exemple, consister à ne pas promettre aux ouvriers de Florange que jamais les hauts fourneaux ne fermeraient.
 « Moi président de la République, je ne serai pas le chef de la majorité, je ne recevrai pas les parlementaires de la majorité à l’Élysée.
Dans la culture socialiste héritée de la pratique mitterrandienne, le Président est bien le chef de la majorité mais cela se fait en secret, dans les alcôves discrètes de l’Elysée. La nomination d’Harlem Désir à la tête du PS par François Hollande himself est une illustration de cette hypocrisie que les socialistes ont élevé au rang de mode de gouvernement…
Moi président de la République, je ne traiterai pas mon Premier ministre de collaborateur.
On peut penser qu’à l’heure qu’il est, il serait même flatté d’être collaborateur de François Hollande.
Moi président de la République, je ne participerai pas à des collectes de fonds pour mon propre parti, dans un hôtel parisien.
Par contre, lui Président de la République, ça ne l’a pas dérangé de louer deux Falcon à 50000 euros l’heure de vol le soir de sa victoire ou de faire habiller sa femme par Pierre Bergé, le grand mécène de la Normalie.
Moi président de la République, je ferai fonctionner la justice de manière indépendante, je ne nommerai pas les membres du parquet alors que l’avis du Conseil supérieur de la magistrature n’a pas été dans ce sens.
Visiblement, les incantations sur le respect des grands corps d’Etat ont été vite oubliées, la valse des préfets, le limogeage des recteurs d’académie ou encore la mise au placard du juge Courroye en attestent.
Moi président de la République, je n’aurai pas la prétention de nommer les directeurs des chaînes de télévision publique, je laisserai ça à des instances indépendantes.
Ah oui ? Et ce communiqué de l’Elysée annonçant que François Hollande a choisi Marie-Christine Saragosse pour diriger l’audiovisuel extérieur de la France ? C’est un faux ou juste du foutage de gueule ?
Moi président de la République, je ferai en sorte que mon comportement soit en chaque instant exemplaire.
Bon là, on pourrait écrire un bouquin. Le nouveau président qui tourne le dos à son prédécesseur sur le parvis de l’Elysée, les jets privés, l’achat des coussins de Brégançon, les vacances peinardes en pleine crise syrienne, le tournage de talons à la vue de Ségolène Royal à New York et évidemment la confusion vie privée/vie publique qui règne à l’Elysée grâce à délicatesse et la discrétion de Madame Trierweiler.
Moi président de la République, j’aurai aussi à cœur de ne pas avoir un statut pénal du chef de l’État ; je le ferai réformer, de façon à ce que si des actes antérieurs à ma prise de fonction venaient à être contestés, je puisse dans certaines conditions me rendre à la convocation de tel ou tel magistrat ou m’expliquer devant un certain nombre d’instances.
Toujours pas dans les cartons …
Moi président de la République, je constituerai un gouvernement qui sera paritaire, autant de femmes que d’hommes.
Au prix d’une augmentation du nombre de ministres, et puis finalement, plus ça va, plus j’écoute Cécile Duflot, plus je me demande si c’est vraiment une bonne idée…
Moi président de la République, il y aura un code de déontologie pour les ministres, qui ne pourraient pas rentrer dans un conflit d’intérêts.
Là, on peut le dire: le changement c’est marrant! Montebourg qui voit l’employeur de sa compagne quinze jours avant que le marché du conseil auprès de la banque publique d’investissement soit ouvert ça s’appelle comment ? Et Valoche ? Quand elle répond à son courrier de journaliste sur papier à en-tête de l’Elysée ?…
Moi président de la République, les ministres ne pourront pas cumuler leur fonction avec un mandat local, parce que je considère qu’ils devraient se consacrer pleinement à leur tâche.
Sauf que Valls s’était fait voter une indemnité de Conseiller à la mairie d’Evry quasiment équivalente à celle du maire juste après son élection… Et les leçons de morale de la gauche sur le cumul des mandats sont à mettre en lumière avec les fait que tous les candidats investis aux législatives s’étaient engagés, par écrit, à ne plus cumuler avant même le vote d’une loi sur le non-cumul et que 5 mois après, on attend toujours…
Moi président de la République, j’essaierai d’avoir de la hauteur de vue, pour fixer les grandes orientations, les grandes impulsions, mais en même temps je ne m’occuperai pas de tout, et j’aurai toujours le souci de la proximité avec les Français. »
Pour prendre de la hauteur, il en prend! Il en prend tellement qu’on se demande si un jour il va intégrer qu’il est Président de la République et qu’à ce titre, il pourrait de temps en temps s’occuper de la France…

Voilà! il y avait aussi quelques incantations programmatiques sur la décentralisation, sur l’énergie mais qui étaient davantage là pour meubler sa tirade.
On refera un point dans 6 mois. J’ai hâte….