lundi 18 septembre 2017

On en apprend rous les jours...


1-Le patron de l’OTAN : “Le monde n’a jamais été aussi dangereux sur les 30 dernières années”
2-"Non, notre monde n'est pas plus dangereux qu'avant"
3-La Russie a-t-elle bâti l’arme d’informations la plus puissante du 21e siècle ?
4-Les Etats-Unis préparent leur armée de l'air à la guerre spatiale
5-“Une alliance comme celle du crime de l’Orient-Express” : Le vent a tourné pour les GAFA
6-"Homo deus" : Yuval Noah Harari présente à Paris son livre événement
7-Suppression du plafond de la dette : l’État américain va continuer à dépenser
8-Et si la réussite entrepreneuriale était une affaire de… génétique ?
9-Pyongyang contourne de plus en plus les sanctions, confirme un rapport de l'ONU
10-Kim Jong-un : une unité d'assassins formés pour tuer le dictateur de la Corée du Nord
11-Mtgox : le mystère des 650.000 bitcoins évaporés
12-Le bitcoin est une «escroquerie» qui va «imploser»
13-Le ministre américain de la Justice veut soumettre tout son personnel au détecteur de mensonges
14-Etats-Unis : les ouragans Irma et Harvey vont coûter 290 milliards de dollars
15-Les Chinois vont produire des t-shirts bon marché aux États-Unis avec des… robots
16-Tchétchénie : Les parents divorcés doivent revivre ensemble pour lutter contre le djihad
17-Le côté sombre de la légalisation : la baisse des prix est un problème pour les cultivateurs de cannabis
18-Australie, les cigarettes coûteront bientôt 1 euro… l’unité
19-Cocaïne: la classe moyenne finance l’esclavage et le meurtre
20-Le sous-marin nucléaire américain USS Jimmy Carter sous pavillon pirate

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1-Le patron de l’OTAN : “Le monde n’a jamais été aussi dangereux sur les 30 dernières années”
https://fr.express.live/2017/09/11/stoltenberg-monde-dangereux/
11 septembre 2017

« La sécurité internationale est confrontée à une incertitude croissante », a dit le Secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, au journal britannique The Guardian. « C’est un monde bien plus dangereux », a-t-il dit, confirmant qu’il n’avait jamais rien vu de tel au cours de sa carrière de 30 ans.

American President Donald Trump speaks with NATO Secretary General Jens Stolenberg

« Il est plus imprévisible, et c’est plus difficile, parce que nous sommes confrontés à de nombreux défis simultanément. Nous avons une prolifération d’armes de destruction massive en Corée du Nord, nous avons des terroristes, de l’instabilité, et nous avons une Russie qui s’affirme plus », a-t-il dit. Selon Stoltenberg, cela fait un cocktail explosif.

Son interview coïncidait avec sa visite d’une base aérienne à Tapa, en Estonie, proche de la frontière russe, alors que l’on a appris que la Russie et la Biélorussie ont organisé ce qui devait être le plus grand exercice militaire depuis la guerre froide autour de la Mer Baltique. Près de 100 000 hommes devraient y participer, et il a fallu réquisitionner près de 4000 wagons de train pour les amener à l’ouest du pays, en Biélorussie, et dans l’enclave de Kaliningrad où cet exercice aura lieu.

Stoltenberg bouclait ainsi une visite des forces militaires de l’OTAN en Estonie, en Lettonie, en Lituanie et en Pologne. Il a affirmé que la présence de ces troupes défensives envoyait le message à la Russie qu’une attaque sur un allié de l’OTAN susciterait la riposte de l’ensemble de l’Alliance, et s’est dit convaincu que cette dissuasion était efficace en Europe de l’Est.

L’OTAN respecte toujours les accords… contrairement à la Russie
Cependant, il a reconnu que le refus de la Russie de se conformer à l’obligation d’accepter que des observateurs puissent avoir accès aux grands exercices militaires impliquant plus de 13 000 hommes, tel que prévu par les accords internationaux, l’inquiétait.

« La Russie a dit qu’il y avait moins de 13 000 hommes. Ils ont déclaré cela lors d’un conseil de l’OTAN et de la Russie il y a quelques semaines. C’était utile, mais en même temps, nous avons vu que lorsque la Russie dit qu’un exercice implique moins de 13 000 hommes, ce n’est pas toujours le cas. Nous l’avons vu à Zapad en 2009 et 2013 – les deux exercices précédents de ZapadLe nombre des militaires qui y participaient était bien plus élevé.

Stoltenberg a expliqué que l’OTAN, en revanche, respectait scrupuleusement cet accord, et acceptait la présence d’observateurs, alors que la Russie n’avait pas admis ces observateurs depuis la fin de la Guerre Froide.

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2-"Non, notre monde n'est pas plus dangereux qu'avant"
http://www.lepoint.fr/monde/non-notre-monde-n-est-pas-plus-dangereux-qu-avant-14-09-2017-2156821_24.php?&m_i=dStdeuEQjQuCa9LfLejm%2BGnnZQBhnfM4qQ_I6YkweObkX7Vuzo3bJh8DZnKnOsvnhfWiZ%2BonLwUg34KbK%2B%2BfsPRB%2By6ddt&boc=89578&M_BT=3740130578#xtor=EPR-6-[Newsletter-Matinale]-20170914
14/09/2017

ENTRETIEN. Contre "la géopolitique de comptoir", des chercheurs, militaires et journalistes analysent dans un livre 25 grandes questions contemporaines.

Selon Yves Trotignon, ancien cadre à la DGSE, les terroristes ne cassent pas la démocratie : ils vous font casser la démocratie.
Selon Yves Trotignon, ancien cadre à la DGSE, les terroristes ne cassent pas la démocratie : ils vous font casser la démocratie. © AFP

Dans la masse d'informations sur les guerres, le terrorisme, les crises internationales ou encore les essais nucléaires, il est parfois difficile de prendre du recul. Dans l'ouvrage collectif Notre Monde est-il plus dangereux ?*, publié le 6 septembre, une vingtaine de chercheurs, journalistes, militaires, experts et blogueurs apportent des éclairages sur les grandes questions contemporaines en relations internationales (voir la table des matières ci-dessous). Ils contredisent parfois la parole gouvernementale, notamment sur le terrorisme et la sécurité intérieure, en affirmant que non, le monde n'est pas forcément plus dangereux aujourd'hui qu'hier.

Entretien avec Sonia Le Gouriellec, chercheuse à l'Institut de recherche stratégique de l'école militaire (IRSEM), et Yves Trotignon, analyste et ancien cadre à la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE).

Le Point.fr : Répondons d'abord à votre propre question : notre monde est-il plus dangereux ?
Sonia Le Gouriellec : Non, notre monde n'est pas plus dangereux qu'avant, mais tout n'est évidemment pas aussi simple. Les conflits ont évolué, le monde a évolué, et ce que renferme le mot dangereux est totalement différent d'il y a cinq ou dix ans. Avec aussi peu de recul, il est très difficile de savoir si ce que l'on connaît aujourd'hui va être stable. Ceux qui promettent de répondre à cette question complexe de façon simple sont des menteurs ! Il y a toutefois un élément sûr, et alarmant pour nos démocraties occidentales, un élément qui nous pousse vers un plus grand danger : ce sont les fake news, combinées à l'occidentalo-centrisme.

Yves Trotignon : Les djihadistes ne vont pas renverser des régimes occidentaux ! Ce qui est inquiétant, c'est le discours politique paniqué, et les caricatures, qui participent à la panique dans notre pays. La plupart des gens sont solides, mais la parole politique est souvent inadaptée. Les terroristes ne cassent pas la démocratie : ils vous font casser la démocratie. Et là, ils gagnent des points.

Les gouvernements qui se sont succédé depuis le début des années 2000 ont tous affirmé que le monde est beaucoup plus dangereux...
Y. T. : Le gouvernement, ce n'est pas l'administration. Ce que dit le porte-parole du gouvernement, ce n'est pas ce que disent les services (de renseignements, NDLR). Il y a plusieurs couches de filtres entre le terrain et la parole publique : ce que l'on entend dans les médias n'est pas nécessairement ce que les services ont écrit. Le résultat, c'est qu'une partie des politiques publiques repose sur du vent.

Dans quel but le gouvernement noircirait-il le tableau ?
Y. T. : S'il y avait un but, ce serait merveilleux. Dès que quelque chose se passe, un attentat par exemple, le gouvernement est obligé d'avoir une réponse, de dire quelque chose, ne serait-ce que pour nourrir la presse. Et puis il y a une part de calcul politique, pour faire du buzz. Mais je serais tenté de vous dire qu'ils ont peut-être plus peur que nous : ils sont en charge, ils sont au pouvoir. Avec une part de double peine : ils subissent à la fois la panique du citoyen et la panique du chef politique : comment gérer ? Enfin, il y a quelque chose qui relève de l'ignorance : on ne peut pas dire que les rues de France sont celles d'un pays en guerre, si l'on se souvient de ce que nos parents et nos grands-parents ont connu.

Pourquoi ce livre ?
S. Le G. : Notre idée est de casser les idées reçues en relations internationales, d'enrayer la géopolitique de comptoir. Il y a parfois 66 millions de spécialistes du terrorisme en France... Avec ce livre, chacun peut se faire son opinion, en se fondant sur les faits, sur les résultats des recherches menées par nos auteurs. Même si nous avons quelques grands noms parmi eux, nous avons tenu à favoriser une nouvelle génération, dont les idées doivent être entendues ! Ils viennent de milieux très différents, avec des chercheurs, des journalistes, des militaires, etc.

Et pourquoi, selon vous, les débats volent-ils parfois si bas ?
S. Le G. : C'est un ensemble politique et médiatique, combiné au fait que les chercheurs n'ont pas le temps d'aller sur les plateaux télé, s'ils veulent garder du temps pour leurs recherches, pour leurs demandes de financement, pour leurs enseignements. Et même s'ils vont sur les plateaux télé, on ne leur donne pas le temps d'antenne nécessaire pour expliquer un problème. Enfin, il faut bien le reconnaître, c'est un exercice auquel ils ne sont pas habitués.

Y. T. : Si les chercheurs sont peu présents dans les médias, c'est parce qu'ils bossent ! Et aller sur une chaîne d'info en continu pour commenter un événement dont on ne sait rien, c'est impossible. Mais on a tort, on devrait y aller, et dire aux politiques et aux journalistes que les questions posées ne sont pas les bonnes.

* Notre Monde est-il plus dangereux ? , 6 septembre 2017, Armand Colin, 12,90 euros.

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3-La Russie a-t-elle bâti l’arme d’informations la plus puissante du 21e siècle ?
https://fr.express.live/2017/09/14/russie-propagande-russia-today/
14 septembre 2017

Le FBI (Federal Bureau of Investigation) cherche à savoir si les chaînes de télévision en langue anglaise parrainées par le gouvernement russe Russia Today (RT) et Spoutnik News doivent être enregistrées en tant «qu’agents étrangers », a rapporté le Los Angeles Times.

Vladimir-Putin

Les deux chaînes se positionnent elles-mêmes comme des organisations légitimes de diffusion d’actualités, qui apportent une offre d’actualités similaire à celle de la BBC, mais elles font maintenant l’objet d’une enquête visant à préciser dans quelle mesure une énorme opération téléguidée par la Russie aurait pu affecter le résultat des élections américaines.

Un rapport des services de renseignement des États-Unis concernant une possible ingérence russe dans la campagne électorale de 2016 a conclu en janvier que Spoutnik et RT étaient incluses dans une opération à facettes multiples orchestrée par les services secrets russes.

Russia Today

Le N.Y. Times Magazine a écrit dans son édition du dimanche («RT, Sputnik and Russia’s New Theory of War») que le Kremlin « a construit l’une des armes d’information les plus puissantes du 21e siècle, et qu’il est peut-être impossible de la stopper ».

Le procureur spécial Robert Mueller, qui a été nommé à la suite de la démission du directeur du FBI Comey pour mener l’enquête sur l’ingérence russe dans la campagne électorale de 2016, se penche maintenant sur les méthodes que la Russie a employées pour répandre de fausses informations et de la diffamation au travers des médias sociaux. Pour ce faire, il recherche des preuves supplémentaires auprès d’entreprises comme Facebook et Twitter.

https://i0.wp.com/nl.express.live/wp-content/uploads/sites/3/2017/08/Robert-Mueller.jpg?resize=1024%2C688&ssl=1

Les responsables de Facebook devront répondre au Congrès américain
Facebook a reconnu récemment qu’elle avait facturé environ 100 000 $ pour des publicités diffusées sur des faux comptes qui auraient pu être gérés de la Russie. Des sources proches de l’enquête ont confirmé à l’agence de presse Bloomberg que les responsables de Facebook devraient très probablement se soumettre aux questions du Congrès américain.

Lors du premier Women in the World Canada Summit, le patron de CNN Jeff Zucker s’en est violemment pris à Facebook :
« J’exhorte plus de gens à leur demander de rendre des comptes pour avoir vendu des publicités qui faisaient partie d’une campagne soutenue par la Russie pour influencer les élections. »

Dans les cercles des services d’intelligence américains, on note que la notification de Facebook pourrait s’avérer n’être que la partie émergée d’un iceberg. Selon Dan Coats, directeur du service américain de National Intelligence, la Russie continue de développer ses opérations de piratage.

https://i2.wp.com/nl.express.live/wp-content/uploads/sites/3/2017/05/Mark-Zuckerberg.jpg?resize=1024%2C723&ssl=1

Pourquoi est-ce important ?
Les géants de la technologie de la Silicon Valley savent tout de nous, mais personne ne sait exactement où, quand et comment cette information est utilisée. Il n’y a aucune transparence. Facebook, Google et Twitter sont de plus en plus sur la défensive pour ce qu’elles savent sur nous, la manière dont elles utilisent ce pouvoir, et la façon dont ces informations ont été utilisées au cours de la campagne électorale américaine.

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4-Les Etats-Unis préparent leur armée de l'air à la guerre spatiale
http://www.francetvinfo.fr/sciences/espace/les-etats-unis-preparent-leur-armee-de-l-air-a-la-guerre-spatiale_2244637.html
19/06/2017

L’US Air Force a annoncé qu'une nouvelle direction dédiée allait être nommée.

Des avions F-18 de l\'US Air Force, l\'amée de l\'air américaine, le 31 mai 2017.
Des avions F-18 de l'US Air Force, l'amée de l'air américaine, le 31 mai 2017. (REUTERS)

Une guerre spatiale aura-t-elle bientôt lieu ? En tout cas, les Etats-Unis s'y préparent. Le site Mashable rapporte, lundi 19 juin, que Heather Wilson, la secrétaire de l’armée de l’air américaine, a créé un nouveau grade à trois étoiles – la deuxième plus haute distinction militaire outre-Atlantique. Il s'agit d'un nouveau poste de responsable des opérations spatiales de l'US Air Force.

"Les Etats-Unis sont dépendants de l’espace"
Les choses vont aller assez vite car l'armée de l'air américaine indique dans un communiqué (en anglais) diffusé vendredi que cette nouvelle direction spécialisée dans la guerre spatiale devrait être opérationnelle d'ici le mois d'août. "C'est la prochaine étape dans notre effort pour intégrer, normaliser et élever les opérations spatiales dans l'armée de l'air", a déclaré Heather Wilson. Et d'ajouter : "Les Etats-Unis sont dépendants de l’espace et nos adversaires le savent."

« Nous devons nous organiser et entraîner des forces capables de triompher dans n’importe quel type de conflits futurs qui s’étendraient à l’espace. »
Heather Wilson dans un communiqué

"Si un conflit venait à se déclarer dans l'espace, les Etats-Unis devront conduire les discussions sur la manière de normaliser l'espace comme un terrain de guerre classique", a expliqué l'US Air Force dans une vidéo sur Twitter.
Le site Numerama rapportait, début juin, que l'US Air Force avait maintenant des unités appelées Space Aggressors. Leur mission : endosser le rôle de l'ennemi pour entraîner les troupes classiques et les préparant à différents scenarii.

Pas d'ennemis extraterrestres
Pour comprendre à quel point la menace d'une guerre spatiale est prise au sérieux par Washington, il faut revenir sur les propos tenus en mars par Charles Richard, vice-amiral et commandant adjoint du commandement stratégique des Etats-Unis. "Si nous ne sommes pas en guerre dans l’espace, je ne pense pas que l’on puisse dire que nous sommes en paix non plus", a-t-il estimé.

Mais les ennemis potentiels ne sont pas extraterrestres. "La Chine est en train de développer un arsenal de lasers, de canons électromagnétiques et de puissantes armes à hautes fréquences pour neutraliser nos satellites d’intelligence, de communication et de navigation", a ajouté le responsable, mentionnant également la Russie.

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5-“Une alliance comme celle du crime de l’Orient-Express” : Le vent a tourné pour les GAFA
https://fr.express.live/2017/09/15/gafa-changement-ere/
15 septembre 2017

L’ascension de Donald Trump à la présidence américaine l’année dernière a éclipsé une autre tendance majeure aux États-Unis : un virage peut-être définitif dans la perception des GAFA, les géants de la technologie. Autrefois admirés comme les nouvelles icônes de l’innovation, ils sont de plus en plus considérés comme les centres sinistres d’un pouvoir débridé, affirme Ben Smith, le rédacteur en chef de BuzzFeed.

Murder on the Orient Express

Lire aussi :
Google, Apple, Amazon : pourquoi tuer des entreprises qui réussissent ?
https://www.contrepoints.org/2017/09/10/130020-pourquoi-tuer-entreprises-qui-reussissent?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=6ed9a89f67-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-6ed9a89f67-114181169&mc_cid=6ed9a89f67&mc_eid=3a34d02b7c
La puissance de Facebook en 1 graphique simple
https://fr.express.live/2017/07/28/puissance-facebook-reseaux-sociaux/

Et ce n’est pas un hasard, car ces GAFA (acronyme constitué des initiales des plus emblématiques de ces entreprises : Google, Apple, Facebook, Amazon) sont situées au carrefour des problèmes les plus aigus auxquels les Américains sont confrontés : l’automatisation et l’inégalité, la confiance dans la politique, la confidentialité de la vie privée et la sécurité. Elles clament que tout le monde profite de la croissance et de la transformation qu’elles apportent, mais le public n’est plus forcément dupe.

Pendant des années, les entreprises de la technologie ont aussi eu la critique facile à l’égard de leurs ennemis, qu’elles ont souvent dépeints comme des réactionnaires, qui ne comprenaient rien des innovations qu’elles apportaient au monde, ou comme des protectionnistes qui ne voulaient pas permettre aux consommateurs d’améliorer leurs conditions de vie. Mais cette argumentation ne prend plus.

“Une sorte d’alliance comme celle du crime de l’Orient-Express”
Des chefs d’entreprises concurrentes, des lobbyistes, des opportunistes, des droits-de-l’hommistes, et des idéologues de tous bords et d’horizons disparates sont en train de s’assembler pour former ce qui semble être une véritable coalition pour reprendre le pouvoir des GAFA. Ces personnes ne se côtoient normalement pas, leurs motivations sont très diverses, mais leur motivation est la même, explique Smith :
« [créer] une sorte d’alliance comme celle du crime de l’Orient-Express contre les grosses sociétés des technologies : tout le monde veut les tuer ».

Le secteur a remarquablement profité de son ère dorée. Les GAFA, sont adorées des consommateurs, elles ont pris une ampleur internationale et dominent tous les marchés du monde. Elles ont largement capitalisé sur la popularité de leurs produits et ont obtenu la plupart du temps un blanc-seing des politiques (à la faveur des vides juridiques locaux) au plus haut niveau. Elles dépensent aussi des sommes astronomiques en lobbying pour tempérer les velléités de taxation et de contrôle.

Le vent a tourné
Mais le vent a tourné. Facebook s’enorgueillissait en 2014 d’être un acteur majeur en matière de politique et de médias. Mais de nos jours, la politique et l’actualité lui semblent si risquées qu’elles sont totalement exclues de sa nouvelle plate-forme vidéo Watch. Les problèmes que la politique lui a apportés n’ont aucune commune mesure avec ceux qu’elle a pu connaître en matière de vie privée ou de contrôle sur les médias.

Google de son côté a le même problème que Goldman Sachs : son image sympathique a été écornée et maintenant, on la voit comme un monstre tentaculaire. Non seulement elle a pompé les revenus publicitaires de l’industrie des médias, mais de plus, certains la considèrent comme une sorte de Big Brother de gauche. Ses dirigeants ont beaucoup fréquenté Washington D.C. , (en particulier son directeur du conseil Éric Schmidt), mais finalement, ce n’est qu’un révélateur de leur vulnérabilité à l’égard des lois antitrust.

Le problème d’Amazon est différent ; ce n’est pas aux médias qu’elle s’est attaquée, et elle ne s’est pas emparée de leurs revenus. Mais elle a vampirisé le commerce en ligne, où elle occupe une position de monopole, contrôlant 43 % du secteur, sa politique de ressources humaines n’a pas bonne réputation et sa stratégie est décrite comme sournoise.

Facebook est impliquée dans une enquête concernant une potentielle ingérence russe dans les élections présidentielles et son patron Marl=k Zuckerberg doit bientôt témoigner devant le congrès ; Google s’affronte de plus en plus souvent avec le pouvoir politique. Des lobbys furieux qu’Amazon ait profité du vide juridique des lois antitrust dictées avant l’ère d’Internet réclament son démantèlement.

Une nouvelle ère pour les géants de la Silicon Valley
Ces entreprises ne sont probablement pas préparées pour ce changement d’humeur à leur encontre. Elles n’ont eu que des combats mineurs à mener avec les législateurs, et ont toujours pu compter sur leur énorme cote auprès des consommateurs. Mais elles ont compris que les choses avaient changé. On a spéculé que la tournée de Zuckerberg dans le Midwest marquait peut-être le début d’une carrière politique. Mais sa véritable mission visait à restaurer l’image de la compagnie, affirme Smith.

Cela ne signifie pas pour autant que l’on peut commencer envisager le déclin de ces géants, mais plutôt qu’ils vont entrer dans une nouvelle ère où ils redeviendront des entreprises normales, surveillées par des politiciens qui chercheront à réglementer leurs activités. Comme les entreprises des autres secteurs, ils gagneront certains combats, ils en perdront d’autres, et parfois, leurs pertes seront importantes. Et de nouvelles entreprises pourront ainsi émerger, pour les concurrencer.

Et les GAFA ne pourront rien faire pour juguler cette évolution, pas même payer des politiciens, conclut Smith :
“Les gens qui regardent tout ceci de loin suggèrent parfois que les entreprises de la technologie ont tout simplement trop d’argent pour que l’on puisse les stopper. C’est absurde. La politique est menée par des politiciens, et même s’ils aiment l’argent, ils aiment encore plus l’attention”.

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6-"Homo deus" : Yuval Noah Harari présente à Paris son livre événement
https://www.sciencesetavenir.fr/decouvrir/livres/homo-deus-yuval-noah-harari-presente-a-paris-son-livre-evenement_116363
15.09.2017

Auteur du livre événement "Homo deus" (Albin Michel), l'Israélien Yuval Noah Harari présentait hier son ouvrage à Paris lors d'une conférence au Collège des Bernardins. Sciences et Avenir y était.

Yuval Noah Harari
Yuval Noah Harari, auteur de "Sapiens" et "Homo deus" (Albin Michel), le 13 septembre au Collège des Bernardins à Paris.

Lire aussi :
Yuval Noah Harari : « La technologie nous laisse le choix, à condition d’être imaginatifs »
http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/09/13/yuval-noah-harari-la-technologie-nous-laisse-le-choix-a-condition-d-etre-imaginatifs_5185133_3232.html

L'historien israélien Yuval Noah Harari était hier soir, 13 septembre 2017, au Collège des Bernardins à Paris pour une conférence consacrée au lancement de son nouveau livre "Homo deus : une brève histoire de l'avenir", aux éditions Albin Michel. Personnalités des médias, de la politique ou de l'économie affluaient dans l'ancien collège cistercien pour écouter le jeune universitaire (il est né en 1976). Pourquoi un tel engouement ? D'abord parce que Harari est l'auteur de Sapiens, un best-seller qui s'est écoulé à plus de 8 millions d'exemplaires dans le monde, un livre recommandé par Obama lui-même ("Il est intéressant et provocant", disait le 44e président des Etats-Unis dans une interview à CNN). "Nous vendons en France chaque semaine davantage d'exemplaires de Sapiens que la semaine écoulée", s'est d'ailleurs félicité Francis Esménard, président du directoire des éditions Albin Michel, en préambule de la conférence d'Harari.

Yuval Noah Harari a répondu aux questions de Sciences et Avenir pour un article à lire dès le 28 septembre dans le prochain hors-série du magazine intitulé "9 révolutions scientifiques qui transforment le monde".

Si Sapiens était consacré à l'histoire passée de l'Homme jusqu'à nos jours, Homo Deus propose une projection dans l'avenir. Que sera l'homme du 21e siècle ? Le Collège des Bernardins - qui fut aussi jadis une caserne de pompiers ! - était décidément le lieu adéquat pour écouter l'auteur dérouler ses prédictions : il y a le feu au futur ! "Les fossés fermés au siècle passé se rouvrent au 21e siècle", explique Harari. Il en est ainsi de la médecine : au 20e siècle elle avait pour mission de soigner les gens malades. "La vaccination, les antiobiotiques... Ces progrès sont devenus accessibles même aux pauvres du Brésil et le Chine. Mais aujourd'hui, avec l'irruption des nouvelles technologies, l'objet de la médecine s'est déplacé : elle sert à améliorer les gens riches et en bonne santé", développe l'essayiste. Un mouvement déjà constaté avec la chirurgie esthétique : elle s'est développée pour soigner les gueules cassées de la Première guerre mondiale ; on l'emploie aujourd'hui pour corriger des nez parfaitement sains, mais jugés laids...

Le futur invente la "useless class"
D'où l'Homo deus, cet homme de demain dont le corps et l'esprit seront, grâce aux nouvelles technologies, réagencés pour échapper à la maladie, à la vieillesse, voire même à la mort. Mais tous ne seront pas surhommes. Ce futur - qui évoque le transhumanisme et l'homme augmenté - ne sera accessible qu'aux riches, issus de pays maîtrisant l'intelligence artificielle et les bio-technologies. "Les inégalités économiques pourront se traduire en inégalités biologiques, prévient Yuval Noah Harari : pour la première fois de l'Histoire, la classe supérieure pourra être biologiquement supérieure". De fait, l'historien prévient qu'on pourrait assister au décrochage de toute un pan de la société qu'il appelle, dans une formule glaçante, la classe "qui ne sert à rien" ("useless class").

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Yuval Harari, devant ces personnalités du 20e siècle ayant "comblé les fossés"... qui se réouvrent aujourd'hui. © Olivier Lascar

"La révolution de l'IA se traduira par une cascade de 'disruptions', explique l'auteur de Homo Deus. En raison de ces perpétuels changements, il faudra se réinventer en permanence, à 30, 40, 50 ans... Mais comment former des milliards d'individus à de nouveaux emplois qui impliquent créativité, souplesse... ? Comment prendre un chauffeur de taxi de 50 ans pour en faire un développeur de jeux vidéo ? Même si les technologies vont générer de nouveaux emplois, nous devrons faire face à un énorme problème de formation".

"Le 21e siècle marque la fin de l'ère des masses"
C'est cette "useless class" qui pourrait rester sur le bas côté de la route, prévient Harari. "Ce sont des gens qui ne sauront rien faire mieux que l'intelligence artificielle. Au 20e siècle, la classe ouvrière pouvait lutter contre son exploitation par la classe supérieure. Elle avait des moyens de pression, puisque sans elle l'économie ne pouvait pas tourner. Rien de tel pour la 'classe inutile'". Des individus "sans pertinence" puisque l'on n'aura pas besoin d'eux pour faire tourner l'économie. "Certains gentils dirigeants de la Silicon Valley pourront peut-être leur donner de l'argent pour les aider à vivre, mais voilà tout... Vous ne pouvez pas faire grève si vous ne servez à rien" !

L'auteur de Homo Deus explique ainsi que "le 21e siècle marque la sortie de l'ère des masses". Au siècle dernier, même les dictateurs avaient besoin d'elles - au moins pour constituer leurs armées. Aujourd'hui, elles sont de moins en moins importantes en terme économique, militaire, etc. "Les meilleures armées du monde s'appuient sur des technologies - drones, robots, cyber-armes, etc - pas sur les hommes. Le même mouvement pourrait marquer les économies civiles : elles s'appuieront de moins en moins sur les employés lambda, sur les masses, pour s'appuyer sur un petit nombre d'élites".

Des lendemains qui déchantent dignes d'Orwell, voire de Terminator ? "Je ne crois pas à ce scénario chéri par Hollywood de robots conquérant le monde" conclut Harari. De fait, sa prédiction porte plutôt sur l'union entre machines intelligentes et une classe supérieure, face à laquelle se trouvera celle des "useless people". Mais le futur est-il écrit ? Non, insiste Harari ! L'Israélien entend d'ailleurs que son livre serve de base de réflexion pour éviter un avenir dont nous ne voudrions pas. Puisse le succès annoncé d'Homo Deus servir à cela...

Un dîner à l'Elysée
Signe de l'engouement autour de Yuval Noah Harari, il était voici quelques jours l'invité du président Emmanuel Macron pour un dîner privé à l'Elysée. De quoi ont-il parlé ? "De la crise de la démocratie", répond l'auteur de Homo Deus. "A la fin de la guerre froide, il a semblé que c'était la 'fin de l'histoire', selon la formule de l'Américain Francis Fukuyama : la démocratie avait gagné, le capitalisme allait se répandre, et toutes les sociétés allaient ressembler à celle des Etats-Unis. Mais contre toute attente, ce n'est pas cela qui se produit. L'élection de Trump, le Brexit, la situation en Hongrie, en Pologne ou même dans mon pays, Israël, montre que les gens perdent espoir dans la démocratie libérale. Celle-ci a-t-elle encore un avenir ? C'est la grande question de notre temps. Et le projet européen, dirigé par la France et l'Allemagne est le dernier grand modèle porteur d'espoir. S'il échoue, cela pourrait avoir des conséquences mondiales". A l'instar du communisme, assistera-t-on à l'effondrement de la démocratie libérale ? Un risque immense, car "nous n'avons pourtant pas d'alternative", prévient Harari.

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7-Suppression du plafond de la dette : l’État américain va continuer à dépenser
https://www.contrepoints.org/2017/09/17/298858-suppression-plafond-de-dette-letat-americain-va-continuer-a-depenser?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=06529daaef-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-06529daaef-114181169&mc_cid=06529daaef&mc_eid=3a34d02b7c
17 septembre 2017

En supprimant toute discussion à propos du plafond de la dette, le Deep State élimine, avec l’aide de Trump, un ultime obstacle.

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Le sénateur John McCain s’est exprimé au nom de millions de personnes, jeudi 7 septembre. « Je suis assez intelligent », a-t-il dit, en évoquant la brutale bifurcation à gauche du président Trump, « mais là, je ne comprends pas ».

En surface, les événements politiques de la semaine dernière sont stupéfiants. En dessous, ils suivent une logique implacable.

Mercredi dernier, tel un garçon espiègle qui place une souris dans les toilettes des filles, le gouvernement a « balancé » le dossier des Dreamers au Congrès : ces 800 000 enfants clandestins que le président Obama a autorisés à rester aux États-Unis.

Des cris d’orfraie ont résonné d’un bout à l’autre du pays. Qu’est-ce que cela signifiait ? Qu’allait faire le Congrès ? Personne ne le savait vraiment. Mais une chose était certaine : cela allait bousculer tout l’agenda législatif.

Là encore, en surface, c’était apparemment la dernière chose dont la Team Trump avait besoin. La Maison Blanche a besoin de remporter une victoire.

Après plus de 200 jours aux commandes à la Maison Blanche et au Congrès, et toujours rien à son actif, le gouvernement commence à prendre des airs de tocard.

Pas de révocation ni de remplacement de l’Obamacare sur le territoire national. À l’étranger, les guerres perdues d’avance vont continuer. L’argent afflue toujours, librement, en direction des zombies et des copains. Le marigot s’agrandit.

Derrière l’hystérie des articles de presse, rien ne change, et c’était tout à fait prévisible dès le début.

Le plafond de la dette a déjà été relevé 90 fois !

Le plafond de la dette était un élément clé d’assainissement du marigot : la toute dernière pelle dont les partisans de la prudence budgétaire auraient pu se servir pour creuser un fossé de drainage.

Pendant 100 ans, le « plafond de la dette » a imposé au Congrès une exigence : celle de faire face aux conséquences de son comportement dépensier. Plus les déficits étaient importants, plus il fallait relever le plafond de la dette.

Cela dit, on n’a jamais douté de ce que ferait le Congrès : il a déjà relevé ce plafond à 90 reprises. Cela n’allait pas s’arrêter maintenant.

Mais cette exigence force les politiciens à avouer ce qu’ils font… et, parfois, à faire des compromis.
Les conservateurs, en particulier, espéraient se servir du prochain débat pour attirer l’attention sur ce qu’ils considèrent comme des dépenses galopantes, des projets inutiles et ruineux et une dette excessive.
Alors vous pouvez imaginer leur déception lorsqu’il a été annoncé, mercredi, que le président les avait poignardés dans le dos.

Toujours plus de dépenses galopantes avec Trump ?
Oui, cher lecteur, c’est consternant. Donald Trump est désormais à fond dans le Deep State.
D’abord, il a poignardé dans le dos les partisans de la politique étrangère de « l’Amérique d’abord ». Aucune réduction ne sera opérée sur cette comédie militaire désastreuse au Proche-Orient.

Il a également planté un couteau dans le dos de ceux qui comptaient sur lui pour freiner les dépenses sociales galopantes. Pas un centime ne sera retiré à la Sécurité sociale, à Medicare ou à Medicaid.

Et ceux qui espéraient que les grandes banques et Wall Street cesseraient de leur faire les poches et d’être sur leur dos, ont également reçu un coup de couteau. Trump a rempli le gouvernement d’ex-salariés de Goldman.
Maintenant, le président dégaine une lame et s’en prend à Paul Ryan, président de la Chambre des Représentants, et à ce qu’il reste de ses partisans conservateurs.

Le Deep State fait sauter un dernier verrou
Non seulement M. Trump a conclu une entente avec les démocrates partisans du social-libéralisme, pour continuer à dépenser sans compter en dehors de tout débat ou amendement, mais il a également conclu un pacte diabolique avec les démocrates les plus ancrés dans le Deep State, au Congrès, Chuck Schumer et Nancy Pelosi, en vue de faire capoter le plafonnement de la dette.

La dette s’élevant déjà à 20 000 milliards de dollars, nous sommes déjà bien assez endettés, à notre avis.
Il est prévu qu’elle augmentera de 1 000 milliards de dollars par an au cours des 10 prochaines années… soit cinq fois plus vite que l’économie qui la soutient : on pourrait penser que c’est bien assez.

Et maintenant, le Président et ses nouveaux alliés démocrates ont l’intention de retirer le tout dernier outil à la disposition des partisans de la prudence budgétaire : le droit d’approuver les emprunts de l’État. Selon le Washington Post :
« Selon les déclarations de trois sources informées, le président Trump et le chef de la minorité au Sénat, Chuck Schumer, ont accepté de conclure un accord en vue de supprimer de façon permanente l’obligation de faire fréquemment relever le plafond de la dette par le Congrès ».
« Trump et Schumer ont discuté de cette idée, mercredi, lors d’une réunion ayant eu lieu dans le Bureau Ovale. Tous deux, ainsi que Nancy Pelosi, chef de la minorité à la Chambre, ont décidé de travailler ensemble au cours des tout prochains mois afin de tenter d’élaborer un plan qui devra être approuvé par le Congrès ».
« L’une des sources a qualifié [cet accord] de ‘gentlemen’s agreement’ ».

Honnêtement, nous sommes sous le choc. Nous ne pensions pas qu’un « accord entre gentlemen » puisse se conclure entre Trump, Schumer et Pelosi.

Où sont les gentlemen ?
En ce qui concerne « le Donald », tout ce que nous pouvons dire, c’est qu’il possède une sacrée collection de couteaux.

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8-Et si la réussite entrepreneuriale était une affaire de… génétique ?
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14 septembre 2017

Vers une sélection du nouveau Marc Zuckerberg dans le ventre de sa mère ?

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Pourquoi certains entrepreneurs réussissent-ils toujours là où d’autres échouent ? Pourquoi existe-t-il des familles d’entrepreneurs ? Et si, au-delà des explications sociologiques et du facteur « chance », il existait un facteur génétique ? Revue des dernières recherches sur ce sujet.

Les qualités d’un bon entrepreneur
Des dossiers de création d’entreprise sont soumis à un banquier, à un financeur, à une collectivité. Lesquels choisir ? Comment les prioriser ? Certes, à partir de l’analyse de l’opportunité d’activité et de son attractivité potentielle mais, surtout, sur le jugement que l’on peut avoir sur le ou les porteurs de projets.

Si bon nombre d’organisations jugent encore le porteur de projet entrepreneurial sur l’intuition, des grilles d’évaluations ont été mises en place depuis la fin des années 2000 pour évaluer l’aptitude entrepreneuriale du porteur de projet, modernité oblige.

Différents modèles et index se concurrencent pour identifier les aptitudes entrepreneuriales d’un individu, certains proposant plus de facteurs que d’autres… Pour autant, il semble émerger un consensus autour des aptitudes qu’a tout entrepreneur « performant » : capacité de focalisation (voire de fixation) sur un objectif jusqu’à ce que ce dernier soit atteint, adaptabilité et flexibilité, curiosité, autonomie et ainsi que des aptitudes pour diriger des personnes…

La famille entrepreneuriale comme premier lieu de développement
L’entrepreneur à succès est très souvent, voire quasi systématiquement, lui-même issu d’une famille d’entrepreneurs. Cela ne signifie pas forcément que l’enfant d’un entrepreneur reprend l’entreprise bien établie de sa famille, qu’elle vienne d’un parent proche ou éloigné.

Les sociologues considèrent plutôt que la famille est LE lieu d’apprentissage des aptitudes entrepreneuriales. Tout petit déjà, l’enfant écoute les conversations, et observe, le plus souvent inconsciemment d’ailleurs, les pratiques de ses proches. Il ressent aussi le stress ou l’enthousiasme associé à une prise de risque et au développement d’une nouvelle activité. Il y participe parfois.

Plus grand, l’idée de créer une entreprise n’en est que plus naturelle et il dispose des connaissances tacites pour le faire, si ce n’est même du réseau social adéquat pour mettre en œuvre ses idées.

Fait curieux, ce phénomène s’observe partout et avec toutes les méthodes de recherche : d’abord identifié par des chercheurs américains, à partir d’analyse de bases de données d’entrepreneurs, ces résultats sont confirmés partout en Europe, y compris en France, mais aussi dans les pays qui produisent des entrepreneurs et hommes d’affaires en série, comme au Liban.

Aussi, pour donner à tous l’égalité de chance dans la démarche entrepreneuriale, mais aussi, si on est plus cynique, pour offrir de plus gros débouchés commerciaux, les écoles et universités ont développé des méthodes pour apprendre à entreprendre.

Elles font en sorte que chacun des individus qu’elles accueillent puisse acquérir les compétences pour entreprendre : apprendre à se servir et à développer un réseau,être plus créatif, maîtriser son stress et son aversion au risque, bien évidemment, apprendre les techniques pour monter un Business Plan, pour lancer un produit, etc.

En vain ? Si, indéniablement, on observe que chacun peut apprendre les méthodes pour entreprendre, ceux qui sautent le pas de la création d’entreprise et ceux qui réussissent le mieux restent les enfants issus d’une famille d’entrepreneurs.

La découverte des gènes de l’entrepreneuriat ?
En 2008 paraît une étude singulière dans une revue de recherche en sciences de gestion reconnue et qui, pourtant, passe relativement inaperçue : une équipe de recherche anglaise a comparé les réponses aux tests d’aptitudes entrepreneuriales sur des sujets britanniques et a comparé ces résultats avec des facteurs génétiques ou des facteurs sociaux.

Leurs résultats montrent que les facteurs génétiques expliqueraient mieux les réponses au questionnaire, en particulier, l’existence d’aptitudes entrepreneuriales, reléguant les thèmes des milieux sociaux quasi inopérants.
Certes, les chercheurs sont encore loin d’identifier les gènes responsables mais ils ouvrent le débat : ces aptitudes pourraient être certes développées et transformées en compétences mais, avant tout, elles seraient innées.

Le profil type de l’entrepreneur : un homme, dyslexique
Ces premiers travaux ont été complétés une thèse de doctorat soutenue récemment portant sur l’analyse d’une seule aptitude entrepreneuriale : la perception par l’individu qu’il a le pouvoir d’entrepreneur (self efficacy en anglais).

Partant du constat que bon nombre d’entrepreneurs à succès, Steve Jobs par exemple, ont une anomalie génétique entraînant la dyslexie mais aussi que les femmes, d’une manière générale, créent des entreprises de taille moindre que celles de leurs homologues masculins (un des critères de succès communément admis dans l’imaginaire collectif). La mesure de la perception de l’efficacité entrepreneuriale a été testée chez des adolescents, filles ou garçons, dyslexiques ou non.

Là encore, les résultats sont étranges : les adolescents qui ont des parents entrepreneurs expriment une meilleure confiance en eux pour créer une entreprise plus tard. Cela dit, les deux variables génétiques – la détention du gène de la dyslexie et le sexe de la personne – expliquent plus cette perception que tous les autres facteurs sociaux, comme le milieu social.

Vers une sélection du nouveau Marc Zuckerberg dans le ventre de sa mère ?
Ces travaux encore balbutiants restent encore à être manipulés avec précaution mais ils ont un double intérêt. Sur un plan purement méthodologique, ils relanceraient le débat sur le déterminisme, qui ne serait plus d’ordre social mais… génétique !

En second lieu, ils remettraient en cause le cloisonnement artificiel entre les sciences mais aussi l’enseignement de l’entrepreneuriat pour tous et plaideraient pour un enseignement différencié… selon des critères génétiques.
Autant d’enjeux, y compris éthiques, en perspective !

Séverine Le Loarne, Professeur Management de l’Innovation & Management Stratégique, Grenoble École de Management (GEM) et Benjamin Powers, Chercheurs en Sciences de gestion, DBA, Headmaster, Grenoble École de Management (GEM) .

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9-Pyongyang contourne de plus en plus les sanctions, confirme un rapport de l'ONU
http://www.europe1.fr/international/pyongyang-contourne-de-plus-en-plus-les-sanctions-confirme-un-rapport-de-lonu-3431978
10 septembre 2017

"Le pays continue de contourner l'embargo sur les armes, les sanctions financières et sectorielles sévères" imposées par l'ONU, estiment les experts.

Résultat de recherche d'images pour "Pyongyang contourne de plus en plus les sanctions, confirme un rapport de l'ONU"
La Corée du Nord a multiplié les tirs de missiles balistiques en 2017 (photo d'illustration).

Lire aussi :
Des entreprises russes aident la Corée du Nord à contourner les sanctions économiques
https://fr.express.live/2017/09/12/coree-du-nord-russes-sanctions-economiques/
La Corée du Nord promet de poursuivre ses programmes militaires malgré les sanctions "maléfiques"
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/la-cor%c3%a9e-du-nord-promet-de-poursuivre-ses-programmes-militaires-malgr%c3%a9-les-sanctions-mal%c3%a9fiques/ar-AArQSld?li=BBoJIji
L'ONU adopte à l'unanimité de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord
http://www.francetvinfo.fr/monde/coree-du-nord/l-onu-adopte-a-l-unanimite-de-nouvelles-sanctions-contre-la-coree-du-nord_2368587.html#xtor=EPR-51-[l-onu-adopte-a-l-unanimite-de-nouvelles-sanctions-contre-la-coree-du-nord_2368587]-20170912-[titre]
Dominique de Villepin : “Kim Jong-un est rationnel, pas fou”
http://www.les-crises.fr/dominique-de-villepin-kim-jong-un-est-rationnel-pas-fou/

Plus des sanctions internationales sont imposées à la Corée du Nord pour lui faire arrêter ses programmes d'armement nucléaire et conventionnel et plus Pyongyang tente de les contourner, affirme un rapport d'experts de l'ONU publié ce week-end.

"Les contournements sont nombreux". La diffusion de ce document survient à la veille d'une décision attendue lundi du Conseil de sécurité sur un huitième train de sanctions contre la Corée du Nord. Le rapport confirme formellement des informations transmises au mois d'août à des médias dont l'AFP par des sources diplomatiques. "Le pays continue de contourner l'embargo sur les armes, les sanctions financières et sectorielles sévères" imposées par l'ONU, "montrant que plus le régime de sanctions est étendu, et plus les contournements sont nombreux", résument les experts.

14 tirs de missiles balistiques en 2017. Leur période d'étude s'étend de février à août. Au cours de celle-ci, "la Corée du Nord a fait des progrès significatifs en matière d'armes de destruction massive en dépit du régime le plus complet de sanctions ciblées jamais réalisé dans l'histoire des Nations unies", note le document. Après deux essais nucléaires en 2016, Pyongyang a procédé à 14 tirs de missiles balistiques en 2017, dont deux intercontinentaux, rappellent les experts, dont le rapport a été finalisé avant un tir de missile à moyenne portée au-dessus du Japon à la mi-août et un essai nucléaire début septembre.

http://www.lepoint.fr/images/2017/09/15/10294246lpw-10294254-mega-une-jpg_4560056_640x279.jpg

Lire aussi :
Kim Jong-un, l'homme qui fait chanter le monde
http://www.lepoint.fr/monde/kim-jong-un-l-homme-qui-fait-chanter-le-monde-14-09-2017-2156954_24.php?&m_i=HvLQZpQpPyvjdNrMSsXLOQlU0rOVxaNGwuWA2rwAzOA%2BI0xLXm6kydqP5JhQPtK3LA1WFTl_O5Uzkstu0J_vgyqimYHHHp&boc=89578&M_BT=3740130578#xtor=EPR-6-[Newsletter-Matinale]-20170915
Corée du Nord : ce que veut vraiment Kim Jong-un
http://www.lepoint.fr/monde/coree-du-nord-ce-que-veut-vraiment-kim-jon-un-15-09-2017-2157135_24.php?&m_i=FCwvO6iMpOiHSHRemVHcYRmtHEngywKg5Kuum1lsXb3m60tdq0aZZJcUN254w_YTxxuqobJbYTosIXWeiobHWypPbkFFFT&boc=89578&M_BT=3740130578#xtor=EPR-6-[Newsletter-Matinale]-20170915

"La Corée du Nord continue de violer les sanctions financières avec des agents à l'étranger qui procèdent à des transactions financières au nom d'entités nationales", indique aussi le document. Des enquêtes sont en cours sur plusieurs dossiers impliquant la Syrie et des pays africains, précisent les experts. En contradiction avec les résolutions de l'ONU, Pyongyang continue aussi d'exporter pratiquement tous les produits visés par les résolutions de l'ONU, ce qui lui a rapporté au moins 270 millions de dollars sur la période étudiée, selon le document.

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10-Kim Jong-un : une unité d'assassins formés pour tuer le dictateur de la Corée du Nord
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/kim-jong-un-une-unit%c3%a9-dassassins-form%c3%a9s-pour-tuer-le-dictateur-de-la-cor%c3%a9e-du-nord/ar-AArUV79?li=BBoJvSH
14-09-2017

La Corée du Sud emploie les grands moyens pour combattre la Corée du Nord. Ils ont décidé de couper la tête du serpent.

La Corée du Sud entraine une unité pour tuer Kim Jong un
© Gentside La Corée du Sud entraine une unité pour tuer Kim Jong un

La Corée du Sud a créé une unité d'assassinat au sein de ses forces spéciales. Ils sont entraînés pour tuer le dirigeant de la Corée du Nord, Kim Jong-un.

"L'unité de décapitation" sera mise en place avant la fin de l'année a annoncé le ministre de la défense sud-coréen. Son rôle principal est de faire peur au dictateur et de le dissuader de déployer l'arme nucléaire.

L'unité sera composée de 1500 à 3000 soldats et sera prête pour la fin 2017. Le nord menace de plus en plus la Corée du Sud, le Japon et les États-Unis, alors que Kim Jong-un multiplie les essais balistiques et nucléaires.

La création de l'unité spéciale intervient après la décision unanime de l'ONU de renforcer les sanctions à l'encontre de la Corée du Nord.

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11-Mtgox : le mystère des 650.000 bitcoins évaporés
https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/030454291283-mtgox-le-mystere-des-650000-bitcoins-evapores-2102960.php
19/07/2017

Casse du siècle, détournement de fonds ou aboutissement d’une série de négligence, la disparition des 650.000 bitcoins continue d’être un mystère.

https://www.lesechos.fr/medias/2017/07/19/2102960_mtgox-le-mystere-des-650000-bitcoins-evapores-web-tete-030454407721_1000x533.jpg
Le procès de Mark Karpeles permettra t il de retrouver la trace des bitcoins disparus ? - Shutterstock

Lire aussi :
Filecoin, Tezos et EOS : les trois plus grosses ICOs
https://business.lesechos.fr/entrepreneurs/financer-sa-creation/030569349706-les-trois-plus-grosses-icos-313249.php
Les crypto-monnaies, une nouvelle voie pour les start-up
https://business.lesechos.fr/entrepreneurs/financer-sa-creation/030570396632-les-crypto-monnaies-une-nouvelle-voie-pour-les-start-up-313240.php


L'histoire avait mal commencé. Quand il racheta Mtgox en février 2011, Mark Karpelès fut averti par le vendeur, Jed McCaleb, qu'il manquait déjà 80.000 bitcoins. La principale bourse où acheter et vendre des bitcoins allait courir après ces « jetons » manquants pendant des années, sans jamais les retrouver. Pire, la masse de bitcoins manquants à l'appel allait grossir et atteindre le chiffre astronomique de 850.000 au moment de la faillite en 2014 , un chiffre ramené depuis à 650.000. Mark Karpelès, «The Wolf of Bitcoin Street» , est actuellement jugé pour détournement de fonds. Il ambitionnait pourtant de « nettoyer la planète bitcoin » ...

Manipulation de cours
Différents rapports, le « Willy report », et les travaux du spécialiste en sécurité « WizSec », avaient mis en lumière l'activité étrange de deux traders très actifs sur Mtgox, deux personnages baptisés par les opérateurs « Willy » et « Markus ». Une récente étude (1) suggère qu'ils ont été au centre d'une affaire de manipulation de cours sans précédent dans la sphère des nouvelles monnaies. Ces deux traders ont acquis 600.000 bitcoins, entre février et novembre 2013, proche des 650.000 bitcoins que la plate-forme estime s'être faits dérober. Ils ont contribué à l'envolée du cours du bitcoin qui est passé de 150 à plus de 1.000 dollars fin 2013.

Markus et Willy
Selon les travaux, Markus est intervenu entre le jour de la Saint Valentin, le 14 février 2013 et le 27 septembre. Il a acheté près de 336.000 bitcoins pour 76 millions de dollars et en 33 séances. Eléments suspicieux, ce trader « ne payait aucune commission de transactions, et certaines de ses opérations semblent avoir été dédoublées. Il n'a jamais déboursé le moindre dollar pour acheter ses bitcoins et ceux qui lui ont vendu leurs bitcoins n'ont jamais reçu l'argent », soulignent les chercheurs.

Le deuxième, baptisé « Willy », était un automate de trading automatique. A la différence de Markus, il a utilisé plusieurs comptes, 49 au total, qui ont acheté chacun pour 2,5 millions de dollars de bitcoins, qui n'ont jamais été cédés. Curieusement, ces achats ont débuté le jour même où Markus a stoppé ses opérations, le 27 septembre 2013. Willy a acquis 268.000 bitcoins pour 112 millions de dollars, sans se soucier du prix! Il achetait chaque fois au cours du marché (pas d'ordres limites), de telle sorte que le cours du bitcoin progressait de près de 20 dollars les jours où il était présent.

Bulle du bitcoin
Quand ils sont intervenus sur le marché, ces deux « individus » ont représenté chacun près de 20% du volume quotidien de MtGox, et 6 à 12% des volumes de toutes les bourses du bitcoin. Une force de frappe qui leur permettait de manipuler le cours de bitcoin. Lors de leurs interventions, le bitcoin progressait dans 80% des cas, contre 55% des cas lors des séances « normales », sans manipulations. C'est surtout l'activité de Willy qui a contribué à la nouvelle bulle du bitcoin .

Attaques informatiques
Des hackers ont-ils pu s'introduire dans cette bourse du bitcoin et faire leurs emplettes dans les comptes des clients? Entre Février 2011 et novembre 2013, la bourse a été l'objet d'une cinquantaine d'attaques informatiques (DDoS). Une fois les bitcoins dérobés, ceux-ci peuvent être « blanchis » et rendus anonymes, moyennant des frais, afin que personne ne puisse remonter jusqu'à leurs détenteurs.

Mtgox insolvable dès 2012
Selon certaines analyses, Mtgox s'était fait dérober ses bitcoins depuis juin 2011 et aurait agi pour tenter de masquer cela à ses clients, en achetant des bitcoins sur le marché. Le rapport établi par Wizsec estime que « la plupart des bitcoins ont été dérobés au cours du temps, dès fin 2011, à une vitesse décroissante. Les bitcoins volés ont été notamment transférés sur d'autres bourses (BTC-e, Bitcoinica) et cédés pour récupérer de l'argent. Les cessions ont été faites au cours du temps et n'ont ainsi pas pénalisé le cours. Mtgox était ainsi techniquement insolvable au moins depuis 2012». Pour Wizsec, 300.000 bitcoins ont été volés entre fin 2011 et fin 2012.

Willy =Mark Karpeles
Est-ce que Markus et Willy sont une seule et même personne, à savoir Mark Karpelès? Mtgox a en tout cas reconnu qu'elle est intervenue parfois sur le marché pour son propre compte et par le biais d'un « obligation exchange », à savoir l'automate « Willy », mais sans donner de montants pour ses interventions. Celles-ci étaient destinées à acheter des bitcoins sur le marché afin de combler le « trou », les bitcoins dérobés en théorie par des hackers, et éviter la fermeture de Mtgox. Comment Mtgox a-t-elle financé ces achats ? Avec seulement son argent ou celui de ses clients ? Tant que ces derniers avaient confiance en Mtgox, ils lui laissaient leurs capitaux et bitcoins.

L'étude fait cette hypothèse : Mtgox a voulu transformer son déficit structurel de bitcoins en un déficit de cash. En achetant des bitcoins à ses clients, par le biais de Willy, et à un cours toujours plus haut, la bourse a permis aux particuliers de faire des bénéfices élevés « sur le papier », et de conserver leur confiance dans la bourse. Tant qu'ils conservaient leurs liquidités chez MtGox, celle-ci pouvait jouer le rôle d'une banque du bitcoin, les dépôts des clients servant à alimenter les opérations d'autres clients voire celles de Mtgox. Seulement, quand le bitcoin a commencé à plonger fin 2013 et début 2 014, du fait notamment du retrait de Willy du marché, les particuliers ont voulu retirer leur argent. Trop tard.

Casse crypto-graphique
Mtgox avait gelé les retraits d'argent avant sa faillite, suscitant à juste titre les craintes des clients. Dans son communiqué publié en février 2014, MtGox expliqua avoir gelé les retraits des clients en évoquant un certain type d' « attaques » informatiques, en jargon des « transaction malleability », exploitant une vulnérabilité. Une explication battue en brèche par une autre étude (2). Ces attaques ont bien eu lieu mais surtout après la publication du communiqué de presse de MtGox. Elles ont en outre échoué pour 80% d'entre elles. Seuls 386 bitcoins ont pu être perdus par ce biais, selon l'étude. Le procès qui s'est ouvert à Tokyo permettra peut-être de lever le mystère du casse du siècle dans le monde des devises crypto-graphiques.

Vidéo : Tout comprendre au bitcoin en 3 minutes :
https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/030454291283-mtgox-le-mystere-des-650000-bitcoins-evapores-2102960.php

Hedge funds en embuscade
Mtgox fut en 2013 la principale bourse où acheter et vendre et vendre des bitcoins, et qui représenta jusqu'à 80% des volumes mondiaux. Le bitcoin valait 438 dollars quand Mtgox fit faillite et c'est ce montant qui sert de base aux indemnisations. Des hedge funds ont déjà proposé à des particuliers de racheter leurs droits aux dédommagements en échange d'un versement instantané mais avec une très forte décote. Ils peuvent espérer regagner à peine 15% de la valeur de leur investissement initial selon le « Financial Times », et contre 25% s'ils suivent la procédure juridique. Après l'affaire Madoff, les hedge funds avaient racheté les droits de certains investisseurs spoliés à seulement 20% à 35% de leur valeur.

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12-Le bitcoin est une «escroquerie» qui va «imploser»
http://www.lesaffaires.com/bourse/nouvelles-economiques/le-bitcoin-est-une-escroquerie-qui-va-imploser/597150?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_campaign=cryptomonnaies-blockchain&utm_content=12-09-2017
12/09/2017

Jamie Dimon, le PDG de JPMorgan Chase, a estimé mardi que le bitcoin, monnaie virtuelle à l'évolution en montagnes russes, «va imploser» parce qu'elle est une «escroquerie».

http://www.lesaffaires.com/uploads/images/normal/1657f5c4ba3ae2c2d1889da863e98593.jpg

Lire aussi :
Cryptomonnaies et or : les concurrents inattendus des banques centrales
https://www.contrepoints.org/2017/09/11/298462-cryptomonnaies-or-concurrents-inattendus-banques-centrales?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=1670e07de7-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-1670e07de7-114181169&mc_cid=1670e07de7&mc_eid=3a34d02b7c
Comment se procurer des Bitcoins – petit manuel
https://www.contrepoints.org/2017/09/13/298671-se-procurer-bitcoins-petit-manuel?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=0e13626fa2-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-0e13626fa2-114181169&mc_cid=0e13626fa2&mc_eid=3a34d02b7c

Cette monnaie cryptographique «ne va pas bien finir», a déclaré M. Dimon, lors d'une conférence sur la finance à New York. «C'est une escroquerie», a-t-il ajouté, ajoutant qu'un gouvernement peut décider d'y mettre fin car les autorités publiques aiment avoir la main sur les devises.

Le banquier le plus influent de Wall Street a mis en garde ses traders, avertissant que si ceux-ci venaient à passer des ordres d'achat ou de vente sur le bitcoin: «Je les licencierais à la seconde. Pour deux raisons: c'est contre les règles et ils sont stupides et les deux sont dangereux», a-t-il prévenu.

Il a toutefois reconnu que la blockchain, «chaîne de blocs», technologie derrière le bitcoin, était, elle, utile mais que ses usages dans le quotidien allaient prendre du temps. «Ça ne se fera pas du jour au lendemain», a-t-il fait affirmé.

Associées à des groupes technologiques, de grandes banques mondiales espèrent se servir de la blockchain pour simplifier des transactions financières et réduire leurs coûts notamment.

M. Dimon a fait savoir que le meilleur argument en faveur du bitcoin c'est qu'il peut être utilisé dans des régions géographiques en difficulté ou par des malfrats.

«Si vous étiez au Venezuela ou en Équateur ou en Corée du nord (...) ou si vous êtes un trafiquant de drogue, un assassin ou quelque chose de ce genre, vous préféreriez sans doute le bitcoin aux dollars américains», a-t-il dit. «Oui, il doit sans doute y avoir un marché pour ça, mais c'est un marché limité¢, a-t-il conclu.

Le bitcoin avait atteint le niveau de 4.880 dollars le 1er septembre, un record, sur différentes plateformes d'échanges. Il est depuis redescendu, affecté notamment par la décision de la Chine d'interdire les nouvelles émissions de monnaies cryptographiques.

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13-Le ministre américain de la Justice veut soumettre tout son personnel au détecteur de mensonges
https://fr.express.live/2017/09/11/jeff-sessions-detecteur-de-mensonges/
11 septembre 2017

Le procureur général des Etats-Unis (le ministre américain de la Justice) Jeff Sessions veut que tous les membres du National Security Council (NSC) se soumettent à un détecteur de mensonges (test polygraphique). De cette façon , il veut savoir qui est responsable des fuites dans son département.

Jeff Sessions

Chacun de ses membres du département (il y en a plus de 100) devraient subir un test simple au cours duquel ils devront répondre à des questions en rapport avec la fuite de conversations téléphoniques privées entre le président Donald Trump et des dirigeants étrangers.

Sessions est convaincu que les transcriptions de ces conversations sont divulguées par des membres du NSC. Un test polygraphique ne révélerait peut-être pas la vérité, mais il pourrait dissuader les personnes en cause de communiquer de nouveaux documents à la presse, estime-t-il.

Le ministre de la Justice ciblerait plus particulièrement les conversations téléphoniques de Trump, car seul un groupe restreint de personnes y ont eu accès. En outre, les Démocrates partagent l’avis des Républicains qu’il est inacceptable que les conversations privées du président avec des dirigeants étrangers fassent l’objet de fuites et sortent ainsi de la nécessaire confidentialité qui devrait les entourer.

Des « mouchards » professionnels
On ne sait pas encore si Sessions mettra réellement ce plan à exécution ; en tout cas, il en a déjà parlé à différentes personnes. Il témoigne aussi d’une certaine frustration à l’égard des fuites continues d’informations secrètes à la presse. Ce ne serait pas la première tentative pour faire stopper des fuites, mais ce type d’efforts est rarement couronné de succès. La plupart de ces « mouchards » sont des professionnels chevronnés (souvent des professionnels des services d’intelligence) qui savent très bien comment effacer leurs « empreintes ».

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14-Etats-Unis : les ouragans Irma et Harvey vont coûter 290 milliards de dollars
http://www.francetvinfo.fr/meteo/tempete/tempete-harvey/etats-unis-les-ouragans-irma-et-harvey-vont-couter-290-milliards-de-dollars_2367085.html#xtor=EPR-2-[newsletterquotidienne]-20170911-[lestitres-colgauche/titre2]
11/09/2017

Seulement une partie des coûts seront pris en charge par les assurances.

Le sable recouvre un boulevard de Fort Lauderdale en Floride (Etats-Unis), après le passage de l\'ouragan Irma, le 10 septembre 2017.
Le sable recouvre un boulevard de Fort Lauderdale en Floride (Etats-Unis), après le passage de l'ouragan Irma, le 10 septembre 2017.

Des catastrophes météorologiques "les plus coûteuses de tous les temps". Les ouragans Irma, qui frappe la Floride depuis dimanche 10 septembre et Harvey, qui a provoqué des inondations catastrophiques au Texas, vont coûter 290 milliards de dollars (plus de 240 milliards d'euros), ou 1,5 point de pourcentage du PIB des Etats-Unis, selon le service de météorologie privé Accuweather. Cela devrait annuler la croissance économique prévue entre la mi-août et la fin de l'année.

Accuweather dresse une impressionnante liste de ce qui génère des coûts aussi élevés : interruption de l'activité des entreprises, chômage en hausse pour des semaines voire plusieurs mois, destruction d'infrastructures ralentissant en plus les transports, pertes agricoles comme le coton, mais aussi 25% de la récolte des oranges, qui par ricochet ont un effet sur les prix à la consommation, hausse des prix du carburant, du fioul de chauffage et du kérosène, dommages occasionnés aux voitures, aux maisons, aux antiquités et autres objets d'art...

Seulement une partie des coûts seront pris en charge par les assurances, souligne Joel Myers, le PDG et fondateur d'Accuweather. Mais une bonne partie ne le sera pas, comme par exemple les dépenses encourues par les millions de personnes forcées d'évacuer.

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15-Les Chinois vont produire des t-shirts bon marché aux États-Unis avec des… robots
https://fr.express.live/2017/09/12/chinois-produire-t-shirts-marche-aux-etats-unis-robots/
12 septembre 2017

En 2018, la société chinoise Tianyuan Garments, entreprise basée dans le parc industriel de Suzhou dans l’est de la Chine, va installer une usine de vêtements dans l’Arkansas. La Chine est connue pour ses produits textiles extrêmement bon marché.

https://i2.wp.com/fr.express.live/wp-content/uploads/sites/2/2017/09/China-textile-factory.jpg?resize=980%2C580&ssl=1

L’usine américaine de Tianyuan Garments coûtera 20 millions de dollars et sera équipée de 330 robots, créations de Softwear Automation Inc., société basée à Atlanta. Les installations pourront atteindre un rythme de 23 millions de t-shirts par an. Le coût d’un t-shirt sera en moyenne de 33 cent. « Nulle part dans le monde, même le marché du travail le moins cher ne pourra rivaliser avec nous », a déclaré Tang Xinhong, le président de la société.

« Tianyuan Garments et d’autres fabricants chinois utilisent une nouvelle génération de robots industriels afin de surmonter les contraintes de hausses de salaires et de travailleurs vieillissants », explique Jae-Hee Chang, chercheur en fabrication de pointe de l’Organisation internationale du Travail (OIT) à Genève.

Au cours des cinq dernières années, la main d’œuvre chinoise a diminué et les employeurs ont augmenté les salaires de plus de 10 % afin d’attirer des travailleurs plus jeunes et davantage qualifiés.

La chaîne d’approvisionnement américaine, l’infrastructure, les consommateurs et la main d’œuvre qualifiée font des États-Unis une base de production attrayante si le coût de main d’œuvre est supprimé de l’équation, a expliqué le responsable.

Compétences
L’industrie textile a été plus lente à s’automatiser que d’autres secteurs, comme les secteurs automobiles et électroniques. Développer un robot avec la dextérité d’une main humaine est une proposition coûteuse, explique Pete Santora, directeur commercial Softwear Automation.

« Coudre une chemise avec une poche sur la poitrine est une opération qui nécessite 78 étapes. »
Les robots logiciels seront capables de confectionner un t-shirt toutes les 26 secondes. La nouvelle usine offrirait environ quatre cents emplois, principalement des postes d’opérateurs de machines.

Cependant, Tianyuan Garments n’a fait aucun commentaire au sujet du transfert des opérations textiles chinoises aux États-Unis. Pourtant, de nombreux fabricants de vêtements sont réticents à quitter la Chine. Au cours des deux dernières décennies, l’industrie a construit un vaste réseau d’approvisionnement en fils, colorants, attaches, fermetures à glissière et garnitures. La Chine reste le plus grand exportateur mondial de vêtements, avec une valeur annuelle de 170 milliards de dollars.

Selon les observateurs, l’initiative de Tianyuan montre que les pays les plus pauvres qui comptent sur la fabrication pour sortir de la pauvreté – comme l’ont fait le Japon, la Chine et la Corée durant les décennies qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale – devront offrir plus qu’une main d’œuvre bon marché et devront se mettre au diapason en ce qui concerne l’emploi de robots intelligents.

Tianyuan, l’un des plus grands fabricants de vêtements en Chine, fournit Adidas, Armani, Reebok et d’autres grandes marques.

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16-Tchétchénie : Les parents divorcés doivent revivre ensemble pour lutter contre le djihad
https://fr.express.live/2017/08/31/tchetchenie-parents-divorces-doivent-revivre-ensemble-lutter-contre-djihad/
31 août 2017

La Tchétchénie a lancé il y a 2 mois un projet visant à encourager les couples divorcés à revivre ensemble dans l’intérêt de leurs enfants. La force motrice derrière le projet n’est autre que le président Ramzan Kadyrov.

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La Tchétchénie, (République tchétchène), est une république autonome de la fédération de Russie, située dans le Caucase du Nord, avec une population à majorité musulmane.

La Tchétchénie a tenté 2 fois de faire sécession de Moscou, mais elle a échoué à chaque fois. Kadyrov a été libéré de l’emprise de poutine, à condition qu’il reste fidèle à Moscou.

Selon le président tchétchène, cette nouvelle initiative ne vise qu’à préserver la sécurité nationale. Selon lui, les enfants de parents divorcés sont plus susceptibles d’être influencés par les recruteurs des réseaux djihadistes.

Comme une émission de télé-réalité
Sur la chaîne de télévision locale Grozny TV, la semaine dernière, un reportage a indiqué que 948 couples qui étaient séparés depuis des années revivent ensemble depuis que Kadyrov a lancé cette initiative. Ces couples sont suivis par des émissions de télévision, à la manière d’une émission de télé-réalité…dans le style tchétchène.

Dans cette région principalement musulmane, les couples divorcés sont réunis par la police et les imams. Ensemble, ils cherchent une solution pour résoudre le différend qui les a conduits au divorce. L’objectif est toujours de faire revenir les couples sous le même toit, pour le bien de leurs enfants.

Les couples ont peu d’autres choix : ceux qui refusent de répondre à la demande de la police et des religieux musulmans sont menacés d’en subir les conséquences, une perspective souvent pire que celle de reprendre la vie commune avec leur ex-conjoint.

Dans un pays où le gouvernement prétend que l’homosexualité n’existe pas, mais où les homosexuels sont persécutés (certains affirment qu’ils ont été « traités » avec des chocs électriques), ceci n’est peut-être pas si surprenant.

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17-Le côté sombre de la légalisation : la baisse des prix est un problème pour les cultivateurs de cannabis
https://fr.express.live/2017/09/04/56628/
4 septembre 2017

Avec la légalisation du secteur, les cultivateurs de marijuana aux États-Unis font face à un nouveau défi : la baisse des prix. Après avoir dû pendant des décennies se défendre contre une réglementation répressive, il leur faut en effet maintenant essayer de pallier ces importantes réductions de tarifs.

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La légalisation du cannabis à des fins médicales ou récréatives dans des dizaines d’Etats américains a, selon Jacob Bunge, rédacteur auprès du Wall Street Journal, mené à un boom de la production.

Par conséquent, ce produit a perdu une bonne part de sa qualité de rareté et en deux ans, le prix d’une livre de cannabis a diminué de près d’un quart.

« En septembre 2015, le prix du cannabis en gros a atteint, selon New Leaf Data Services, un pic de prix de 2.133 dollars par livre, mais en juillet de cette année, le prix moyen est retombé à 1.614 dollars » déclare Jacob Bunge.

« C’est une excellente nouvelle pour le consommateur, mais c’est assez pénible pour les cultivateurs, qui ont souvent fourni de gros efforts pour créer leur plantation », ajoute-t-il.

Biologique
Ces baisses peuvent, selon le journal, être comparées avec la situation à laquelle ont été confrontés les cultivateurs de maïs et de soja ces dernières années à cause des record de récoltes. Ce phénomène montre, selon Jonathan Rubin, chief executive de New Leaf, que le cannabis est de plus en plus considéré par l’économie comme une matière première ordinaire.

Jacob Bunge fait remarquer qu’un certain nombre de cultivateurs se sont déjà inspirés d’autres secteurs pour sortir de l’influence de ces baisses de prix.

« Sur le marché de la marijuana aussi, sont apparus d’autres produits, nés de changements notamment dus à des méthodes de production plus biologiques, comme l’utilisation de la lumière naturelle et des pratiques de conservation d’eau. »

D’autres font référence à l’emploi de pesticides synthétiques ou à l’application de conditions de travail respectueuses de l’homme.

La valeur économique du cannabis aux États-Unis est estimée pour le moment à un montant de 6 milliards de dollars, contre 119 milliards de chiffres d’affaires annuels générés par le tabac.

Un consommateur paie encore environ 10 dollars pour un gramme de cannabis, contre 15 il y a deux ans.

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18-Australie, les cigarettes coûteront bientôt 1 euro… l’unité
https://fr.express.live/2017/09/12/australie-prix-paquet-de-cigarettes/
12 septembre 2017

L’Australie, l’un des pays les plus antitabac au monde, poursuit sur sa lancée. Après le lancement du paquet de cigarettes neutre en 2012, le gouvernement continue d’augmenter les taxes sur les cigarettes : à partir de ce mois-ci, les taxes sur les paquets de cigarettes vont grimper chaque année de 12,5%, pendant 4 ans.

https://i1.wp.com/fr.express.live/wp-content/uploads/sites/2/2017/09/Australia-smoking-cigarettes-packaging.jpg?resize=980%2C580&ssl=1

Cette augmentation massive avait été présentée l’année dernière par le gouvernement dans le budget fédéral de 2016-2017. Ainsi, les fumeurs vont devoir débourser environ 1,30 euro de plus pour chaque paquet de cigarettes acheté – soit 5 centimes d’euros de plus par cigarette, ce qui fait passer le prix d’une seule cigarette à 77 centimes d’euros. Rappelons qu’un paquet de cigarettes coûte déjà en moyenne 16,80 euros en Australie. A terme, le prix d’un paquet atteindra 27 euros. C’est plus de 1 euro par cigarette !

Par exemple, un paquet de Winfield Blues de 30 cigarettes coûte dorénavant 23,40 euros : sans les taxes tabac, ce même paquet coûterait 9,30 euros. L’augmentation des recettes d’impôt correspondante devrait mettre 360 millions de dollars de plus dans les caisses de l’État australien au cours des 4 prochaines années.

L’année dernière, le gouvernement avait déjà perçu plus de 10 milliards de dollars sur les taxes tabac.

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19-Cocaïne: la classe moyenne finance l’esclavage et le meurtre
https://fr.express.live/2017/09/01/cocaine-classe-moyenne-finance-lesclavage-meurtre/
1 septembre 2017

Les consommateurs de cocaïne de la classe moyenne financent le crime organisé, l’exploitation des femmes dans l’industrie du sexe, l’esclavage et la violence armée, a déclaré Tony Saggers, ancien chef de la division des drogues de l’agence britannique NCA, la National Crime Agency, au journal The Times.

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Les banquiers des villes, les étudiants de la classe moyenne et les professionnels d’âge moyen doivent admettre que leur consommation de cocaïne finance l’esclavage et la violence, explique l’ancien responsable de la lutte contre la drogue.

Selon Saggers, cette classe riche finance directement le crime organisé au Royaume-Uni mais aussi à l’étranger. Toutefois, cette classe refuse de reconnaître cette connexion avec l’exploitation et la violence.

« Il s’agit de personnes d’âge moyen issues de la classe moyenne présentes dans les réunions mondaines », ajoute Saggers. « Pour elles, la misère est abominable et l’esclavage est inhumain et le meurtre d’un jeune homme à Londres les choquera. A l’université, leurs enfants protestent pour des causes identiques. »

« Mais chaque fois que ces personnes sniffent une ligne de coke, elles financent des choses pires.
Cependant, comme cela ne se passe pas sur le pas de leur porte, elles ne s’en inquiètent pas », poursuit Saggers.

« Lorsque vous financez le crime organisé, vous financez également l’exploitation des femmes au sein de l’industrie du sexe ainsi que l’esclavage et la violence armée. Les conséquences du commerce de cocaïne sont bien plus odieuses que ce que les gens trouvent odieux. »

Responsabilité
Selon Saggers, les Britanniques sont parmi les plus grands consommateurs de cocaïne en Europe. L’année dernière, un rapport de la Commission européenne et de l’OCDE indiquait que le taux de consommation des jeunes Britanniques était de 4,2 %, soit plus du double de la moyenne européenne. Un autre rapport de 2015 indiquait que près d’une personne sur dix âgées de 16 à 59 ans avaient consommé de la cocaïne.

L’année dernière, en Grande-Bretagne, 371 décès ont été liés à la cocaïne. La hausse de décès liés à consommation de cocaïne a augmenté de 16 % par rapport à 2015.

Bien que de nombreux utilisateurs développent une dépendance psychologique à la cocaïne, la drogue ne provoque pas de dépendance physique. « Pour ces utilisateurs fréquents, la cocaïne est davantage une style de vie conscient. »

« La popularité de la cocaïne dans certains secteurs, comme le monde financier londonien, doit être abordée. » « Non seulement c’est un sujet qui doit être abordé légalement, mais il faut également souligner la responsabilité sociale des entreprises ».

« Les entreprises doivent sensibiliser leur personnel sur les conséquences de la consommation de drogues sur la santé mais aussi sur la société dans son ensemble. » « Cependant, à l’heure actuelle, on ne voit pas encore d’actions de la part des entreprises sur le plan de la responsabilité morale et éthique en ce qui concerne les relations du secteur avec le marché de la cocaïne », conclut Saggers.

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20-Le sous-marin nucléaire américain USS Jimmy Carter sous pavillon pirate
http://www.opex360.com/2017/09/15/le-sous-marin-nucleaire-americain-uss-jimmy-carter-sous-pavillon-pirate/
15-09-2017

Il n’est pas possible de faire ce que l’on veut avec le « Jolly Roger », que les pirates, notamment d’origine anglo-saxonne (*), hissaient au XVIIe siècle avant d’aller à l’abordage d’un vaisseau. En effet, les navires de commerce, de pêche ou de plaisance sont tenus d’arborer leur pavillon national et non celui sur lequel figurent une tête de mort surmontant deux tibias (ou sabres) croisés.

http://www.opex360.com/wp-content/uploads/ussjimmycarter-20170915.jpg

Pour les navires militaires, il y a quelques exceptions. Ainsi, l’aviso Commandant l’Herminier et le sous-marin nucléaire d’attaque Casabianca sont les deux seuls navires de la Marine nationale à être autorisés à hisser le pavillon noir des pirates. Et cela, pour des raisons historiques.

En 1943, le commandant Jean l’Herminier, « pacha » du sous-marin diesel Casabianca, avait reçu le « Jolly Roger » de la part de la Royal Navy pour ses missions clandestines en Méditerranée.

Pour les britanniques, il s’agit d’une tradition qui remonte à la 1914, quand le sous-marin HMS E9 envoyé par le fond le croiseur allemand Hela, son commandant ayant fait hisser le pavillon noir lors du retour à sa base, afin de marquer la réussite de sa mission. Lors de Seconde Guerre Mondiale, plusieurs navires de la Royal Navy ont pu arborer le Jolly Roger. Cela a notamment été le cas du HMS Seraph, pour son rôle dans l’opération Mincemeat, dont l’objectif était d’intoxiquer l’état-major allemand sur les intentions alliées.

Aux États-Unis, l’US Navy n’a pas une telle tradition. Du moins pouvait-on le penser jusqu’à présent. En effet, d’après une image récemment diffusée par l’US Navy, on peut voir le sous-marin nucléaire USS Jimmy Carter avec le « Jolly Roger » hissé au côté de la bannière étoilée, lors de son retour à la base navale de Kitsap [État de Washington].

Ce qui est troublant dans cette histoire est que l’USS Jimmy Carter est un sous-marin particulier. Mis en service en 2005, ce bâtiment est notamment utilisé pour intercepter les communications transitant par les câbles sous-marins à fibres optiques…

http://www.opex360.com/wp-content/uploads/cable-20170915.jpg

Plus long de 33 mètres que les deux autres submersibles de la classe Seawolf à laquelle il appartient, l’USS Jimmy Carter peut mettre en oeuvre un sous-marin de poche, destiné aux commandos des Navy Seals ainsi que des drones sous-marins. Construit en acier haute résistance HY-100, ce qui lui permet de plonger jusqu’à -600 mètres, il dispose de trappes pouvant s’ouvrir à grande profondeur. Enfin, il est doté d’un module amovible pour faciliter les sorties des plongeurs.

Les missions de l’USS Jimmy Carter étant classifiées (mais pas les visages des membres de son équipage, à voir la photographie de l’US Navy), on n’en saura pas plus, pour le moment, sur celle qu’il vient apparemment d’accomplir avec succès (si tant est qu’il y ait un rapport avec la tradition britannique). Toutefois, étant donné la position de la base dont il dépend, il est possible d’imaginer qu’il ait été envoyé patrouiller du côté de la Corée du Nord, même si cette dernière n’est pourtant reliée à aucun câble sous-marin.

(*) À l’origine, ce pavillon s’appelait « Joli Rouge » (ce qui a donné, par déformation, Jolly Roger). Sa signification était : « pas de quartier »

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mardi 12 septembre 2017

Tiens Patrick est très actif


1-Corée du Nord: la Chine appelle la France à "apaiser les tensions"
2-Toujours moins de naissances en France en 2017
3-Retraites : 3 systèmes, 1 solution
4-L’impôt, c’est le vol
5-Droit du travail : renforçons les entreprises, pas les syndicats
6-Macron à Saint-Martin pour reconstruire et faire taire la polémique
7-Ouragan Irma : cinq questions sur la gestion de la crise par l'Etat français
8-Dans Saint-Martin dévastée, le dilemme c'est partir ou rester
9-L'accord secret entre l'Etat et les sociétés d'autoroutes
10-Transport militaire: l’incroyable dépendance russe de la France
11-Un milliard d’export… d’électricité
12-Flambée de l’immobilier à Bordeaux : jusqu’où les prix peuvent-ils grimper ?
13-Meublés touristiques à Paris : Patricia, retraitée, devra payer 150 000 euros d’amende
14-Pour votre santé, mieux vaut être chômage qu’avoir un mauvais emploi
15-Comment devenir volontaire à un essai clinique ?
16-Un lance-roquettes saisi dans un local à vélo à Saint-Denis
17-À Aulnay-sous-Bois, des policiers agressés et des armes volées
18-Le marché français de la télévision s’écroule
19-Affaire Grégory : l'incroyable secret qui a freiné l'enquête
20-Scandale en boîte de nuit : la polémique enfle en France

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1-Corée du Nord: la Chine appelle la France à "apaiser les tensions"
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/cor%c3%a9e-du-nord-la-chine-appelle-la-france-%c3%a0-apaiser-les-tensions/ar-AAruVKB?li=BBoJIji
08-09-2017

Le président chinois, Xi Jinping, espère que la France "jouera un rôle" pour "relancer le dialogue" avec la Corée du Nord, quelques jours après son sixième essai nucléaire.

Le président chinois Xi Jinping a contacté Emmanuel Macron par téléphone ce vendredi.
© REUTERS Le président chinois Xi Jinping a contacté Emmanuel Macron par téléphone ce vendredi.

Le président chinois Xi Jinping a appelé vendredi la France à contribuer à l'apaisement de la crise avec la Corée du Nord, lors d'un appel téléphonique avec son homologue français Emmanuel Macron, a rapporté la télévision chinoise.

"La Chine espère que la France, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, jouera un rôle constructif pour apaiser la situation et relancer le dialogue" dans le dossier nord-coréen, a déclaré le président chinois, selon des propos rapportés par la chaîne publique CCTV sur les réseaux sociaux.

Résolution mise au vote lundi
Comme il l'avait déjà déclaré quelques heures plus tôt à la chancelière allemande Angela Merkel, le président chinois a répété que son pays souhaitait "la dénucléarisation de la péninsule coréenne", tout en rappelant que, pour lui, "la question coréenne ne peut être résolue que par des moyens pacifiques, par le dialogue et des consultations", a-t-il ajouté.

Selon la télévision chinoise, Emmanuel Macron aurait rétorqué que la France était attachée au maintien de la paix et de la stabilité dans la péninsule coréenne et se tenait prête à renforcer sa coopération avec la Chine pour parvenir à un règlement de ce dossier.

Après le sixième essai nucléaire de la Corée du Nord, l'ONU a réuni lundi dernier son Conseil de sécurité. Le but: tenter de trouver une réponse concrète aux provocations du régime en réfléchissant à de possibles sanctions.

La Chine et la Russie en arbitres
Les négociations se sont poursuivies cette semaine et un projet de résolution définissant les sanctions sera mis au vote ce lundi.

Mercredi, les États-Unis ont voulu se montrer fermes en déposant leurs propositions de sanctions.

Contenant un embargo sur le pétrole, y compris les produits raffinés et le gaz liquide, à destination de la Corée du Nord et empêcher ses exportations de textile. Ainsi, toute nouvelle collaboration avec Pyongyang serait prohibée.

Difficile de prédire le vote de la Chine et de la Russie lundi. Mais il sera décisif, ils ont en leurs mains le pouvoir de bloquer le texte par leur droit de veto. Même si les deux pays ont condamné l'essai nucléaire, Moscou a appelé cette semaine toutes les parties au dialogue, tandis que la Chine - premier destinataire des exportations nord-coréenne, a jugé qu'un vote aussi rapide était "prématuré".

Dans l'histoire, l'ONU a imposé à la Corée du Nord sept séries de sanctions, chaque fois plus sévères, notamment un embargo sur les armes, des gels d'avoirs et l'interdiction d'importer son charbon, depuis que Pyongyang a procédé pour la première fois en 2006 à un essai nucléaire.

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2-Toujours moins de naissances en France en 2017
https://www.causeur.fr/naissances-natalite-baisse-demographie-france-145857
1 août 2017

L’INSEE vient de fournir le chiffre des naissances en France métropolitaine pour le mois de juin ; nous disposons donc des résultats pour le second semestre 2017. Le premier trimestre 2017 avait été marqué par une diminution assez sensible : moins 15 400 naissances, soit 8,1 % de baisse, par rapport au premier trimestre 2012 ; et moins 4 100 naissances, soit 2,3 % de baisse, par rapport au premier trimestre 20161. La natalité poursuit sa chute au second trimestre : 14 250 naissances « perdues » par rapport à 2012, soit une diminution de 7,4 % ; et 3 300 de moins qu’en 2016, soit 1,8 %.

https://www.causeur.fr/wp-content/uploads/2017/08/naissances-natalite-france-baisse-1200x728.jpg

Lire aussi :
Demain, le suicide démographique européen
https://www.causeur.fr/demographie-france-europe-immigration-population-146595

Facteurs aggravants
Il faut hélas ajouter à cela deux lacunes très inquiétantes relatives au « capital humain » : d’une part le traitement inadéquat de l’immigration, qui débouche trop sur l’assistance et la délinquance, et pas assez sur l’intégration, l’augmentation de la force de travail et de la capacité de production ; d’autre part la dégradation du niveau de la formation scolaire, universitaire et professionnelle, difficile à quantifier, mais relevée par de nombreux observateurs compétents.

Le quinquennat « normal » a donc été marqué par une diminution de l’investissement le plus important pour l’avenir : l’investissement dans l’homme, tant qualitatif que quantitatif. Sachant que les infrastructures, les entreprises, l’équipement de nos armées, de nos administrations, et l’organisation de notre fonction publique, ont également souffert d’une insuffisance d’investissement, la France issue du quinquennat Hollande aborde le quinquennat Macron dans de bien mauvaises conditions.

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3-Retraites : 3 systèmes, 1 solution
https://www.contrepoints.org/2017/09/12/298542-retraites-dela-repartition-capitalisation?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=3e26ec909c-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-3e26ec909c-114181169&mc_cid=3e26ec909c&mc_eid=3a34d02b7c
12 septembre 2017

Il existe trois systèmes de retraites plus ou moins justes : les trois méritent d’être examinés.

https://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2017/09/4591870006_65261a0526_z-640x374.jpg

Il y a trois systèmes de retraites. Du plus socialisé au moins socialisé nous pouvons commencer par le système par répartition bien connu en France. Ce système porte bien son nom. L’État répartit une partie des revenus de ceux qui travaillent aujourd’hui vers ceux qui ont travaillé hier.

Les générations futures payent pour les générations passées et en toute logique la première fois que ce système s’est mis en place, la génération qui partait à la retraite sans avoir cotisé a bénéficié de droits sur la génération suivante.

On comprend la motivation à voter pour un tel programme en utilisant le prétexte démocratique pour prendre des décisions à la place de ceux qui ne sont pas en âge de voter ou tout simplement pas nés.

Un artifice fiscal
Lorsqu’on dit que l’État répartit on sous-entend qu’il le fait de force ou sans alternative pour le salarié obligé de cotiser à ce système. On pourrait dire que l’employeur cotise lui aussi mais c’est un artifice fiscal et démagogique qui consiste à faire croire que les patrons payent alors qu’in fine cotisations salariales ou patronales pour la retraite sont dans les deux cas une ponction sur la valeur créée par le salarié qui se manifeste dans son coût complet pour l’entreprise.

Ce système a aussi l’inconvénient de ne pas garantir un niveau de retraite en adéquation avec les sacrifices consentis par l’épargne forcée que constituent les cotisations retraite.

En effet, la démographie peut perturber la répartition. Plus l’espérance de vie s’allonge et moins la natalité est forte, plus le système ne pourra fournir que moins de revenus que ce qui a été cotisé.

Solidarité forcée
Cela provient de ce qu’il n’y a pas de lien du présent vers le futur, de l’accumulation d’épargne vers sa consommation future. Ce qui est épargné par les salariés de telle année est réparti, c’est-à-dire consommé par les retraités de la même année. Aucun moyen d’échapper à cette solidarité forcée, sauf à quitter la France pour un pays plus respectueux des libertés.

Un autre point à souligner et qu’on retrouve avec la retraite dite par capitalisation, qui existe aussi dans les pays anglo-saxons sous la forme de fonds de pension, est la solidarité de type assurantielle entre ceux qui meurent tôt et ceux qui meurent tard.

À ce jeu de l’espérance de vie les perdants financent les gagnants dans une forme de double peine : mourir plus tôt que les autres et donc perdre ses montants accumulés au profit de ceux qui ont plus de chance.

L’approche patrimoniale
Cet effet plus ou moins choisi est un peu atténué par la reversion accordée généralement à la veuve ou au veuf. Une partie de l’accumulation sera reversée à l’époux survivant jusqu’à son propre décès.

En revanche, à la mort des ayant-droit, point de transmission aux enfants éventuels. Les montants cotisés par répartition ou capitalisation ne se transmettent, car il ne s’agit pas d’un patrimoine générant une rente mais plutôt d’une assurance générant une prestation limitée dans le temps.

On peut choisir librement entre une assurance retraite libre, donc pas par répartition, et une approche plus patrimoniale telle qu’elle était pratiquée autrefois lorsque les patrimoines n’étaient pas aussi importants qu’aujourd’hui.

L’approche patrimoniale est a priori la plus souhaitable mais le revenu disponible après tous les prélèvements obligatoires est si ténu qu’il est difficile de constituer une épargne personnelle suffisante pour couvrir ses vieux jours et permettre de transmettre ce qu’il reste à sa progéniture.

Toutefois, si le choix était donné, il serait intéressant d’observer qui serait prêt à épargner pour soi et qui préférerait la solidarité forcée par répartition ou par capitalisation.

Un expatrié dans un pays qui ne taxe pas beaucoup et donc qui dispose de la quasi-totalité de son salaire est confronté à ce choix intéressant. Cotiser à la CFE au système par répartition ou épargner par soi-même et pour soi-même en faisant des placements dont le profil de risque et de profit est compatible avec son projet de retraite.

Dans ce choix, l’agent rationnel va constater à quel point le système par répartition lui est profitable et si ce n’est pas le cas il va devoir placer judicieusement ses fonds et découvrir ou redécouvrir l’intérêt de l’immobilier, de l’or, des placements à la bourse plus ou moins risqués, de l’entrepreneuriat.

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4-L’impôt, c’est le vol
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8 septembre 2017

La notion de justice fiscale est une illusion.

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Monsieur Macron n’échappe pas au rituel : les augmentations d’impôts sont pour tout de suite, les baisses pour plus tard ou… pour les calendes grecques. Et comme à chaque fois qu’il est question d’impôt, les avis contradictoires sur la notion de justice fiscale fusent.

« L’impôt progressif est juste parce qu’il frappe plus les riches ». « Mais non, c’est la flat tax qui est juste, parce qu’elle frappe tout le monde de la même façon… » De même pour la TVA, « injuste parce qu’elle frappe identiquement le riche et le pauvre ». « Oui mais le riche dépense plus, et achète des choses plus chères, donc il en paye plus… »

Débats moraux stériles
Ces débats moraux sont parfaitement stériles, parce que l’impôt vous prenant votre argent contre votre volonté, il s’agit donc d’un vol. Légal sans doute, mais un vol quand même. Et comme il n’y a pas de façon éthique de voler, toute tentative de justification morale est vaine. Les arguments ne peuvent être qu’idéologiques, et donc politiques.

C’est comme si on demandait à quelqu’un quelle est la meilleure façon de tuer sa mère : la seule réponse morale est que « il ne faut pas tuer sa mère… » Les scénaristes ne s’y trompent d’ailleurs pas. Dans les films qui commencent par un hold-up, et se poursuivent par une lutte pour le magot entre les voleurs, les billets finissent généralement dans un incendie, une rivière en crue ou ventilés par les pales d’un hélicoptère ! Parce qu’il n’y a pas plus de façon morale de s’attribuer le produit d’un vol, que de le voler…

Morale et taxe
Cela compris, on peut discuter de la façon la plus intelligente de taxer, de celle qui ne pousse pas certains à s’exiler, qui décourage le moins la production de richesses, qui tond sans arracher la peau, qui ne force pas à liquider une entreprise quand son patron meurt, etc. ; mais la morale n’a rien à voir là-dedans.

Enfin on peut se demander si au-delà de police, justice, armée et diplomatie, les hommes de l’État ont légitimité pour redistribuer les fruits de notre travail et de notre épargne à une myriades d’autres activités. C’est sans doute la question la plus fondamentale. C’est probablement pour cela qu’on ne l’aborde jamais…

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5-Droit du travail : renforçons les entreprises, pas les syndicats
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8 septembre 2017

Aucune autre mesure n’est prévue dans les ordonnances prévues par Macron pour alléger les charges fiscales et sociales des entreprises, qui sont en France supérieures de 8 % du PIB à celles de l’Allemagne.

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Pendant sa campagne électorale, François Fillon avait promis d’apporter des changements importants au droit du travail : suppression des 35 heures, y compris dans le secteur public ; augmentation des « seuils sociaux » (10, 20, 50, 100, 250… salariés) déterminant les représentations syndicales dans les entreprises ; extension de la « cause réelle et sérieuse » des licenciements économiques ; plafonnement des indemnités pour les cas de licenciements jugés abusifs ; dégressivité des indemnités de chômage ; suppression du compte pénibilité (« Pour une TPE le compte pénibilité est quasi impossible à mettre en œuvre » écrivait Emmanuel Macron dans Révolution) ; suppression du minimum de 24 heures par semaine pour les contrats de travail à durée déterminée ; droit accordé à tous les salariés de se présenter au premier tour des élections professionnelles.

L’occasion manquée
Ces changements auraient rapproché notre droit du travail de celui des autres pays européens. Nos entreprises seraient ainsi devenues plus compétitives et auraient davantage embauché.

Les intérêts de nos employeurs n’auraient cependant pas été aussi bien protégés que ceux des employeurs des pays où il n’y a pas d’indemnités de licenciement individuel (Allemagne, Royaume-Uni, Danemark, etc) ; de ceux où les CDD peuvent être prolongés pendant plus de 18 mois (Allemagne : deux ans ; Suède, Pays-Bas, Espagne : trois ans ; cf secteur public français : six ans) ; où la période d’essai en début de contrat de travail peut être de plus de quatre mois (Allemagne et Suède : six mois ; Espagne : un an ; Pays-Bas : deux ans ; Italie : trois ans) ; où les employeurs n’ont pas d’obligation de reclassement en cas de licenciement économique, ni d’obligation de versements calculés sur les salaires pour la formation professionnelle, le logement, les transports, le financement des syndicats (tous les pays européens) ; où il n’y a pas de SMIC national (7 pays européens) ni de tribunaux spéciaux, souvent défavorables aux employeurs, pour juger des contentieux du travail ; où les congés annuels sont plus courts et les indemnités journalières en cas de maladie moins facilement accordées ; où les conditions de l’apprentissage sont plus favorables à l’employeur.

Plafonner les indemnités de licenciement
Une seule des mesures promises par François Fillon figure dans les ordonnances : le plafonnement des indemnités en cas de licenciement jugé abusif. Et encore le plafonnement maximum est-il de 20 mois de salaire, alors que la limite votée par la droite au Sénat en juin 2016 dans sa version de la loi El Khomri était de 15 mois (qui est la moyenne des jugements relatifs aux carrières longues). Le plafonnement est assorti d’une augmentation de 25 % de toutes les indemnités de licenciement. La charge globale des licenciements pour les entreprises sera donc augmentée.

Aucune autre mesure n’est prévue dans ces ordonnances pour alléger les charges fiscales et sociales des entreprises, qui sont en France supérieures de 8 % du PIB à celles de l’Allemagne.

Car, après une cinquantaine de réunions avec les syndicats, le discours du gouvernement a été influencé par ses interlocuteurs, qui l’ont convaincu de deux idées fausses : 1) ce qui renforce les syndicats renforce l’entreprise ; 2) le « dialogue social », c’est-à-dire la signature d’accords patrons-syndicats, est bénéfique pour les entreprises.

Les syndicats dégradent le climat social
La qualité du climat social dans une entreprise, autrement dit l’absence de conflit social et la motivation de ses salariés, est assurément essentielle pour que l’entreprise soit efficace. Mais le but des syndicats n’est pas d’améliorer ce climat social. Leur but est d’accroître leur influence en protestant contre les erreurs de l’employeur, voire en suscitant des conflits, grèves, occupations d’usines, séquestrations de cadres. Comme la guerre pour les militaires, le conflit social est la raison d’être des syndicalistes.

Il est illusoire de compter sur eux pour améliorer le climat social. Il faut n’avoir jamais travaillé dans une entreprise, en particulier dans une PME, pour l’imaginer. Comme l’a fait remarquer Yvon Gattaz, l’ancien président du CNPF, les performances des entreprises sont inversement proportionnelles à la place qu’y tiennent les syndicats. Renforcer les syndicats, c’est affaiblir les employeurs.

Les accords patrons-syndicats
La signature d’accords patrons-syndicats peut réduire les conflits sociaux. C’est pourquoi la loi française oblige les employeurs à négocier chaque année avec les syndicalistes les salaires et conditions de travail de leurs salariés. Dans 90 % des cas ces négociations sont purement formelles et n’aboutissent à aucune signature.

L’intérêt de la signature d’accords n’est évident que pour les syndicalistes patronaux et ouvriers et les DRH, dont le métier est de les négocier, car elle les met tous en valeur. Ces accords sont presque toujours « à cliquet », c’est-à-dire qu’ils accroissent les « avantages sociaux » et donc les charges des entreprises.

Le syndicaliste qui signerait un accord défavorable aux salariés compromettrait son avenir. Les « avancées » ainsi décidées sont toujours collectives, alors que, pour la bonne marche de l’entreprise, l’employeur doit accorder la préférence aux augmentations de salaires et promotions individuelles, qui permettent d’accroître l’ardeur au travail de ses employés.

La signature d’accords collectifs, supposée limitant les conflits sociaux, peut être utile dans les entreprises où le climat social est médiocre et le risque de conflits réel. Mais c’est aussi une augmentation du coût du travail, une limitation des moyens d’action des dirigeants et une dégradation de la bonne gestion de l’entreprise. Les accords patrons-syndicats ne sont que très rarement bénéfiques pour les entreprises.

Le rôle des ordonnances
La première ordonnance (« sur le renforcement de la négociation collective ») comme la deuxième (« sur le dialogue social ») accroissent les domaines où les accords de branche, négociés par des syndicalistes patentés, prévalent sur les accords d’entreprise.

Ces accords de branche régissent les salaires minima, les classifications professionnelles, les assurances complémentaires retraite et santé, les congés, les motifs justifiant les contrats à durée déterminée et les contrats de projet (nouvelle compétence), la formation professionnelle, etc. Sous prétexte de lutter contre le « dumping social », des pouvoirs sont donnés aux syndicalistes et enlevés aux chefs d’entreprise.

Des pouvoirs aux dirigeants de PME ?
Le gouvernement a prétendu qu’il donnait des pouvoirs accrus aux dirigeants de PME, dont dépendent, comme il le reconnait, la plus grande partie des créations d’emploi.

Certes il est prévu que dorénavant des « stipulations spécifiques » seront incluses dans les accords de branche pour les entreprises de moins de 50 salariés. Mais rien n’est précisé à ce sujet. Les syndicalistes des branches en décideront. Est-ce un véritable changement ?

Il est en outre prévu que les dirigeants de ces PME pourront signer des « accords majoritaires » avec leurs salariés, sans être obligés de les négocier avec un délégué choisi et mandaté par un syndicat. Mais dans ces petites entreprises il n’y a presque jamais de syndicaliste. Pourquoi signer un accord qui accroîtrait les charges de l’entreprise. Où est le progrès pour les entreprises ?

Accroître le pouvoir des syndicats ?
Le but non officiel mais réel des négociations avec les syndicalistes a été d’accroître le pouvoir des syndicats patronaux et ouvriers. Comme les gouvernements précédents, le gouvernement actuel craint les manifestations et grèves. Il refuse donc d’aborder les sujets qui pourraient fâcher les syndicats : leur financement, à 90 % public alors qu’à l’étranger il est à 80 % par les syndiqués ; le droit de grève, qui devrait être encadré par la loi comme à l’étranger (vote des grèves à bulletin secret ; interdiction des grèves politiques et de solidarité ; un véritable service minimum pour les services publics) ; la responsabilité des syndicats en cas de grève illégale.

Il offrira aux syndicalistes des postes supplémentaires dans le nouveau « comité social et économique » des entreprises de plus de 11 salariés (qui – nouvelle compétence – devra donner un avis conforme, c’est-à-dire décisif, sur le plan de formation de l’entreprise), des heures de délégation non travaillées et payées par les entreprises, des postes dans les nouveaux « observatoires départementaux du dialogue social ».

Le coût du dialogue social
Les ordonnances ne donnent aucune précision sur ces sujets. Des décrets les donneront. Espérons que pour les entreprises le coût du « dialogue social », qui mobilise déjà 600 000 élus dans notre pays, aux dépens de leur travail dans l’entreprise, n’en sera pas encore augmenté. Espérons aussi que les prochaines lois annoncées, sur l’assurance-chômage, la formation, les retraites, seront favorables aux entreprises.

Mateo Renzi avait montré à Manuel Valls une salle définitivement fermée : « c’est là qu’autrefois on discutait avec les syndicats ». « Je ne négocierai pas avec les syndicats » avait dit Bruno Le Maire pendant sa campagne de la primaire. Nicolas Sarkozy déclarait que « les corps intermédiaires sont devenus un problème ».

Amadouer les syndicalistes ?
Emmanuel Macron n’est pas de cet avis. Il a fait ce qu’il fallait pour amadouer les syndicalistes. Il n’y aura sans doute pas de manifestations syndicales importantes. Mais les ordonnances n’auront pas rendu les entreprises françaises plus compétitives et donc permis de réduire le chômage. Renforcer les syndicats aura été politiquement utile à court terme. Renforcer les entreprises le serait à long terme.

Édouard Philippe déclarait le 4 juillet à l’Assemblée nationale : « le courage, voilà le deuxième grand axe qui organise le travail du gouvernement ». Les ordonnances sur le droit du travail n’en fournissent pas la preuve.

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6-Macron à Saint-Martin pour reconstruire et faire taire la polémique
https://fr.news.yahoo.com/macron-%C3%A0-saint-martin-pour-reconstruire-et-faire-114734707.html
11 septembre 2017

PARIS (Reuters) - Emmanuel Macron se rendra dans la nuit de lundi à mardi dans la partie française de l'île de Saint-Martin, dévastée la semaine dernière par le passage de l'ouragan Irma, afin d'ouvrir la voie à la reconstruction de ce territoire des Antilles françaises et de l'île de Saint-Barthélémy, elle aussi touchée.

MACRON À SAINT-MARTIN POUR RECONSTRUIRE ET FAIRE TAIRE LA POLÉMIQUE

Lire aussi :
Destruction, manque d'eau… Après Irma, les habitants de la partie néerlandaise de Saint-Martin reçoivent moins de soutien que leurs voisins français.
http://www.liberation.fr/planete/2017/09/11/la-desolation-des-saint-martinois-neerlandais_1595577
Ouragan Irma : "Dès que l'information a été connue, l'Etat s'est parfaitement organisé", affirme Emmanuel Macron face aux critiques
http://www.francetvinfo.fr/meteo/cyclone-ouragan/ouragan-irma/direct-apres-le-passage-de-l-ouragan-irma-emmanuel-macron-attendu-dans-les-iles-de-saint-martin-et-saint-barthelemy_2368643.html#xtor=EPR-51-[ouragan-irma-des-que-l-information-a-ete-connue-l-etat-s-est-parfaitement-organise-affirme-emmanuel-macron-face-aux-critiques-suivez-notre-direct_2368643]-20170912-[titre]
L’ouragan Irma va-t-il souffler Macron ?
https://www.contrepoints.org/2017/09/12/298540-louragan-irma-va-t-souffler-macron?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=3e26ec909c-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-3e26ec909c-114181169&mc_cid=3e26ec909c&mc_eid=3a34d02b7c
Ouragan Irma : les secours passent à la vitesse supérieure à Saint-Martin
http://www.francetvinfo.fr/meteo/cyclone-ouragan/ouragan-irma/ouragan-irma-les-secours-passent-a-la-vitesse-superieure-a-saint-martin_2367489.html
Irma: l'État a été "à la hauteur" assure la ministre des Outre-mer
https://fr.news.yahoo.com/irma-l-apos-%C3%A9tat-%C3%A9t%C3%A9-181832852.html
Irma : Air France met en place un vol supplémentaire entre la Guadeloupe et la métropole jeudi pour rapatrier les sinistrés
http://www.francetvinfo.fr/meteo/cyclone-ouragan/ouragan-irma/irma-air-france-met-en-place-un-vol-supplementaire-entre-la-guadeloupe-et-la-metropole-jeudi-pour-rapatrier-les-sinistres_2368577.html
Ouragan Irma: Air France propose un tarif spécial «rapatriement» depuis la Martinique et la Guadeloupe
http://www.20minutes.fr/societe/2130443-20170911-ouragan-irma-air-france-propose-tarif-special-rapatriement-depuis-martinique-guadeloupe?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook&xtref=facebook.com#link_time=1505128660
Saint-Martin : un réseau téléphonique et internet d'urgence par satellite sera déployé dans quelques heures
http://www.francetvinfo.fr/meteo/cyclone-ouragan/ouragan-irma/saint-martin-un-reseau-telephonique-et-internet-d-urgence-par-satellite-sera-deploye-dans-quelques-heures_2367291.html
Ouragans : le ministre de l'Éducation Nationale fixe "un retour à l'école" après "les vacances de la Toussaint"
http://www.francetvinfo.fr/meteo/cyclone-ouragan/ouragan-irma/ouragans-le-ministre-de-l-education-nationale-fixe-un-retour-a-l-ecole-apres-les-vacances-de-la-toussaint_2368151.html
Ouragan Irma : la situation sur l'île de Saint-Martin côté néerlandais
http://www.francetvinfo.fr/meteo/cyclone-ouragan/ouragan-irma/ouragan-irma-la-situation-sur-l-ile-de-saint-martin-cote-neerlandais_2368155.html
L'ouragan Irma risque d'occasionner "des dégâts psychologiques importants"
https://www.sciencesetavenir.fr/sante/cerveau-et-psy/l-ouragan-irma-risque-d-occasionner-des-degats-psychologiques-importants_116242#xtor=EPR-1-[SEAActu17h]-20170911
Combien de temps va prendre la reconstruction à Saint-Martin et à Saint-Barthélémy ?
http://www.lci.fr/societe/combien-de-temps-va-prendre-la-reconstruction-a-saint-martin-et-a-saint-barthelemy-2063934.html

Ce voyage sera aussi l'occasion pour le président français de répondre aux critiques qui se sont élevées depuis dimanche quant à la manière dont le gouvernement s'est préparé à cette catastrophe et a répondu à l'urgence humanitaire et sécuritaire. "Emmanuel Macron s'y rend à la fois pour montrer la solidarité de la Nation à tous ceux qui sont sinistrés dans les deux îles, Saint-Martin et Saint-Barthélémy, et en Guadeloupe, et également pour s'atteler à la reconstruction des deux îles", dit-on dans son entourage.

Le président sera accompagné des ministres de la Santé, Agnès Buzyn, et de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer. Ils retrouveront sur place Annick Girardin, ministre des Outre-mer, dépêchée dès mercredi dernier. Emmanuel Macron doit y faire des annonces pour "préparer l'avenir" de Saint-Martin, a indiqué lundi Gérard Collomb.

"Nous allons reconstruire en matière de santé, en matière d'école, en matière de logements. C'est une nouvelle vie pour l'île", a déclaré le ministre de l'Intérieur, sur France 2.
La situation sur les deux îles a fait l'objet d'une réunion interministérielle lundi après-midi à Matignon, à l'issue de laquelle la nomination d'un délégué interministériel chargé de coordonner la reconstruction a été annoncée.

Dressant un état des lieux cinq jours après le passage d'Irma, le Premier ministre Edouard Philippe a dit espérer une reprise des cours "dans des conditions normales" à la rentrée des vacances de la Toussaint. S'agissant de la distribution de l'eau, le gouvernement estime que le retour à la normale n'interviendra pas avant "trois mois", a-t-il précisé lors d'un point presse. "Une très grande incertitude" plane par ailleurs sur l'état des réseaux électriques sur les deux îles, vers lesquelles une cinquantaine de groupes électrogènes sont en cours d'acheminement depuis la Guadeloupe.

"DONNONS DE L'ESPOIR"
Alors que les premières évacuations ont débuté, le gouvernement entend dissuader les habitants de Saint-Martin de quitter l'île.
Selon un bilan provisoire, Irma a fait au moins dix morts, 112 blessés et sept disparus à Saint-Barthélémy et Saint-Martin et y a détruit nombre de bâtiments. Des scènes de violence et de pillage ont suivi le passage de l'ouragan, plongeant un peu plus la population dans le désarroi.

"Donnons de l'espoir à ces gens qui sont peut-être en train de décider s'ils partent ou ne partent pas", a dit la ministre des Outre-mer sur France Inter.
"On a besoin de bras. On a besoin de force, d'ingénierie", a insisté Annick Girardin, avant d'ajouter : "C'est un travail de longue haleine qui va prendre des mois et des mois".

Des membres de l'opposition n'ont pas attendu pour critiquer la gestion de cette crise.
Dimanche, Jean-Luc Mélenchon ou encore Florian Philippot ont réclamé la création d'une commission d'enquête parlementaire, dénonçant un manque de préparation du gouvernement. "Il y a une défaillance de l'Etat à Saint-Martin et Saint Barthélémy, car le phénomène était attendu. Il y a aujourd'hui, on le constate, un défaut d'anticipation", a ainsi déclaré le député Les Républicains Eric Ciotti, pour qui "l'Etat n'assume pas son rôle".

Dénonçant une "polémique politicienne", Edouard Philippe a critiqué "tous ceux qui s'improvisent experts en gestion de crise ou en logistique exceptionnelle pour faire naître des polémiques qui me semblent aussi inutiles que contre-productives". "Ils ne rendent service ni aux populations locales ni à ceux qui essaient, par leur travail, par leur engagement de leur venir en secours", a-t-il dit à Matignon, assurant que l'engagement de l'Etat serait "total" et "durable".

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7-Ouragan Irma : cinq questions sur la gestion de la crise par l'Etat français
http://www.francetvinfo.fr/meteo/cyclone-ouragan/ouragan-irma/ouragan-irma-quatre-questions-sur-la-gestion-de-la-crise-par-l-etat-francais_2367383.html#xtor=EPR-51-[ouragan-irma-quatre-questions-sur-la-gestion-de-la-crise-par-l-etat-francais_2367383]-20170912-[titre]
12/09/2017

Face à l'ampleur des destructions sur les îles de Saint-Martin et Saint-Barthélemy, le gouvernement est accusé d'avoir mal réagi. Le procès fait à l'exécutif français est-il fondé ? Eléments de réponse.

Une rue du Marigot dévastée par l\'ouragan Irma, le 10 septembre 2017, sur l\'île de Saint-Martin.
Une rue du Marigot dévastée par l'ouragan Irma, le 10 septembre 2017, sur l'île de Saint-Martin.

Lire aussi :
Saint-Martin: faillite de la France dans sa gestion initiale de crise. Enquête.
http://www.frederichelbert.com/20170911/saint-martin-faillite-de-la-france-dans-sa-gestion-initiale-de-crise-ou-pourquoi
St-Martin : la faillite totale de l’État français
https://www.contrepoints.org/2017/09/11/298454-st-martin-faillite-totale-de-letat-francais?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=3e26ec909c-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-3e26ec909c-114181169&mc_cid=3e26ec909c&mc_eid=3a34d02b7c
Irma : attention aux rumeurs sur la situation à Saint-Martin
http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/09/11/irma-attention-aux-rumeurs-sur-la-situation-a-saint-martin_5184022_4355770.html?utm_term=Autofeed&utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook#link_time=1505136675
Irma : Gendarmerie attaquée, prisonniers évadés… Attention aux rumeurs qui circulent sur la situation à Saint-Martin
http://www.20minutes.fr/societe/2130775-20170911-irma-attention-rumeurs-circulent-situation-saint-martin
Édouard Philippe dément la rumeur d'une évasion de prisonniers à Saint-Martin après le passage d'Irma
http://www.huffingtonpost.fr/2017/09/09/250-prisonniers-evades-a-saint-martin-apres-le-passage-de-louragan-irma-edouard-philippe-ne-confirme-pas_a_23202960/
Irma: L'opposition monte au créneau, le gouvernement affirme avoir été «à la hauteur»
https://fr.news.yahoo.com/irma-l-apos-opposition-monte-185612368.html

Un "défaut d'anticipation", une "absence de coordination", des "retards", de "graves dysfonctionnements", des moyens "tout à fait insuffisants"... Bref, une "défaillance de l'Etat". A droite comme à gauche, les critiques fusent contre le gouvernement. Il lui est reproché sa gestion de l'ouragan Irma, qui a dévasté les îles de Saint-Martin et Saint-Barthélemy. Lundi 11 septembre, le Premier ministre, Edouard Philippe, a dénoncé une "polémique politicienne". Le procès fait à l'exécutif français est-il fondé ? Franceinfo apporte des éléments de réponse.

1- La catastrophe aurait-elle pu être mieux anticipée ?

La trajectoire des ouragans reste "très difficile" à prévoir, déplore Robert Vautard, directeur de recherches au CNRS et expert du climat, interrogé par LCI. "Aujourd'hui, on peut en effet prévoir un cyclone, mais avec un risque d'erreur moyenne sur sa trajectoire. Le problème, c'est qu'une erreur de prévisions de quelques kilomètres change tout, notamment du point de vue des impacts entre zone épargnée et zone touchée." "D'après les premières prévisions, l'ouragan Irma devait passer sur la Guadeloupe. On avait donc adapté notre dispositif en fonction de ces informations", explique un responsable de la Sécurité civile, contacté par franceinfo. Mais Irma a changé de route, épargnant la Guadeloupe et la Martinique, initialement placées en alerte rouge.

En outre, "le dispositif avait été dimensionné pour un ouragan de catégorie 4 et une alerte rouge. Une section de la Sécurité civile avait été projetée sur Saint-Martin en prévision d'un ouragan de niveau 4. Elle ne s'attendait donc à faire que de la coupe de branches, du dégagement de voies, du bâchage de toitures et de la remise en état. Finalement, on a eu un ouragan de catégorie 5 et une alerte violette."

« Irma est passé en catégorie 5, 48 heures seulement avant de toucher les îles. On n'avait donc plus que 36 heures pour agir, avant que les conditions météo ne rendent toute opération impossible par la mer et par les airs. »
Un responsable de la Sécurité civile à franceinfo

"Personne n'avait prévu qu'Irma passe en catégorie 5 aussi vite", assure-t-il encore. Pourquoi ? "Parce qu'on ne dispose pas de flotteurs en mer, placés tous les 20 km, pour mesurer la température de l'eau", déplore-t-il. Des outils de mesure qui permettent de déterminer la chaleur de l'eau de mer dans laquelle les cyclones puisent leur force.

2- L'île aurait-elle pu être évacuée à temps ?

"Il était impossible d'évacuer l'île de Saint-Martin en moins de 36 heures", affirme le responsable de la Sécurité civile. "On aurait été incapables, en si peu de temps, d'envoyer assez de bateaux et d'avions" pour embarquer les 35 000 habitants français de Saint-Martin et les 9 000 de Saint-Barthélemy. Et contrairement à l'archipel américain des Keys et à la Floride, qui ont été massivement évacués à l'approche d'Irma, "aucun pont ni aucune autoroute ne permettent une évacuation massive de la population des deux îles". "D'autant que, si les autorités françaises avaient décidé l'évacuation du côté français de Saint-Martin, les 40 000 habitants du côté néerlandais se seraient précipités pour être eux aussi évacués. On aurait eu une situation de crise très dangereuse à gérer, avec peut-être des morts et des blessés à la clé", fait valoir ce spécialiste des situations d'urgence.

Un ordre d'évacuation comme aux Etats-Unis était inenvisageable, assure ce responsable de la Sécurité civile, car "en France, la loi n'autorise pas les évacuations par la force". Les habitants peuvent ainsi refuser de quitter leur maison, malgré les recommandations des autorités. Et c'est ce que certains ont fait. Avant l'arrivée d'Irma, 7 000 habitants de Saint-Martin et Saint-Barthélemy ont ainsi refusé de quitter leur maison pour se mettre à l'abri, selon l'entourage de la ministre des Outre-mer, cité par la 1ère. "On a eu beaucoup de mal à faire respecter la consigne d'évacuer les zones submersibles situées en dessous des 2 mètres de surcote, reconnaît ce membre de la Sécurité civile. Pour les habitants nés sur l'île, partir c'était comme déserter. D'autant que dans ces zones inondables, beaucoup d'habitants refusent de perdre le peu qu'ils ont."

La marina de Marigot, le 8 septembre 2017, après le passage de l\'ouragan Irma sur l\'île de Saint-Martin.
La marina de Marigot, le 8 septembre 2017, après le passage de l'ouragan Irma sur l'île de Saint-Martin.

3- Le bilan aurait-il pu être moins lourd ?

"Saint-Martin a été frappée par un phénomène exceptionnel. Pourtant, en dépit de l'habitat très vulnérable de l'île, il y a eu très peu de victimes", relève pour franceinfo Didier Le Bret, ancien responsable du Centre de crise du ministère des Affaires étrangères et ex-ambassadeur de France en Haïti au moment du séisme dévastateur de 2010. Selon le dernier bilan officiel provisoire, l'ouragan Irma a fait au moins dix morts et sept disparus dans les îles françaises de Saint-Martin et Saint-Barthélemy.

« Il aurait pu y avoir beaucoup plus de morts. C'est la preuve que les mesures de confinement et de protection ont été efficaces ».
Didier Le Bret à franceinfo

Après le passage d'Irma, 60% des maisons de Saint-Martin sont désormais inhabitables, selon des évaluations de responsables locaux. De telles destructions auraient-elles pu être évitées ? Sans doute, mais à quel prix, argue Didier Le Bret. "Dans ces régions du monde, il y a une accoutumance à ce type de phénomène naturel. Les populations ne construisent ni trop dur, en prévision du risque sismique, ni trop léger, en prévision du risque cyclonique. Sans compter qu'il y a toujours un habitat sauvage précaire", justifie le diplomate.

"Si vous voulez tout anticiper, il faut changer radicalement la vie des gens : les forcer à vivre dans des bunkers", poursuit cet habitué de la gestion des crises. Mais, tranche-t-il, "l'ouragan était tellement puissant que, même si les normes de construction avaient été respectées, il y aurait eu des dégâts".

Un pêcheur transporte son matériel, après avoir perdu son bateau lors du passage de l\'ouragan Irma, le 9 septembre 2017, au Marigot, sur l\'île de Saint-Martin.
Un pêcheur transporte son matériel, après avoir perdu son bateau lors du passage de l'ouragan Irma, le 9 septembre 2017, au Marigot, sur l'île de Saint-Martin.

4- Le dispositif de secours était-il sous-dimensionné ?

Les spécialistes interrogés par franceinfo défendent tous les actions menées sur place. "L'équipe envoyée à Saint-Martin a mené une opération de reconnaissance, dès qu'elle a pu quitter son abri", assure le responsable de la Sécurité civile. "Une fois Irma passé, on a envoyé huit médecins sur l'île. Et six spécialistes ont été projetés pour remettre en état les pistes de l'aérodrome côté français et aider les Néerlandais à rendre l'aéroport à nouveau opérationnel pour qu'un A400M puisse se poser avec sa cargaison", détaille-t-il. "Et pendant que l'ouragan José approchait, on a continué d'envoyer des moyens et du matériel autant qu'on a pu, jusqu'à ce que les conditions en mer deviennent trop difficiles pour les bateaux, et jusqu'à ce que les hélicoptères, puis les avions ne puissent plus voler."

"Il y a actuellement plus de 600 secouristes sur place, sans compter les forces de l'ordre. On distribue plus de 3 600 litres d'eau par jour, on a acheminé plus de 100 000 rations alimentaires. On a réquisitionné des bateaux, des avions, les soutes des appareils des compagnies aériennes..."

« D'énormes moyens ont été engagés. Une opération logistique de secours de cette ampleur n'a jamais été faite en France. »
Un expert de la Sécurité civile à franceinfo

"Pour prépositionner des soldats, encore fallait-il avoir les troupes à disposition et pouvoir les déplacer et savoir les loger au bon endroit", tempère également Yves Jégo, secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-Mer dans le gouvernement Fillon de 2008 à 2009.

Après le passage de l\'ouragan Irma, des pompiers distribuent de l\'eau à des habitants du Marigot, le 10 septembre 2017, sur l\'île de Saint-Martin.
Après le passage de l'ouragan Irma, des pompiers distribuent de l'eau à des habitants du Marigot, le 10 septembre 2017, sur l'île de Saint-Martin.

Et le dispositif continue de monter en puissance. Après le passage de l'ouragan José plus au large que prévu, la préfecture de Guadeloupe a annoncé, dès dimanche soir, la reprise des liaisons maritimes et aériennes entre la Guadeloupe, la Martinique et Saint-Martin. La reprise des ponts aériens et maritimes a permis d'évacuer les plus vulnérables dans un sens, et d'acheminer du fret et des vivres dans l'autre. Quelque 85 tonnes de nourriture, un million de litres d'eau et 2 200 kg de médicaments ont été transportés, selon la préfecture de région. A l'aéroport de Grand-Case, dans le nord de Saint-Martin, le ballet d'hélicoptères et d'avions est incessant.

Les effectifs des secours, militaires et forces de l'ordre dépêchés sur Saint-Martin atteignent désormais 1 500 personnes et passeront bientôt à 2 000. EDF a indiqué que 140 tonnes d'équipements électriques étaient acheminées en bateau depuis la Guadeloupe. Et dès mardi, le Bâtiment de projection et de commandement (BCP) Tonnerre appareillera depuis Toulon et acheminera sur zone quatre hélicoptères supplémentaires et, surtout, des moyens lourds du Génie pour participer aux travaux de reconstruction, du matériel et des véhicules de la Sécurité civile et de la gendarmerie ainsi que 1 000 tonnes de fret et de vivres. Le navire dispose aussi d'un hôpital embarqué, doté de 69 lits médicalisés, de deux blocs opératoires et de plusieurs salles de soins intensifs. Ce bâtiment, l'un des plus gros de la Marine nationale, mettra environ une dizaine de jours pour rejoindre la zone.

Aux Pays-Bas, certains ont estimé ouvertement que la réaction de La Haye était plus lente que celle de la France et que le bilan de quatre morts dans la partie néerlandaise de Saint-Martin avait mis trois jours de plus à être tiré que le bilan pour la partie française. L'impossibilité pour les autorités néerlandaises de communiquer avec l’île dans les 24 heures qui ont suivi l’ouragan a été aussi vivement critiquée et comparée défavorablement avec l’action de la France.

5- Les pillages auraient-ils pu être évités ?

C'est une des critiques les plus virulentes adressées à l'exécutif français. De nombreux habitants des deux îles estiment qu'ils n'ont pas été suffisamment protégés des pillards. "Aux Pays-Bas aussi, des critiques se sont aussi fait entendre très tôt", relève Eveline Bijlsma, correspondante à Paris du quotidien néerlandais De Telegraaf, contactée par franceinfo. "Les habitants de la partie néerlandaise de Saint-Martin se sont surtout plaints des pillages et du manque de forces de l'ordre pour les protéger."

Mais en cas de catastrophe naturelle, la lutte contre les pillards n'est pas la priorité. "Entre la protection des boutiques et la recherche des disparus, il y a sans doute eu des choix drastiques faits", concède Yves Jégo. "Si vous faites débarquer un millier d'hommes pour éviter les pillages et les troubles à l'ordre public, il faut aussi leur trouver un abri, leur fournir des vivres et de l'eau potable. Vous vous créez des contraintes et des difficultés supplémentaires dans une situation de crise déjà difficile à gérer", ajoute le diplomate Didier Le Bret.

Des pompiers français à bord d\'un bateau se dirigeant vers l\'île de Saint-Martin depuis la Guadeloupe, le 8 septembre 2017, après le passage de l\'ouragan Irma.
Des pompiers français à bord d'un bateau se dirigeant vers l'île de Saint-Martin depuis la Guadeloupe, le 8 septembre 2017, après le passage de l'ouragan Irma.

"Face aux pillages, on a envoyé des renforts dès qu'on a pu", évalue le "Monsieur Crises" du Quai d'Orsay. Un état-major et trois compagnies, soit 415 militaires, sont désormais déployés à Saint-Martin afin d'assurer la sécurité et de rétablir l'ordre sur l'île, en lien avec les forces de sécurité déjà présentes depuis le passage de l'ouragan Irma. "Mais le problème majeur, ce ne sont pas les pillages, ce sont les destructions. Il faut aider les populations à reconstruire leur habitation, à reconstituer leur outil de travail et à relancer leurs activités, détaille Didier Le Bret. Y compris pour celles qui n'avaient pas d'assurances."

Le responsable de la Sécurité civile est catégorique : "La crise n'a pas été mal anticipée et il n'y a pas eu un manque de préparation." Quant au diplomate, il l'assure : "Dans les centres de crise, des retours d'expérience sont faits systématiquement a posteriori pour tirer les enseignements et corriger les éventuels loupés." Et Yves Jégo d'appuyer : "Il faudra tirer les leçons des éventuels dysfonctionnements, mais il est trop tôt pour le faire. La commission d'enquête parlementaire [portée par La France insoumise et approuvée par le ministre de l'Intérieur] est une proposition saine, car elle prendra le recul et le temps nécessaire."

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8-Dans Saint-Martin dévastée, le dilemme c'est partir ou rester
http://www.leparisien.fr/environnement/nature/dans-saint-martin-devastee-le-dilemme-c-est-partir-ou-rester-10-09-2017-7250151.php
10/09/2017

En attendant, pour certains, de quitter l'île, il faut préserver ce qui peut l’être. Reportage.

Image associéehttp://i.f1g.fr/media/figaro/680x382_crop/2017/09/10/XVMd13b1164-965d-11e7-8d34-f6cfc6afc02f.jpg
Des habitants quittent l'île de Saint-Martin vers la Guadeloupe, dimanche 10 septembre 2017.

Lire aussi :
Saint-Martin : la préfète déléguée et son équipe "en état de choc"
http://www.europe1.fr/societe/saint-martin-la-prefete-deleguee-et-son-equipe-en-etat-de-choc-3431720
Ouragan Irma : "On veut partir, les gens sont en train de péter les plombs", témoigne un habitant de Saint-Martin
http://www.francetvinfo.fr/meteo/cyclone-ouragan/ouragan-irma/ouragan-irma-on-veut-partir-les-gens-sont-en-train-de-peter-les-plombs-temoigne-un-habitant-de-saint-martin_2367623.html#xtor=AL-79-[article]-[connexe]
Ouragan Irma : "Il n'y avait pas d'organisation", racontent les rescapés rapatriés en métropole
http://www.francetvinfo.fr/meteo/cyclone-ouragan/ouragan-irma/ouragan-irma-il-n-y-avait-pas-d-organisation-racontent-les-rescapes-rapatries-en-metropole_2368779.html
Des rescapés de Saint-Martin et Saint-Barthélemy sont arrivés en métropole
https://fr.news.yahoo.com/rescap%C3%A9s-saint-martin-saint-barth%C3%A9lemy-arriv%C3%A9s-m%C3%A9tropole-164220934.html
Evacuations à Saint-Martin: «Je pars avec ma famille, définitivement»
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/09/10/01016-20170910ARTFIG00200-evacuations-a-saint-martin-je-pars-avec-ma-famille-definitivement.php#xtor=AL-201
Saint-Martin : "la société Saint-Martinoise a volé en éclat avec le cyclone"
http://www.francetvinfo.fr/meteo/cyclone-ouragan/ouragan-irma/saint-martin-la-societe-saint-martinoise-a-vole-en-eclat-avec-le-cyclone_2366479.html#xtor=AL-79-[article_video]-[connexe]
"Les gendarmes nous ont dit 'défendez-vous comme vous pouvez' " : face au pillage, des habitants de Saint-Martin prennent les armes
http://www.lci.fr/societe/les-gendarmes-nous-ont-dit-defendez-vous-comme-vous-pouvez-face-au-pillage-des-habitants-de-saint-martin-prennent-les-armes-2063908.html?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook#link_time=1504969652
Saint-Barthélémy : les habitants tentent de fuir l'île
http://www.francetvinfo.fr/meteo/cyclone-ouragan/ouragan-irma/saint-barthelemy-les-habitants-tentent-de-fuir-l-ile_2365003.html#xtor=AL-79-[article_video]-[connexe]
Irma: Marine Le Pen dénonce des moyens de secours et de maintien de l'ordre "insuffisants"
https://fr.news.yahoo.com/irma-marine-pen-d%C3%A9nonce-moyens-secours-maintien-lordre-102804474.html
Saint-Martin, une farce française
http://www.lepoint.fr/economie/saint-martin-une-farce-francaise-07-02-2015-1903072_28.php?&m_i=XWcYnmvHCp4E_oZxr47ANBd2k2ZHYQpx8m%2B8LOducv0L9IPcOba%2BIaudhsbsVrM7QWtk0smotdJRn7ckCKUlFKKVM3pXXk&boc=89578&M_BT=3740130578#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20170911
Irma : TO et compagnies de croisière ont pris leurs précautions
http://www.tourhebdo.com/actualites/detail/100593/irma-to-et-compagnies-de-croisiere-ont-pris-leurs-precautions.html
Ouragan Irma : Royal Caribbean modifie ses croisières dans les Caraïbes et en Floride
http://www.tourmag.com/Ouragan-Irma-Royal-Caribbean-modifie-ses-croisieres-dans-les-Caraibes-et-en-Floride_a88889.html

Voir aussi :
Ouragans : d’où viennent leurs noms?
https://fr.express.live/2017/09/07/ouragans-noms/
L'ouragan Irma a aspiré l'eau des plages des Bahamas
http://www.huffingtonpost.fr/2017/09/10/louragan-irma-a-aspire-leau-des-plages-des-bahamas_a_23203334/
Pourquoi les plages des Bahamas ont subitement disparu ?
http://www.planet.fr/societe-pourquoi-les-plages-des-bahamas-ont-subitement-disparu.1426880.29336.html?xtor=ES-14-%5BPlanet-Mijournee%5D-20170911-%5BtestA%5D
Vidéo 1 de la disparition de la mer aux Caraïbes (Bahamas) : https://www.facebook.com/kelly.johnson.184881/videos/10211815999173532/
Vidéo 2 de la disparition de la mer en Floride (Tampa Bay) : https://twitter.com/jillianmele/status/906894255381250049/video/1

Le pschitt du dégrippant pour attendrir la serrure, puis des crissements lorsque le pas écrase les centaines de morceaux de verre jonchant le sol. «Voilà, je ne sais pas quoi dire, c’était ma maison», souffle Morgan, 45 ans. L’appartement de Cul-de-Sac a été purgé de son intérieur par les rafales. Les cloisons en contreplaqué ont été éventrées. Même les caches des interrupteurs ont volé.

Morgan a pu sauver quelques affaires, mises en sécurité chez son voisin. «J’ai de la chance, philosophe ce maquettiste. Ma famille et moi on est vivants, mes quelques biens sont sauf et il ne manque que sa lunette arrière à ma voiture.» Le père de famille a trouvé refuge chez des amis, à la Savane, dix kilomètres plus au Sud. Deux jours qu’il n’avait pas revu son logement. «Tu continues à jeter un oeil ?», glisse-t-il à Nicolas, qui vit avec sa famille dans l’appartement contigü. «Oui t’inquiètes, le rassure l’intéressé. Le seul problème, c’est que je vais bientôt être tout seul dans le quartier.»

http://s1.lprs1.fr/images/2017/09/10/7250091_48e35d96-965b-11e7-8901-4ae9ff748e77-0.jpg

De fait, ce dimanche, c’est un immense exode qui se profile, au fur et à mesure que les Saint-Martinois prennent la mesure de l’immensité des dégats. Avec une question des plus existentielles que chacun se pose : partir, ou rester. Rester, ou partir. «Allez-y», exhorte Morgan, quand sa femme Sophie et sa fille Maya hésitent à rallier la métropole. «Vous allez vous mettre au vert dans les Alpes. La famille vous prêtera des doudounes, et pendant ce temps je restaure ici le minimum nécessaire.»

«Les profs s’en vont, les écoles ne rouvriront pas de sitôt»
Il faut dire qu’à Cul-de-Sac, même la plage a bougé, avançant de dix mètres plus avant, le sable ayant été creusé par l’ouragan. «Tout le monde va s’en aller», se désole Julie, la compagne de Nicolas. Dans ses bras : une pile de jeux de société, du Mille-bornes au Monopoly en passant par un sinistre «touché coulé». «Ca va permettre d’occuper un peu les enfants, se réjouit cette maman d’un fils de 11 ans. Mais au final, nous aussi on partira. Les profs s’en vont. Les écoles ne rouvriront pas de sitôt.»

En attendant, il faut préserver ce qui peut l’être. «C’est tendu, confirme Nicolas. Je m’en cache pas, j’ai un «pétard» à portée de main. Et là c’est une bombe à poivre de l’armée suisse. Y’a deux coups, mais à sept mètres t’as la peau qui fond.» Jusqu’à présent, il n’a pas eu à s’en servir. «Mais c’est quand même un comble d’avoir survécu à Irma, et de se dire qu’on risque sa vie pour une bouteille d’eau ou un Iphone.»

Jamais sans sa machette
Pour plus de sécurité, Eliot, 21 ans, le fils de Morgan, ne se déplace plus sans sa machette. Lui-aussi est retourné dimanche chercher quelques affaires dans sa maison d’Oyster Pond. Avec sa copine Gaëlle, il en a profité pour libérer les chats encore enfermés chez le vétérinaire, qui a déserté les lieux. Désormais, les station-service sont gardées par des gendarmes, fusil d’assaut en bandoulière. Même ce «cocci market» est protégé par les forces de l’ordre. «On ne peut rien acheter, s’excuse le patron. Tout a été réquisitionné par les autorités, pour que tout le monde soit logé à la même enseigne.»

En face, la micro épicerie de Claude a rouvert, écoulant ses dernières denrées non périssables avant de tirer son rideau de fer. C’est bien le seul qui fonctionne à des centaines de mètres à la ronde. Un peu plus loin, la Baie-Orientale - «BO» pour les locaux - est un champ de ruine. Ce joli bâtiment en bois de trois étages proposait de sublimes locations à même la plage. Il est en train de flamber. «Sûrement à cause d’une bougie ou d’un réchaud, évoque un riverain. Vu qu’il n’y a plus d’électricité, il ne reste que ça...»

«Tout ça, c'est terminé»
«Vous voyez ces belles maisons détruites, interrompt un habitant. C’est la première fois que je les vois. Avant, elles étaient nichées dans la verdure.» «C’est la désolation, constate Morgan. Là ce sont des restaurants tous top, comme la Table d’Antoine. Les gens mangent ici sous les étoiles. Les gamins jouent dans le sable. Le pied.» Il s’interrompt. «Je ne sais pas pourquoi j’en parle au présent. Tout ça s’est terminé.»

Comme l’est le business de Richard Boulanger à Meudon (Hauts-de-Seine), cet entrepreneur touche-à-tout s’est installé à Saint-Martin il y a 20 ans. Il y a développé un florissant commerce. «On faisait du pain et des viennoiseries semi-industrielles pour beaucoup d’hôtels de l’ile», raconte-t-il, en faisant visiter sa boulangerie : une dalle de béton délavé. Le pétrin de 150 kg s’est envolé Dieu sait où avec le toit. Un four gît 200 mètres plus loin sur un chemin. Seul subsiste à proximité un conteneur. A l’intérieur : 12 tonnes de farine butinées par des milliers d’abeilles.

«Je vais me refaire»
«C’est là que je me suis réfugié pendant l’ouragan. Je me disais que c’est le seul qui ne s’envolerait pas.» Il a eu raison. En revanche, le labeur d’une vie, lui, s’est volatilisé. «J’ai perdu 4 à 500 000 €, glisse cet homme de 60 ans. Mais je vais me refaire, peut-être remonter un truc à Saint-Barth. C’est ma vie. Je ne sais faire que bosser.» Christèle est du même bois. Jusqu’à il y a une semaine, cette pétillante blonde était paysagiste, à la tête de l’une des principales entreprises du secteur sur l’ile. Ce dimanche, elle retrouve Eliot, 21 ans. Plus qu’un employé, un ami. «Oh là là comment je suis contente de te voir. Vas-y je te prends dans mes bras.»

La petite Eva observe la scène du haut de ses deux ans, son doudou singe dans les mains. «Heureusement qu’il ne s’est pas envolé celui-là, plaisante son père. Là ça aurait été un véritable ouragan !» Christèle et Eliot savent qu’ils ne se reverront pas de sitôt. «Garde le même numéro. La prochaine, ce sera à Paris, on reconstituera l’équipe», prévient la patronne, qui exerce également son activité en métropole. Une dernière étreinte, et chacun repart au plus urgent. «C’est peut-être ce que je vais faire, réfléchit Eliot. J’ai vécu toute ma vie en Nouvelle-Calédonie, et puis ici. Je ne connais pas la France. Mais au moins je sais qu’un boulot m’y attend.»

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9-L'accord secret entre l'Etat et les sociétés d'autoroutes
http://blog.francetvinfo.fr/oeil-20h/2017/09/11/laccord-secret-entre-letat-et-les-societes-dautoroutes.html#xtor=EPR-51-[info-france-2-l-accord-secret-entre-l-etat-et-les-societes-d-autoroutes_2368035]-20170911-[titre]
11 septembre 2017

Des hausses de prix aux péages jusqu’en 2023. C’est ce que contient un accord secret conclu entre l’Etat et les sociétés d’autoroutes. Un accord jamais rendu public. Mais au détour d’un péage, il a atterrit sur notre tableau de bord. Evidemment, on a regardé.

http://blog.francetvinfo.fr/oeil-20h/files/2017/09/Contrat.jpg

En 2015, Emmanuel Macron, ministre de l’Economie et Ségolène Royal ministre de l’Ecologie s’attaquent aux tarifs des péages : “il faut rendre aux automobilistes un peu d’équité tarifaire" annone Ségolène Royal sur BFM TV en décembre 2014. Emmanuel Macron confirme que le gel des tarifs est acquis pour 2015.

Un gel des tarifs pour 2015, aussitôt attaqué en justice par les sociétés d’autoroutes. Après négociation avec leurs représentants, l’Etat finit par signer un accord, une sortie de crise. Mais à quelles conditions ?

A Grenoble, un ancien élu écologiste se bat pour le savoir. Depuis deux ans, il demande la publication de cet accord. En 2016, le tribunal administratif lui donne raison en enjoignant "le ministre de l’Economie de communiquer à Raymond Avrillier dans un délai de trois mois l’accord conclu le 9 avril 2015 entre l’Etat et les sociétés d’autoroutes."

500 millions d'euros à la charge des automobilistes
Mais le ministre de l’Economie refuse de communiquer l’accord et saisit le Conseil d’Etat. Cet accord, nous l’avons obtenu. Il est signé par Emmanuel Macron et Ségolène Royal. Voici donc ce que décrochent les sociétés d’autoroutes. Elles s’engagent à financer 3,2 milliards de travaux sur 10 ans. En retour, elles obtiennent :
Une stabilité fiscale
Une clause pour allonger la durée des concessions

Et surtout, écrit noir sur blanc, pour compenser le gel des tarifs en 2015 des "hausses de tarifs additionnelles (...) chaque année de 2019 à 2023". Un rattrapage étalé sur quatre ans. Et au final, les automobilistes devraient même payer plus cher qu’initialement prévu. C’est l’Arafer, une autorité indépendante de contrôle, qui l’a calculé dans ce rapport. Selon elle, le surcoût est de 500 millions d’euros à la charge des automobilistes. Un chiffre que les sociétés d’autoroutes contestent.

Qu’en pense Ségolène Royal, signataire de l’accord ? "Il y a un arbitrage avec le ministère des Finances. Appelez le ministère des Finances, j’étais contre. Vous avez eu cet accord signé de ma main ? Je ne crois pas." Pourtant, c’est bien la signature de l’ancienne ministre qui figure sur l’accord. Comme suggéré par Ségolène Royal, nous avons contacté le ministère des Finances. Pas de réponse.

Mais pourquoi un tel accord ? Nous avons posé la question aux sociétés d’autoroutes : "l’Etat a bloqué les tarifs à l’occasion de la hausse prévue au 1er février 2015. Cette mesure est contraire aux contrats, elle est illégale. L’Etat a donc été contraint d’en compenser les effets."

Alors, en a-t-on fini avec l’augmentation des péages ? Pas vraiment, de nouvelles hausses sont déjà prévues. Mais désormais, l’Etat a chargé l’Arafer, l’autorité de régulation, de contrôler les sociétés d’autoroute. En janvier dernier, elles annoncent un plan de travaux de 803 millions d’euros sur l’ensemble du réseau. Des bretelles d’accès, de nouveaux péages, la rénovation d’aires de repos financé en majorité, par de nouvelles hausses de tarifs.

350 millions surestimés
Selon l’Arafer, les coûts des travaux sont surestimés par les sociétés d’autoroutes. Voici ce que nous confie un des responsables : "Sur les 800 millions d’euros, il y a 87 millions qui sont des opérations qui figuraient déjà dans les accords initiaux. Il n’y a pas à faire payer l’usager une deuxième fois pour ces investissements qui sont une obligation contractuelle." En plus, 350 millions d’euros de travaux seraient surévalués. Prenons par exemple, les aires de covoiturage. La société d’autoroute Paris-Normandie qui gère l’A13 évalue le coût de construction d’une place autour de 7 000 euros. Est-ce le bon prix ?

Pour estimer le coût d’une installation de ce type, nous sommes allés dans l’Eure. Ici, c’est le département qui a fait construire cette nouvelle aire de covoiturage. Ça lui a coûté beaucoup moins cher. “Ça varie entre 2 500 et 3 500 euros mais en moyenne sur nos 400 places de covoiturage, on est à 3 000 euros", nous confie le vice-président du département. Nous avons contacté l’association des sociétés d’autoroute. Concernant les conclusions de l’Arafer, elle nous renvoie vers le gouvernement.

Ce dernier suivra-t-il les avis de l’autorité de régulation ? Ils ne sont que consultatifs. Pour Hervé Maurey, sénateur de (UDI) de l'Eure, l’Etat serait bien inspiré de le faire. "Ce qui a été découvert par l’autorité notamment sur des coûts qui paraissent surprenants n’est pas acceptable, là-aussi il faut de la transparence pour connaître la réalité des coûts et faire en sorte que tout cela soit beaucoup plus équitable et transparent que ça ne l’est aujourd’hui."

Le ministère des Transports doit maintenant se prononcer. A lui de valider ou non le montant des travaux annoncés par les sociétés d’autoroutes. Nous l’avons contacté, sans succès.

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10-Transport militaire: l’incroyable dépendance russe de la France
https://www.challenges.fr/entreprise/defense/transport-militaire-l-incroyable-dependance-russe-de-la-france_463147
28.03.2017

Malgré l’arrivée de l’A400M, les forces françaises dépendent largement des gros porteurs Antonov 124, affrétés via des intermédiaires opaques et dont les deux tiers appartiennent à des compagnies russes. Le député François Cornut-Gentille tire la sonnette d’alarme.

Déchargement d'un hélicoptère de l'armée de l'air depuis un Antonov An-124
Malgré l’arrivée de l’A400M, les forces françaises dépendent largement des gros porteurs ukrainiens Antonov 124, affrétés via des intermédiaires opaques et dont les deux tiers appartiennent à des compagnies russes. Le député François Cornut-Gentille tire la sonnette d’alarme.

Lire aussi :
Transport militaire : une dépendance française dangereuse
http://www.air-cosmos.com/transport-militaire-une-dependance-francaise-dangereuse-92625
Une épée de Damoclès suspendue au-dessus des capacités de projection des forces françaises
http://www.opex360.com/2017/03/29/epee-de-damocles-suspendue-au-dessus-des-capacites-de-projection-des-forces-francaises/

Un Scud. Le député François Cornut-Gentille a jeté un sacré pavé dans la marre militaire en présentant devant la commission des finances de l'Assemblée nationale, mardi 28 mars, un rapport au vitriol consacré au transport stratégique de l'armée française. Le constat est double: un, l'entrée en service de l'A400M ne va pas supprimer le recours des forces françaises aux gros porteurs ukrainiens Antonov An-124, aux capacités d'emport cinq fois supérieure à celle de l'avion européen. Deux, cette situation met la France en situation de dépendance vis-à-vis de l'Ukraine, et surtout de la Russie. La grosse vingtaine d'An-124 disponibles dans le monde est en effet détenue par seulement trois compagnies: une ukrainienne (Antonov DB) et deux russes (une privée, Volga-Dnepr, et une société publique, TTF Air 224).

La conclusion du député fait froid dans le dos. "Dans les faits, ce sont les Russes et les Ukrainiens qui ont la maîtrise de la projection de nos forces sur les théâtres extérieurs, assène le député dans son rapport. C'est une véritable épée de Damoclès qui est suspendue au-dessus de la France." Une arme redoutable dans les mains du Kremlin, dont Vladimir Poutine s'est déjà servi, estime François Cornut-Gentille : l'élu de la Haute-Marne rappelle que la société russe TTF Air 224 a interrompu ses vols au profit de la France en septembre 2015… soit un mois seulement après l'annulation du contrat des porte-hélicoptères Mistral à la Russie, prononcée en août. "La mise à disposition d'Antonov 224 devient un enjeu diplomatique, déplore François Cornut-Gentille. Une nouvelle dégradation des relations avec ces deux Etats [Ukraine et Russie] pourrait paralyser totalement les capacités de projection aérienne de la France. En dépit des grandes phrases, l'autonomie stratégique est en réalité virtuelle."

98% de pièces russes
Un compte-rendu de réunion de l’Agence européenne de défense et de la NSPA, (l’agence de soutien logistique) de l’OTAN, consulté par Challenges, confirme cette dépendance. Ce document, adressé en juin 2015 aux responsables du transport stratégique de l’armée française, évoquait des "risques politiques de rupture de service élevés en raisons de la dépendance à des moyens sous contrôle de la Russie". Car si les Antonov sont des avions ukrainiens, "98% des pièces de rechange viennent de Russie, les 2% restants de l’est de l’Ukraine", soulignait le compte-rendu.

Pourquoi cette dépendance aux Antonov An-124, alors même que la France dispose désormais de 11 A400M ? Pour comprendre, il suffit de comparer les avions. Avec 100 à 120 tonnes de charge utile, le gros porteur ukrainien affiche une capacité d’emport incomparable avec l’A400M (25-30 tonnes, voir schéma ci-dessous). Un Antonov embarque ainsi 11 conteneurs au standard maritime (20 pieds)… contre seulement 2 pour l’avion européen. "Pour remplacer une heure de vol d’An-124, 5 heures de vol d’A400M sont nécessaires", assure ainsi François Cornut-Gentille.
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Le gros porteur ukrainien reste donc indispensable pour transporter les charges lourdes (blindés, hélicoptères, canons Caesar) depuis la France vers les théâtres d’opérations. L’opération Serval au Mali en 2013 donne une bonne idée de cette dépendance: en à peine deux mois, l’armée de l’air a affrété 115 vols d’An-124, 47 d’Iliouchine Il 76 (un avion de transport russe, plus petit que l’An-124), et 7 vols d’Antonov 225, le plus gros avion du monde, disponible à un seul exemplaire, chez la compagnie ukrainienne ADB.

L’armée française n’est d’ailleurs pas la seule à dépendre des Antonov: ses homologues européennes, dont les forces allemandes, affichent la même dépendance, de même que beaucoup d’industriels pour le transport de satellites (Thales Alenia Space, Airbus DS), d’hélicoptères (Airbus Helicopters), d’équipements pour l’énergie (EDF, Areva), d’armement destinés à des clients export de la France. Les satellites lancés depuis le Centre spatial guyanais de Kourou arrivent ainsi à Cayenne par Antonov.

Heures prépayées
A cette dépendance s’ajoute la complexité du recours à ces avions. Les forces françaises achètent des heures de vols d’Antonov par deux canaux distincts. Le premier est un contrat Otan, baptisé SALIS, qui permet à une dizaine de pays de l’alliance d’acheter des heures de vols prépayées (300 heures en 2017, autant en 2018 pour la France). Les Antonov 124 concernés sont pré-positionnés sur la base allemande de Leipzig. Le second canal, spécifique à la France, est un contrat attribué à la société française ICS pour la période 2015-2018: celle-ci se charge d’affréter, en fonction des besoins, des Antonov 124, mais aussi des 747 cargos.

L’armée, en l’occurrence le CSOA (Centre du soutien des opérations et des acheminements), peut ainsi jongler entre deux canaux pour obtenir les précieuses heures de vol. Mais quel que soit le canal choisi, ce sont toujours les mêmes sociétés ukrainienne et russe, propriétaires des Antonov, qui sont les bénéficiaires ultimes du contrat. Le contrat Salis utilise des avions d’Antonov DB et Volga Dnepr. ICS n’affrète que les An-124 de la compagnie ukrainienne Antonov.

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Aucun des deux contrats ne trouve vraiment grâce aux yeux du député. Côté SALIS, le fait que les Antonov soit pré-positionnés en Allemagne "surenchérit le coût des missions", souligne le rapporteur spécial. Selon nos informations, ce surcoût est estimé à 50.000 euros par vol par l'armée. Autre problème, et de taill : si SALIS est bien un contrat de l'OTAN, l’essentiel des heures achetées est effectué sur les Antonov de la compagnie russe Volga-Dnepr, ce qui accroît la dépendance de la France vis-à-vis du Kremlin. 225 des 300 heures prépayées par la France en 2017 seront ainsi effectuées par Volga-Dnepr.

Le contrat ICS ne convainc pas non plus le député de la Haute-Marne. Certains vols tactiques sont payés par l’armée, souligne-t-il, à une filiale d’ICS basée à Singapour. Sans contester la légalité du procédé, François Cornut-Gentille se demande "avec quelles intentions ICS a créé une antenne à Singapour" et les "motivations du ministère de la défense à contractualiser avec ICS Singapour". Interrogée par Challenges, la société répond qu’elle est confrontée à une concurrence basée dans les paradis fiscaux, qui l’oblige à avoir recours à une filiale basée dans un pays où l’impôt sur les sociétés est plus bas qu’en France (17%), et craint ne pouvoir payer ses fournisseurs russes depuis la France du fait des sanctions occidentales contre Moscou.

"Système défaillant"
François Cornut-Gentille déplore aussi qu’un ancien chef d’état-major du CSOA, l’organisme militaire en charge du transport stratégique, ait été récemment recruté comme numéro deux d’ICS, mettant en garde contre des "risques de conflits d’intérêt". Interrogée, la société assure que le recrutement de ce "conseiller défense" s’est fait dans les règles : le militaire en question, retraité, est passé avec succès devant la commission compétente. François Cornut-Gentille reconnaît d’ailleurs que le problème est beaucoup plus large que le seul cas d’ICS. "ICS ne peut être le bouc-émissaire facile d’un système défaillant", avertit le député.

De fait, le petit monde des fournisseurs de l’armée sur le transport stratégique relève plus du panier de crabes que de la mécanique huilée. Dans une ambiance de saloon, tout le monde tape sur tout le monde.

Daher avait contesté l'attribution du contrat de l'armée à ICS en janvier 2015. La société Strategic Airlift Support (SAS), créée par l’ancien numéro deux d’ICS Grégoire Lanza, accuse le même ICS, lettre d'avocats à l'appui, d’avoir produit des faux documents auprès de la DGAC pour pouvoir faire atterrir en France des Iliouchine IL76 non autorisés. ICS assure être victime d’une campagne de désinformation lancée par la concurrence russe, dont SAS serait l’aiguillon. Tout en attaquant aussi régulièrement ses rivaux: la société s'était plainte en 2015 de l'attribution d'un marché de transport pour les forces spéciales à son concurrent Pegasus Air Drop, créé par Pierre-Louis Lavie de Rande, un ancien du CSOA.

Climat délétère
Un dossier anonyme circule d’ailleurs depuis fin 2016 dans le petit monde du transport militaire, un échange de mails, consulté par Challenges, qui témoigne de liens privilégiés entre certaines sociétés d’affrètement et leurs donneurs d’ordre. "L’existence de ce dossier et sa diffusion dénotent un climat délétère", déplore le député François Cornut-Gentille qui, "ne pouvant attester de la véracité de ces documents et face au risque de manipulation", se refuse à en citer des extraits dans son rapport.

Pour nettoyer les écuries d’Augias, l’élu préconise un système d’agrément des sociétés d’affrètement aérien, ainsi qu’un audit systématique de ces acteurs par la Direction du renseignement et de la sécurité de la défense (DRSD), le service de contre-ingérence du ministère de la défense. Quant à la dépendance aux Antonov, François Cornut-Gentille suggère d’étudier le scénario d’une acquisition de gros porteurs par la France: les fameux An-124, les C-5 Super Galaxy américain, voire une version militarisée de l’A380 ou du Beluga d’Airbus.

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Selon nos informations, l’Agence européenne de défense a étudié le scénario d’une acquisition de C-5 Galaxy, des avions aux caractéristiques proches de l’Antonov 124, conçus par l’américain Lockheed Martin.

Si cet appareil a été mis en service en 1969, une version modernisée, dite Super Galaxy (ou C-5M), est entrée en service au sein de l’US Air Force en 2014, et pourrait faire l’affaire. Consultés, les Etats-Unis et Lockheed Martin s’étaient déclarés ouverts à la vente d'appareils rénovés, sur la base d’un prix estimé entre 85 et 115 millions de dollars pièce. Les avions seraient cédés à une somme symbolique, l’essentiel du coût étant lié à leur remise à niveau. Les Etats-Unis proposaient même de céder, gratuitement, jusqu'à 23 C-5A, la plus ancienne version du gros porteur.

Problème: cette consultation date du début 2015, bien avant l’élection de Donald Trump. Depuis, la renégociation du contrat Salis de l’Otan fin 2016, qui permet l’achat d’heures de vol prépayées sur Antonov 124, a encore accru la dépendance européenne à la compagnie russe Volga Dnepr, qui fournit les trois quarts des heures de vol pré-commandées. Pas sûr, vu le discours du nouveau président américain Donald Trump, que le train C-5 repasse une seconde fois.

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11-Un milliard d’export… d’électricité
https://www.contrepoints.org/2017/09/12/298535-milliard-dexport-delectricite?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=3e26ec909c-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-3e26ec909c-114181169&mc_cid=3e26ec909c&mc_eid=3a34d02b7c
12 septembre 2017

Nos voisins n’ont pas, ou ont moins, de centrales nucléaires que la France, mais ils semblent satisfaits de nous acheter l’électricité produite par nos réacteurs (surtout les Italiens qui sont nos meilleurs clients)… pour notre plus grand profit.

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Sur les douze derniers mois (juillet 2016 à juin 2017), le solde exportateur d’électricité de la France est de 35 térawattheures (35 TWh = 35 milliards de kilowattheures) pour un gain d’un milliard d’euros.

Plus précisément, durant cette période, la France a exporté 56 TWh vers ses voisins européens à un prix moyen de 40 € par mégawattheure (€/MWh) pour un total de 2,3 milliards d’euros, et elle a importé 21 TWh à un prix moyen de 56 €/MWh pour un total de 1,2 milliard d’euros (voir PJ). Le bilan bénéficiaire d’un milliard d’euros couvre largement les frais du combustible.

Le coût de fabrication du combustible
En effet, le rapport de la Cour des comptes de 2012 annonçait un coût de fabrication du combustible (y compris l’achat d’uranium naturel) de 5,21 €/MWh. Il faut y ajouter la provision pour déconstruction et pour fin de cycle du combustible (2,62 €/MWh), puis la réévaluation ultérieure de l’ANDRA (Agence Nationale pour les Déchets Radioactifs) d’un €/MWh supplémentaire. Il est donc retenu 3,62 €/MWh.
Soit, au total 8,83 €/ MWh, arrondi à 9 €/MWh.

Un réacteur qui exporte sa production à 40 €/MWh couvre donc plus de quatre fois le seul coût variable du combustible incluant la gestion des déchets.

Les frais fixes sont identiques, que le réacteur fonctionne à 50 % ou à 100 % de sa puissance maximale. Si les tranches sont prolongées à 50 ans, puis à 60 ans, le coût global de la déconstruction et de fin du cycle du combustible ne changera pas, donc la répartition des coûts fixes par MWh produit baissera.

Le coût total de nos importations annuelles d’uranium naturel, compte tenu du recyclage d’une partie du combustible (appelé MOX), est de l’ordre de 0,4 à 0,8 milliard d’euros pour une production annuelle d’électricité d’environ 420 TWh.

Nos voisins n’ont pas, ou ont moins, de centrales nucléaires que la France, mais ils semblent satisfaits de nous acheter l’électricité produite par nos réacteurs (surtout les Italiens qui sont nos meilleurs clients)… pour notre plus grand profit.

Comme disait Madame Aubry (ancienne ministre du Travail dans les années 1990) : « c’est gagnant-gagnant ! »
PJ issue du site des douanes :

https://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2017/09/gay.png

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12-Flambée de l’immobilier à Bordeaux : jusqu’où les prix peuvent-ils grimper ?
http://www.sudouest.fr/2017/09/08/flambee-de-l-immobilier-a-bordeaux-jusqu-ou-les-prix-peuvent-ils-grimper-3756177-705.php
08/09/2017

Bordeaux est la ville qui a connu la plus forte hausse de prix en France en 2016. Une tendance qui s’accélère avec l’arrivée de la LGV. Mais, si la demande est forte, le tissu économique n’est pas en adéquation avec ces prix. Résultat, peu de Bordelais peuvent acheter un bien dans leur ville

Flambée de l’immobilier à Bordeaux : jusqu’où les prix peuvent-ils grimper ?
Dans le quartier des Bassins à flot, 80% des propriétaires ont investi dans des produits de défiscalisation

C’est un euphémisme de dire que les prix de l’immobilier ont flambé à Bordeaux. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : +44% en 10 ans et encore +15% en un an. Et, "depuis le début de l’année, nous observons une hausse des prix de plus de 1% par mois", observe Thomas Lefebvre, directeur scientifique de MeilleursAgents.com.

Dans le centre-ville historique, il devient difficile de trouver des biens à moins de 4 000 euros le m². L’attractivité est telle désormais que les agents immobiliers se plaignent aujourd’hui de ne presque plus avoir de biens à proposer, quel que soit le quartier. Certaines transactions dépassent des prix, jusque-là inimaginables, comme ce studio, vendu il y a quelques mois cours Georges Clémenceau à plus de 11 000 euros le m².

Reste à savoir si cette augmentation des prix va encore se poursuivre. La plupart des experts immobiliers répondent oui et estiment qu’un seuil plancher serait atteint en 2020. Car, la demande est énorme à Bordeaux, élue "ville la plus tendance du monde", en 2016, par Lonely Planet. Une attractivité, liée à la rénovation des quais, l’arrivée du tramway ces dernières et renforcée récemment cet été par l’arrivée de la LGV, qui place Bordeaux à 2h de Paris.

Peu de Bordelais parmi les nouveaux propriétaires
"Des prix très loin du budget moyen des Girondins, qui se situe autour de 200 000 euros", souligne Thierry Lagrange, le directeur de l’Adil 33, agence départementale d’information sur le logement. Or, actuellement, avec ce budget, ils peuvent juste s’offrir un T2 de 40 m² au coeur de Bordeaux.

Conséquence, "ceux qui veulent devenir propriétaires sont contraints de s’éloigner ou d’acheter des appartements de surface moindre", pointe Thomas Lefebvre. Un fossé, qui pourrait encore s’accroître si la tendance se poursuit. "Bordeaux n’a pas le tissu économique suffisant pour offrir des salaires permettant d’acquérir des biens à ces prix", insiste Thierry Lagrange.

D’ailleurs, selon Meilleursagents.com, les investisseurs comptent pour plus d’un tiers des acquéreurs (investisseurs locatifs 34% soit plus du double de la moyenne nationale, investisseurs résidence secondaire 9%). "Les primo et secondo accédants sont, en quelque sorte "chassés" de la ville ce qui n’est pas sans poser de nombreux problèmes et susciter nombre d’inquiétudes pour l’avenir proche, l’attractivité de la ville et l’évolution du marché immobilier local", avertit ce spécialiste de l’immobilier français.

Il suffit de se pencher sur le "cas" des Bassins à flot, où 80% des propriétaires ont investi dans des produits de défiscalisation. Que vont devenir ces biens dans 9 ans, à la fin de la période de défiscalisation ? Au regard des nombreuses critiques des Bordelais, mais aussi des professionnels du secteur sur la qualité du bâti, il y a tout lieu de s’interroger sur leur devenir.

Près de dix ans pour rentabiliser son bien à Bordeaux
Pourtant, acheter à Bordeaux devient de moins en moins rentable pour les investisseurs… A tel point que, selon la dernière étude "Acheter ou louer ?" réalisée par le courtier MeilleurTaux, et analysée par le Figaro, entre 2016 et 2017, la rentabilité d’un achat à Bordeaux est passée de 5 ans à 9,5 ans ! Contre 2 ans à Montpellier. "Avec sa fiscalité locale près de deux fois plus élevée qu’à Paris et ses prix au mètre carré qui ont bondi, la capitale girondine fait chèrement payer ses charmes", pointe Le Figaro.

Quant au secteur locatif, une pénurie de logements semble même poindre pour les étudiants. Autant d’éléments, qui laissent présager des tensions de plus en plus vives à l’avenir sur le marché immobilier bordelais. Reste à savoir désormais comment les pouvoirs publics vont réagir. Vont-ils, par exemple, accepter d’encadrer les loyers à Bordeaux ?

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13-Meublés touristiques à Paris : Patricia, retraitée, devra payer 150 000 euros d’amende
http://www.leparisien.fr/paris-75005/patricia-retraitee-devra-payer-150-000-eur-d-amende-a-la-mairie-de-paris-20-08-2017-7203330.php#xtor=EREC-1481423604-[NL75]---${_id_connect_hash}@1
20 août 2017

Cette retraitée de 62 ans s’est fait attraper pour ses trois meublés touristiques qu’elle loue à Paris à des étudiants étrangers, avec des baux inférieurs à 9 mois.

http://s1.lprs1.fr/images/2017/08/20/7203330_8bf49260-8438-11e7-ba98-d3dde49a59ac-1_1000x625.jpg

Elle est à bout. N’en dort plus la nuit. Et s’apprête à liquider tout son patrimoine… En décembre prochain, Patricia*, retraitée, 62 ans, devra s’expliquer au tribunal d’instance. Cette Parisienne fait partie des 128 propriétaires épinglés par les 25 agents de la DLH (Direction du logement et de l’habitat) de la Ville de Paris et dont le dossier a été transmis à la justice.

Patricia s’est fait attraper pour ses trois « meublés touristiques » qu’elle loue à des étudiants étrangers depuis plusieurs années, non pas sur Airbnb, mais sur une autre des 300 plateformes de location existantes. Chacun de ses appartements, situé au cœur du quartier Latin, d’une superficie de 20 à 26 m2, lui rapportait entre 1200 euros et 1600 euros par mois. Son petit business est illégal… Les baux de location de Patricia étaient en effet inférieurs à neuf mois (voir encadré).

«Si ça continue, je vais tout vendre et investir à l’étranger»
Son « cauchemar » a commencé en novembre dernier. « Les agents de la ville ont fait une opération coup de poing, se souvient-elle. Ils ont frappé à toutes les portes dans l’immeuble. Comme ils ont trouvé porte close, j’ai reçu un courrier me disant On croit savoir que vous louez à des touristes. Veuillez nous contacter. J’ai joué franc jeu. Je leur ai fait visiter mes trois appartements. Je sais qu’ils avaient tout épluché avant : cadastre, fisc… ». Deux mois après, la retraité a reçu une assignation. La Ville lui réclame 50 000 euros par appartement, l’amende forfaitaire maximum.

« C’est vrai qu’il y a de riches multipropriétaires à Paris, reconnaît Jean-Paul Yildiz, avocat de Patricia qui a, lui, plusieurs dossiers similaires à défendre. Mais il y a aussi des madame Michu qui ont un ou deux biens qu’elles louent pour leur retraite. Et la ville ne fait pas la différence ! ». « Mes trois appartements, détaille Patricia, qui plaide la bonne foi, me rapportaient, une fois les charges payées, au total 1000 euros par mois. Je les ai achetés après mon divorce, en hypothéquant mon propre appartement et en contractant un crédit de 1000 euros par mois et par appartement. C’était pour ma retraite et je voulais laisser un patrimoine à mes enfants ».

« Cette dame a choisi de tirer un profit maximum et de s’affranchir de toutes les règles, cingle Ian Brossat, l’adjoint (PCF) de la maire de Paris, Anne Hildago, en charge du logement. Et elle aurait pu choisir une location traditionnelle qui aurait profité à des Parisiens. Au lieu de ça, elle a choisi de louer à des étudiants étrangers un 20 m2 à 1200 euros. Ça fait du 60 euros le m2 ! ».

Reste que Patricia a décidé de jeter l’éponge ; « J’ai déjà vendu un appartement. Si ça continue, je vais tout vendre et investir à l’étranger ».

* Son prénom a été modifié

Ce que dit la loi

Vous louez votre propre appartement dont vous êtes propriétaire et que vous occupez en résidence principale. Vous n’avez pas le droit de dépasser les 120 jours de location par an, soit 4 mois.

Vous achetez un appartement (résidence secondaire) pour le louer en location saisonnière. Vous n’avez pas le droit de le louer moins de neuf mois, à moins d’obtenir une autorisation spéciale de la mairie au préalable (sous conditions).

Pour les deux cas de figure, et à partir d’octobre prochain, les propriétaires de ces meublés touristiques seront obligés de se déclarer sur le site de la ville. Ils obtiendront un numéro qui devra figurer obligatoirement sur leur annonce, publiée sur Airbnb ou sur toute plateforme ou support de location.

Tout le détail sur www.paris.fr/meubles-touristiques .

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14-Pour votre santé, mieux vaut être chômage qu’avoir un mauvais emploi
https://fr.express.live/2017/08/17/sante-mieux-vaut-etre-chomage-quavoir-mauvais-emploi/
17 août 2017

Selon une nouvelle étude de l’Université de Manchester, les personnes employées pour des emplois peu rémunérés ou très stressants sont susceptibles d’être en moins bonne santé que les personnes qui sont au chômage.

https://i1.wp.com/fr.express.live/wp-content/uploads/sites/2/2017/08/unemployed-people-line.jpg?w=980&ssl=1

Pour aboutir à cette conclusion, l’étude a suivi de 2009 à 2010 plus de 1.000 participants demandeurs d’emploi âgés entre 35 et 75 ans.

Les chercheurs ont constaté des niveaux de stress chronique plus élevés chez les personnes qui avaient commencé un travail de mauvaise qualité que chez les personnes qui étaient encore au chômage.

Toutefois, par comparaison à une période à une période prolongée au chômage, un travail de bonne qualité peut être associé à une amélioration de la santé mentale, a indiqué Tarani Chandola, professeur de sociologie médicale à l’Université de Manchester, responsable principale de cette étude. Mais aucune différence sur le plan de la santé mentale n’a été constatée entre les personnes qui ont un emploi de qualité inférieure et les personnes qui restaient au chômage.

Image de soi
D’un point de vue général, on constate que le chômage a des conséquences négatives sur l’image que l’on a de soi et affecte négativement la santé de la personne. Cependant, une transition vers un emploi de qualité inférieure est liée à un large éventail de problèmes de santé mentale, estiment les chercheurs.

« La qualité de l’emploi est indissociable du succès de l’embauche des demandeurs d’emploi », souligne le professeur Chandola. « Tout comme le travail de haute qualité a un impact positif sur la santé, il faut aussi se rendre compte qu’un emploi de qualité inférieure peut avoir un impact négatif sur le bien-être mental. ».

On attend souvent dire que le travail est bon pour la santé, mais, selon les chercheurs, cette déclaration n’est valable que lorsqu’il s’agit d’un emploi de qualité.

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15-Comment devenir volontaire à un essai clinique ?
http://www.planet.fr/societe-comment-devenir-volontaire-a-un-essai-clinique.1356458.29336.html?xtor=ES-1-%5BPlanet-a-la-Une%5D-20170521-%5BtestA%5D&gcltc=9&gcltl=3&gcnid=1345936&art=1
19 Mai 2017

Si vous souhaitez faire avancer la recherche scientifique, sachez qu'il est possible de participer à des essais cliniques. Mais malgré la réglementation, ces expériences ne sont pas sans risque.

Comment devenir volontaire à un essai clinique ?

Avant qu'un médicament ne puisse être mis en circulation, celui-ci doit être testé pour être sûr qu'il participe à l'élimination du virus tout en évitant les effets secondaires. La substance doit donc être conduite sur l'être humain avant qu'elle puisse être soumise à l’approbation d'une institution en charge de la santé pour la sécurité des personnes. Sans ces essais cliniques, la vente de nouveaux médicaments ne serait pas possible. Les centres médicaux recrutent donc des volontaires qui choisissent l'essai qu'il souhaite. Mais si la rémunération est parfois intéressante, il faut savoir que les risques existent.

Pour effectuer un test clinique, vous pouvez répondre à des offres sur les sites des centres de recherche médicale ou via un portail recensant les différents essais comme ClinLife. "Nous sommes responsables de la transmission des coordonnées des volontaires à l’étude au docteur qui en charge de l’étude clinique correspondante et supervise l'admission des participants.
Votre candidature sera alors transmise au personnel médical correspondant qui va vous donner des détails sur l'étude", explique ClinLife. L’inscription sur le site est gratuite. Si une étude vous intéresse, vous devrez répondre à un bref questionnaire en ligne. Il est possible d'arrêter l'étude quand vous le souhaitez."

Le volontaire doit respecter plusieurs conditions
Pour participer à un test clinique, le volontaire doit être en parfaite santé. Il subit un examen de santé complet avant l'essai clinique (test urinaire, prise de sang, tests de signes vitaux). Des questions concernant ses allergies sont aussi demandées. Par ailleurs, pour être retenu, il ne faut pas consommer de drogue. Les recherches sont automatiquement menées dans les laboratoires par des médecins qui sont tenus de renseigner les volontaires avant l'étude afin qu'ils soient sûrs de s'engager.

Pour réaliser un essai clinique, il y a plusieurs parties prenantes. "Le promoteur est le porteur du projet de la recherche, un acteur privé ou un laboratoire pharmaceutique. Les investigateurs sont le plus souvent des médecins hospitaliers, chargés du recrutement et du suivi des patients", explique l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé (ANSM). Cette dernière est en charge de valider un essai clinique d’un centre médical.

Un essai clinique se déroule en plusieurs phases. Les essais effectués chez les volontaires visent tout d'abord à évaluer la tolérance de la substance testée. Ils sont ensuite conduits chez les malades pour "estimer l’efficacité et la tolérance à court terme et déterminer la dose la plus adaptée". Puis, l'essai évalue l'efficacité sur un plus grand nombre de personnes et sur une durée plus longue. "C’est à l’issue de ces trois phases que le laboratoire peut envisager d’obtenir une Autorisation de mise sur le marché", explique l'ANSM.

Les risques existent
Pour en savoir plus sur le déroulement des tests cliniques, nous avons contacté des centres médicaux, en vain. Ceux-ci semblent un peu réticents à fournir des informations sur ces essais qui peuvent parfois mal tourner. En janvier 2016, Stéphane Schubhan est décédé suite à un essai effectué par le centre Biotrial à Rennes. Pour réaliser des tests cliniques, les centres médicaux doivent suivre une réglementation très stricte. En effet, pour débuter, "tout essai clinique doit avoir obtenu une autorisation de l’ANSM et un avis favorable d’un Comité de protection des personnes (CPP)."

Pendant toute la durée de l’essai, "l’ANSM est tenue informée des effets indésirables graves et inattendus pouvant être liés au médicament expérimental". En cas de soucis, elle peut choisir de modifier le protocole en suspendant ou en interdisant l'essai. Elle se charge de l’inspection des essais cliniques qui portent "sur le respect des mesures de protection des personnes et sur la qualité de réalisation des essais et la fiabilité des résultats."

Des expériences pour la recherche en sciences cognitives
Sachez que vous pouvez aussi faire des expériences dans le domaine de la recherche en sciences cognitives. Le RISC, une unité du CNRS fait souvent appel à des volontaires. "Pour participer, il faut s’inscrire sur le site via un formulaire. En fonction de votre localisation, des expériences vous seront proposées. Beaucoup se font sur l’ordinateur, mais vous devez parfois passer un IRM (Imagerie par Résonnance Magnétique)", explique le RISC.

Après avoir publié son annonce spécifiant l'âge et son sexe, le chercheur choisit des volontaires. "Les expériences peuvent durer 20 minutes ou 5 heures. Il faut donc avoir du temps. Pour éviter tous les risques, lors d'un IRM, le chercheur prend toutes les mesures de sécurité nécessaires en s'assurant par exemple qu'un volontaire n'ait pas de plomb sur ses dents", explique le RISC.

Même si beaucoup de personnes sont réticentes à faire des tests scientifiques, rappelez-vous qu'ils contribuent à sauver des vies dans le futur.

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16-Un lance-roquettes saisi dans un local à vélo à Saint-Denis
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/08/21/01016-20170821ARTFIG00044-un-lance-roquettes-saisi-dans-un-local-a-velo-a-saint-denis.php?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook#link_time=1503302572
21/08/2017

L'arme de guerre a été retrouvée jeudi 17 août avec des explosifs et plusieurs kilogrammes de cannabis. Alors que deux personnes ont été mises en examen, les élus locaux réclament plus de moyens.

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À Saint-Denis en Seine-Saint-Denis, un impressionnant arsenal de guerre a été découvert dans la cité Jacques-Duclos jeudi 17 août: dans ce quartier dit difficile, les forces de l'ordre sont tombées sur un lance-roquettes, des explosifs, du matériel de police mais aussi plusieurs kilos de cannabis. Deux hommes de 30 et 40 ans ont été mis en examen et écroués pour trafic d'armes et de stupéfiants samedi à Paris, selon Le Parisien.

Dans la cache d'armes se trouvaient, avec le lance-roquettes anti-char, trois pains d'explosif tolite, deux fusils à pompe, des munitions de calibre 12 et 9 mm, 40 kg de résine de cannabis, de l'argent liquide, des gyrophares de police et des gilets pare-balles. D'après Stéphane Peu, le député (PCF-LFI) de la circonscription, témoignant auprès de l'Agence France Presse, cette saisie a eu lieu dans un local à vélo.

Un agent de la ville entendu
Deux suspects, surveillés depuis plusieurs semaines, ont été interpellés et placés en garde à vue lors de la saisie. D'après le quotidien, ils étaient connus des services de police. Lors des interrogatoires, les deux hommes de 30 et 40 ans ont reconnu être propriétaires des armes trouvées, sans pour autant préciser leur provenance.

«Plusieurs personnes ont été entendues», dont un gardien d'immeuble âgé de 40 ans et récemment recruté par Plaine commune habitat, a indiqué Stéphane Peu. De son côté, le bailleur souligne que «si des charges devaient être retenues contre lui, une procédure de licenciement serait immédiatement lancée». Plaine commune habitat, qui gère plus de 18.000 logements sur sept communes de Seine-Saint-Denis, a ajouté avoir alerté la préfecture à «maintes reprises» sur la «situation grave» de cette cité.

L'opération de jeudi est «l'arbre qui cache la forêt» à Saint-Denis où plusieurs cités sont «gangrenées» par le trafic, a regretté auprès de l'AFP Madjid Messaoudene. Cet élu de la ville en charge de la lutte contre les discriminations réclame des renforts policiers: «par rapport au nombre d'habitants, il manque 200 policiers à Saint-Denis si l'on compare avec Paris», a-t-il déploré.

La saisie de jeudi est la deuxième saisie d'importance en quelques mois sur la commune. En novembre, un camion transportant 500 kg de cannabis en provenance d'Espagne avait été intercepté par les douanes au moment où il entrait dans un local municipal de Saint-Denis. Trois hommes soupçonnés d'être impliqués dans ce trafic, et dont l'un travaillait pour la mairie, avaient été mis en examen et écroués.

En août 2015, un lance-roquettes avait également été aperçu lors d'un règlement de compte à Saint-Ouen, une ville voisine de Saint-Denis. Les forces de l'ordre avaient alors lancé un appel à témoin afin de retrouver l'arme de guerre, en vain.

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17-À Aulnay-sous-Bois, des policiers agressés et des armes volées
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/fait-divers/a-aulnay-sous-bois-des-policiers-agresses-et-des-armes-volees_1936374.html
19/08/2017

Un homme a été interpellé vendredi après l'agression de policiers à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), à qui ont été dérobés des armes.

Des policiers déployés à Aulnay-sous-Bois, près de Paris, le 7 février 2017.
Des policiers déployés à Aulnay-sous-Bois, près de Paris, le 7 février 2017.

Lire aussi :
Yvelines: Un policier grièvement blessé après avoir été renversé, le chauffeur en fuite
http://www.20minutes.fr/paris/2127719-20170906-yvelines-policier-grievement-blesse-apres-avoir-renverse-chauffeur-fuite

Nouvel épisode des relations tendues entre la police et des jeunes d'Aulnay-sous-Bois. Vendredi, un homme de 18 ans a été placé en garde à vue dans le cadre d'une affaire de vol d'armes sur un fonctionnaire. L'homme est suspecté d'avoir dérobé un flash-ball et un Taser électrique à une policière.

Jeudi vers 18h, un équipage de trois policiers locaux a voulu procéder au contrôle d'identité d'un jeune homme "dans un secteur susceptible d'être un point de deal" dans la cité des 3.000, là où a éclaté en février l'"affaire Théo", du nom de ce jeune homme victime d'un viol à la matraque présumé lors d'une interpellation, a indiqué une source proche de l'enquête, confirmant une information du Parisien.

Un tir contre le véhicule de police
Le jeune homme a refusé de se soumettre au contrôle. Il "s'est rebellé, a pris la fuite", aidé par quatre autres jeunes présents sur place, a détaillé une source policière. Selon la source proche de l'enquête, il a porté "un coup de poing" au visage de l'un des fonctionnaires. Deux des trois agents sont partis à sa poursuite, laissant la troisième fonctionnaire en sécurisation de leur véhicule.

Cette dernière a été à son tour prise à partie. Une "trentaine de personnes" se sont alors trouvés près de son véhicule, a détaillé la source policière: "certains ont tenté de lui porter des coups" et l'un d'entre eux en a profité pour s'emparer de deux armes qui se trouvaient dans le véhicule: un LBD40 qui, comme le flash-ball, tire des balles en mousse ou en caoutchouc, et un pistolet à impulsion électrique de type Taser.

"L'individu a tiré à une reprise avec le LBD40 contre le véhicule de police que la fonctionnaire avait pu regagner", poursuit la source proche de l'affaire. L'enquête a été confiée au commissariat d'Aulnay-sous-Bois. En l'état actuel des faits, les armes n'avaient toujours pas été retrouvées ce samedi.

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18-Le marché français de la télévision s’écroule
https://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/030545655117-le-marche-francais-de-la-television-seffondre-2113305.php#xtor=EPR-8-%5B18_heures%5D-20170911-%5BProv_%5D-1904042
12/09/2017

Il s’est vendu deux fois moins d’écrans que l’an dernier sur les six premiers mois de l’année. Les fabricants cassent les prix.

https://www.lesechos.fr/medias/2017/09/12/2113305_le-marche-francais-de-la-television-secroule-web-tete-030547596580.jpg
Les ventes de téléviseurs ont baissé de 46% au premier semestre, par rapport à la même période l’an dernier.

Les professionnels du secteur avaient beau s'y attendre, la chute est brutale. Après une année 2016 exceptionnelle à tous points de vue, le cru 2017 des ventes de téléviseurs marque un recul sans précédent.
Sur les six premiers mois de l'année, selon les données de l'institut GfK, il s'est vendu en France tout juste 2 millions de téléviseurs, contre 3,9 millions à la même époque un an plus tôt, soit une baisse de 46 % en volume.

« C'est une catastrophe, confie un professionnel du secteur. On ne pensait pas que cela prendrait de telles proportions. Les grandes marques ont dégainé des offres de remboursement (ODR) conséquentes pour essayer de limiter la casse, mais les distributeurs ont encore des stocks de début d'année et ne vont pas se réapprovisionner de sitôt. Les enseignes qui ont une ou plusieurs marques de distributeurs (MDD) bloquent souvent les achats pour favoriser l'écoulement des stocks de MDD qui leur brûlent les doigts. » Les magasins d'électronique sont en effet nombreux à avoir leurs propres marques en rayon, qu'il s'agisse de But avec Aya, Electro Depot avec Edenwood, ou encore Conforama avec Saba et Grandin, etc.

Samsung, LG, Panasonic proposent tous en cette rentrée de rembourser jusqu'à 500 euros pour l'achat d'un téléviseur haut de gamme. Et ce ne sont pas les seuls : Philips ou Grundig offrent 200 euros. Sony rembourse 15 % de la valeur de certains téléviseurs à ses clients... après avoir poussé ses propres ODR à 1.000 euros au mois de juillet.

Retour à la normale
« On accuse un gros contrecoup, mais seulement un peu plus dur que prévu. Il devrait s'écouler 4,9 millions de téléviseurs cette année, environ 150.000 de moins que ce que nous pensions initialement, dédramatise Michael Mathieu, directeur des marchés de l'image et des télécoms chez GfK. Le marché se stabilise. On retourne à 5 millions de pièces par an, de manière assez logique. Les 6,5 millions de téléviseurs vendus l'an dernier l'ont été grâce à deux facteurs conjoncturels : le switch [ le passage des chaînes TNT de la norme Mpeg-2 à Mpeg-4 en avril 2016] et la Coupe d'Europe de football, qui ont poussé les consommateurs à se rééquiper. »

L'institut d'analyse pointe que le marché français, à l'époque de l'écran cathodique, se situait aux alentours de 4,5 millions de pièces par an. Certes, le passage à l'écran plat - plus adapté pour équiper une cuisine ou une chambre d'un écran secondaire - a fait augmenter le parc, d'environ 20 %. Mais les tablettes, smartphones et PC ont un peu rogné sur ce relais de croissance. Et la barre des cinq millions de pièces semble un horizon indépassable à moyen terme.

La période de transition vers les écrans plats, depuis le début des années 2000, n'a finalement été qu'une parenthèse dorée pour l'industrie, marquée par le pic de 2010-2011 aux alentours de 10 millions d'unités vendues.

« Des ruptures technologiques comme celle-là, on n'en connaît qu'une dans une carrière », sourit Michael Mathieu quand on lui fait remarquer que les innovations de ce type manquent aujourd'hui pour espérer relancer les ventes.

Montée en gamme
Même l'arrivée de la « smart TV », un écran connecté à Internet pour accéder à ses contenus sur la Toile directement, ne fait pas vraiment recette. En France, où un foyer sur deux reçoit la télévision via la box de son opérateur, l'intérêt des consommateurs reste limité pour les portails des fabricants. Avant même d'être devenue un argument de vente, la « smart TV » a été reléguée au rang de fonctionnalité, intégrée par défaut sur tous les écrans au-dessus de 600 euros.

Pour les constructeurs, la seule bouée de secours est la montée en gamme. Les écrans de plus de 50 pouces et l'Oled se portent bien. « Nous avons déjà vendu 25.000 téléviseurs Oled depuis le début de l'année, soit autant que sur toute l'année 2016 », se félicite-t-on chez LG. Grâce à cela, le marché français, au premier semestre, n'avait baissé « que » de 39 %, avec un prix moyen revenu à 425 euros, son niveau de 2015, alors qu'il avait chuté à 372 euros l'an dernier en raison de la prédominance des petites tailles.

Seulement ces chiffres ne tiennent pas compte... des offres de remboursement, qui sont déjà nombreuses et devraient se multiplier. « Quand le marché est tourmenté, il faut tenir des objectifs de volume, constate Michael Mathieu. On s'attend à une fin d'année agitée, avec pas mal d'ODR, surtout sur les écrans de grande valeur ».

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19-Affaire Grégory : l'incroyable secret qui a freiné l'enquête
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/affaire-gr%c3%a9gory-lincroyable-secret-qui-a-frein%c3%a9-lenqu%c3%aate/ar-AArGevZ?li=BBoJIji
11-09-2017

Affaire Grégory : les voisins des Villemin ont aperçu Laroche le jour du crime. Voici pourquoi ils se sont tus...

http://img-s-msn-com.akamaized.net/tenant/amp/entityid/AArGjq9.img?h=540&w=1080&m=6&q=60&o=f&l=f

S'ils avaient parlé dès le 16 octobre 1984 au soir, tout aurait été différent. Mais les voisins des Villemin se sont tus, liés par un secret qui a fini par empoisonner tout le dossier, comme un péché originel. La fermière Marcelle Claudon avait un amant. Et celui-ci, ancien gendarme devenu contrôleur de bus, était à Lépanges le jour de l'enlèvement de Grégory. Pour cacher sa présence, elle a convaincu son mari et deux autres riverains d'arranger la vérité. De ce petit mensonge, les conséquences ont été vertigineuses, puisque toute l'enquête est alors partie sur des bases erronées.

Interrogé le 23 mai 2017 par les gendarmes, André Claudel, maire de Lépanges de 1981 à 2014, a confirmé que "Mme Claudon avait bien vu la voiture verte" – celle de Bernard Laroche – monter la côte ce soir-là vers la maison des Villemin. Dans leur rapport de synthèse, les enquêteurs consacrent 23 pages à la demi-heure fatidique (de 17 heures à 17h30) durant laquelle Grégory se volatilise devant chez lui. Vingt-trois pages haletantes qui décortiquent les versions des huit personnes présentes sur les lieux.

Gilbert Méline, le voisin le plus proche, nettoie son tracteur, le range dans son garage puis balaie les graviers devant chez lui. Sa femme, Colette, coud à l'intérieur. Ils n'ont rien vu. Bernard Colin promène son dalmatien, passe devant la demeure des Villemin, mais n'a rien remarqué non plus. En contrebas, pourtant, au début de la petite route de campagne, Claude Gremillet entend de sa cuisine "une voiture monter" mais ne peut en "préciser ni le type ni la couleur" et ne se rappelle pas l'avoir vue repartir. Il est le seul à signaler le passage d'une voiture "au moment de la reprise de l'émission des Grosses Têtes [sur RTL]", soit à 17 h 05. "Le véhicule circule donc dans la rue pour se rendre chez les époux Villemin lorsque Grégory est seul dehors ; est-ce l'auteur de l'enlèvement?", écrivent les gendarmes. La probabilité est forte. Mais hormis Claude Gremillet, personne ne semble avoir aperçu la voiture…

"Un homme corpulent et une femme aux cheveux roux"
A ce moment précis, la fermière Marcelle Claudon se trouve "dans un champs de carottes" et réalise qu'elle est en retard pour rentrer ses vaches. Elle se rend en tracteur jusqu'à sa ferme, à 400 mètres de chez les Villemin. Aux gendarmes, elle fera d'abord le récit suivant : "Quand je suis rentrée chez moi avec le tracteur, j'ai vu mon mari et je lui ai demandé s'il avait rentré les vaches. Il m'a répondu qu'il ne les avait pas rentrées. Je vous affirme qu'il était 17h15. J'ai rouspété et il m'a dit : 'Ne crie pas comme cela, je t'y conduis avec la Méhari'."

De concert, les époux Claudon assurent avoir fait le trajet ensemble jusqu'au troupeau. Eux non plus n'auraient alors remarqué ni la fameuse voiture ni Grégory… Les témoignages de ces voisins feront légitimement douter les premiers enquêteurs sur la version de Christine Villemin. Personne, sauf elle, n'affirmait avoir vu l'enfant jouer sur un tas de sable. Et nul n'avait vu passer le véhicule du ravisseur. Mais les Claudon mentent.

Il faudra attendre sept ans pour dénouer le mensonge. Une habitante de Lépanges, Charlotte Conreaux, contacte la justice en 1990. Avec son époux, elle réside dans l'ancien pavillon des Villemin, qui ont quitté la région. Entendue par les gendarmes, elle assure que sa voisine, Marcelle Claudon, lui a avoué une version différente de l'histoire. Le soir du crime, un autre homme était là, Claude Colin. C'est lui, et non son mari, qui avait conduit la fermière jusqu'à ses vaches. Le témoin ajoute : "Mme Claudon m'a dit qu'elle avait vu, le soir des faits, Laroche dans une voiture verte accompagnée d'une autre personne."

Le juge d'instruction chargé de l'affaire à cette époque, Jean Martin, demande aussitôt des vérifications. L'amant, Claude Colin, est retrouvé. Entendu, il confirme : oui, le 16 octobre 1984, c'est bien lui qui a accompagné Marcelle Claudon jusqu'à son bétail. Et sur la route étroite, ils ont effectivement croisé une voiture, qui a même dû s'arrêter et faire marche arrière pour les laisser passer. Il ne se souvient pas de la marque ni de la couleur. En revanche, il se rappelle qu'il y avait à son bord "un homme corpulent" avec, à sa droite, "une femme aux cheveux roux". Même sommaire, la description correspond à Bernard Laroche et à Murielle Bolle.

Questionnée à son tour, Marcelle Claudon n'a d'autre choix que de confirmer la présence de son ami auprès d'elle ce fameux jour de 1984, et admet avoir menti "pour le couvrir". En revanche, elle niera toujours avoir croisé Laroche. Les époux Méline avoueront aussi leur mensonge : "Entre voisins, on ne se critique pas et quand on vous confie un secret, on le garde", ont-ils déclaré. Ils ont néanmoins précisé que Marcelle Claudon leur avait dit, sous le sceau de la confidence, "avoir cru voir Laroche" sur la route.

"Mme Claudon était agitée"
Le juge Simon, qui dirigea l'enquête de 1987 au début de 1990 (soit avant ces révélations), avait compris que quelque chose clochait dans les témoignages des voisins. Son ancienne greffière, interrogée en 2016, a précisé que, durant la reconstitution organisée sur les lieux, "Mme Claudon, la fermière, était agitée car il fallait qu'elle mente d'un côté et, d'un autre, elle donnait les horaires de passage de ses vaches".

Marcelle Claudon est morte en 2016 et son mari, en février 2017. Dans leur rapport de synthèse, rédigé au mois de mai dernier, les gendarmes considèrent, à la lumière de leurs recoupements, que les Claudon et les Méline ont menti au commencement de l'enquête. "Gilbert Méline a forcément vu circuler le véhicule de Bernard Laroche" et "sa femme Colette a changé sa version des faits pour protéger son mari", ajoutent-ils. Une chose est sûre aujourd'hui : si l'amant de la fermière avait été interrogé dès 1984, Bernard Laroche et Murielle Bolle auraient été, dès l'origine, les premiers suspects.

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20-Scandale en boîte de nuit : la polémique enfle en France
http://www.planet.fr/societe-scandale-en-boite-de-nuit-la-polemique-enfle.1412513.29336.html?xtor=ES-1-%5BPlanet-a-la-Une%5D-20170823-%5BtestA%5D
22 Août 2017

Après qu’une boîte de nuit des Alpes-Maritimes a offert des consommations en fonction de la taille des jupes des filles, un établissement parisien est allé encore plus loin. Celui-ci a proposé des shots gratuits aux jeunes femmes acceptant de dévoiler certaines parties de leur corps.

Scandale en boîte de nuit : la polémique enfle en France

Lire aussi :
Verres gratuits contre seins nus, une boîte parisienne fait polémique
https://actu.orange.fr/societe/fait-divers/verres-gratuits-contre-seins-nus-une-boite-parisienne-fait-polemique-magic-CNT000000MuCyy.html

Vendredi, la boîte de nuit "L’Annexe" à Saint-Laurent-du-Var, dans les Alpes-Maritimes, a créé la polémique. Pour sa soirée intitulée "Oserez-vous le court ?", la discothèque a offert l’entrée aux filles portant une jupe de moins de 25 centimètres et étant impérativement jambes nues, a révelé Nice Matin. A l’entrée, un employé mesurait la longueur des jupes, et offrait des consommations selon la taille de celles-ci. Bien évidemment la soirée a fait grand bruit. Le propriétaire a affirmé à 20 minutes qu’il ne voyait pas où était la discrimination, avant de rajouter : "C’est simplement une soirée à thème, un dress code, comme on fait des soirées fluo ou des soirées blanches."

La communauté féministe s’est emparée de l’affaire pour dénoncer ce qu’elle a qualifié de scandaleux : "Comme d’habitude, on considère les femmes comme des objets sexuels, D’ailleurs, sur le flyer, elle n’a pas de tête ! C’est toujours les mêmes stéréotypes : soit la maman, soit la putain !", a décrié Marie-Noëlle Bas, présidente des "Chiennes de Garde" auprès de 20 minutes.

Un bar parisien en remet une couche
Lundi, on a appris que le Wanderlust à Paris, bar situé dans le 13ème arrondissement, avait également des pratiques douteuses. Une internaute a posté sur Twitter, des photos de l’établissement. On peut y voir une pancarte sur laquelle est inscrit : "Tits = shot", traduisez, "Seins = verre". Dans une série de Tweets, la jeune femme a expliqué que "Les barmen proposent donc un shot gratuit aux filles à condition qu'elles montrent leurs seins. Premier problème: une partie des filles qui le font sont déjà suffisamment alcoolisées pour qu'on puisse interroger leur consentement lorsqu'elles sont poussées par les barmen. Deuxième problème: lorsqu'elles le font, les barmen prennent une photo avec un polaroid. Troisième problème: ils affichent ces polaroids illégalement, sur un tableau bien visible."

La boîte de nuit a répondu sur le réseau social, expliquant qu’elle n’était pas au courant et que le panneau serait retiré. De quoi donner faire réagir une fois encore les associations féministes. Cependant les recours juridiques paraissent bien maigres : "Tout ce qu’on peut faire, c’est dénoncer, médiatiser ça, pour que le seuil de tolérance au sexisme baisse progressivement. Mais il n’y a malheureusement pas de loi anti-sexisme, alors que ça fait 35 ou 40 ans qu’on la demande." a regrettéMarie-Noëlle Bas à 20 minutes.

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